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ft. hope


Ils méprisent la maîtrise, je maîtrise le mépris
En dépit de l'esprit, on est pris dans les cris

T’es dans la merde.
Tu l’as su dès les premiers instants lorsque dans le tournant s’est dessiné sa silhouette enveloppée par son uniforme bleu de condé. Pas besoin de faire tes yeux de biches innocents, on voit bien que tu mens. Tu trônes sur ton délit à la carcasse éclatée, l’outil à tes pieds. C’était pourtant simple. Avant ton arrivée, cette pauvre Toyota n’avait rien demandée. Parquée soigneusement, intérieur net, extérieur brillant. Mais son propriétaire devenait envahissant et tu lui avais promis sur un forum en ligne qu’il regretterait. T’aimes bien faire l’enfant, prétendre que t’es un grand, travailler en t’amusant. Mais il était clair que cet utilisateur te gênais et que t’en avais assez. Assez de te planquer derrière un avatar de Love Live et un pseudonyme de quarantenaire désabusé.

Fallait parfois savoir briser la fine limite entre online et réalité. Pas difficile de se renseigner, de récupérer les informations. T’es pas un génie de l’informatique, tu peux pas te considérer hackeur. T’es plutôt un dénicheur, t’es la petite peste qui rappelle aux autres que l’on s’étale bien trop sur le net, qu’on répand des infos derrière nous. Que l’on fait confiance à tout et n’importe qui. Et t’aimes pas venir en personne faire le sale boulot. Mais ce soir c’était différent, c’était marrant, y avait dans l’air le parfum d’un fantasme inachevé. T’es de ceux qui ont toujours rêvés de massacrer une caisse, de la marteler jusqu’à être satisfait.

Tu t’es pas privé, t’y es pas allé de main morte. Carrosserie cabossée, vitres éclatées, t’es dorénavant assis sur le capot entouré par les éclats de verres, cigarette aux lèvres. Tu profites de ton œuvre, de l’air frais après l’effort. Et ce fût là ton erreur. Car aucun criminel ne reste sur la scène de crime. Comme un meurtrier se servirait pas un café après avoir égorgé sa victime. Il est apparu dans le coin de tes yeux, une mine de bon samaritain. Tu l’as vu à son visage de débonnaire, à sa démarche sans grands airs. Un bon flic, un vrai. T’es immobile Ippei, t’as retroussé tes lèvres, tu te les mords, yeux écarquillés. Tu sentirais presque un semblant de sueurs froides.

Parce que ton arrogance habituelle t’avais soufflée de te laisser aller, que t’avais pas résisté. Et que maintenant tu regrettais. Tu pouvais pas nier. Tu donnes un léger coup de talon dans la batte pour la faire rouler sous la voiture et tu restes faussement impassible. T’es pris de cours. « ….Bonsoir. » Tu pleures intérieurement car ta nonchalance est ta bêtise suprême.

HRP — [color=#d8d8d8]
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Ace

La radio grésille.
Elle s'allume, elle vibre et finalement elle parle. Rien de bien grave, un cas de vandalisme dans le secteur. Le genre de routine qui s'était installé dans le quotidien depuis bien longtemps. Parce que cette ville ne se tenait jamais tranquille, fallait toujours qu'elle nous rappel qu'on avait du boulot. Et pas qu'un peu. Que ce sera toujours le bordel peut importe le nombre d'heures gaspillé à passer le balai, la crasse est tenace.
À peine sortie de pause, à peine posé dans la voiture qu'il fallait déjà partir en chasse. Des témoins ont surpris quelqu'un passer ses nerfs sur une voiture. Délinquant de base, peut être un jeune qui voulait prouver quelque chose à quelqu'un, certainement à lui-même. Ça avait fait râler mon collègue. Lui qui voulait la paix, une fin de soirée posée sans avoir à prendre en chasse un énième voyou, autant dire que la perspective d'un travail supplémentaire ne lui tira pas grand chose d'autre qu'un soupir. Au moins l'affaire serait vite réglée. Une banalité supplémentaire.
Comme toujours le schéma était simple. Arriver sur les lieux, constater les dégâts, trouver le propriétaire, subir sa colère et sa frustration, découvrir qu'il s’agit en réalité de l’œuvre d'une petite amie jalouse ou d'une femme trahis. De toute manière, si ce n'était pas un proche il y'avait peut de chances qu'on retrouve un jour le coupable.
Une peine perdue, mais on prenait la peine quand même.

