silent voice [kerby & jun]
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Sur la peau de diaphane,
des vaisseaux nécrosés.

22 novembre





T’avais pas voulu faire mal
Juste oublier un peu tes côtes en lambeau
(Poudre des os, le long de ta carcasse)
Fallait fermer la gueule de ces râles.


Rinne a prit la seringue dénichée au marché noir. Elle l’a regardé, et le liquide lui a rappelé une foule de mirages. Si faibles années depuis qu’elle était rentrée. Si courtes ; et pourtant si lourdes. Même pas trois ans. Bientôt. La période de décembre avait ce gout salé, et ces humeurs froides. Mais là, c’était différent.


Rinne était allongée dans son canapé, recroquevillée comme une enfant. Elle toussotait, et elle pouvait pas s’empêcher de laisser des vagues s’écouler. S’écrouler. C’était une marée à tout vent ; des navires y dérivaient (les paquebots de ses mensonges, de tous ces évènements absconds). Plus qu’une semaine avant son opération. Elle revenait parfois ici le soir pour s’échouer, quand la solitude ne suffisait plus à la terroriser. Rinne s’était pourtant endurcie en l’espace de quelques mois. Des évènements dérisoires au regard de ses premiers entrainements. Mais son corps avait été malmené, son âme forcée, et les quelques supports encore en place, envoyés valdinguer. (si seulement t’arrivais toi-même à te comprendre)


    Qu’est-ce que le monde lui avait fait ?Ou plutôt, qu’avait-elle fait au monde ?

Le poignet tendu vers le vide au dessus de sa table basse, la frêle poupée sanglotait grelotant. Elle en avait marre d’avoir mal. Marre de toutes ces images ; de la bêtise ambiante. Elle se sentait mal, juste, mal. Mal. Mal. Mal. (T’aimerai le crier, avec rage) Et sa gorge brulait d’une marque disparue depuis un moment. Alors la seringue avait pénétré ses veines maladroitement, agitée de ses tremblements. Et le liquide qu’elle avait elle-même annoté dans son château de nombre avait été mélangé à son sang. Ça avait été froid, Froid-Brulant. Elle avait eu l’impression de pouvoir tracer le chemin sinueux des vaisseaux accueillant.

Rinne avait ensuite fermé les yeux. Laissé la drogue faire son effet. Elle qui s’était jamais camée. Elle qui avait jamais rien acheté dans ce marché qui ai été un tant soit peu à proximité de ses propres quartiers.

Discuter avec les diables.

Au début, elle avait crut voir sur le revers de ses paupières des formes miraculeuses. Un flottement s’était comme qui dirait emparé d’elle. La perception de son corps s’était métamorphosée. C’était comme devenir infiniment légère ; et perdre toute notion de frottement. Les tissus de ses vêtements étaient lisses ; comme du plastique. L’air était rond. Comme un cocon. Et son esprit loin ; loin de son salon. Son dos s’était tu, la nuit avait disparu : elle s’était laissé glisser vers les tréfonds d’une idylle artificielle. La promesse d’un sommeil sans rêves.

Puis y’avais eu un picotement au bout de ses doigts. Comme une trainée de fourmi, puis un afflux, une foule, une folie. Puis quelque chose avait emballé son cœur. Puis elle avait sentit comme de désagréables sueurs. Puis une nausée avait envahit son anatomie. Une nausée sans vomit, comme un dégout de soi-même ; un dégout des organes pour leur enveloppe corporelle. Alors Rinne s’était redressée d’un coup sec comme pour chercher de l’air. Mais quoiqu’elle respirait, il lui semblait que sa gorge se resserrait. Elle était tombée, s’était cogné le bras contre la table, éraflé. Désordre. Douleur.
Impression littérale de crever.

Rinne avait rampé sur quelques centimètres avant de s’aplatir ; sa trachée étranglée, et ses membres fanés. J’avais pas caner comme ça. Non. Trop con. Qu’est-ce qu’elle avait foutu ? La came était pas bonne ? Impossible. Mais son cerveau arrivait pas à  s’organiser ; et c’était même plus la priorité. Une alerte était entrée en boucle , poussé par la promesse lugubre en épée de Damoclès. Vite.


