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Comme des rats {Utopie, Blacky, Karas}
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Comme des rats



Crevé. Physiquement, et mentalement. Des ennemis potentiels tout autour, une ambiance de suspicion, aucune certitude. Ca ronge un homme dévoué à la cause. Et malgré tout il fallait continuer, reprendre en vigueur et mordre là où ça fait mal. Karas ne serait disponible que plus tard, mais il était malgré tout nécessaire de faire le point. N'ayant plus de QG bien cossu pour réunir le beau monde, Atlas avait donné rendez-vous à deux de ses compères dans le Dédale, et plus précisément dans un bar lugubre dont le proprio était sous la protection d'Exodus contre rémunération. Pas bien difficile de privatiser le lieu, peu de risque de se faire chopper par le Shinsen. Arriver séparément, se retrouver à l'étage. Les consignes étaient simples, claires. Il avait choisi deux de ses meilleurs hommes, et surtout des plus loyaux. Ce qui ne court pas les rues chez Exodus, ne nous mentons pas. Ne trouvant pas le sommeil malgré l'épuisement, Hiroki s'était rendu sur les lieux assez tôt, avant même que la pénombre ne cède la place au rayonnement de l'astre brûlant.

Il avait gravit péniblement les escaliers, marche après marche. Comme prévu, personne à l'étage. Quelques néons violets étaient allumé, mais l'ambiance était ténébreuse. Le blondinet vit sa sale tronche dans la glace du comptoir, et il esquissa une grimace de dégout. Vraiment, sa belle gueule avait prit un coup. Comme décharné, les cernes marqués, la peau pâle … à croire qu'il avait bu à outrance toute sa vie. Et malgré tout Atlas sauta par-dessus le bar pour se servir un verre. Probablement un verre de trop d'ailleurs. Pas celui qui vous fait perdre l'esprit : malheureusement depuis quelques jours il y en avait trop peu des comme ça. Non, celui qui vous enfonce encore plus dans la déprime, qui vous ronge de l'intérieur. Il s'installa le cul à demi dans le vide sur un tabouret, toujours à la place du barman, et s'avachit sur le comptoir.

Blacky. Un type fiable qui semblait se qualifier lui-même de "clébard". Mais type sur qui Atlas pouvait compter. Une sale besogne à faire à 2h du mat' ? Un texto et le chien s'empressait de remuer la queue. Une affaire délicate nécessitant de montrer qui a les plus grosses ? Il envoyait B. Quelque soit le travail donné, qu'il soit en or ou nécessite de ramper dans la merde, le soldat s'exécutait toujours sans rechigner (ou alors Atlas n'y avait jamais prêté attention). C'était donc pour ça qu'il l'avait fait venir. Dans un premier temps, voir si comme demandé il avait laissé traîner ses oreilles un peu partout pour chopper des infos sur le récent coup dur subit par le gang. Dans un second temps, pour l'utiliser si un plan voyait le jour. Dans un dernier temps, pour le récompenser de sa loyauté. Ce qui est rare, il faut le préserver et le mettre en avant, devise de bon tacticien.

Utopie. Ils se connaissaient depuis longtemps, intimement à une période même. Mais cette passe était désormais derrière lui, il n'avait plus le temps pour ces jeux là. Hiroki n'avait même pas besoin de justifier sa présence : une chef de la propagande quand on est dans la merde et qu'on va avoir besoin de main d’œuvre, ça coule de source non ? Et puis sans Karas, il avait besoin d'un avis externe pour l'aider à réfléchir de la meilleure manière. Le plan de la réunion à l'arrache était dans le crâne d'Atlas, il ne manquait plus que les participants. Un coup d'oeil rapide à l'horloge d'en face. Ils n'allaient pas tarder. Se faisant violence, il dégaina deux verres supplémentaires pour accueillir ses comparses.


feat Utopie, Blacky & Karas (?)

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Comme des rats


«Bon. On va faire simple.»