La voiture se stoppa à une rue de là. Comme souvent, j'étais le seul à prendre la peine de sortir pour aller jeter un coup d’œil à ce qui se passait. Pas la peine de trop se fouler. Je fis un dernier signe à la voiture, marchant tranquillement jusqu'au croisement, mains à la ceinture, prêt à faire le constat des dégâts à la radio.
Pourtant, quelque chose dans le décor venait totalement contrarier mes plans. Les bousculer d'une présence inattendue. Peut être un peu trop audacieuse pour être autre chose que stupide. Pourquoi quelqu'un se tenait tranquillement là au milieu du ravage de verre et de ferraille ? Assis sur le capot, une cigarette coincée entre les lèvres, soit c'était le propriétaire le plus détendu de cette ville, soit c'était celui qui se reposait de son méfait comme si de rien était. La scène était si cocasse qu'elle en était presque comique.
Les regards se croisent. Il m'observe, je le guette, il attend et j'approche. Aussi simplement que ça. Il n'allait pas s’enfuir. Non. Il restait simplement là avec sa cigarette, espérant me cacher l'objet qu'il avait fait rouler d'un coup de pied., feignant une nonchalance presque insolente. Mais il ne souriait pas, peut être que cette audace était de trop. Provocant mais pas suicidaire. Rire au nez d'un agent en se prélassant sur son crime amenait directement à la case prison.
Encore quelques pas tranquille jusqu'à ma cible.

Pas un geste. Simplement des mots qui n'avaient rien à faire dans ce contexte. Des politesses qu'on échangeait partout sauf ici, sur le cadavre d'une voiture, victime d'un coup de colère. Il avait un sacré culot en tout cas, ou peut être n'avait il pas vraiment conscience de la situation. L'un ou l'autre, je crois qu'il allait avoir beaucoup de mal à justifier son innocence malgrés l'air calme qu'il semblait vouloir s'imposer.

« Bonjour.. Ça va comme vous voulez ? »

C'était au moins aussi léger que lui. Comme deux inconnus échangeant des banalités dans la queue d'un café. Il manquait peut-être le sourire, c'est vrais, mais la situation, bien qu’étrange et déstabilisante, n'avait absolument rien de drôle.
À sa hauteur, les mains toujours au ceinturon, je braquais mon regard dans le sein, le jaugeant silencieusement comme pour comprendre ce qu'il foutait ici.. Et pourquoi il avait pris soin de rester sur les lieux. Parce que s'il avait l'air un peu trop suspect pour être innocent.. C'était évident ? Mon regard glissa ensuite vers la voiture, détaillant les dégâts quelques secondes avant de revenir se poser sur l'homme impassible.

« Elle est à vous cette voiture ? »

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Mains liées comme en prières,
tu joues à la gentille écolière.
Elles sont posées sur tes genoux entremêlés nonchalamment et ta cigarette se consomme du bout de tes lèvres gercées comme ta patience prête à dégobiller. T’as merdé, il le sait. Ça se voit dans le fond de son regard et il ne suffit pas de quelques banalités cordiales échangées pour pouvoir changer la donne de ton avenir tout tracé. Alors vous vous toisez, le temps est long avant qu’il ne te demande si tout vas comme tu le voulais. Et tu aimerais lui dire non. Non, clairement pas. J’devais pas être là, vous non plus d’ailleurs. On aurait même pas dû se rencontrer vous et moi ce soir et j’vais vous expliquer pourquoi. Simplement, en quelques mots. Je suis un abrutie arrogant qui pense que les choses lui sont dues. Et c’est cette raison qui fait que vous et moi on va passer un long tête à tête monotone.