    « Ker…be… »

Elle avait sortit son téléphone à bout de force. Appuyé sur le bouton sensé lui transmettre le message. Kerberos possédait son adresse ; et de toute façon, le sms automatique envoyé contenait ses coordonnées GPS. Elle savait pas trop ce qu’elle foutait. Mais tout tournait autour d’elle, et elle se disait que le temps qu’il arrive, elle serait peut-être déjà retournée.

Voir les anges.

Je suis désolée que tu sois toujours mon dernier rempart
Toi qui garde la tête haute, tu sais mener ta barque
J’ai cru que quelques mois suffiraient
A faire de moi quelqu’un d’un peu plus grand
Mais y’a rien à y faire ; j’dois m’être habituée à entrainer les ratés
P’têt que j’me complais dans la misère
Que j’essaye de me croire plus bonne que j’le suis vraiment

Et je crois qu’au fond de moi
J’arriverai jamais à te dire
Tout ce que je ressent.

J’ai peut-être peur que toi aussi
Tu finisses par craquer.
Ou par remarquer.
Que tout ça, c’est du chiqué.

Si tu disparaissais
Je pourrais tout laisser tomber.

Et t’as pourtant rien fait
Pour le mériter
Je sais pas ce qui t’a rendu si spécial
Et j’ai peur d’être une gêne
Et je continue à tout faire mal.

Viens m’aider,

S’ilteplait.




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ft. Rinne
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Musique - Une journée assez fatigante ; où il devait s'occuper des derniers cartons. Le restaurant allait bientôt ouvrir ses portes et tout devait être nickel avant  le jour J. Il adressa un dernier regard en remerciant chaleureusement ses employés qui étaient venus tous les jours l'aidé pour la préouverture. Et c'est en allant du côté des vestiaires, qu'il sentit son portable vibrer dans sa poche. Un message ? Visiblement oui. D'une demoiselle qu'il n'avait pas revu depuis un moment, il n'avait même pas eu le temps d'aller la saluer depuis son retour au Japon. Il lui avait filé un jour son numéro en cas de problème, après tout, la demoiselle ne sait pas réellement se protéger, puisqu'elle se cache sous d'innombrables identité. Un soupire assez las s'accapara de ses lèvres ; qu'est-ce qu'elle avait encore pu faire pour envoyer un message qui nécessite son aide. Mais c'est ta faute à toi Kerb', tu es probablement l'image d'un grand frère à ses yeux. Et tu as toujours été là pour elle en cas de besoin ; est-ce que tu t'es attaché à elle ? Tu n'en sais trop rien, et tu ne préfères pas y penser.

C'est en attrapant sa veste qu'il fini par sortir de son cher restaurant, il fit attention à bien tout fermer pour que personne ne puisse y entrer. Puis il se dirigea vers sa voiture garer sur le parking, plaçant son téléphone sur un support, il activa le GPS afin de lui indiquer le chemin jusqu'à chez Rinne. Mine de rien, cela faisait déjà un an et demi, donc il ne se souvient plus très bien du chemin à prendre pour se rendre jusqu'à chez elle. A peine Omega fut créé, que quelques mois après, il disparu du pays pour se rendre à la capitale de la gastronomie et de la mode. Il n'avait pas pour autant perdu contacts avec certains membres, mais, on peut dire qu'il s'était plutôt bien rapproché de cette demoiselle en particulier. Ou du moins, c'est elle qui tentait de se rapprocher de lui ? Oui, on peut dire ça. Il ne saurait plus trop expliquer pourquoi elle est entrée au sein d'Oméga, mais elle s'avérait être très utile pour le gang. Même plus utile qu'un simple recruteur comme lui, qui ne fait que voyager durant toute l'année.

