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Intrigue 2 — anarchie
Fahrenheit
bonjour
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Fahrenheit
S/0
AnarchieLes gens boivent, sirotent leur bière, ne se posent aucune question... Et c'est dans un énorme fracas que toutes les vitres se brisent, qu'un énorme incendie s'empare de la cave avant de remonter dans tout l'immeuble. Le bar, en proie aux flammes, n'est plus que fumée noire, plus qu'odeur nocive - une fuite de gaz et c'est une nouvelle détonation qui fait s'écrouler le tout. Beaucoup de poussières, de l'agitation, des cris et une signature sur le sol... Une marque étrange faite à l'essence ; celui d'un très grand S. Qu'est-ce que cela veut dire ?

Vous ?

Membre d'Omega, votre QG est parti en fumée, votre bar n'existe tout simplement plus - ou alors, n'est plus du tout ce qu'il était. Vous pouviez être à l'intérieur, être un rescapé - ou tout simplement pas loin sans pour autant avoir compris ce qu'il se passait. Vous pouvez poster à la suite de ce post, que vous soyez membres d'Omega ou non - pour réagir à la situation... On ne sait jamais ? Peut-être que des choses vont être révélées ?

Ps > Par contre, vous devez faire un choix, vous ne pouvez pas poster au deux endroits à a fois Intrigue 2 — anarchie 2386599915

Ataraxie
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Ataraxie
D/3
Ataraxie n'est pas quelqu'un de casanier : il a besoin de prendre l'air, de bouger, de ne pas s'isoler. Il n'est pas souvent au quartier général des oméga -après tout, son travail, c'est d'aller dehors pour après les faire rentrer. Alors il chasse, la journée, que ce soit des personnes ou des informations, et en même temps il s'amuse, il boit, il rit, il peint, il danse. Il juge les gens ; c'est un exercice plus difficile qu'il n'y paraît, d'être si concentré et en même temps si naturel, d'autant plus quand on s'appelle Toru et qu'on a un peu tendance à trop en faire.
Il n'était pas là, comme toujours. Ailleurs, on ne sait pas trop où, peut-être à son appartement, peut-être dans un quartier mal famé, peut-être simplement en train de manger une salade à 2000 yen -il y a son téléphone qui sonne. Une alerte, comme il les a paramétrée, pour l'informer des nouvelles à Tokyo. D'abord, il ne s'en occupe pas. Ce n'est pas inhabituel, par ici, qu'il y ait des choses qui se passent. Ils sont dans une capitale, après tout, au milieu de gangs et d'autres choses encore moins bon enfant.
Et puis, la lassitude, la curiosité -peu importe-, quelque chose le fait regarder.
Il y a eu une explosion. L'adresse est vague sur le rapport, à moins que ce ne soit que ses yeux qui brouillent les lignes et son cerveau qui refuse de lire -mais il sait, au fond. Il savait que tout ne pouvait pas continuer si bien pour oméga. Il savait que quelque chose devait arriver, et après tout, pourquoi pas aujourd'hui.
Il piqua dans une feuille de salade, l'amena à sa bouche pour la mâcher sans conviction.
C'était son cerveau qui fourmillait.
C'était un drame comme on en fait plus -oh, comme il était excité de connaître la suite.
(du coup rax est autre part, pas d'interactions avec lui, je poste juste pour donner son ressenti ♥)
Nótt
écoute le silence comme ça sent bon
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Nótt
D/2


Fire fireft— Everyone
La journée devait ressembler aux précédentes. Une rencontre. Un échange. Un verre. Et retour à la maison. Nótt avait rendez-vous avec Crescendo, client fidèle et particulièrement précieux à ses yeux. Ils devaient se retrouver à Ikebukuro avant de rejoindre le Stray Wolf, bar que Nótt apprécie sans plus, ou plutôt appréciait, mais qui présentait l’avantage d’être le quartier-général d’Omega. Un lieu sûr. En théorie. Parce que visiblement quelqu’un aime jouer avec la norme dans la ville de Tokyo.

Le garçon est là, assis par terre au milieu de la rue, observant les murs fumants et les gravats de ce qui était encore un bar quelques minutes plus tôt. Il était sorti au milieu de la panique générale, lorsque l’odeur de fumée l’avait pris à la gorge. Nótt n’aime pas le feu à cause de sa nature incontrôlable et imprévisible. Il se souvient de la douleur d’une brûlure qu’il s’était fait enfant avec un briquet. Ainsi que des témoignages des personnes à moitié brûlées lors des incendies. C'est pour ça que l’odeur de fumée le fait rapidement réagir.

Il s’était levé pour prévenir le barman, mais un homme cria au feu. Sans réfléchir il avait saisi la main de Crescendo avant de sortir du bar. Un geste amical ? Ou juste la volonté de sauver une source de revenu majeure ? Une seconde après avoir passé la porte une violente explosion l’envoyait au sol.

Mais il est indemne. Ou plutôt il sent que tous ses membres le font souffrir, ce qui veut dire qu’il n’en a pas perdu. Son cerveau essaye de tourner, de réfléchir, de comprendre ce qu’il vient de se passer, mais impossible. Il se lève, pousse quelques personnes, marche péniblement et essaye de retrouver Crescendo qu’il a perdu au moment de la détonation. Que s’est-il passé ? Peut-être un accident. Ou peut-être pas. Un S au sol. Trop parfait pour être le fruit du hasard. La possibilité que le bar tenu par Omega soit une cible aléatoire est proche de zéro. Les neurones de Nótt se remettent à fonctionner doucement. Un ennemi du gang ? Trop nombreux pour avoir une piste fiable rapidement. Il doit se renseigner. Téléphoner à ses contacts.

