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Salade de phalanges ▬ Utopie
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Salade de phalanges
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Prudence est mère de sûreté. Mais toi, tu connais pas ta daronne, alors celle des autres - notamment celle de sûreté -  tu t'en bat les couilles. Tout ce qui t'importe, c'est cette auto-destruction qui guide chacun de tes pas. Cette folie, ce regain d'agressivité envers autrui, cette envie de prendre le visage d'un être humain, et le mettre autant dans le désordre qu'un phrasé du Maître Yoda. Tout ton corps, endolori encore – parce que t'a remis le couvert la veille et que ça s'est pas très bien passé pour ton matricule – ne demandait que ça. T'avais rafistolé quelques blessures, l'utilisation de whisky bas de gamme en guise d'anesthésiant local, du scotch avec des espèces de bouts de tissus pour arrêter le saignement. Un garrot, et t'étais presque comme un sou neuf. Vraiment presque. Juste que, si un véritable médecin voyait ta tronche actuellement, il t'emmènerais direct à l'hôpital. C'était un miracle que ça tenait. C'était un autre putain de miracle que tu puisse tenir debout.

Tu ne dormais quasiment plus depuis quelques jours, du moins, c'était des sommes rapides. T'appelais ton pote Bookie histoire d'avoir un peu de compagnie dans cette vie monochrome, uniquement teintée de rouge sanglant. Ce mec, tu l'avais connu plus jeune. Et il était tout comme toi. C'était un mec issu d'un couple métissé, il avait douillé pendant son enfance, mais il s'en était sorti. Bookie était un bon gars. C'était l'épaule contre laquelle tu pouvais t'appuyer, mais tu faisais toujours mine que tout allait bien, tu ne voulais rien laisser transparaître. Personne, et tu faisais insistance sur le terme personne, ne devait savoir qu'il y avait une brèche en toi. Si c'était le cas, ça allait être porte ouverte à toutes les merdes qui pouvaient être possibles et imaginables. Alors, pour tenter de refermer ladite brèche, tu laissait tes bas instincts reprendre le dessus. Pas la baise. La violence. A l'état pur. Celle qui animait encore ton corps empli de nervosité. Tu avais tellement les nerfs que ça te maintenait réveillé, t'avais des cernes qui repoussait tes paupières, ce qui te donnait un côté «yeux bridés». L'animal que tu étais, n'avait jamais été aussi asiatique auparavant.

Avec nonchalance, tu errais dans les rues de la ville, comme un mec qui avait tout perdu. Et c'était presque le cas. L'hécatombe. Le quartier général en ruine, très peu de nouvelles de tes proches – même si tu t'en battait les couilles, avoir deux trois nouvelles de la famille ça aidait à garder le moral – ce surplus emmagasiné au plus profond de toi. Ta mine faisait peine à voir. Cette langue qui vint lécher les babines, il y avait quelque chose devant toi. Quelque chose que tu remarque sans même y avoir prêté attention. Ce soir là, quand tu t'étais fais matraquer la gueule, tu avais retenu deux ou trois petits détails de tes agresseurs. Pas grand chose, mais là c'était flagrant. Le même accoutrement. La même veste avec le même symbole au dos, un espèce de scorpion, va savoir pourquoi. La même coupe de cheveux de ce type là. A la démarche, t'avais reconnu les trois clowns qui t'avaient fait la fête. Blacky, le videur, n'était pas en service aujourd'hui. A cet instant présent, tu étais simplement «B» l'arme d'Exodus, le chien bien dressé du gang, l'homme qui savait distribuer des pains à qui en demandait. Seul contre trois, tu t'étais dis intérieurement que ça allait passer. Mais au dernier moment, lorsqu'ils étaient rentrés dans un bar, tu t'étais résout à opérer de la sorte. Karas avait été clair sur le sujet, fallait prendre des informations mais surtout, fallait éviter les opérations suicides comme celles-là. Il ne l'avait pas clairement dit, mais laissé suggérer. Perdre d'autres membres dans une bataille à la con, et Exodus serait rapidement hors d'état de nuire.

Alors, tu brandi ton téléphone et t'installe sur la terrasse du bar d'en face. Il fait frais, ça fais un bien fou. Inspire, expire, ça va aller boy. Tu scrolle les noms. Atlas ? Mieux vaux pas le déranger en pleine nuit pour un truc qu'un sous-fifre comme toi peut faire. Bookman ? Laisse-moi rire. Fyodor ? Plutôt crever que lui demander de l'aide. Ensuite vint les noms de tes employeurs en tant que videur, tu scroll. Ton partenaire videur, tu scroll. Vint ensuite le reste de l'alphabet. Poussin ? Tu laisse passer un rire. Pure ? Certainement pas. Puis, ton visage reste bloqué sur ce nom. Le dernier de la liste, étrangement petite liste de contacts. Utopie.