Le moteur de la voiture grondant, il y a quelques gouttes de pluies qui viennent s'écraser sur les vitres de son pare-brise. Ce fut après une quinzaine de minutes, qu'il finit par se garer devant chez la demoiselle. Attrapant vivement son téléphone et sa veste qu'il avait jeté sur la place d'à côté, il ouvrit également sa boîte à gants. Fouillant à l'intérieur pour attraper le double des clés de chez elle; -elle lui avait donné le double, au cas où qu'il lui arrivait quelque chose et en l’occurrence, il semblerait que cela soit enfin utile-. Ni une, ni deux, il sortit finalement du véhicule pour se diriger vers le bâtiment. Faisant comme chez lui, il entra à l'intérieur ; préférant les escaliers à l'ascenseur -il a plus confiance en ses jambes qu'à un tas de ferraille-, il ouvrit la porte de la cage d'escaliers pour monter les marches une à une jusqu'à atteindre l'étage voulu. Ne se prenant pas la peine de toquer à la porte, il l'ouvrit simplement puisque de toute façon, il avait les clés... Balayant du regard le lieu dans lequel il se trouve ; ses pupilles finissent par se poser sur le corps caché derrière la table basse; ton corps Rinne. Sa carcasse jonche le sol et ce sont ses yeux qui s'écarquillent légèrement en constatant ceci. Il posa rapidement ses affaires au sol, se dirigeant à grandes enjambés vers le corps de la jeune femme, pour finalement la porter en douceur afin de la reposer sur le canapé dont elle était probablement tombée.

« Qu'est-ce que tu as foutu encore Rinne ? T'as pris quel merde pour être dans cet état ? »

La réponse lui vint rapidement en regardant sur la table basse ; de la drogue intraveineuse. C'était bien sa veine, il n'est pas médecin lui.. Est-ce qu'elle en aurait fait une overdose ? Il n'en sait rien, ou alors elle a prit une mauvaise merde. Il n'y connaît rien lui, il vend pas cette connerie. Il l'attrape à nouveau tel une princesse, l'emmenant dans sa chambre à elle et il la dépose sur son lit, avant de finalement aller chercher une bassine d'eau avec un gant, ainsi qu'un verre d'eau ; le voilà qu'il joue les infirmiers maintenant. Déposant le gant humide sur son front, il lui donne quelques claques sur les joues afin de la faire revenir à elle, du moins c'est ce qu'il espère réellement au fond de lui.. Elle semblait respirer et les battements de son cœur semble régulier. Un soupire, puis deux, il l'observa longuement en se frottant l'arrière de la tête.

« Ne me dis pas que je dois t'emmener à l'hosto' pour qu'on te désintox. Réveille-toi bordel... » Rien que l'idée de devoir se rendre à l'hôpital lui donne la nausée, il n'aime pas cet endroit, il aimerait l'éviter, alors revient à toi Rinne, pour toi, pour lui. Ne lui impose pas cette connerie. Ses talons frappent le sol, alors qu'il a prit places à tes côtés pour te surveiller, mais il aimerait simplement que tu reviennes un peu à toi, pour que tu lui expliques ce qu'il doit faire, car là, il n'en a absolument aucune idée.


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22 novembre




C’est le bruit des pas pressés sur le plancher de ton appartement. Une porte qui s’ouvre ; peut-être une main qui se tend.


Rinne a la conscience en pleine avalanche : ça dégringole, du sommet de son crâne aux ongles de ses pieds. Dans une alternance de températures chaudes-froides, l’hémoglobine quitte sa tête, laisse son cerveau coi — noyé dans l’absurdité des éléments chimiques qui dévastent son corps.