Nótt n’est fidèle à Omega que par intérêt. La destruction du QG ne lui fait pas grand-chose. S’il ne s’était pas trouvé dans le bar il ne se serait certainement pas penché sur la situation. Mais voilà. Il y était. Et il vit maintenant la situation comme si on avait cherché à le tuer. S’il veut les coupables ce n’est pas pour l’honneur du gang, mais pour se venger de la pourriture qui a voulu le changer en lasagne.
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Rinne
Intrigue 2 — anarchie 1503175769-2017-08-19-22h49-10
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Rinne
C/4


À la quiétude de la nuit,
préférons l'orage.

un soir maudit



« Votre serveur vient d’être déconnecté. »


Rinne fixe l’écran qui ondule. Elle n’est pas très certaine de ce qu’elle vient d’entendre, dans la rue avoisinante, ni des informations que l’affichage graphique lui transmettait il y a encore quelques secondes.

Résumons.
Le site est entré en saturation il y a 3mn à peine.
Ça a débuté très simplement. La soufflerie a fait entendre ses intonations rauque, sifflantes : les signes de sa peine (beaucoup de peine) à maintenir son activité entière.

Sauf que les machines de Rinne ne se plaignent pas. Normalement. Et il n’y avait aucune raison que même ce minuscule appareil échappe à la règle. Mais les popup ont vrillé la surface équilibrée de son site d’information. Les nouvelles et intonations ont commencées à prendre de l’ampleur. La majorité de ses tags et de ses trackers ont encensés en niveaux RVB une information qui lui a d’abord semblé absurde.

    « Attentat »
    « Omega a pris cher »
    « LOLOLOLOL c un coup des Meiji ??? »
    « Vous devinerez jamais quel autre endroit de la ville est en flamme.. »
    « Bien fait pour leur sale gueule »

Des gros titres ont commencé à s’afficher sur son téléphone. Rinne s’est dit qu’elle avait très mal pensé son système d’informations et ça l’a profondément énervée. Bien qu’être indic n’était pas sa spécialité (en fait, c’était loin d’être dans ses qualifications) ; construire quelque chose qui la tiendrait informé des nouvelles VRAIMENT importantes, celles d’ordre public, celles que le web nous sert sur un plateau d’argent, construire quelque chose de cet acabit, et qui fonctionnerait sans TROP de ressources… C’était de son domaine.
Là, elle avait chié. Parce que non seulement son Smartphone avait implosé ; mais son serveur, entièrement dédié à son site et ses ramifications plus ou moins légales, avait lui aussi fait mine de rendre l’âme. Le site était shutdown. Peut-être était-ce une bonne chose, peut-être était-ce calamiteux. Si les infos étaient vraies, quelque chose d’abominable était en train de se tramer.
Et pas moins de trois-cent mètre à sa gauche.

Rinne était Rhyme. En l’état, il lui était impossible de sortir à découvert. Pour un tas de raisons ; certaines paranoïaques, d’autres pleines de bon sens. Voulait-elle aller y jeter un œil ? Cette simple question prenait des allures de casse-tête chinois.
Rinne n’était pas chez Omega par choix, mais par marché : on l’avait vendue. Plutôt, « il » l’avait vendu. Et entre le silence éternel et une vie de labeur, l’adulescente avait choisi. Rinne n’avait que peu de sympathie pour son gang. D’ailleurs, la majorité du gang devait fonctionner ainsi. Pas au point d’être aussi égoïste que des Exodus ; mais assez pour ne pas nécessairement pleurer la mort d’un des leurs. Y aller maintenant, c’était s’exposer à l’agitation, c’était croiser des regards alertes, conscient, tous ou presque, de la signification des flammes et de l’ampleur des dégâts. Dégâts matériels, d’abord, mais dégâts politiques, surtout. Rinne ne doutait pas qu’un ou deux passants malchanceux ignorent à qui appartenait l’enseigne, mais ce soir, ceux rassemblés aux portes du bar, se jetteraient des œillades circonspectes et ne manquerait de s’inspecter. Ou alors le chaos prendrait le dessus, disperserait les attention.. Favoriserait l’anonymat.

Mais pourquoi y aller ?
Pourquoi ?
Pour voir, quoi ? Qui ? Constater quoi ?
Ne vallait-il pas mieux, tout simplement, rester au chaud, à deux rues du cauchemar, cerclée des données pétillantes du marché noir ; anonyme et inconnue, perdue et introuvable ?

Rhyme pris un énième crunky. Et le paquet grogna pour lui dire qu’il était vide. Fait chier. Elle se redressa de sa chaise branlante, et caressa du bout de sa main l’ordinateur rutilant qui lui faisait office de serveur. Pas sa machine la plus importante, mais qu’elle lui fasse défaut l’inquiétait. Elle soupira. En réalité, si Tequila était sur les lieux, peut-être valait-il mieux aller voir ? … Ce motif non plus ne semblait pas adéquat.

Puis il y eu un visage
Féminin
Beau
Sage
Blanc
Infiniment doux


Lavande.

Putain, Lavande. Et si Lavande y avait été ce soir-là ? Il y avait bien une ou deux personnes qui touchaient Rinne. Un ou deux individus dont la disparition, ou même la souffrance, formulait chez elle d’insatiables inquiétudes éprises d’une envie de vengeance.

Lavande !
Elle se claqua le visage, et fila sous la douche. Cet étrange appartement, accessible par une porte dérobée dans une ruelle malfamée ; à l’abris d’un système de digicode planqué sous une seconde porte bien crasse, lui présentait le strict nécessaire pour enfiler l’un de ses déguisements. Ce soir ; il valait mieux que ce soit Riné, l’omega lambda, qui gagne la fraicheur acérée des rues Tokyoïte.