Il avait la tête de quand il n'avait plus envie de rigoler. Ils étaient tout les deux dans une cave miteuse. Blacky dans le rôle du bourreau et ce mec là, dans le rôle de la victime. L'animal fixait son détenu sans sourciller. Il n'avait pas envie de déconner aujourd'hui. D'ailleurs ça faisait un moment qu'il n'avait plus envie de rigoler, cette envie lui était passé. Il avait envie de tout détruire. De démolir quelque chose de beau. De fracasser tout ce qui bougeait. Il avait enclenché sa propre auto-destruction, en quelques sortes.

Le bougre sort des cure-dents de sa poche. Le truc qui sert généralement dans les apéritifs dînatoires, qu'on met un peu partout sur les olives pour faire comme les bobos européens tout ça tout ça. Mais là, ils n'étaient pas prévus à cette effet. Blacky tentait d'avoir quelques réponses à ses questions. Et ce type, pris au hasard, fut le premier de sa longue liste.

«J'ai entendu dire que tu savais plus ou moins qui était derrière l'attaque de l'Ocean Eleven et c'était mon PUTAIN DE BAR PRÉFÉRÉ. Alors t'a deux solutions. Soit tu crache le morceau, soit je vois combien je peux rentrer de cure-dents dans ton urètre.» sa voix résonnait entre les murs. Il savait se montrer menaçant.

Le mec passait plus de temps à gigoter, se débattre de ses liens, qu'à tenter de former une phrase. Blacky, lui, avait un visage totalement inexpressif. Il ne tirait même pas un brin de joie à torturer un être humain, pour la simple et bonne raison que... Bah... En fait y'avais pas vraiment de raison à proprement parler. Il était pas d'humeur aujourd'hui, il y avait des jours comme ça.

«Moi je dirais douze. On prend les paris ?»


Il s'approche de sa cible dangereusement, puis s'y résout. Le mec balbutie des trucs, qu'il n'a rien à voir dans tout ça, qu'il ne sait rien, qu'il prie dieu pour que ça s'arrête. Il chiale. B regarde son téléphone, c'était l'heure de rejoindre Atlas au dédale. Il hausse les épaules, peste un peu, craque sa nuque un coup à gauche et un coup à droite, puis s'en va, laissant le pauvre homme dans ses doutes, dans sa crainte, lui déposant le petit tube en plastique qui contenait les cure-dents sur la table, histoire de le faire réfléchir, ou de continuer à le martyrisé psychologiquement.

La bête enfourne sa moto de la même marque que son nom de famille – coïncidence ? - et démarre à toute allure, sillonnant quelques rues par-ci par-là pour se retrouver au point de rendez-vous. Il passe le pas de la porte, dépose son blouson en cuir sur le porte-manteau prévu à cet effet et voit qu'il est dans les premiers arrivants. Parfait. Il s'installe en face d'Atlas qui jouait les barmans, et ne pouvait pas s'empêcher de sortir une petite private-joke.

«Si j'avais su qu'on prenait l'apéro, j'aurais ramené mes cure-dents.»


(c) sweet.lips
Karas
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Karas
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Celui qui se transforme en bête se délivre de la douleur d’être un homme.
MUSIC • Éther démoniaque... Ça vous fait vous comporter comme l’ivrogne du village dans un roman irlandais... C’est la perte complète de toutes capacités motrices... vision brouillé, perte d’équilibre, langue pâteuse. L’esprit se replie avec horreur, incapable qu’il est de communiquer avec la colonne vertébrale.