Pendant un moment, tu reste hésitant entre le message et l'appel. Mais tes doigts prennent le dessus, ce sera donc un message.

«J'ai retrouvé les gars qui m'ont bottés le cul. Si l'envie te tente de me rejoindre, je suis à la terrasse d'un bar miteux à DŌGEN-ZAKA, 'Chez Hiro' ça s'appelle. Si t'es partante, arrive vite. J'vais pas tenir des masses à regarder ces connards se pavaner.»

Tu brûle de l'intérieur. Ces types-là s'amusaient après la dérouillée qu'ils t'ont mis gratuitement. Aujourd'hui, tu portais un bonnet gris sur la tête, une veste en cuir pour surplomber tes épaules larges, un jean bleuté dont on pouvait apercevoir quelques petites tâches de sang si on y regardait de plus près. Une clope dans la bouche, et surtout, ta sale gueule au regard vénère qui fixait ces trois mecs dans le bar. Tu ne remarquais même plus les gens passer. Tu ne regardais même pas le serveur qui était arrivé pour la commande, t'avais juste dis «deux triple whisky sec» sans aucune formule de politesse, sans même daigner le fixer, ou sourire, ou rien en fait. Tu bougeais pas. Ta position était parfaite. Pas trop excentrée, tu avais une vue sur la ruelle d'à côté – la sortie de secours – et l'entrée du bar. Du coup, si quelqu'un bouge, tu peux le voir direct.

Le temps passe.

Elle se pointe, tu la regarde même pas. Les verres sont sur la table, du vrai bon whisky en plus pour une fois. Tu fixe les individus, et daigne enfin ouvrir tes lèvres, pointant du doigt à chaque fois que tu ciblais quelqu'un.

«Veste noire avec le scorpion dans le dos.» pointé à gauche, passant trop de temps à recoiffer sa coupe de merde - de toute façon dès qu'il sortira de ce bar, il n'aura plus de doigts pour caresser sa tignasse de merde. «Costard-cravate avec tête de fils à papa.» pointé à droite en train de parler avec un autre type. «Cheveux roux, style genre chanteur de J-pop, c'lui là il est pour toi, il fait ta taille.» pointé en train de tchatcher la barmaid. Et en plus ça te fais échapper un petit rire.

Tu lève ton verre en regardant, cette fois-ci, ton interlocutrice. T'étais presque un chien bien dressé finalement, poli et tout.

«Merci d'être venue, à croire qu'encore une fois, j't'en dois une pour me sauver les miches.» t'avais un ton calme étrangement. Oui. Parce qu'au fond de toi, t'avais juste envie de tout foutre en l'air, courir à l'intérieur de ce bar, et leur flanquer une rouste devant tout le monde. Mais fallait être patient, d'où le fait qu'elle soit là, histoire de te raisonner un peu.
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Utopie
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Utopie
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GIVE UP THE FIGHT, GIVE UP THE FIGHT, WON'T WAWE MY WHITE FLAG

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La nuit commençait à tomber, et Utopie était là, avec pour seule compagnie son téléphone à une table de bar. Le son des enceintes en boucle dans ses oreilles, les visiteurs et leurs ragots à droite et à gauche, l'alcool à profusion, une cigarette à la main et Utopie oubliait sa vie mouvementée le temps d'un court instant. Il lui arrivait parfois de se poser des questions sur ce qu'elle faisait. Sur les idées qu'elle véhiculait. Des personnes à qui elle avait ôter la vie pour certaines, et celles qu'elle avait ruinées également. Était-ce vraiment ce pourquoi elle était faite ? Causer la mort, la tristesse. Semer la destruction partout sur son chemin. Mais à quel prix ? Mais surtout, pour quelle raison ? « Madame, votre whisky. » Utopie leva les yeux vers le serveur, et lui offrit un léger rictus, ainsi qu'un généreux pourboire. De temps en temps elle aimait également faire plaisir, et le métier de serveur par ces temps était quelque peu risqué.  

Utopie ferma les yeux un instant, se laissant bercer par les basses du club. Ses jambes croisées sous la table, la médecin sursauta rapidement. Pour cause, son téléphone portable se mit à vibrer sur la table. Elle n'était pas de service aujourd'hui, et se penser au calme entre ses murs. En tant que membre d'Exodus, mais surtout chef de propagande, Utopie se devait d'être au garde à vous à n'importe quel moment, ainsi que pour n'importe quel membre de ce dernier. Son téléphone en main, elle ouvrit le message de Blacky. « J'ai retrouvé les gars qui m'ont bottés le cul. Si l'envie te tente de me rejoindre, je suis à la terrasse d'un bar miteux à DŌGEN-ZAKA, 'Chez Hiro' ça s'appelle. Si t'es partante, arrive vite. J'vais pas tenir des masses à regarder ces connards se pavaner. » La médecin ne pu s'empêcher de rouler des yeux. Elle n'était pas prête à venir jouer la vengeresse, ni même se battre avec quelqu'un. Utopie qui pensait se sentir à l'aise, au calme avec une journée sans hurlement ni goûte de sang. Le pari n'était pas gagner.