« Ça va. » Un silence se créer, t’hésites à en ajouter davantage. Alors lèvres mordues, hochant la tête et le regard dans le vide, tu te répètes. « Ça va, ça va. » Tu les prononces presque dans un soupir, ton regard vissé dans le flou. Comme si tu pouvais voir au bout de la rue avec clairvoyance la suite logique des événements. « Et vous? » Tu lui retournes poliment la question, reportant enfin ton attention vers ton interlocuteur. Micro-secondes de gagnées, nécessaires pourtant pour garder ton calme, le conserver, le temps de trouver une pure idée. Mais tu sens bien qu’à la surface de ton occipital, rien de paranormal ne se passe. T’as beau être le roi de l’arnaque, la situation te permet pas d’inventer quoique soit. Oh, bien sûr que non tu te rendras pas, tu cracheras pas la vérité sur ses bottes cirées.

Tu feras comme à ton habitude, un compromis, quelque chose qui permette ta survie. « Ça? Ma voiture? » Tu te tournes quelque peu, pointant l’épave du doigt et un sourire maladroit se dessine sur ton visage. Celui de l’enfant prit en flagrant délit de sa propre connerie, qui ne devrait pas en être fier. Et qui ne l’est d’ailleurs pas, mais la tension de ces situations ont toujours volé un sourire au mauvais moment. Le sourire de trop. « Non. Clairement pas, non. » Si l’humour s’y prêtait, t’aurais bien ajouté que ça te ferais mal d’être le propriétaire vu son état actuel. Tu frottes tes mains l’une contre l’autre, comme pour les réchauffer, avant de soupirer.

« Vous attendez quelque chose de moi Monsieur l’Agent, non? » À tes mots, tu fais tomber la cendre accumulée. Malgré le ton employé plutôt léger, il est clair que tu n’es pas détendu. Que vous n’allez pas continuer éternellement à échanger des banalités au profit de la vérité qu’il semble connaître et pourtant rechercher. « Ah! Vous attendez de moi que je me trouve des excuses peut-être? Que j’essaie de vous la faire à l’envers? Soyons au-dessus de ça, la scène est évidente. Mais si vous y tenez j’peux vous expliquer ce qui m’a poussé à le faire. » Et coude sur la cuisse, tête posée dans le creux de la main, ton regard est levé en sa direction. Car le temps n’en sera que plus long. Mais tu entrevois dans cette issue sans faille, dix pour cent. Dix minuscule pour cent à exploiter avant d’en arriver au plus compliqué.

HRP — Sache qu'au moment où Hope risque de l'arrêter, j'vais te bassiner avec une musique porn 80's. (vous pouvez me send des fanfictions)