La prise de drogue a parfois ces effets étranges qui occupent l’âme pour un temps. L’humain découvre en fait que son propre appareil se délite à force d’éléments de synthèses. Dans un coin du spectacle d’hallucinogène ou de speed, l’esprit réalise alors quelque chose d’infiniment précieux. Il est possible de repousser les limites de ce qui constitue notre réalité. C’est pour ainsi dire, à portée de main. Quelques grammes et bientôt, ce qui nous semblait être acquis se déforme : nous apparaissons finalement telle une antenne radio, susceptible de capter l’infinie variété de stations humaines. On se sent faire partie d’un tout ; plus encore, on réalise qu’on ne sait plus comment être seul. Ce qui était inné est à présent effacé : l’ordre établi des choses a changé de paradigme ; et dans l’état magique (et pourtant tout à coup très rationnel) de notre trip, le nouvel ordre nous semble le plus adéquat. L’éclaircie qui suit un « Eureka ! ».
De façon plus imagée, quoique difficilement exposable, le même type de phénomène s’attache parfois à remettre en cause notre notion de la géométrie. Ce qui est devant-nous l’est toujours, et tout à la fois, il est derrière, ou bien en bas. Des choses fondamentalement opposées se trouvent mélangées, dans une organisation qui autrement, nous aurait parue folles à lier. Mais non. L’avant peut aussi bien être situé dans notre dos, sans que nos yeux puissent s’en défaire pour autant.
Une chose est sûre : une fois ces transitions traversées ; l’esprit ne revient jamais à lui. Il a acquis une expérience dont il ne saura plus jamais se défaire. Et cette expérience ira sans doute nourrir, les nuits d’errances, davantage de murmures enveloppés par le doute.

Rinne était là. Au centre de son propre univers. À se fondre dans le matelas a peine assez épais de son lit. Un lieu familier ; qui peu à peu, perdait toute empreintes, tout repère.
Mais Rinne ne l’avait pas toujours été, là. Au fond de son délire silencieux ; les yeux clos et le corps avachis sur le plancher froid, quelque chose d’anonyme mais familier avait surgit. Une sorte de maintien, qu’elle avait senti glisser lentement sous ses cotes ; sans qu’aucune douleur, pourtant quotidienne depuis l’attentat, n’applique son venin sur l’aurée de sa peau. Malgré son inertie, Rinne avait éventuellement tourné le tête vers ce qui devait être un torse. Tandis que le matelas où elle se trouvait à présent semblait l’aspirer ; la sensation de la vie battait encore doucement contre sa joue, souvenir-tampon galvanisé par son corps en ébullition.
Son état était comparable à celui d’une personne ayant perdue connaissance. Elle se savait présente au monde ; et pourtant, il lui était impossible de rendre à nouveau le monde présent à elle. Une frontière infrnachissable se dessinait entre sa conscience et l’expressivité de son corps. Au fur et à mesure que Rinne réalisait avoir été déplacée ; l’évidence d’être dans un mauvais état la gagnait. Et plus cette conviction gagnait du terrain ; plus l’urgence panique de revenir à elle la pressait.
Elle s’entendit bientôt hurler à l’intérieur d’elle-même ; prête à tambouriner aux portes de la pleine conscience par la seule force de ses propres pensées.

Quand ; Une voix très nette, apparue graduellement d’un grave éloigné à une sonorité très distincte, interromps le silence-vacarme de son introspection forcée.


« … bordel »


Rinne rouvre les yeux à ce moment-là ; les joues rosies des claques que le garçon lui avait assenés pour son bien. Son buste s’est redressé d’un coup sec tandis que sa gorge, brasier incandescent, a chassé l’air désespérément. Elle a la main accrochée aux vêtements de Kerberos, et ses yeux écarquillés ont les pupilles mille fois dilatées. D’un coup, c’est une explosion de saveurs. Son nez semble assaillit par milles et unes odeurs. Sa tête vrombit ; comme si son crâne était un étau, trop serré, trop étroit. Le sang pulse ; sa respiration se saccade ; l’oxygène vital devient brutal. Alors Rinne qui sent à peine ses mains essaye de resserer sa prise sur le tee-shirt de Kerby. Elle baisse la tête, la redresse ; incapable de décider si il vaut mieux s’accrocher au regard du jeuen homme ou se térrer dans le déni et la honte (la honte ?).