Ni une ni deux, la demoiselle prit en main ses affaires personnelles, se déplaça vers le comptoir pour payer ses denrées.  Elle ne connaissait pas spécialement le terrain où comptait l'emmener Blacky mais le laissait en plan n'était pas envisageable. Alors, elle grimpa sur sa moto et se dirigea vers Dögen-Zaka, chez Hiro plus précisément. Le lieu n'était pas loin de son emplacement actuel, ce qui permettait à Utopie de le rejoindre en un rien de temps. Garrant sa moto deux rues plus loin, elle rejoint son collègue à pied, ses lunettes teintées sur le nez, même nuit tombée. La tête argentée ne tarda pas à s'asseoir à ses côtés, silencieuse. Prenant une bonne gorgée de son nouveau whisky. « Veste noire avec le scorpion dans le dos. » Elle ne rétorqua pas le moins du monde, se contentant de regarder là ou Blacky lui disait. « Costard-cravate avec tête de fils à papa. » Léger hochement de tête, et une autre gorgée avant qu'il ne continue. « Cheveux roux, style genre chanteur de J-pop, c'lui là il est pour toi, il fait ta taille. » Utopie recracha sans plus attendre son alcool, et essuya rapidement ses lèvres humides. A sa taille ? Peu de personne avait vu en action Utopie, et il y avait bien une raison à cela. La demoiselle avait subit un entraînement de choc depuis sa plus tendre enfance, et un grand gaillard comme Blacky ne l'effrayait pas le moins du monde. Elle enleva ses lunettes et plongea son regard bleuté sur son visage. Tenant du bout de ses doigts son menton. « Il me faudrait peu de temps pour te neutraliser, et qui sait, trancher ta carotide. » Soufflant fortement, elle remit en place ses jambes. « Ne jamais se fier à l'apparence de son adversaire. C'est une règle de base Blacky. » Cela lui avait valu plusieurs cicatrices et l'avait particulièrement marqué. Ne jamais sous estimer la force de son adversaire parce que sa carrure est nettement moins musclé que la votre. La dextérité d'une personne n'est jamais visible.  


Blacky
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Drôle de retrouvailles n'est-ce pas ? Vous étiez là, l'un à côté de l'autre, peinant à vous regarder dans le blanc des yeux. Pas vraiment de mot plus haut que l'autre, mais pas loin. Une petite pique bien placée par-ci, une petite mise en garde par-là. Rien de bien croustillant pour le moment, mais ça t'avais arraché un drôle de sourire lorsqu'elle avait recrachée son verre. Des abdominaux en contraction, tu essayais tant bien que mal d'étouffer ton rire, rester neutre face à la situation que tu avais déclenchée. Elle passais ses doigts sur ton menton, pour t'expliquer qu'il lui faudrait qu'une poignée de secondes pour te neutraliser, voir te trancher la carotide. Il y avait de fortes chances que, oui, en confrontation direct, elle puisse y arriver. C'était fort probable. Ou peut être pas en fait, va savoir. Au passage, elle avait enlevé ses lunettes de soleil momentanément. Tu t'étais perdu dans le bleu de ses yeux, décollant puis atterrissant quelques secondes plus tard. Reste maintenant à savoir si vous alliez continuer ce concours de qui-a-la-plus-grosse ou si vous alliez réellement établir un plan d'action.

Les trois compères semblaient passer un chouette début de soirée en tout cas. L'un venait d'obtenir un numéro de téléphone, l'autre s'éclatait au billard pendant que le dernier continuait de papoter avec un autre groupe. Les trois énergumènes ne savaient pas. Quelque chose les attendait dehors, tapis dans l'ombre et l'obscurité d'une ruelle sombre, comme la dernière fois. Tu laisse échapper un bâillement, tu te frotte les yeux. Le sommeil te manquait, terriblement, mais tu faisais encore mine que tout allait bien. Tout était dans le paraître. Ça n'allait très certainement pas fonctionner, mais au moins t'aura essayé de jouer le jeu.

«Pas la peine d'être aussi froide, j'voulais juste détendre l'atmosphère... Je sais très bien qu'il ne faut jamais sous-estimer un adversaire, je suis pas aussi con que j'en ai l'air 'Topie. J'me suis bien assez fait latter la gueule par des filles aussi grande que toi par le passé !»

Et ça t'fais rire en plus.