Elle glissa sur son crâne la perruque de jet qui dessinait un carré plongeant autour de son minois. Installa sa mouche, maquilla ses lèvres et ses yeux ; vissa une casquette.

    « Bon. »

Elle fixa l’ensemble de machines face à elle, et l’écran noir de son Smartphone. Fait chier. Elle avait vraiment merdé. De son avis. De sa self-estime. C’était une idée à la con de tout relier ainsi ; d’autoriser les alarmes multiples… De… bref, elle avait merdé. Nulle. Mais ce n’était plus important. Le plus important, c’était Lavande. Riné se dirigea vers l’unité centrale ; entra son code ; et inspira un bon coup. Avant de savoir où les choses en étaient, il valait mieux s’assurer une sécurité supplémentaire. Des actions dangereuses avaient lieu en ville.
Et Rinne avait déjà pris sa part de dégâts collatéraux. Sa démarche pas si vive acquiesçait encore des effets de son opération, pourtant vieille d’un mois.
Son index acheva d’enclencher la procédure. Bientôt, pour la première fois depuis presque deux ans, son système tout entier dormirait. A poings fermés. Et plus aucune information ne serais brassée, récupérée, absorbée… Et plus aucun accès extérieur ne pourrait durant ce temps prétendre atteindre quoi que ce soit.

Trottiner sur place ; s’étirer, se couper la respiration.
Ses baskets blanches au pied, la porte et l’électricité refermée à double tour, Riné s’élança dans l’inquiétude tenace de cette nuit étrange.

C’est essoufflée de ses exercices précédents que l’adulescente arriva sur place, des flammes dévorantes accueillant son corps moite d’une chaleur tout sauf hivernale. Putain. Il y avait un attroupement, de l’agitation. Où en était la police ? Elle ne tarderait pas. C’était certain. Ses yeux ripèrent sur quelque chose dans le décor, quelque chose d’étrange, d’anormal, qu’elle ne sut pas tout de suite recomposer.

Lavande ! Rinné reconnecte avec la réalité. Elle s’approche discrètement tant bien que mal du bâtiment décharné. Tape sur l’épaule d’un badaud.

    « Eh, toi !! Tu as vue une jeune fille avec une coupe à peu près, heu, comme ça, cheveux noir, regard de biche, un peu perdue, jolie, fine, prénommée Lavande ? »

Riné a la poigne ferme, et les sourcils arqués. Son inquiétude a plus d’appétit que le feu.

peu importe
si je t'aime



Fyodor
Intrigue 2 — anarchie J9ak
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Fyodor
D/1


Tes membres te font souffrir, tes poumons te brûlent, le souffle se fait rare et court, c’était une sensation désagréable pourtant, tu respirais de façon optimale. Tu continuais de courir paniquer en direction du QG d’Omega.

La nouvelle que le QG d’Exodus avait explosé t’avait fait rire aux éclats et ne t’avait pas ébranlé contrairement à l’autre explosion qui t’avait refroidie et chancelé.

Toru.

Ce fut t’a seul pensé à ce moment. Ton unique ami, Toru Nakayama.  

Tu avais tout laissé en plan dans ton appartement à Sibuya, pour Ikebukuro, ne prenant même pas la peine de t’équiper, ni arme, ni protection rien ne prouvez que ça pouvait être une attaque ou qu’une autre explosion aurait lieu. Veste, téléphone et clé était les seules choses que tu avais prises.

Tu t’étais retrouvé à courir comme un malade abandonnant ta voiture à causse des embouteillages dû à l’explosion du QG de ses enfoirés d’Exodus toujours à foutre la merde après les Meïjis. Rien à foutre qu’un petit con vole la voiture, d’un sabot de Denver ou qu’il arrive quelque chose au véhicule de marque, t'a seul préoccupation, c’était Toru.

Avec lui, tu n’étais ni l’enfoiré de première zone, ni Fyodor le corrupteur avec lui tu revenais juste Subaru, le Subaru assagi dans la haine avait était apaiser par Sayuri.

Tu ignorais que Toru était à l’abri, qu’il était en sécurité loin de tout ça. Sinon tu ne te serais pas déplacé pour rien au monde. Ces idées ne t’avaient pas traversé l’esprit du fait que Toru ne répondait pas au téléphone. La raison était que le problème venait de ton téléphone qui capte mal le réseau depuis un bout de temps.  Tu n'avais même pas remarquer ça sous la panique.

Quelle tête feras-tu Subaru quand tu recevras un message disant que le numéro est de nouveau joignable ? Tu te sentiras probablement profondément soulager et con d’avoir perdu tout contrôle.

Tu arrives essoufflé enfin sur les lieux, une foule de gens en train de regarder le spectacle, quelques-uns filmant, d'autres murmurent, les secourent et la police n’étaient pas encore arrivé. Il ne restait presque rien du bar Stray Wolf dévorait encore par quelque flamme, ton regard ne le trouve pas dans la foule, il ne restait plus qu’à voir à l’intérieur.

Tu jures que s’il est dedans
Tu anéantiras l’enculé qui a fait ça.
S’en prendre à lui, c'est s’en prendre à toi
Ses ennemis étaient les tiens.


Tu reprends ton souffle le plus rapidement possible pour te préparer à rendrait dans ce qui reste du bar en flamme. Une tape sur l’épaule te tire de ta concentration, tu jettes un regard de haine pur à l’individu l’écoutant parlé.

-Toi !

Tu reconnais la petite sourie du dédale, mais tu n’as pas le temps de jouer avec elle, y avais mieux à faire. T’assurais que Toru ne soit pas à l’intérieur.

-J’en ai rien à foutre de ta meuf ! Grondes-tu de colère pure, rejetant sa main de ton épaule avec violence. Ne me fais pas perdre mon temps connasse, j’ai mieux à foutre ! Sur ces paroles, tu te jettes dans la bâtisse à la recherche de ton ami retenant ta respiration.

