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Avec la ville à leurs pieds // ft. Shiki
Ophélia
Avec la ville à leurs pieds // ft. Shiki BEcNWX2
FT : elizabeth // bioshock infinite
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Ophélia
C/5


Tea or wine—ft. ShikiTokyo. Soir. La pluie tombe délicatement sur les vitres. Elle est encore au travail malgré l’heure avancée. Un sujet important à boucler. La une du journal de demain. Une édition supplémentaire à semer au vent les graines de la discorde entre les gangs, à expliquer aux millions de téléspectateurs qui la suivent quel est le droit chemin. Haine. Terrible haine. Un jour il n’y aura plus que ça pour la faire avancer. Elle ne sera ni vivante ni morte, âme errante dans une ville cauchemardesque.

Mais l’histoire n’en est pas encore à ce chapitre. Il y a encore beaucoup à faire. De nombreux rebondissements à vivre. Peut-être même que le futur en sera changé.

Coup d’œil à sa montre. Déjà sept heures et demi ? Pas le choix, le sujet attendra demain matin. La belle journaliste a un rendez-vous important qu’elle ne manquerait sous aucun prétexte. Elle baisse l’écran de son ordinateur et attrape son sac à main de cuir noir pour en sortir un miroir de poche. Elle se devait d’être impeccable pour cette rencontre, comme à chaque fois et même un peu plus. Un peu de poudre, du rouge à lèvre carmin pour sublimer son visage et c’est bon. Parfaite. Elle ajuste sa jupe et son chemiser, puis enfile son long manteau noir aux bords des manches en fausse fourrure. Elle aime ce manteau, elle trouve qu’il lui donne de la prestance et du charisme, comme si elle en pouvait en manquer. Dans quelques semaines la chaleur reviendra à Tokyo, il lui faudra alors abandonner ses tenues hivernales, alors elle en profite encore un peu. Elle sort de son bureau, son assistante est rentrée depuis au moins une heure et il ne reste personne à la Fuji TV à part le personnel de ménage qu’Ophélia salue avec un sourire enchanteur. Être polie avec n’importe qui, peu importe sa condition ou sa richesse. C’est ce que sa mère lui répétait lorsqu’elle était jeune.

La voiture de sport file dans les rues. Eclair pourpre fugace marquant tout juste l’arrêt aux feux rouges. Elle se dirige vers Harajuku et sa célèbre Omotesandō. Les arbres qui bordent l’avenue commence à se couvrir de boutons, dans quelques jours les premières feuilles apparaîtront puis des fleurs. Les beaux jours étaient vraiment proches. Ophélie s’arrête devant un immeuble contemporain isolé de ses voisins. L’étrange construction sur trois niveaux mêle murs en béton, piliers d’acier et plaques de marbres colorés. Une association luxueuse qui vise à montrer au spectateur le standing de l’endroit. Mais il n’y a pas que de l’apparence, les grandes baies vitrées, la ligne épurée et les matériaux rappellent le célèbre pavillon de Barcelone construit par Ludwig Mies van der Rohe pour l’exposition internationale de 1929. Une référence très précise à un des édifices fondateurs de l’architecture moderne. Un trait d’esprit de la part de l’architecte aux yeux de la journaliste car il a compris l’importance d’un café comme celui-ci, on y vient autant pour parler que pour se montrer. Le décor ne doit pas faire ombre à la clientèle, il doit la mettre en valeur. Il ne doit pas captiver le regard, mais apaiser l’esprit pour que chacun puisse tenir aisément sa conversation.

Elle tend les clés de sa Jaguar au voiturier qui vient de lui ouvrir la portière, glissant au passage un billet. Elle ne dit pas un mot, se contente de sourire. Tout le monde la connaît.
« Bonsoir madame Kirishima. Votre salon est prêt, veuillez me suivre s’il vous plait. »
L’homme de la réception la guide au premier étage, dans une pièce où la vue donne sur la ville et au loin la baie où le soleil a presque disparu. Les talons claque sur le sol de pierre. Elle remercie l’homme et s’installe dans un des deux fauteuils, face au paysage. Les lumières artificielles s’allument peu à peu, mais la ville ne dort pas pour autant. Tokyo ne se repose jamais.

Le temps passe. Secondes, minutes ou heures ? Elle ne sait pas. Son esprit s’évade en attendant que son invité arrive. Et justement, voilà que l’on frappe à la porte. « Entrez »
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HRP— il était temps de le commencer ce rp mdr

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ophélie kirishima
grief is a house that disappears each time someone knocks at the door
a house that blows into the air at the slightest gust

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