T'avale le contenu de ton verre à une vitesse ahurissante, et en commande directement un autre. Ça te maintenant éveillé. Quoi qu'il en soit, t'avais la mine à la fois fatiguée et blasée. Puis l'atmosphère entre vous deux était tellement lourde que ça t'en nouais l'estomac. Le second verre arrive. Tu va pour le boire, mais avant, t'avais envie de dire un truc, ça te pesais.

«Au fait, pour la dernière fois...»

T'a même pas le temps de continuer, que t'avale le verre cul-sec. Il y avait du mouvement. Les trois mecs étaient en train de faire comme s'ils allaient partir, un tour d'adieu, se courbant légèrement pour dire au-revoir et s'approchaient dangereusement de la sortie principale. Pendant cet instant, tu confond peut être la table avec une batterie, tu la tambourine de tes doigts et de tes mains. Là, il y a un grand sourire qui s'illumine sur ta tronche. L'animal s'était réveillé.

«Y'a du mouvement. On fais comme ça alors, j'te laisse me montrer l'étendue de tes talents et j'couvre tes fesses ?»

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Leur dernière rencontre avait laissé un goût amer dans le bouche de la demoiselle. Bien qu'elle ait réussi à se ressaisir, un sentiment de culpabilité et de gêne venant se glisser à l'intérieur de ses veines. « Pas la peine d'être aussi froide, j'voulais juste détendre l'atmosphère... Je sais très bien qu'il ne faut jamais sous-estimer un adversaire, je suis pas aussi con que j'en ai l'air 'Topie. J'me suis bien assez fait latter la gueule par des filles aussi grande que toi par le passé ! » Cette froideur était en fait sa vraie nature. Celle d'une femme battue par un père aimant très spécialement son enfant. Celle d'une mercenaire qui en réalité n'a jamais apprit à aimer, ni même à apprécier un plaisir charnel. Ce sont des choses qui s’apprennent, et qui ne sont pas inné pour tous le monde. L'amour ne l'est pas, et ne l'a jamais été.

« Au fait, pour la dernière fois... » Elle chercha à fuir son regard en dirigeant son regard vers leurs cibles, qui s'en plus attendre se mirent à bouger et à devenir plus qu'actif. Utopie prit son verre en main et bu le restant de son breuvage cul-sec. Pas de gaspillage, et elle allait en avoir autant besoin que lui pour les minutes qui allaient suivre. Qu'allaient-ils faire en réalité ? Que voulais Blacky ? Mettre fin à leur vies et rapatrier leurs corps dans la morgue de la médecin ? Ou tout simplement les mettre en garde sur leurs actes irréfléchis sous peine de lourdes conséquences. Un côté d'Utopie aurait voulu plus que tout au monde pouvoir s'amuser et exterminer la vermine sans plus tarder, mais son côté plus raisonnable semblait ne pas vouloir abuser des bonnes choses au vu de son état physique. Elle l'avait pourtant bien dit, il faut rester sur ses gardes. Ils les ont peut-être déjà remarqué et se mettent en activité pour les tester où semer le trouble dans leurs esprits. Ou ils s'en fichent complètement, sont trop occupés à siroter leurs verres une clope au bec, avec un nouveau numéro de serveuse sur le tableau de chasse. Il fallait penser à tout. Tout les schémas possible. Toutes les solutions d'évasion plausible pour éviter le pire.

« Y'a du mouvement. On fais comme ça alors, j'te laisse me montrer l'étendue de tes talents et j'couvre tes fesses ? » Utopie hocha la tête et se rapprocha de lui. Elle avait peut-être un plan. Ils n'allaient sans doute pas pouvoir se glisser jusqu'à eux sans qu'ils ne s'aperçoivent de rien avec leurs dégaines de chiens enragés. Alors il fallait la jouer intelligent. Utopie glissa son bras autour de celui de Blacky et s'y agrippa. « Ils se dirigent vers une ruelle, juste à droite. Elle n'est plus éclairée depuis une semaine, seul un lampadaire persiste au centre de la rue. On se rapproche assez, on s'engouffre avec eux dans la ruelle, et advienne que pourra. » Son regard se portait à nouveau sur leurs trois cibles. Quant à son visage, il était d'un froid glacier. Aucune expression visible. On lui avait apprit à ne rien laisser paraître lors d'un combat, que cela était une feinte pour l'adversaire, certain sont facilement déstabilisé face à quelqu'un qui ne semble rien ressentir. Même pas du plaisir.

Utopie tira le bras de Blacky et l'entraîna dans le début de sa course. Marchant rapidement vers la ruelle, toujours collée au bras de Blacky, ils étaient tous deux à cinq mettre des jeunes hommes. Allait-elle attaquer en premier, et attendre patiemment qu'il fasse le travail en regardant au loin, pour venir panser ses plaies par la suite ? Ou allait-elle se jeter sur l'un deux comme une furie et ne faire aucun quartier. Il était hors de question qu'elle se charge de la chevelure rousse. Trop d'égo. Utopie avait trop d'égo pour affronter quelqu'un qui semblait faible de par sa taille. Elle le laisserait alors avec joie à Blacky, qu'il puisse voir si finalement, sa petite taille avait eu raison de sa force.