L'Homme se dit bon,
L'Homme se dit brave,
L'Homme se dit solidaire,
Mais personnes ne tente de sauver qui que se soit des flammes.


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Raven
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Raven
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Les gens boivent, sirotent leur bière, ne se posent aucune question... Et c'est dans un énorme fracas que toutes les vitres se brisent, qu'un énorme incendie s'empare de la cave avant de remonter dans tout l'immeuble. Le bar, en proie aux flammes, n'est plus que fumée noire, plus qu'odeur nocive - une fuite de gaz et c'est une nouvelle détonation qui fait s'écrouler le tout.

Anarchie.


Le ruissellement de l'eau sur le corps de Raven détendais lentement ses muscles encore contractés par l'épisode de ce matin. Il sortit de sa douche, une serviette autour de la taille et passa mécaniquement ses mains sur son visage afin de retirer le surplus d'humidité. Son corps, entaillé par endroit dû au verre de l'explosion ne le dérangeait guère, au final, il se savait résistant sur ce genre de points. Il s'observa longuement dans le miroir brumeux de sa salle d'eau tout en réfléchissant à ce qui s'était passé. Il sortit finalement du lieu, prenant place à son bureau sur sa chaise. L'horreur était un sentiment que côtoyait Raven presque tous les jours. Il balaya du regard les différents croquis et écrits qu'il avait effectués avant de se replonger doucement dans les abîmes de cette journée.

Comme à son habitude, Raven zonait dans le quartier. C'est un grand habitué des rues et des recoins peu fréquentables, néanmoins aujourd'hui, il eu l'envie de se rendre au QG afin de voir les nouvelles têtes d'Omega. Il prit place non loin de deux autres personnes dont il eu un peu de mal à reconnaître les visages. Il savait simplement que l'un d'eux était un type faisant partit d'Omega : Nòtt. L'autre, il ne l'avait jamais vu, sûrement à cause de son absentéisme volontaire ou tout simplement parce qu'il ne s'en souvenait plus. Il demanda au barman de lui servir un verre d'eau simple. Il observa avec attention l'eau transparente dans son verre, comme captivé par les choses quotidiennes. Il tourna alors sur son tabouret et regarda le lieu et les gens aux alentours, tous semblaient être des gens qu'il connaissait sans pour autant avoir la prétention de se rappeler d'eux.

Néanmoins, tout se passa à une vitesse incroyable.

Un bruit sourd se mit à retentir, ses tympans sifflèrent, sa vision se brouilla, tout était flou. À peine eue-t-il le temps de réouvrir ses yeux qu'un deuxième vacarme vint lui éclater les oreilles. Il rampa au sol, se plantant au passages quelques morceaux de verre dans les jambes et principalement dans le ventre. Il se releva non sans une once de difficulté et observa avec inquiétude le feu se propageant à une vitesse folle. Il aida un type, il ne sait pas qui au final, ça l'importe peu, et sortit avec lui de la fumée nocive qu'ils inhalés depuis maintenant plusieurs secondes (Ou minutes ? ). Il vu un homme courir en direction du bar, dehors, les gens regardèrent, murmurèrent, et bientôt un silence se mit en place. Au loin, on entendait les sirènes des pompiers et des flics. Raven n'avait d'autre choix que de déguerpir. Une fois, l'homme sortit d'affaire, il prit ses jambes à son et partit en direction de sa baraque.

Les bouts de verres étaient relativement faciles à retirer de sa chaire. Il s'administra quelques soins basiques et prit une douche. Raven côtoyait la mort tous les jours, l'horreur tout les jours, mais aujourd'hui, il eut pour l'une des premières fois, peur.

Hope
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Hope
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Omega

Au mauvais endroit au mauvais moment.
C'est le chaos et l'anarchie qui s'étaient emparés des lieux bien avant les flammes. Un bruit sourd fit trembler le monde sous mes pieds, il ébranla le sol et éclata comme un millier d'éclaires. C'est arrivé comme ça, aussi simplement qu'on allume une cigarette ou qu'on décapsule une bière. Tout d'un coup tout s'écroule et le monde prend feu.
Je n'étais que de passage. Un ordre, une envie, un besoin. Beaucoup d'excuses pour venir mettre les pied ici quand personne n'a envie de nous y voir. Nous et nos lois. Nous et notre jugement. Inoe et moi étions là pour ça. S'il fallait traquer les vices qui gangrenaient cette ville, autant commencer à la source. Ce n'était plus un secret pour personne, on savait ou les trouver et ils ne prenaient même plus la peine de se cacher. Alors autant ne pas s'en priver. Omega. Ce soir on était là pour eux.
Nous n'étions pas les seuls.
Les morceaux de verres jonchaient le sol tandis que la fumée s'emparait déjà des lieux. Le vacarme de la panique, les cris, la terreur, tout autour de moi sembla s’accélérer soudainement alors que mon corps, lui, semblait si lent à se mouvoir. Il ne fallait pas rester là. Si le feu allait tout dévorer c'est de la fumée noir et oppressante qu'il fallait se méfier. Les gens couraient dans tout les sens, cherchant désespérément une sortie, amis ou secours. Certains s'écroulaient  rampaient, piétinaient, tout les moyens étaient bon pour s’enfuir d'ici. Les quelques secondes nécessaire à reprendre mes esprits et chasser le bourdonnement qui agressait mes tympans.
S'accroupir.
Sortir.

M'isoler dans un coin m'avait semblé une bonne idée en début de soirée. Discret dans un coin à observer, analyser, apprendre. Un peu trop loin des portes, un peu trop prêt du bar, la fumée m'avait quasiment asphyxié quand elle commençait à peine à titiller les clients affolés. Garder l'esprit clair. Respirer lentement.
S'accroupir.
Sortir.