Il y a un coup qui part
Comme pour dire "bonsoir"
Une arcade qui se fracasse
Et un silence qui l'agace
« T'es certain que tu veux toujours pas parler ? T'étais pourtant présent sur les lieux au moment de l'incident...» Aucun mot ne sort, aucun son non plus. Soupirant en haussant les épaules de lassitude, l'homme remet en place ses gants de cuir noir imbibé de liquide carmin ; la main leste ? Aucunement. Un nouveau coup clou sa proie au sol alors qu'il le surplombe de sa hauteur, plaçant son pied sur son visage... Le trottoir ferait le reste de son oeuvre, accomplissement dans son art. « Tu ne parles pas... On te lie la langue ? Alors j'vais faire en sorte que tu l'ouvre au moins pour quelque chose...» Son pied entre en contact avec la mâchoire du type qui hurle, la gueule ouverte, qu'il ne pourra plus jamais fermer ; son couteau dégainé de l'intérieur de sa manche, le chef d'Exodus n'hésite pas une seconde à couper ce qui lui sert de langue avant de la jeter dans le caniveau pas loin, d'essuyer le sang avec plusieurs mouchoirs avant de partir en laissant sa victime agoniser là. Ils avaient tous réveillé la bête immonde faite de haine et ils allaient tous en payer les conséquences ; rien n'arrêtera sa vengeance, il allait appliquer lui-même la sentence. C'est en avançant de plusieurs pas et en s'allumant une cigarette que l'homme lâche juste avant de reprendre sa route... « Au moins, maintenant, t'as une raison pour gueuler et une autre raison pour te la fermer à jamais...» Fraise incandescente de sa cigarette qui illumine son faciès ravagé par la haine, il quitte cette ruelle, paye le nettoyeur qui l'attend au coin de l'intersection, avant d'enfourcher sa bécane et de se diriger vers le lieu de rassemblement.


Le voilà dans les dédales, endroit qu'il n'affectionne pas particulièrement, mais personne ne s'y aventure vraiment ; alors c'est en dégainant une nouvelle cigarette après avoir enlever son casque que Takeshi s'avance dans les ruelles pourrissantes qui jonchent le lieu. La peur n'est pas présente, elle ne fait plus parti de lui, elle s'est envolé en même temps que sa prise de pouvoir... Il savait très bien dans quoi il avait mis les pieds, dans quoi il trempait et il était bien trop tard pour l'en dépêtrer. Recrachant la fumée qui lui emplie les poumons et après avoir déposer une liasse de billet dans le verre d'un SDF qui avait élu domicile dans cet endroit infâme, l'homme entra dans le bar que son frère lui avait indiqué. Jamais Takeshi n'était venu ici, mais il savait que l'influence d'Exodus planait ici. C'est avec nonchalance et une main dans la poche qu'il approche du bar, avant de se rendre compte que c'est son frère qui s'improvisait comme chef de comptoir ce soir... Tirant un tabouret non loin afin de le poser auprès de celui d'un de ses acolytes du nom de Blacky, l'homme se laisse choir dessus, la cendre de sa cigarette trouvant refuge sur le sol un peu crasseux. « Sers moi un scotch sans glaçon frère. J'ai besoin d'me désaltérer le gosier.» Une tape sur l'épaule de Blacky en signe de salutation, il s'accoude ensuite au comptoir, choppant un cendrier qui trônait de l'autre côté de celui-ci. « J'ai bien l'impression que la journée n'a pas été facile pour tout le monde...»

Il y a encore des traces sur son visage
Celle qui ne sont pas visible
Mais qui sont malgré tout indélébile
Marqué au fer rouge sur le cœur d'un homme



ft. le trio infernal • color 589ee0 • hrp du coup j'me tape l'incruste en avance

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Utopie
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Utopie
D/5


   

   