Les deux membres d'Exodus s'étaient assez rapprochés pour pouvoir frapper sans qu'ils ne s'y attendent. Sans plus attendre, Utopie lâcha le bras de Blacky. « Excusez-moi ! ». Et s'élança avec une détente extraordinaire. Prenant appuis sur le mur de droite en sautant sur ce dernier, la demoiselle vint alors frapper son pieds contre la joue l'un des hommes. Le regardant tomber à terre, ses collègues surpris.  


Blacky
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Fallait peut être pas tant ressasser le passé. Ça avait le don de vous déchirer. Ton regard s'était perdu, le sien également. C'était le genre de trucs qui fallait pas trop remuer, genre comme un couteau dans une plaie béante encore ouverte. Sur le coup, avec la fatigue et l'alcool, il y avait une forte chance que tu lui balance tout ce que tu pensais en pleine gueule, de but en blanc, et voir comment elle le prend. C'était la première fois que ça te chamboulais autant, t'a pas l'habitude, ça te  fais bizarre du coup, tu sais pas vraiment comment agir, ni comment réagir. Fini la picole, place à l'action.

Ni une ni deux, elle t'agrippe le bras. T'arque un sourcil – le droit spécifiquement, le seul que t'arrive à bouger indépendamment de l'autre, va savoir pourquoi – l'air de dire «c'est quoi ses bails ?» mais tu ne pipe mot. Tu daigne ouvrir la bouche, si ce n'est pour sortir une connerie histoire de baisser la tension. Ta connerie, par contre, tu ne tarde pas à la sortir. Ça passe ou ça casse, de toute façon ça ne pouvait plus être pire à présent.

«T'a les mains moites poupée.»


Et ça te fais ricaner. Par la suite, tu écoutes son plan, l'air pensif. C'était véritablement pas con. Par contre, la fin, c'était quand même moyen. Advienne que pourra. Ça voulait tout et rien dire. Donc en fait, elle aussi, elle n'avait pas de plan à proprement parler. Et ça, c'était pas cool. C'était ton habitude les plans foireux qui puaient la mort. T'avais même eu pour projet – à un moment donné – d'aller te renseigner au Shinsen pour les attentats du Ocean Eleven. T'avais aussi eu envie d'aller voir les autres gangs les uns après les autres, secouer quelques arbres pour voir si des pommes en tombent, ce genre de trucs. Mais finalement, t'avais rien fait. Tu squattait le bitume, tu essayais de te renseigner sans trop faire parler de toi, sans trop ébruiter de monde. Et ça n'avait, jamais, rien donné jusqu'à présent. Alors fallait peut être changer ton fusil d'épaule. Frapper plus fort. Frapper plus précisément. C'était elle, le docteur. Mais t'avais ton mot à dire question frappe chirurgicales. Mais bon. Encore une fois, c'était pas certain que ça fonctionne.

T'allume une clope. T'entend comme des tambours de guerre dans ta tête. Ils s'approchaient dangereusement de ladite ruelle. T'avais le sang qui montait à la tête. Ton bras, sur lequel elle s'appuyait, commençait à se raidir. A trembler. T'arrêtait pas d'ouvrir et fermer ton poing, nerveusement. La violence appelait la violence. La fatigue appelait la violence. La nervosité appelait la violence. Tout chez toi, de toute façon, quémandait une violence.

Elle te lâche. Elle les attire dans un piège. Et même si le roux était le plus proche, elle avait fait exécuté une belle attaque murale sur le mec un peu plus éloigné. Ça t'arrache un sourire, dans ta tête, tu te dis "Putain, la classe, elle est vraiment faite pour moi..". Le roux se tourne vers toi, il te reconnaît. «Toi !?» fit-il. Ouais. Toi. Toi et ta sale gueule. «T'a pas pris assez d'coups on dirait ?» Il sourit. Il sort un cran d'arrêt.

Stop.

Seriously ? Cette tête de cul se baladait dans les rues de Tokyo avec un putain de couteau ? A vrai dire, y'avais beaucoup de monde qui sortait armé. Les gangs, tout ça tout ça. Mais quand même. Ça ne t'avais jamais traversé l'esprit de faire un truc de la sorte. Toi c'est la castagne, la vraie, celle avec les poings. Mais bon. T'avais peut être oublié, que les petits étaient les plus fourbes. Gengis Khan, l'ex dictateur allemand, l'actuel dictateur nord-coréen. Tous des gens de petite taille. T'aimais pas te battre contre les p'tits, ils regorgeaient de vices qui pour toi, étaient inattendus. Au premier coup, t'a un réflexe con. Habituel, humain, mais terriblement con. Au lieu de faire un petit pas en arrière pour éviter le coup, tu met ton avant-bras en opposition pour pas te prendre le coup en plein dans le buffet. Comme t'a le sang chaud, t'a l'habitude de prendre des vêtements très légers. Ta veste, et ta peau, se déchire sous l'effet de la lame bien affûtée. Du sang, ton sang, coule de ton bras jusqu'au sol. Et là, tu vois tout rouge. T'attend patiemment le deuxième coup. Il part vite, mais t'a pour idée d'intercepter son poignet. Lui casser le bras ne serait pas une mauvaise idée.