Une main agrippa mon bras, guidant mes pas en échange d'un soutient. Une ombre ou un homme. C'est le sang et l'encre qui maculaient sa peau salit par la noirceur de cette fumée toxique. Illuminé par les flammes, un sauveur au air de faucheur tomba du ciel au milieu de cette terreur. Il me traînait avec lui vers la sorti. J'offrais appui pour son corps affaibli en échange d'une carte de sortie et laisser l'enfer derrière nous.
Un enfer de fer et de flammes.
L'air pure m'arracha une grimace, il chassait le poison de mes poumons, me fait tousser, suffoquer. Respirer. Revivre. Je retrouvais lentement mes esprits, cherchant du regard le visage familier. Il n'avait la foule, le chaos, les sirènes. Mais n'y avait pas d'Inoe. Non.
Juste cette ombre qui s'enfuyait déjà.
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Pure
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Pure
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There was a moment before impact that was the last instant of things as they were. Then the visible world exploded.

Une soirée en civils, à traquer l’invisible. Vous étiez deux à vous être déplacé pour venir chercher un semblant de colifichets, de quoi rogner. Car les clebards sont de sorti, et si Hope semblait être le plus enthousiaste face à l’affaire, tu t’étais évertuée à faire des ronds de jambes au bar, le regard ennuyé. Oh Pure, tu ne fais aucun effort, la mauvaise foi t’as prise en grippe et l’on dirait à ton expression que l’on t’as tirée ici de force. Ce qui en soit était l’une des interprétations nombreuses du motif de ta venue. Tu avais fini par sortir, t’isoler sur le trottoir d’en face pour fumer une cigarette. Loin du tracas, du fracas, du bruit.

Le temps d’allumer, la détonation du briquet, première bouffée et tout part en fumée. L’agitation, les cris, un mouvement de panique. Lèvres entrouvertes, tu restes immobile, tout se déroule avec une vitesse affolante. Pas le temps de réagir, d’aller à contre sens dans les remous d’une foule anxiogène, tu t’y heurtes à peine que déjà celle-ci te renvoie d’où tu viens. Le tout s’effondre dans un amas de poussière, une odeur de gaz brûle ta trachée resserrée. Avant bras devant ton visage, tu rouvres un œil pour apercevoir un nouveau paysage.

Alors tu cris son nom. « Keiji! » Tu n’es pas la première à te précipiter en vain, à regarder la pupille rétrécie avec un sentiment d’horreur, les gravats. Le déjà-vu t’étrangles et tu aimerais penser qu’on ne s’y habitue jamais. Tu repousses quelques personnes, les tiens à l’écart. « Restez en arrière s’il vous plaît! » Mais face au nombre, t’es inutile et malgré l’agressivité panique dans ta voix, ton regard continue de chercher désespérément. « Reculez j’ai dis! » Tu perds patience, ton sang froid.

Tu poses brusquement ta main sur une épaule, « Éloignez-vous! » tu n’as pas la patience, ton regard cherche désespérément et tu hurles des ordres véhéments. Et dans le brouhaha, tu entends une voix familière se perdre parmi le reste. Tu te tournes, détourne, regarde autour de toi en vain. T'aurais jurée avoir entendu Rinne. Mais la pensée s'évanouit rapidement pour laisser place à ton but premier, retrouver Keiji.

HRP — Pure bouscule/tient à l'écart des random, si vous voulez interagir avec ou vous en servir pour votre rp, faites donc!


Crescendo
whaaaat ?
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Crescendo
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you can't wake up, this is not a dream
Musiquewe don't know what is wrong tonight everybody's got no place to hide no one's left and there's no one to go on all I know is my life is gone - call my name // snk ost

Une entrevue, tout ce qu'il y a de plus normal, dans un contexte banal ; mais dans l'antre du "mal". Ikebukuro, quartier qu'il affectionne ; mais un bar, le Stray Dogs. Pas un lieu de prédilection pour le jeune hacker, qui avance à tâtons, un masque médical devant sa face encapuchonné... Pas du tout suspect pour un Japonais, non. Rejoindre son contact, son livreur d'information, Nott ; c'était ce qui était convenu, mais le lieu du rendez vous lui fut un peu imposer. Haussement d'épaule fugace alors qu'il passe les portes du bar, Crescendo s'assoit avec nonchalance à une des tables prêt d'une fenêtre, enlevant sa capuche, mais gardant son masque ((hors de question d'être filmé ici.)) Il cherche un angle mort, ses prunelles scrutant les recoins, il a choisit une assez bonne table pour l'occasion... Et Nott arrive, pas le temps de tourner en rond, pas le temps d'en faire des caisses, en venir au but et filer vite d'ici, c'était ce que Crescendo cherchait et il n'y allait pas par quatre chemin ; ce n'était pas sa façon d'être de toute façon. Adossé confortablement sur sa chaise, deux consommations arrivent à leur table, alors il redresse son masque sur son nez le temps d'en boire plusieurs gorgées... Mais le plaisir d'une bonne bière et de la discussion importante n'est que de courte durée. Analyste dans l'âme, il voit bien que son compagnon est perturbé par quelque chose ((une odeur)). Et voilà que le drame arrive. Ils sont à peine levés que Nott lui attrape la main sans crier garde, les dirigeant vers la porte d'entrée...