    « Ke… »

Parler est un supplice ; et des torrents de questions l’assaillent. Son corps panique. Bientôt, ses narines saignent. Rinne hoquete bêtement. Elle ne sait pas pourquoi, elle a très envie de pleurer. Puis ce sont les tremblements. Alors une pensée très nette se dessine dans tout ce foutoir, et Rinne essaye tant bien que mal d’arriver jusqu’à l’oreille de celui qui paye toujours l’addition de ses déboires.

    « Kerk…Kerbe… Dans le tir.. Dans…Salle de bain d… »

Rinne n’est pas certaine de ce qui lui arrive ; mais ses quelques années à Oméga on sertit son nécessaire pharmacie de quelques curiosités susceptible d’arranger au moins un peu son problème. Des avertissements diffus traverse son crâne ; elle qui ne prends jamais une décision au hasard ((redoute l’imprévu)).

    « Serin… jaun… »

Une seringue jaune. Ça passe ou ça casse. La voix du mec est diffuse dans sa tête. Lointaine ; comme un rêve. Mais au fond, Rinne a la certitude qu’il lui a dit d’utiliser un shoot d’adrénaline.

Elle s’en veut à mort ; et la honte pèse sur le chagrin qui ne tarie pas la source de ses larmes. Kerberos. Pourquoi, au final ? Qu’est-ce qui a bien put faire, que ? Que toi, petite sauvage perdue, tu t’es à ce point accrochée à lui ; à en faire ton sherpa dans le blizzard de tes propres emmerdes.

Sa stature ? Son regard ? Sa voix ? Ses gestes ?
La rencontre te semble bien loin… Et dans l’eau croupie qui te noie, Rinne, tu entraperçois confuse le chemin vous ayant mené jusqu’ici.


D’une rencontre fortuite à une retrouvaille bien pire.



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ft. Rinne
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Musique - Les secondes s'écoulèrent, semblable à un calvaire. Le son des gouttes qui se cognent et qui se collent aux vitres, alors qu'un soupire s'échappe de ses lippes. Il aimerait comprendre pourquoi tu l'as appelé lui, pourquoi forcément lui. Un médecin, non, simplement quelqu'un avec des connaissances en médecine aurait été plus utile. Les questions cogitent à l'intérieur de son esprit et il est face à un dilemme qu'il n'apprécie guère ; que faire de toi alors que tu es dans cet état.

C'est du coin de l'oeil qu'il t'observe et soudainement, tu sembles revenir à toi. Son propre palpitant s'est accélérer à l'intérieur de lui ; est-ce qu'il a eu peur ? Plutôt de la surprise. Il ne s'attendait pas à voir soudainement ton corps se redresser d'un coup pour être proche du sien ; le froissement de ses vêtements lui fait légèrement baisser le regard durant un instant, essayant par la suite de désemparement trouver ce regard qui t'appartient pour le soutenir, te soutenir. Alors il dépose sa main sur le sommet de ton crâne, glissant ses doigts entre tes fins cheveux entremêlés. « Calme-toi, c'est Kerb'. Explique-moi ce que je peux faire pour t'aider.» Parce qu'il est là pour toi à cet instant précis, il t'apporte ce peu de chaleur auquel tu peux t'accrocher, parce qu'il est là, à tes côtés.

Pourtant ses yeux s'écarquillent à la vue du liquide pourpre qui entache ta peau ; la salle de bain, tu venais de parler de la salle de bain. Il essaye de comprendre ; de lire sur tes lèvres. « Une seringue jaune ? Comme celle que tu as utilisé ? » Puis il s'agite un peu ; il cherche de quoi stopper les saignements de nez. Il retire doucement tes mains qui le tenaient sans te brusquer, pour attraper un paquet de tissus blanc sur la table de chevet. Tirant le mouchoir de son contenu en le dépliant d'un léger mouvement de la main, il le replie ensuite en deux pour le porter à ton nez. « Ne met pas la tête en arrière, je vais aller dans la salle de bain voir si je trouve ce que tu me demandes.» Il se lève du lit, s'éloignant alors de toi pour te laisser seule durant quelques instants. Dans son esprit c'est la panique, il aimerait se calmer et il ne comprend même pas pourquoi il est dans un état qu'il ne saurait décrire.