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Ace

La mascarade continue.
J'entrais dans son jeu il entrait dans le mien. L'air faussement détendu, feignant l'assurance alors que tout l'accusait. Je restais là à ses côtés, l'observant sans savoir ce que je cherchais à comprendre. Blasé, peut être aussi un peu curieux. Parce que cette situation était un peu trop absurde. J'en venais d’ailleurs à me demander pourquoi je ne me contentais pas de lui passer les menottes pour l’expédier au commissariat. Parce qu'il était forcément coupable, peut être un peu trop fier de l'être. Alors pourquoi rester là ? Peut être avait il quelque chose en tête, ou peut être que je le surestimais un peu. Voyant du génie là ou il n'y avait que de la stupidité. Au moins il avait du répondant, peut être même qu'il aurait pu me paraître sympathique s'il n'avait pas été assis sur un délit plus gros que lui, et puis, il n'avait pas tenté de s’enfuir, il ne s'était même pas montré un peu agacé, ou violent. Non.
Tout allait visiblement bien.
Sourcils haussés, un sourire m’échappa malgré moi face à sa comédie, parce qu'il était définitivement bon acteur, un peu trop à l'aise peut être mais c'est certainement quelque chose qu'il avait l'habitude de faire tout les jours. L'audace des mensonges, porter des masques et des sourires. Ça devait marcher de temps en temps, mais là, c'était un peu trop gros pour être crédible.
Mon regard se posa de nouveau sur la voiture. Il venait de la bouder, manquant une porte de sortie qui lui aurait certainement fait gagné un peu de temps. Si la voiture avait été la sienne, il aurait pu en faire ce qu'il voulait, ça ne regardait que lui. Escroquer une assurance, convaincre un père plein aux as d'en acheter une nouvelle. Cette ville ne manquait pas d'imagination.
Lui non plus.
En faux honnête, il fit mine de s’étonner de me voir attendre, comme s'il s’attendait à ce que je l’arrête pour en finir. On était deux à être surpris par l'autre, deux à attendre que l'autre mette fin à la mascarade, deux à s’entêter à jouer ce jeu.
Cette fois, c'était l'honnête. Refusant de me servir des excuses ou des prétextes qui pourraient justifier son geste, voir peut être le légitimer. Comme s'il existait des bonnes raisons au carnage de fer et de verre sous nos pieds. J'avoue que sur ce coup, il avait su capter mon attention. Amusé. Presque convaincu de son numéro de pitre.
Bras croisés, j'étirais un sourire sur mes lèvres en haussant un sourcil perplexe à ses mots et cette nouvelle aisance qu'il m’étalait sous le nez sans la moindre gêne.

« Je vous écoute. Je suis certain que ce sera intéressant. »

Parce que quelqu'un capable d'attendre sagement la police sans même paniquer avait forcément quelque chose d’intéressant à dire. Au pied du mur, les gens avaient généralement tendance à paniquer. Les insultes volaient, parfois suivies des poings et des pieds. Comme si la violence était le seul moyen de s'en sortir alors qu'un calme olympien était d'une efficacité bien plus surprenante.
Attentif à ses mots, mon regard lui, guettait le moindre de ses gestes, attendant silencieusement le fin mot de l'histoire.
Peut être que c'était ça la ruse. Gagner du temps pour je ne sais quelle raison. Partir en courant, s'attaquer quand je ne m'y attendrais pas. Mais j'étais armé et lui non, s'il espérait pouvoir s’enfuir en détournant mon attention, il était bien plus naïf que ce que j'imaginais.


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EN DÉPIT DE L'ESPRIT, ON EST PRIS DANS LES CRIS

Homme désespéré recherche crédibilité pour pouvoir le sauver.
Dédale de franchise étalé devant le délit évident, tu peux sentir le long de ta colonne crispée, une goutte de sueur s’insinuer. T’as baratiné contre la montre, dans l’espoir de gagner son intérêt. Cela faisait parti des règles instaurées dans ce jeu créé à la va-vite, dans un sentiment de panique. Cinq minutes chrono pour capter sa curiosité, afin d’éviter de passer par la case commissariat et d’y rester pour les prochains tours. T’étais pas mauvais perdant mais il était évident que tu désirais pas perdre ton temps sur le long terme. Bras croisés, sourire léger, il te donne ta chance, te la tends gentiment. À ses mots, tu hausses tes deux sourcils, bouche entrouverte. Un sérieux? à deux doigts de s’échapper de ton air facétieux.