Et la détonation arrive
Les mains se délient
Et la douleur est vive


Il est dans le gaz total, son regard est perdu dans le flou ; il y a des bruits qu'il ne discerne pas vraiment et une voix qui semble lui demander si ça va... Mais Crescendo n'arrive pas à bouger sans grimacer de douleur. Sa tête a heurté la première le sol, il n'avait pas eu le temps de se réceptionner d'une quelconque façon ; la mémoire lui revient, des bribes... Une explosion, ici, un incendie ; volontaire ou accidentel ? Il doit se relever, il essaye néanmoins, mais quelqu'un le maintien au sol, fermement, lui expliquant qu'il ne devait absolument pas bouger... Ce n'est qu'une dizaine de minutes plus tard que Crescendo reprend ses esprits, allongé dans un camion avec un blessé à ses côtés en train de se faire soigner. Se redressant avec lenteur, l'un des pompiers s'approche de lui, lui expliquant qu'il devait être emmené à l'hôpital dut au choc à la tête ; mais Crescendo se lève, envoyant valser les remarques de l'homme en descendant du camion. Il n'écoute rien, ni personne, ses oreilles n'entendent plus grand chose de toute façon ; y'a un putain d'acouphène. Râlant de douleur en se maintenant la tête, le jeune homme contemple l'oeuvre qui ne vient pas de son gang, il constate les dégâts, il bouillonne intérieurement de rage. Des blessés et des cadavres jonchent le sol alors que les flammes et la fumée danse dans le ciel. Qui ? Comment ? Pourquoi ? Beaucoup de questions, mais aucune réponse ; si ce n'est cette lettre sur le bitume tracé à l'essence, dont l'odeur lui donne une impression étrange.

Et il voit Pure au loin
Mais ne voit Nott nul part
Quand commence et quand s'arrête
Le C a u c h e m a r ?



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soumets toi, rencard à quatre heure sur le toit, amène tes arguments j'amènerai mon nunchaka ; ma colère gronde, j'te ferai cuire au micro-onde j'irai pisser sur ta tombe ce sera immonde comme la fin du monde

Intrigue 2 — anarchie R59o
Kerberos
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Kerberos
D/5
Il avait disparu depuis un certain temps, voyageant ici et là rien que pour l'argent. Japon, France, Canada. Il ne se donnait plus trop de mal en tant que recruteur d'Omega, il avait un restau' tout neuf à tenir et c'était bien là, sa seule plus grande préoccupation. Alors il s'est fait discret, l'existence même de Kerberos avait sûrement déjà prit poussière au sein de ce gang empestant la drogue et le sang. Et pourtant il est réapparu comme une fleur au milieu de ce bar, au mauvais endroit ; au mauvais moment; jouant même le barman pour divertir les clients en jonglant avec les multiples bouteilles d'alcools. Il aurait pu continuer une heure ou deux, son restaurant était fermé après tout ; mais c'est une odeur de gaz qu'il connaît que trop bien qui vint lui chatouiller les narines. Il aurait vidé le bar si il avait été plus rapide que les flammes, mais il était déjà trop tard. Une première explosion, une déflagration.

Les bouteilles d'alcools se fracassent au sol, alimentant les flammes qui ne cessèrent de croître seconde après seconde. L'explosion l'avait repousser loin du bar, loin de cet amas de verres qu'il aurait clairement pu se prendre. Était-ce de la chance ? Il n'en sait trop rien, mais sa bonne étoile l'avait bel et bien protéger de cet enfer de verre. Pourtant, une vive douleur le prend au niveau de la cage thoracique, ce qui lui fait prendre une vilaine quinte de toux en essayant de respirer malgré ces flammes qui l'entourent ; l’atterrissage sur certaines tables ne fut pas sans conséquences. Peut-on encore parler de la chance à ce moment-là, ou juste une mauvaise blague ? Même Satan pourrait rire de la douleur qui s'affiche sur certains visages.

Son regard balaye l'espace enfumée, le bras proche de son visage afin d'éviter de respirer les résidus de cet enfer de flamme. Il n'entend plus rien, ni même les cris de ceux encore présents, de ceux qui n'ont pas trouver la mort comme il aurait pu la trouver si l'explosion ne l'avait pas repoussé de derrière le bar... Il y a juste cet acouphène et cette quinte de toux qui l'agacent clairement. Et il essaye de se redresser avec lenteur, en s'appuyant sur ce qui lui passe sous la main. Il avance lentement, cherchant une quelconque lumière qui pourrait le mener à l'extérieur. La fumée lui brouille la pensée et il finit par se jeter, corps et âme perdu sur une fenêtre qui se brise sous son poids, se retrouvant alors dehors, le corps roulant sous quelques éclats de verres.. Et c'est après quelques minutes de quinte de toux pour respirer à nouveau l'air pur, qu'il relève la tête, constatant alors le QG parti en fumée. Ses dents grincent entre elles, il tente d'attraper le téléphone au fond de sa poche et les nouvelles éclatent une fois l'écran déverrouillé. Exodus fut aussi pris pour cible, et il n'est pas là-bas. Frappant subitement le sol de son poing, il tente de se relever doucement, quitte à traîner son corps endoloris, il ne peut rester ici, sans savoir comment il va.

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Hondo Tora
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Hondo Tora
D/5



SPREAD HATE AND SMEARDED TEARS,
INKED ON SUNTANNED SKIN



Le train de banlieue arriva à son terminus, plus qu’un transfert et la machine humaine mettra pied à sa demeure. Une vingtaine de minutes encore à supporter ce brassage indigeste d’humains—exigu, pesant, nauséabond. La tumulte excessive faisait barrière au message des haut-parleurs de la station. Un trou-noir l’entraîna au dehors de celle-ci ; les téléphones sonnaient, les voix s’élevaient de plus en plus, et une odeur âcre enveloppait l'air. Une ouverture finit par se présenter au milieu de ce cortège hystérique, Tora s’en extirpa et ses iris harassés suivirent ce tsunami humain.