Ses jambes l'ont guidés jusqu'à la dite pièce où tu lui avais conseillé d'aller, il ouvre les différents placards/tiroirs les uns après les autres, cherchant l'objet en question. Mais il n'y a pas qu'une seule seringue jaune ; il les attrape alors une à une, observant sur les côtés si il y a une quelconque indication. Il n'a pas envie de se gourer, il ne veut pas se gourer. Il a l'impression d'avoir ta vie sur ses épaules et que si jamais il se foire, il devra en prendre la responsabilité. Et il ne peut se le permettre, ce n'est pas quelque chose qu'il doit prendre. C'est ta vie et elle t'appartient, elle ne lui appartient pas à lui. Il a déjà donner et il souhaite oublier, ne pas se rappeler. Pourtant, il a quand même cette responsabilité que tu viens de lui infliger, celle de te sauvé de quelque chose dont il n'y connaît rien. Il ne sait même pas quelle connerie t'as pu t'injecter dans les veines ; pourquoi lorsque quelque chose peut être simple, cela semble si compliqué ?

Ses mains se posent sur un meuble où il a éparpillé les différentes seringues et les paquets de médicaments. Inspiration, expiration. Il veut reprendre son calme habituel, avoir l'esprit posé pour réfléchir. Il ne panique pas autant dans son propre restaurant, alors pourquoi maintenant ? Le fait qu'il y est une vie en jeu ? Probablement, et cela l'effraie quelque peu. Puis son regard est attiré par un petit papier blanc, il y a un numéro de téléphone écrit à l'encre inscrit dessus avec le mot « Dr. Kagure ». Serait-ce un docteur ? Il l'ignore, mais il est face à une impasse qui fait qu'il n'a pas d'autre choix que d'appeler quelqu'un de plus compétent. Attrapant le téléphone au fond de sa poche de pantalon, il compose rapidement le numéro sur l'écran tactile, espérant au fond de lui que quelqu'un réponde. Il y a ce petit moment d'attente qui le frustre, serrant un peu le rebord du meuble dans la paume de sa main ; il s'impatiente et ses sourcils se froncent. Puis il y a la délivrance d'entendre quelqu'un à l'autre bout ; une voix d'homme qui semblait endommager par la vieillesse et la cigarette. Et il part dans son propre monologue pour expliquer la situation.

« Allô, excusez-moi de vous déranger. Vous êtes bien docteur ? Serait-il possible de venir au 3 Chome-19-7 Nishiikebukuro Toshima-ku? » Un moment de pause pour que son interlocuteur réponde. « Une amie a fait une overdose, elle est consciente mais j'ignore quoi lui administré, bien qu'elle a plusieurs médicaments dont... certaines seringues et elle voulait que j'en utilise une sur elle. C'est assez urgent, donc si vous pouvez vous déplacer rapidement, je vous en serait fort reconnaissant.. »

Une conversation assez rapide, où il avait principalement parlé avec une dose de politesse mélangé à de la maladresse. Il avait pu placer les mots comme il faut, malgré la panique qui le tenaillait jusqu'à maintenant. Est-ce qu'il allait mettre longtemps ? Il l'ignore. Si l'homme au bout du fil lui avait dit le nombre de minutes, cela n'était pas resté ancré dans sa tête. Puis finalement, il attrapa les différentes seringues et les quelques médicaments qui pourront être utiles ; emmenant le tout dans la chambre, les déposants au pied du lit, pour ensuite revenir aux côtés de la jeune femme. « J'ai appelé un docteur, il ne devrait pas tarder. Je ne veux pas prendre le risque d’aggraver ta situation Rinne. » Parce qu'il ne pourrait se le pardonner, alors il reste auprès de toi si ça peut t'aider à te calmer. Il attire ton frêle corps contre le sien, espérant que cela puisse atténuer un minimum tes tremblements, le temps que cette personne arrive et te délivre, c'est tout ce qu'il peut faire et cela l'exaspère.