Sauf que la faim, la fatigue, et certainement plein d'autres trucs, ça te traverse l'esprit pendant un millième de secondes et tu prend un deuxième coup. Plus ravageur. Torse. T'a même pas eu le temps de soigner tes récentes blessures – enfin t'avais fais comme si en essayant de rafistoler – que tu venais d'ajouter deux balafres supplémentaires à ton tableau de chasse. Bravo bonhomme. De l'autre côté, elle semblait peut être mieux se débrouiller que toi. Mais le contrecoup était violent. Il était proche de toi. Son élan, son coup. Pendant la fraction de secondes où il devait se replacer, ta tête frappait la sienne. Ton crâne était apparemment plus dur que le sien. Ça l'étourdit quelque peu. Pendant pas long. Mais suffisamment pour lui faire un balayage afin de le mettre à terre et le neutraliser. Ton pied sur sa gorge.

Ton regard est vide. Tu te plaçais entre la victime et le bourreau, entre le couteau et la plaie.
Tu appuyais, de temps en temps, pour l'empêcher de respirer. T'avais cette envie de lui écraser la mâchoire avec tes pompes, histoire de lui casser les dents une bonne fois pour toutes. Mais fallait peut être penser à le faire parler avant... Du moins, ça pouvait être une idée.
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Il ne fallait pas se laisser submerger par des émotions inutiles, et qui pourrait faire capoter leur mission. Hors de question de se faire laminer par des imbéciles pareils. Son ego était beaucoup trop développer pour pouvoir laisser passer ça sans broncher. Il n’y avait pas besoin de se donner à fond ou quoique ce soit, Utopie avait déjà combattu des personnes beaucoup plus fortes physiquement et entraînées pour ce genre de combat rapproché. C’était son point fort, le combat à mains nues. Bien qu’elle aime sentir la lame glisser le long de l’épiderme, le médecin devait avouer que faire s’écraser ses phalanges sur les côtes et le visage d’un autre était tout de même jouissif.

Elle se retourna un court instant pour jeter un œil à son partenaire, Blacky avait pris quelques coups. Utopie grinça des dents, elle s’apprêtait à venir lui donner un coup de main avant que la situation ne dégénère et qu’il soit vraiment dans un sale état, dans l’incapacité de se battre. Un sourire se dessina sur son visage lorsqu’elle vu Blacky se reprendre en main et venir loger son pied sur la glotte de son adversaire. Cependant, ce court instant eu suffit à un autre de ses collègues de venir saisir la chevelure argentée de la demoiselle. Utopie grinça légèrement des dents avant de venir taper sur le coude de son adversaire en croisant les doigts pour que ce dernier se retourne. Il ne fallut pas plus de temps à Utopie pour se faufiler dans son dos et exercer une pression suffisante sur son adversaire pour qu’il tombe à même le sol, inerte. Tuer n’était pas la meilleure des solutions. Il fallait marquer le coup. Envoyer un message clair, net et surtout précis. Exodus n’est pas mort.

Ses yeux se portèrent une nouvelle fois sur Blacky qui se trouvait toujours occupé à étouffer l’homme à même le sol. Il n’en restait qu’un. Droit face à eux deux. Il ne semblait pas avoir peur, aucune augmentation du rythme cardiaque, aucun tremblement apparent. Il était sans doute plus sérieux que les deux précédents. Blacky et elle avait souffraient encore des derniers événements, d’autant plus qu’elle avait recousu il y a à peine quelques jours son collègue. Il fallait qu’il se ménage, et au lieu de ça il avait réussi à la faire venir dans un endroit miteux pour s’occuper du cas de ces jeunes fanfaron de première classe.