T’as le sentiment d’être en pleine mer, dans un sauvetage bien trop périlleux. La différence est que tu es celui qui doit s’en sortir, question de survie. Alors tu tâtes tes poches, sors ton paquet. Tu te prépares pour l’un de tes bobards imprégné de vérité, allumant ta cigarette. « Vous permettez? » Et puisqu’il n’a pas le profil d'un fumeur, tu ne proposes pas à ton invité. Le temps de recracher ta fumée première bouffée salvatrice tu fais en réalité bouillir les engrenages. Réfléchir, encore et encore, toujours plus rapidement. Car ce n’est plus le moment de douter, de penser à courir. Il finirait par te rattraper, il est entraîné. Toi, ton exploit, c’est d’être toujours vivant malgré ton hygiène de vie. Alors un cent mètres désespéré, tu n’oses même pas l’imaginer. Tu passes ton index sous ton œil larmoyant s’étant prit un revers de fumée, étirant tes cernes creusées.

« Ça vous tente d’arrêter quelqu’un? Je veux dire, quelqu’un qui en vaut vraiment la peine. » Tu humectes tes lèvres, levant le menton tout en le regardant. Comme pour vérifier dans le fond de sa pupille que tu continues d’éveiller son intérêt. Pas dit que tu échapperas à leurs procédures, à la torture d’être parmi eux, cloisonné dans un bureau à devoir répondre à leurs questions interminables. Mais ton timbre de voix se fait sérieux, grave. Car tu as assez éveillé les soupçons pour le moment et bien que tu ne sois pas tout blanc, il va falloir insérer un peu de vérité dans ton histoire. « Je vais être honnête, je sais pas à qui appartient cette voiture. Je devrais même pas vous en parler. C’pas la peur de me faire embarquer qui me fait dire ça, mais si je vous parle, il y aura des conséquences. Pour moi. » Pas la peine de feindre l’inquiétude ou bien l’angoisse qui se lisent sur ton visage. Ces sentiments sont réels, car les mots s’enchaînent et tu ne sais encore si tu t’enfonces ou si tu t’en sors.

Tu passes ta main dans tes cheveux, soupirant. Car ton cœur bat, le fil de tes pensées se rejoignent vers un accord commun. Quelque chose de fou. De profondément stupide te viens à l’esprit. T’es un mauvais parieur, de ceux qui misent tout sur le même cheval. Quitte ou double, tu serres ton ticket vers la liberté inconditionnelle. « Je suis victime de chantage. On m’a volé mon identité sur le net et depuis, la personne responsable me fait chanter. Je suis peut-être celui qui a commis le délit, mais pas celui qui l’a commandité. » Tu mords ta langue avant d’en dire davantage, ta pupille dilatée retombant vers le sol. Car cette personne apparemment fictive que tu décris, c’est toi. Celui que tu vends pour t’en sortir, c’est toi. Celui qui fait chanter les autres derrière un écran, qui sévit prudemment. Car quitte à ce que les soupçons pèsent sur ta personne, autant que cela soit sur ta présence invisible, noyée sur internet. Sur le seul terrain où tu peux gérer, peut-être pas gagner mais en tout cas, en sortir sans dignité.

« Il a tout. Mon code de carte bancaire, des informations privées, mon identité. Je peux rien y faire. Et vous non plus d’ailleurs. » Et la gravité de ta propre décision vient peser sur tes épaules. Tu peux pas te permettre d’être fiché. T’as un air misérable collé au visage, plus besoin de jouer la comédie pour voir que t’es dans le mal le plus total. Ça pourrait te donner des sueurs froides mais t’as décidé de t’en sortir. Avec pertes et fracas.

HRP — ♥️


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Ace

Comme un acteur sur scène.
Il prend son temps, sans panique. Des gestes lents, quelques secondes de plus. Il se fait un peu désirer, peut être qu'il se confectionne un mensonge, qu'il peaufine le scénario pour me vendre quelque chose de crédible. Où peut être cherche t-il simplement les mots. Le courage d'avouer ou celui de se confesser. Alors j'attendais simplement, bras croisé. Pas plus pressé que lui. Je n'étais pas attendu et il était plus intéressant que des va et vient en voiture en compagnie d'un collègue somnolant. Peut être même que j'allais être surpris tien. Parce que rien n'était vraiment normal depuis le début, mais il fallait apprécier l'originalité pour une fois puisque on sait certainement tout les deux comment tout ça finira quand le rideau tombera.
Fin de la comédie.