   
J'AI AIGUISÉ MES LARMES POUR ÉVITER QUE MON COEUR NE SE FÂNE

☁️
« Sssh shh. Du calme petit insecte. C'est compliqué pour moi si tu bouges, et douloureux pour toi. Alors laisse moi faire mon travail. » La médecin porta son aiguille à sa lèvre inférieure, pour la glisser à travers sa jumelle supérieure. Il gigotait de plus belle. Déhanchant son fessier sur le fauteil. Utopie s'en fichait bien, qu'il tâche son vêtement de son sang à force de gesticuler dans tous les sens. Elle s'en fichait de mettre du temps à s'occuper de son cas, puisque dans tous les cas elle se tenait en dominatrice face à lui. Et rien que pour cela, la jeune Exodus aurait pu faire durer le moment, encore et encore. « S'il te plaît. Arrête de bouger. » Utopie avait cette voix douce. Cette voix dans en temps normal apaise, calme et répare les pots cassés. Elle avait également ce genre de voix qui vous glace le sang en une fraction de seconde. Le jeune homme n'était pas de cet avis, car en effet elle était actuellement en train de coudre ses lèvres ensemble, avec une petite surprise à l'intérieure. « Je ne peux te demander de faire passer un message, tu l'as bien compris. Je pense. » Sa langue avait été elle aussi victime de son bistouris. Découpée elle l'avait placé au creux de sa bouche, puis Utopie avait prit soin de recoudre cette-même bouche. Un magnifique cadeau. Un avertissement. Une menace.  Ce que vous voulez, mais le message semblait clair, net et précis : Exodus ne laissera rien passer. Cependant elle ne c'était pas arrêté à d'aussi basses actions. Ses ongles avaient disparus de chacunes de ses mains. C'est de cette manière qu'elle se rendit compte que le jeune homme ne laisserai aucun mot sortir de sa bouche. Peut-être ne savait-il vraiment rien. Ou peut-être qu'il était un très bon partisant de son groupe. Cependant, elle ne pouvait pas le laisser repartir sans un petit quelque chose signé de sa patte.

Utopie se serait bien amusé encore un peu avec son nouveau camarade, mais d'autres plus important l'attendait à ce moment-même. Et la demoiselle avait horreur d'être en retard, pour quelqu'un de son rang c'était chose impardonable.  « Allez va rejoindre ta colonie. Brave petit. » Elle ouvrit la porte de son entre, et laissa le cafard détaller de son plancher. S'en prendre à elle était une chose tout à fait acceptable, et Utopie avait presque signé en connaisance de cause. Cependant, s'en prendre à son groupe était une tout autre histoire, et celle ci est interdit aux plus jeunes d'entre-vous.  La demoiselle essuya sa bouche et sa joue sur laquelle se trouvait quelques éclats de sang. Elle n'avait pas le temps de se changer. Tant pis, son magnifique chemisier blanc serait tâché. Venir à un rendez-vous aussi important que celui-ci, vêtement souillé la render malade intérieurement. Elle avait horreur de se montrer de la sorte devant Karas et Atlas. Blacky quant à lui était un habitué de ce genre d'accoutrement, et à vrai dire le chien n'avait que faire de la manière dont il fallait se présenter ou non.  Un chapeau sur sa tête et la voilà parti pour grimper dans un taxi. Utopie n'avait nullement l'envie de se prendre la tête à rouler à cette heure-ci. Et l'idée de prendre la moto vêtue d'une aussi belle jupe et d'un manteau aussi couteux lui donnait la nausée. Non. Prendre un taxi semblait à ce moment précis, et au vu des circonstances la meilleure solution, et le moyen le plus rapide de se rendre au point de rendez-vous.

Quelques minutes plus tard, et elle était là. Devant ce bar. Utopie n'y avait jamais posé les pieds ne serais-ce qu'une seule fois, mais elle faisait confiance à Atlas sur la sécurité des lieux. Il n'était pas envisageable qu'un membre des Shinshen se pointe à ce moment précis. Utopie poussa la porte d'entrée et dans un même instant ôta le chapeau ébène de sur sa tête, dévoilant aux trois présent sa chevelure argenté. Son regard bleu se posa en premier lieu sur Blacky. Leur dernier au revoir avait été quelque peu houleux, et la demoiselle s'en voulait pour cela. Mais il n'était pas pensable de laisser transparaître le moindre sentiment envers lui. Rien. Un professionalisme sans égal était le bienvenue. Même primordial. Puis Atlas qui semblait s'être improvisé barman le temps d'une soirée, ce qui pour être sincère ne lui déplaisait pas le moins du monde. Et contre toute attente, Utopie offrit son plus doux sourire à Karas. Depuis l'incident au QG d'Exodus, la belle n'avait pas eu de nouvelle de son chef de gang. Et le voir ainsi, la rassurait en quelques sortes. Déposant sur le porte manteau son vêtement, la demoiselle se déplaca d'une démarche dès plus élégante en secouant les plis de sa jupe pour venir s'installer entre les deux hommes. « Veuillez excuser mon retard. » Utopie glissa derrière son oreille une mèche de cheveux, et déposa ses mains sur le comptoir. « Ai-je loupé quelque chose d'important ?  »  La jeune femme regarda le verre de Karas, et fit un léger signe de la tête à Atlas pour qu'il puisse lui servir le même alcool. Elle allait en avoir besoin. Ils allaient tous en avoir besoin.