Utopie se dressa face à lui, et pris appuis sur ses deux pieds. Il allait frapper. L’important a toujours été d’assener le premier coup avant l’adversaire. Mais les conditions étaient différentes. En effet, le peu de lumière venait entraver la vision d’Utopie, qui pour le coup ne se sentait pas particulièrement en sécurité. Foncer tête baissée dans un piège n’était pas la meilleure des solutions. Ne rien voir à son environnement de combat la placer dans une bien mauvaise posture. Mais il faut faire vite, ils ne sont pas en territoire allié et le brouhaha du combat va finir par rameuter les amis des trois fumiers. « Tant pis. » Elle avance. Tête baissée les poings fermés vers son adversaire qui se protège de ses nombreux coups sans broncher. Il encaisse plutôt bien chacune de ses attaques sans répliquer. Qu’attends-t-il ? Voudrait-il se battre avec Blacky ? N’est-il pas à l’aise face à une femme ? Trop de question. Il ne faut pas réfléchir. Il faut frapper là où ça fait mal. C’est alors qu’elle frappe avec une force rare le genou de son adversaire, qui dans sa chute emporte Utopie avec elle, et sans plus attendre glisse ses mains autour de son cou. Laissant la demoiselle se débattre comme elle pouvait, écraser par le poids mort de l’homme. Ses yeux révulsent presque. Son cœur commence à ralentir petit à petit. Elle se sent légère. Vide de tout pêchés. Et sans plus attendre, elle entend les râles de Blacky non loin d’elle, ce qui lui permet de se ressaisir le temps d’un court instant.

L’erreur de l’adversaire lui sera fatale. Il laisse Utopie tirer sur son t-shirt pour venir coller son front au sien. Et sans plus attendre, elle attrape entre ses dents l’oreille de l’adversaire et tirer avec ses dernières forces le chair de son adversaire. Le sang. Il y en a partout. Son visage est écarlate, mais elle peut à nouveau reprendre son souffle, son adversaire au sol ses mains essayant d’arrêter le saignement. Son heure n’est pas venu. Pas encore.


Blacky
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Salade de phalanges
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Rien ne s'était vraiment passé comme prévu. Fatalement, pour toi, c'était le manque de sommeil, de repos, qui jouait en ta défaveur. Tu n'étais pas aussi bestial qu'à l'accoutumée. Les coups portés étaient moins chaotiques, d'habitude, tu trouvais très rapidement un point faible et tu l'exploitais du mieux que tu pouvais. Tu faisais décoller les gens du sol, et ça finissait dans un bain de sang qui, généralement, n'était pas le tien. Pas pour cette fois. Cette erreur, tu l'avais payé en cash. Une balafre à l'avant-bras. Tu serre encore un peu plus l'étreinte sur sa gorge, le roux est groggy, il devrait pas tarder à tomber dans les vapes. Ça allait peut être prendre cinq ou dix minutes avant qu'il ne se réveille. Ça t'offrait un temps non-négligeable pour sauver les miches de la belle en détresse. Ton plan pour assurer ses arrières, la vérité, c'était pas fameux.

T'allume une clope. L'autre gars à tes pieds, de par sa strangulation, était tombé dans les pommes – ou dans un pommier même va savoir. Tu regardais ta comparse se faire étouffer également. Et là, une grosse interrogation. Est-ce que tu vole à son secours ? Est-ce que tu attends encore un peu pour voir si elle s'en sors sans toi ? Tu t'exprime via un râle, un espèce de grognement instinctif. Tu t'avance à pas de loups pour venir lui prêter main forte. Et finalement, elle lui avait arrachée un morceau d'oreille, un peu comme le boxeur américain, ça avait fait le tour du monde cette histoire d'oreille mâchée. Tu t'installe à califourchon sur le type, installé sur sa cage thoracique. Un premier poing arrive sur sa belle gueule d'ange.

«ça, c'est pour la dernière fois.»

Le second ne se fit pas prier. Tu en armais un autre qui prit exactement la même route.

«ça, c'est pour avoir étranglé sa belle gueule.»

Le troisième ne mit pas longtemps à se mettre en route, mais cette fois-ci il était accompagné d'un quatrième, d'un cinquième. Bref. Tu le battais à terre, il pouvait rien faire. Et quand tu en avais fini, et qu'il était complètement amorphe, inerte, essoufflé et tout ce qui s'en suit, tu t'étais approché de son oreille pour lui murmurer les mots suivants. «la prochaine fois que je te vois installé sur ma future nana, c'est la bite que j't'arrache.»

Fort heureusement, c'était à peine audible. Tu te relève, le mec est dans les vapes. Tu va inspecter l'état physique d'Asuna, mais bon, t'étais pas médecin. Tu lui tend la main pour l'aider à se relever, mais ton bras droit pisse le sang. Tu ôte ta veste, momentanément, puis ton débardeur. Tu le chiffonne un peu, lance un «bouge pas» et essuie le museau de ton partenaire. Par la suite, tu lui ébouriffe un peu les cheveux pour qu'ils reprennent une forme moins anarchiste. Et tu remet tout ton attirail sur le dos, ça risquait de faire désordre un type qui se balade avec une plaie ouverte et torse nu dans les rues de la ville, tard le soir.