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Y'a des bugs dans ma tête
Quand j'écrase ma cigarette
Ici tout l'monde déraille.

Habituelle sonnerie qui tombe au milieu de la nuit.
À vouloir vivre le jour, chercher la tranquillité, il semblait que les mauvaises augures avaient désirées te réprimander. Te forcer à te lever, à accepter ce coup de fil. Tes mains traînent sur les draps, tu enserres maladroitement l’appareil dans un râle. À l’autre bout, il y a une voix paniquée, quelqu’un qui te supplie poliment de venir les assister. Tu restes silencieux, ton avant bras plaqué sur tes yeux. À peser le pour et le contre dans la pénombre, tu aimerais avoir la patience de déblayer ton discours habituel. Que tu n’es plus médecin, tu ne l’as d’ailleurs jamais vraiment été.

Et tu te dis qu’heureusement pour lui, il fût le premier à parler car le réveil forcé ne t’avais procuré qu’un agacement latent, une colère rauque. Tu allumes la lumière et te redresses, note l’adresse sur un bout de papier tout en soupirant. Tu ne les connais pas Junichi, cet appel à l’aide au milieu de la nuit aurait glacé n’importe qui. Mais tu te dis dans ton état de semi-conscience, qu’il y a une raison à ce que ton numéro se soit retrouvé entre leurs mains et qu’une fois sur place, tu pourras constater de ce qu’il en est.

Il raccroche. Tu passes tes mains sur ton visage, étire ta peau, tendant tes rides soutenues à la lumière drue. De drôles de choses t’attendent cette nuit, tu le pressens et sans être réellement pressé par la gravité, tu pars te rhabiller. Arrivé sur les lieux, tu sonnes à l’appartement, mallette en main et yeux cernés, attendant que l’on t’ouvres. La porte à peine entrouverte t’offres déjà le visage d’un jeune homme dépassé par la situation à qui tu proposes une poignée de main cordiale et pourtant dénuée de bonnes intentions.

« Bonsoir. » Tu racles ta gorge, ta voix es éteinte et ton regard déconcentré semble chercher l’évidence, le pourquoi de sa venue. « Faudra qu’on parle une fois tout ça terminé… » Tu t’avances, la menace en suspens attendant d’être amené vers le corps étendu. Tu n’oses pas encore proposé que dans le pire des cas, vous pourrez toujours vous arranger pour faire disparaître les évidences. Mais la vue qui t’ai offerte te fais t’arrêter dans l’encadrement de la porte, tu restes immobile, regard fixe.

Rinne est là, allongée, inconsciente. Il y a un moment de latence, de ceux où le bruit devient lointain et le temps suspendu. Où l’on observe incapable quelque chose de morbide, sans pouvoir s’en détourner ni s’en offusquer. De ces moments où l’on est plus qu’un tas de chair l’espace de quelques instants, flottant dans le déraisonnement. La bulle éclate et tu te retournes sans aucun tact vers le concerné, sourcils arqués, dents retroussées. « Qu’est-ce que tu lui as fais? Qu’est-ce qu’elle a ingérée? » Ton agressif et attitude pourtant passive. Tu aurais pu le saisir, tenter de te bagarrer sous l’éclat colérique, mais tu n’en fais rien. Et bien que ton corps, sa position cri à l’agression, tu modères tes ardeurs.

« Je peux pas l’aider si tu me réponds pas. Si ça tourne mal, je pourrais par contre m’occuper de toi. » Et à tes mots, tu retrousses tes manches, accroupie à ses côtés, regardant son teint pâle, ses naseaux ensanglantés. Ressentant son pouls faible et sa respiration saccadée.

HRP — RINNE TU VAS TE FAIRE SACRÉMENT ENGUEULER PAR TON GRAND-PÈRE QUAND TU VAS TE RÉVEILLER, SACHE-LE.


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