Karas | Atlas | Blacky
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Comme des rats



Blacky était arrivé le premier, comme Atlas s'y attendait. Il esquissa un sourire à la blague de son ami, sans en saisir le sens complet mais au fond il ne préférait pas en saisir toute la subtilité. Sans un mot il servit un verre à son camarade. Le silence ne dura pas longtemps puisque Karas arriva, ce qui surprit quelque peu le blondinet. Déjà ? Il avait donc pu se libérer. Ou était tombé du lit. Lui aussi avait une sale tronche. Les derniers jours avaient été rudes, et Hiroki aurait mit sa main au feu que son aîné continuait ses rondes seul dans les rues en quête d'infos. Et ça lui déplaisait. Il servit malgré tout son frère, de bon cœur. Lui aussi avait besoin d'un remontant. Et enfin Utopie était arrivée. Il l'a servit également. Un bon barman Atlas. Pas un mot, s’exécutant avec précision malgré le manque de sommeil … il pourrait peut-être se reconvertir ?

La présence de Karas aussi tôt le troublait un peu : était-ce à lui du coup de prendre la parole ? En théorie lui puisqu'il avait suggéré cette réunion. Le blondinet prit un autre verre avant de réfléchir au plan de son discours.

" - Désolé pour le "chic" de l'endroit, on fait avec ce qu'on a. Mais au moins c'est safe et les murs n'ont pas d'oreille. "

Ça, c'était bien vrai.

" - Du coup je pensais qu'on pourrait faire un point, voir si on avait avancé. J'ai demandé à Blacky de glaner des informations, je pense qu'on peut commencer par là. Personnellement, j'ai rien d'intéressant à rapporter, navré. Contrairement à d'autres je ne joue pas les justiciers des rues."

Il jeta un regard à la fois inquiet et accusateur à son frère. C'était à son chien de se salir les mains, pas au patron d'Exodus. Même si c'était bon pour le moral des troupes, Atlas ne comptait pas laisser son frère se foutre sur le carreau pour qu'il se défoule. Et il avait beau le lui répéter, ça ressortait par l'autre oreille. Il reporta son attention sur Blacky, puis sur Utopie. Elle aussi avait peut-être pu entendre des choses intéressantes, du monde avait du passer la voir après l'état de la boîte et de ses occupants. Son regard s'éternisa une dernière fois sur le visage de son frère, dont les péripéties étaient encore visibles sur la peau.

" - Du moins c'est ce que j'avais prévu pour notre petite sauterie. A moins que tu n'aies autre chose en tête chef. "

Atlas se radoucit. On ne lave pas le linge sale en public. Au fond il comprenait Karas, attendre bien sagement un autre coup de pute n'était pas à son goût non plus. Mais jouer avec sa vie alors qu'il ne restait qu'eux … Utopie semblait également fatiguée. Seul Blacky semblait enjoué. Signe de bonne nouvelle ?


feat Utopie, Blacky & Karas

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Tu étais plutôt doué, mine de rien, pour ne rien laisser transparaître. Il y avait bien ta jambe droite qui n'arrêtait pas de martyriser le repose-pied du tabouret, tant tu le tapotait nerveusement, mais c'était tout. T'étais pas à l'aise, là, assis, sans rien faire. Ton corps te faisais violence. Rester assis sans broncher, c'était pas ton genre, loin de là. Nerveusement, tu sortais une clope de ton paquet et la coinçait entre tes deux lèvres. Ta sucette à cancer allait peut être t'aider momentanément à rester un poil plus docile.