«Bon. Y'a lui encore qui semble être enclin à parler. Moi, c'est pas trop mon truc les interrogatoires, essaie d'en tirer quelque chose, et après, on va fêter ça. C'moi qui rince»

Tu lui a fait un clin d’œil.

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Utopie
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Utopie
D/5


 

 

 
GIVE UP THE FIGHT, GIVE UP THE FIGHT, WON'T WAWE MY WHITE FLAG

☁️
Tout c'était passé très vite, et pour ne pas changer à son nouveau quotidien, rien ne se passait comme son cerveau l'avait prévu. La fatigue accumulée depuis quelques jours se faisait ressentir sur son temps de réaction, mais également sur sa capacité à endurer les coups et les rendre plus agressivement encore. Au sol, son regard se dirigea rapidement vers Blacky. Le visage de cette dernière était recouvert de sang, elle ferma les yeux et reprit doucement son souffle, sa cage thoracique s'activant rapidement sous ses vêtements. Epuisée. Elle était fatiguée de toute cette violence ambiante, mais étrangement, elle ne vivait que pour cela. Et aussi bizarre que cela puisse paraître, Utopie en redemandait toujours.

Le corps allongé, elle ferma les yeux et ne bougea plus. Se laissant bercer par les coups de poings rythmés de Blacky. Il n'en avait pas fini. Jamais. « Ca, c'est pour la dernière fois. » Utopie ouvrit légèrement la bouche et vint cracher à-même le bitume un trop plein de sang. « Ca, c'est pour avoir étranglé sa belle gueule. » Un léger rictus vint à se dessiner sur son visage, lui rappelant à quel point il était fidèle à son poste, et à tout ceux qui l'accompagnait dans sa quête. La jeune femme ouvrit alors les yeux et l'observa le murmurer des mots doux au creux de son oreille, sans entendre la moindre syllabe. Peut importe. Ils s'étaient bien battus, et pour tout dire, elle ne sait pas vraiment si cela allait apaiser la soif de vengeance de son partenaire. Se relevant, posée sur ses deux fesses, Utopie remis ses cheveux en place tout en passant le dessus de sa main sur sa bouche pour l'essuyer convenablement. Son visage tâché d'un rouge carmin séché.

C'est alors qu'il se redresse également et marche vers elle pour venir l'aider à se redresser. Glissant ses doigts entre les siens, elle rogna du coin des yeux son bras qui avait une fois de plus pris plus qu'il n'aurait dû pendant le combat. « Bouge pas. » Utopie hocha la tête et le regarda faire sagement se faire un pansement complètement inadéquat, puis se rhabiller. « Bon. Y'a lui encore qui semble être enclin à parler. Moi, c'est pas trop mon truc les interrogatoires, essaie d'en tirer quelque chose, et après, on va fêter ça. C'moi qui rince. »  Au vue de leur visage, ils n'allaient en aucun cas passer inaperçus dans les rues de Tokyo. Utopie secoua négativement la tête et hocha les épaules, fatiguée. Elle se tourna vers le jeune homme appeuré, presque recroquevillé sur lui-même, un sentiment de vide pouvait se lire dans ses pupilles couleur vermillon. « Regarde le. » Marchant quelques pas vers lui, elle grimaça sous la douleur, mais reste droite et aussi impassible que possible pour venir s'agenouiller vers la victime. Puis tourna doucement son visage vers son partenaire. « Regarde le. Tu crois sincèrement qu'il a quelques choses à dire ? Ou quelques chose en rapport avec ce qu'il s'est passé ? C'est un enfant. » Et la médecin n'avait pas tort. Du haut de ses un mètre soixante-dix-huit, il n'avait pourtant pas plus de seize ans. Il avait sans doute suivi le reste de la bande pour ne pas passer pour l'abruti de service. Utopie ne pouvait pas lui en vouloir. Elle pouvait le lire dans ses yeux. Dans les battements irréguliers de son coeur. Des goutes de sueur qui venait s'écraser sur le sol après avoir perler sur son visage. Il avait peur. Tout son corps parlait à sa place. Elle ne pouvait pas abattre un enfant, ni-même le torturer pour n'en tirer que des excuses.

Utopie essaya tant  bien que mal de sourire au gamin, et se redressa vers Blacky avant de lui prendre son bras encore en état, et quitter la ruelle. « On en a assez fait. On rentre. » Il fallait se soigner. Mais il avait au moins raison sur un fait : ils avaient soif, et méritaient un petit remontant pour tout ce spectacle. Cependant dans un état comme celui-ci. Les vêtements déchirés, parsemés de sang, et leurs visages boursoufflés ils n'auraient pas pu se poser dans n'importe quel bar. « Celui à deux rues d'ici, il est sous notre protection. Ca suffira amplement pour un ou deux whisky. » Utopie esquissa un léger sourire et le traina presque de force en direction du bar.
 


Blacky
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