Les lueurs rouges et bleues miroitaient sur chaque façade, chaque objet et chaque visage—choqué, horrifié, brisé, ensanglanté.
«le qg d’omega» entend-elle au bout de chaque lèvre.
Les flashs mitraillent le cataclysme, la gangrène est nécessaire au drame, peu soucieuse de l’atrocité de la situation tant que le nombre de vues et de partages grimpe fiévreusement.

Une douleur aiguë et perçante au ventre—appendicite des sentiments—la figure d’Hondo se décompose de répulsion.

Les sueurs montent, trop de monde, et tout semble se mouvoir si lentement et, contre ses hanches, le téléphone vibre sans cesse et l’épaisse vapeur noire est évacuée par chaque orifice du bâtiment, tel un monstre déchaîné. Elle tente de fuir la calamité ; les vociférations de son anxiété lui ordonnent de partir sans se retourner.

Mais, atterrée, Tora n'arrive point à détacher du regard ce qui lui semble le portail explosé des Enfers—dégueulant sur toute la métropole sa vilenie réprimée, infectant les esprits d’une nécessité de violence.


Lavande
Intrigue 2 — anarchie 1503175769-2017-08-19-22h49-10
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Lavande
D/5
« Cette suspension est terriblement laide »

Réflexion basique ; le Stray Wolf n’avait jamais eu pour vocation d’être une référence en matière d’esthétique, le lustre reflétait parfaitement l’ambiance caduque qui se dégageait de l’endroit.
À mieux y réfléchir, Lavande pourrait penser à se reconvertir en décoratrice d’intérieur, ce ne sont pas les idées qui manquent pour redonner âme à ce bar.

Dommage que cette initiative n’eut pas germé auparavant dans son esprit, qu’il fallut qu’elle en soit à fixer le plafond d’un regard oiseux. Là, avachis sur le sol. Las parmi les débris de verres émaillés. C’était une première vibration singulière qui l’avait emmenée au plancher. Dure façon de se frotter à la réalité. Elle savait ce qui allait arriver.
Bientôt les alcools renversés formèrent un chienlit indicible, une multitude des parfums néfastes submergea les têtes. La détonation en maître d’orchestre, les paroles se tuent pour mieux s’accorder en une chorale. C’est le début de sa comptine enfantine, elle se souvient chaque note, elle connaît par cœur son dessein.
Le premier couplet commence. Les aiguës se mélangèrent aux graves, c’est l’interrogation qui se jouait dans chaque corde vocale, puis le doute qui rampait dans chaque timbre de voix. Certains dansaient, bras élevés en l’air, visages médusés. Les plus affolés menèrent la pantomime macabre. Et ça remuait comme dans plus belle chorégraphie, les hurlements harmonieux s’égosillèrent dans la pièce.
Le refrain résonna, l’épaisse buée noirâtre en ambiance, les premières conflagrations en pyrotechnie, dissonance euphonique dans les tympans. Son cerveau avait déjà chaque nuit ressassé les arpèges, elle regardait muette les artistes se contorsionner dans leurs mimiques sépulcrales, quelle drôle de manière de se disloquer.
La nuée dense camouflait les visages, la scène se transforma en spectacle contemplatif où corps et ombres se scindèrent dans d'exquises cabrioles. Les glandes lacrymales qui coulèrent en guise d’applaudissement. Bronches pleine de fumées, le temps est compté.

C’est dans la plus grande surprise qu’elle l’a aperçu s’incruster dans le second couplet.
Il avait voyagé jusqu’ici, ce genre d’événement il en est friand, quelle joie de le voir débarquer aussi à l’inopportun. Messire la panique s’était conjoint à la fête. Il traversait chaque être, se dandinait par ci et là. Il guidait la cohorte d’humains par tous les chemins. Tout le monde en braille les mérites, mais personne se s'entend. Il accélérait le rythme donnait cadence à l’exhibition. Et l’on rit, pleure, on frappe des mains, se frotte aux verres, les jambes ensanglantées laissent derrière eux le sillage d’une pieuse folie.
Certains décrochent, n’ont plus le mouvement dans la peau, ils sont au sol attendent que les paroles leur soient soufflées ou bien en cherchent-ils un dernier avant de s’effondrer. Peu importe, la musique n’attend pas, ce sont maintenant les gouttes de sueur s’échappant des pores qui acclamaient l’eurythmie ambiante (il commençait à faire chaud ici).
Étreinte par sa passivité Lavande ne voulait plus être simple auditrice. Elle aussi voulait goûter aux dernières notes cette cantilène endiablée. Ses jambes sont des ressorts qui se mêlèrent aux valseurs finaux, ceux qui tourbillonnaient encore comme s’il n’y aurait plus de lendemains.

Le manque d’oxygène étouffait le dernier couplet, les ultimes balbutiements pour de maigres prières. La lumière allait s’éclipsait pour faire retentir le glas. Lavande épuisait ses réserves d’airs pour cracher son dédain, si près de connaître la fin des lyrics, quel cruel destin. Les yeux en orbite ou proche d'en sortir, la conscience au bord de l’évasion, le corps ballant pour tenir les dernières foulées.
Tombée du rideau.
Bruit sourd.
Blackout.

Et au loin le chant des sirènes.  
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La déflagration lui balaya le corps. Dans ses yeux, des milliers d’éclats brisés absorbaient l’espace, des flammes qui dansaient dans les reflets scintillants du verre éclaté. Mais la bombe avait soufflé ses cris, saccagé des hurlements de terreur perdus dans les méandres de l’oubli. Un écran de fumée dense s’était jeté à l’assaut de ses paupières. Elle percevait nettement pourtant le goût que devait porter la fin du monde ; comme l’odeur du bois consumé, la chaleur de l’incendie ravageur. L’apocalypse mène droit aux portes de l’enfer terrestre.