Une petite tape sur l'épaule te «réveille» de ton état catatonique. Fallait faire bonne impression, même si tes cernes parlaient de ton état de santé pour toi. Ça faisait combien de temps que tu n'avais pas fait une nuit complète ? Ou du moins, une nuit où tu dors un peu plus de trois heures d'affilée. T'essaie de rien montrer, comme si la fatigue te passait par-dessus la tête. Respectueusement, tu t'étais légèrement incliné pour saluer ton patron, le boss, celui pour qui tu donnerais ta vie s'il te le demandait.

Utopie était arrivée à son tour, et là, tu commençais à te poser des questions. Est-ce qu'on était au complet ? Et si oui, pourquoi ? Le boss, son adjoint, le docteur et toi ? Pourquoi toi ? Tu n'étais qu'une vulgaire paire de bras qui passait son temps à taper tout ce qui bouge. Dans tout les cas, oui, tu étais content de voir qu'ils comptaient sur toi. Mais ça faisait tâche à côté d'eux. Tu fumais allègrement, déposant le paquet à même le comptoir, parce que tu savais que quand celle-ci serait terminée, tu allais certainement en allumer une autre. Et par ailleurs, tu suivais ton chef sur un point, commandant également la même chose.

Atlas ouvre le bal, s'excusant pour le chic de l'endroit. C'est vrai que c'était assez pourri comme lieu, ça te ressemblait bien du coup. Toi et les endroits chics de toute façon, c'était pas une grande histoire d'amour, sauf quand t'avais envie de flamber ton surplus de pognon dans un casino bien sympathique, mais ça s'arrêtait à ça. Ce genre de lieux qui respiraient la richesse, ça te donnais la nausée. Faire un point sur les informations dont on dispose. C'était pas con. Peut être qu'ils avaient quelque chose de leurs côtés. Par contre toi, c'était la panne sèche. Un peu comme la page blanche chez un écrivain, tu n'avais absolument rien. Aucune piste, aucune information, personne n'avait rien vu, rien entendu. Tu laisse Atlas finir ses phrases, et prend parole. Tu te fais même violence, pointant ton poing fermé devant la bouche pour tenter d'étouffer un bâillement. T'avais beau avoir un grand sourire pour faire mine, ils n'étaient pas cons, ils allaient voir que t'étais crevé comme la loque que tu étais. Un bon remontant, de type whisky sec – dont tu t'empresse de finir le verre comme pour balayer cet état de fatigue – et ça y est, t'es parti.

«Bon. J'vais pas vous raconter de belles sonnettes, j'suis au point mort.»
ton regard était aussi tranchant que la lame d'un katana. «Personne n'a rien vu, ou rien entendu, ou n'était pas là, ou ne sait tout simplement pas.» tu grimaçais. T'allume une clope tant t'a les nerfs. «Et de vous à moi, ça me pète les couilles de rester assis sur ce tabouret d'mort alors que j'pourrais continuer à fouiller la ville et chacun de ses quartiers. Ces fils de putes ne pourront pas rester impunis bien longtemps.»

Ton côté bestial reprenait le dessus, pas-à-pas. Tu étais très affecté par la perte de ton quartier général. C'était comme ta maison, tu y allais pour y voir ta famille, ta seule vraie famille puisque la tienne t'a lâchement jeté comme un vieux préservatif usagé. T'avais les nerfs, t'avais la rage. Tu venais de taper du poing sur la table, le regard rougie par la fatigue, les cernes de plus en plus apparentes. Tu ne trouvais plus le sommeil, ça te gonflait ça aussi. Et nerveusement, tu gardais ce poing fermé, ne bronchant plus à présent.
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