Il sort une cigarette, la grille sans vraiment attendre ma permission. Il était encore libre de le faire, peut être même que ça ajoutait plus de crédibilité au personnage. Bras toujours croisé, je le regardais finalement commencer son histoire. Il savait commencer attirer l'attention. Proposant une arrestation qui en valait la peine. Pas lui, bien entendu, ce serait un peu trop facile. Non, il parlait d'un vrai criminel. Quelqu'un qui méritait un châtiment plus que lui. Au moins c'était intéressant. Sourcils haussés, je l'encourageais à poursuivre d'un simplement mouvement de tête, curieux d'avoir la suite.
Parce que c'est du grand art.

Je crois que le coup de la victime je l'avais pas vu venir. Je n'en cachais pas ma surprise, plus septique que troublé à vrais dire. Selon son histoire, on l'avait forcé à faire ça. Il ne savait pas à qui appartenait cette voiture et il n'en avait rien à faire. Il était là parce qu'on lui demandait de l'être. Le pion de quelqu'un. La marionnette d'un manipulateur. Quelque part je crois que j'avais envie de croire à son histoire, juste pour la beauté de la chose. Pour changer des idiots au sang chaud qui se disent que péter des trucs peu les défouler ou des petits ami blessé dans leurs ego et leur virilité qui se retrouvent à massacrer la caisse du nouveau petit ami de leurs ex. La victime de chantage c'était un niveau au-dessus. Peut être même que c'était la vérité.
Une vérité un peu bancale malgré tout.

« Pourquoi avoir pris le risque d'attendre qu'on vienne vous chercher alors ? Vous auriez pu simplement partir après avoir fait ce qu'il vous demandait... »

Il avait l'air mal à l'aise. Le regard fuyant à fumer sa cigarette comme si c'était la dernière de sa vie. Mais ce comportement collait à la victime comme au coupable.. Alors, je crois que j'avais envie de me prendre au jeu un petit peu. Une façon plutôt satisfaisante d'assurer mes arrières si le fin mot de cette histoire était vrai. Après tout, le vol d'identité et les chantages n'étaient pas que des œuvres de fiction... c'était même un problème majeur quand il venait à toucher des personnalités plus sensibles. Il n'avait pas l'air de faire parti de ce milieu, mais ça n'excluait pas la vengeance personnelle. Parce qu'il fallait avoir une sacré envie de démolir quelqu'un pour lui infliger ça, c'est le genre de choses qu'on provoque, ça tombe rarement du ciel par hasard.
Est ce qu'il est bon acteur ou simplement poissard ?
C'était encore un peu flou.. mais il fallait se faire une idée.
Se prêter au jeu.

« Il vous a menacé de quelque chose ? Vous ou un proche... parce que sinon, il suffit de venir porter plainte.. le vol d'identité arrive plus souvent qu'on ne croit.. On a des recours pour ça...»

En général, ils se servent sur les comptes. Certains sont plus farceurs et font livrer une centaine de pizzas à la pauvre victime. Encore une fois, plus par vengeance que par hasard. Peut être que ce mec avait énervé la mauvaise personne. Qu'il avait eu un mot de trop avec quelqu'un de plutôt doué et rancunier. Quoi qu'il en soit, histoire ou pas, j'avais très envie de connaître les détails de cette histoire avant d'en apercevoir la fin.

« Vous n'avez aucune idée de qui ça peut être ? Puisque je suis là.. Autant que je vous aide non ? »

De la bonne volonté, un sourire, je pouvais être bon comédien moi aussi.
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