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il est grand temps de rallumer les étoiles ft. absinthe

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dort meurt du v(m)al
FT : lapis lazuli + houseki no kuni
Crédit : absinthe le plus doux et le plus beau aka. abswink man husbando

Âge : 26y.o
Habitation : shinjuku
Présentation : carpe diem
Fiche de liens : requiem


.ft storm
.ft absinthe

Messages : 28
D/5
ft. père qui êtes aux cieux pardonnez-nous d'être (mal)heureux
je ne suis qu'une illusion bercée par vos envies (et les miennes  un peu avouons le aussi) je peux être tout ce qu'il vous plaît tout ce qu'il vous faut sur terre être mortelle mais incarner tous les maux ; vous faites exister le mensonge que je suis (car je suis un mensonge) mais je suis le vôtre et cela rend tout un peu plus (mo)rose. je ne suis rien de plus qu'une appellation et un visage - juste ce qu'il faut pour créer un mirage.

je pourrais
recoudre vos plaies, venir bercer vos nuits chanter des berceuses au pied de votre lit, écouter vos pleurs pendant de si longues heures, passer sous vos coups si injustes soient-ils ou bien en asséner tel un missile oui je pourrais
je peux, si j'osais
(car c'est bien vous qui me peignez) jetez à ma peau les teintes qui vous hantent pour vous accaparer ce qui vous manque et je ne suis que le fantôme de ce que vous voulez sûrement fuir mais qui devient le plus grand de vos désirs.

aujourd'hui aussi (c'est vendredi) et le ciel est gris - l'est-il vraiment ou est-ce juste la tristesse des gens ? coule-t-elle du ciel pour glisser jusqu'à nos égouts, s'épancher lentement ? peut-être que le deuil passe par la pluie ou que la pluie passe par le deuil (après tout elle rend si bien dans sa mélodie sur les cercueils) et aujourd'hui encore je rentre - est-ce vraiment rentrer ? rentre-t-on seulement si l'on a l'impression d'avoir un chez-soi, un foyer, une maison ? être seulement parti(e) ? dans ce cas-là, je ne rentre pas. j'erre, depuis des années. et c'est chez lui (chez toi, chez eux) que je vais m'égarer.

j'ai encore sous le bras ma pochette, mes dossiers. le dos droit, les talons qui claquent et l'air qui se fouette sous ma chevelure bleuette (je me fais voie lactée) sans (personne) astre pour m'étoiler. je rentre comme si c'était chez moi (ça ne le sera jamais) et je me guide à ta (la vôtre, je suppose) cuisine. je remonte mes cheveux resserre la naissance de la cascade qui s'écoule toujours dans mes hanches et m'adonne à la tâche qui m'attend (sans oublier le tablier).  il y aura, après le temps qui passe et la sonnerie des classes, le sourire angélique sur ses lèvres de me voir ici moi qui ne suis pourtant pas à ma place je m'enracine dans la façon qu'il a de parfois saisir ma main ; cette tendresse et douceur que je ne peux que reproduire en toute maladresse.
et j'attends
égoïste humain(e) ;
terrible manant(e) ;
de voir le chérubin
étoile de son (mon) ciel
qui se rallume m'émeut m'émerveille
me guide vers le matin.
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