Des voix se bousculent, des cris de détresse se chahutent. Les silhouettes passent comme des mirages lointains, et Susumu a la conscience trouble, des bras jetés, baissés et des pensées abandonnées.

Couchée sur le plancher, c’était si beau pourtant. Si beau les abîmes exhibés, des comètes qui accouchaient d’une traînée charbonnée, des constellations calcinées qui chutaient droit dans ses yeux embrasés. La beauté terrible et horrifiante de la fournaise où les chaires deviennent des plaies qu’on incinère.

Et Susumu restait là, des rêveries épatées couchées au bord de ses regards, de ses yeux si grand ouverts, l'esprit bercé sous un joug de violence. Mais depuis ses tympans vrillés, elle n'entendait plus les cris disant que tout allait s'écrouler.

Elle leva une main. Il restait une chose à faire. Un clic. Un flash. Son pouce sur l'écran immortalise à jamais l'incendie, un cadavre en arrière-plan. Pour le reste c'était trop tard. Elle tourna son visage. L'enfer en dessous, l'enfer au-dessus. Une poutre céda, la séparant à jamais des dernières silhouettes échappées. Des lamentations dans ses sanglots, l'angoisse de la fin. L'épouvante était là. On dit que quand on frôle la mort, que lorsque la dernière heure arrive, la légende veut qu'on se remémore une existence. Mais les souvenirs de Susumu se taisaient. Il ne lui restait que la pensée de son épiderme calciné, des adieux qu'elle ne crierait jamais. C'était la hantise d'être obligée de se regarder mourir, de sentir.

C'était son corps qu'on avait traîné sur le bûcher. La pensée sinistre aussi que personne ne la regretterait.

Pourtant, au-delà de l'angoisse et de la peur, un ultime bris lui parvint. Derrière la fumée, elle entrevoit les contours d'une silhouette estompée.

Lève-toi.

Un murmure toussé, un ordre ou une supplication.
Mais lorsqu'elle se relève enfin, la douleur lui est sourde. Elle ne sent rien. Le chaos réveille un sentiment d'urgence. Lorsqu'elle se précipite enfin, son corps se jette à la suite de celui aperçu plus tôt et son corps heurte violemment le bitume. Elle s'est précipitée comme une démente, le feu à ses trousses. A côté d'elle, elle reconnaît le barman qui jonglait avant l'explosion. Elle ne lui dira pas que sans le savoir il lui a probablement sauvé la vie.

Lorsque le bâtiment s'écroule enfin sur lui-même, il ne reste que des débris. Les corps encore à l'intérieur doivent être écrasés sous les décombres, calcinés.

Susumu n'a pas le temps de penser au reste, et le reste d'ailleurs, à cet instant très précis, lui importe peu. La suie sur son visage la rend presque méconnaissable, et pour la première fois depuis longtemps, agenouillée sur son bout de trottoir, le crâne entre ses mains raisonnant de l'acouphène, Susumu expire un rictus infime qui porte la saveur si délicate si particulière de l'existence.






Fyodor
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Fyodor
D/1

Tu t’apprêtes à entrait dans les flammes faiblies ne trouvant plus grand-chose à se mettre sous la dent, tu passes à côté de Raven portant un homme à l’extérieur. Tu serres les dents ce n’était pas Toru. Si des gens sortent, c’est qu’il en avait forcément d’autre à l’intérieur.

Tu rentres te penchant retenant ta respiration, tes yeux te brûlent, l’odeur de la chair brûlée mélanger au brûler viens de chatouiller les narines, tu regardes autour rien que des cadavres incendiaient.

Ton ami ne passe jamais inaperçu, il serait facile à reconnaître avec ses goûts vestimentaires, tu regardas rapidement les corps ne prêtant plus attention à ce qui t’entoure. Mort, mort, mort, incendiait, défiguré. Tu trouves un corps en vie… Plutôt inconscient, mais ce n’était pas celui de ton ami.

Ça veut dire qu’il n’était pas là, mais rien n’était sûr, au loin les sirènes se font entendre. Tu agrippes le corps pour le soulever et le caler sur ton épaule, ça pouvait toujours servir de sauver une vie, l’individu sera redevable. Toute occasion est bonne pour profiter.

L’air commence à te manquer, les débris tombent de plus en plus signe que la bâtisse ne va plus tarder à céder à pas lent dû au poids, tu te diriges vers la sortie à quelques pas. D’un geste de la main, tu repousses un débris tombé en ta direction brûlant la paume au deuxième degré superficielle, tu serres les dents dues à la brûlure vive.

L’urgence te fait accélère le pas, à peine le pied foule la sortie, la bâtisse s’écroule. Il ne reste que des débris. Les secours arrivent enfin avec la police, certaines personnes furent prises rapidement en charge comme l’individu que tu as sorti des flammes, certain quitte le lieu tranquillement d'autres se font interroger et certain, c’étaient carapater bien avant l’arrivée des flics.

Le téléphone au fond de ta poche vibre, tu l’attrapes et le déverrouilles pour lire le message entrant disant clairement que le numéro de Toru était de nouveau joignable.

-FAIT CHIER ! TÉLÉPHONE DE MERDE ! Cries-tu avec rage éclatant ton téléphone parterre avant de t’écrouler au sol de soulagement essuyant la suie sur ton front.

Tu te sentais con d’avoir perdu ton sang-froid et soulager Toru allé bien… Tu viens de te souvenir que tu devais rejoindre Kaya au QG d’Exodus pour une affaire confiée. Un « merde » sort naturellement de tes lèvres dues à ton oublie.

Tu espères quel ne soit pas morte, ça sera dur de trouver des melons comme les siens~❤️

❤️

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