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Disastrophe ♛ (Botlas)
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Les trinques qui paraient les gestes enjoués et les effluves alcoolisées qui embaumaient la pièce tandis que tu débarquas dans un fracas incapable d'être dissimulé, dénué de toute finesse. La porte avait douloureusement rouspété à cause de ton geste si ardent. Elle aurait peut-être davantage apprécié de la douceur de ta part mais tu étais particulièrement névrosé ce soir, à cause de l'adrénaline de te prendre une cuite légendaire. Peu de personnes semblaient se heurter au ridicule mais il n'avait aucun effet sur toi. Il ne s'agissait au contraire que d'une délicieuse saveur d'amusement car ton humeur était fervente de mesquineries à cette heure si tardive.

Les regards embrasés d'une lueur de jugement te fusillèrent viscéralement. La tension avait été insufflée de ton manque de tact et elle n'avait pas hésité à assujettir l'ensemble du bar. L'air alourdi sembla presque te flageller le visage, paraissant désireux de te faire quitter les lieux, élément perturbateur et indésirable que tu étais. Tes lèvres se muèrent cependant en un sourire bien trop éclatant pour être délaissé, happant sans vergogne leurs iris agglutinés à ta pulpe et ton poing fut fiévreusement brandi dans les airs, comme-ci tu venais à peine d'être parvenu de conquérir un périlleux donjon et que tu étais impatient de leur délivrer la nouvelle insoupçonnée.

Heeey ! Relax ! Ce soir c'est bière et bonne ambiance. Il n'y pas d'embrouilles !

Les échoppes dévergondées d'alcools voguèrent joyeusement, élevées de ces innombrables bras tendus qui acclameraient presque tes relaxantes palabres. Un semblant de cri de guerre à l'unisson les agrémenta tandis que ta silhouette navigua droit devant elle, évidemment attirée par le comptoir, serpentant adroitement entre les tables circulaires jonchant et ornementant la pièce. Fresque rustique destinée à affaler les arabesques éreintées de leur journée bien trop engorgée de tâches à accomplir. Le verre inondé d'une bière aromatisée à la cerise, petite extravagance émoustillant toujours tes papilles encrassées d'étrangeté, tu n'eus aucune gêne à trinquer ouvertement avec chacun des inconnus t'encadrant. Vous aviez l'air de presque vous connaître depuis des années à interagir de manière aussi libérée et pourtant, leurs visages ne seraient plus que de fébriles vestiges à ta conscience une fois l'aube levée.

Un truculent blond affublant les crins rebelles d'un homme attisa toute ton attention tant il t'était impossible de confondre cette magnifique soie avec une autre. Atlas ... S'il n'avait pas été aussi tardif à s'enticher de tes quelques qualités incongrues, tu aurais certainement revêtu un manteau aussi bleuet que ta cascade capillaire décolorée d'un océan déchaîné. Attablé tout au fond de la salle, le recruteur semblait désireux de passer inaperçu et malheureusement pour lui, tes iris avaient quelques fois ruisselé le long de ses courbes assaillant bien trop souvent les mêmes lieux arborant tes fréquentations personnelles. Peut-être était-ce une subtilité pour te faire comprendre qu'une attirance à ton égard était en train de lui éroder les entrailles ou bien désirait-il tout simplement établir un énième contact pour faire bourgeonner votre amitié et éveiller son instinct de protection envers ton être ? Abandonnant rapidement le comptoir, tu le rejoignis sans la moindre réflexion préalable, avachissant ton fessier à proximité de lui pour nonchalamment enrouler un bras autour de sa nuque. Echarpe épidermique qui exsuderait une amicale pétulance tandis que quelques brisures rieuses firent tressaillir tes lippes. Le rebord de ton verre claquant légèrement contre le bois de la table, tu le rapprochas de tes esquisses.

Saluuut Atlas ! Qu'est-ce que tu fous là ? Reste pas dans ton coin et festoyons ensemble ce soir !
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Disastrophe

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Tout était parti en fumée. Une catastrophe. Ca pesait sur Atlas. Ca minait Atlas. Il était là pour soutenir son gang, son frère, pour éviter ce genre de catastrophe … et il n'avait rien vu venir. La culpabilité le rongeait jusqu'à la moelle. Il pouvait à peine jouer la comédie la journée, pour tenter de refiler le sourire à ses équipiers. Il pouvait à peine sortir des blagues valables afin de dédramatiser la situation. Et le soir … c'était le cafard. Une solitude immense et une douleur à lui rompre la poitrine. Hiroki avait le regard mauvais, il s'était recroquevillé sur ce bar dégueulasse qui ne valait certainement pas l'Ocean Eleven. Mais il ne pouvait pas se miner dans son appart, l'ambiance y deviendrait invivable pour le restant de ses jours.

Alors le voila ici, au milieu des alcooliques et des jeunes fêtards qui vous foutent la nausée. Du bruit, du bruit et du bruit. Utopiquement il avait espéré que ce serait calme et vide. Pour la tranquillité on repassera. Pas d'Exodus dans les parages, c'était déjà ça. Qu'on ne le voit pas aussi pitoyable. Les jeunes s’excitaient au fil du temps, et il dégagea à une table du fond avant que ça ne parte en cacahuète. Non pas que l'idée de leur refaire la gueule le rebutait, mais il n'avait pas envie de s'attirer de problème pour ce soir. Au final son nouveau nid dans l'obscurité de la salle lui procurait un semblant de calme dont il se délectait. Et là, le drame.  

IL était là. Ce petit con qui jouait au plus malin. Lui qui faisait genre d'être un abruti, alors qu'il cachait bien son jeu. Atlas avait repéré son potentiel il y a un certain temps, et avait tenté de le recruter. Mieux vaut avoir les p'tits malins de son côté. Et le bougre était déjà chez ces raclures d'Alcatraz. Bad new. Comme dit le dicton "sois proche de tes amis, sois encore plus proche de tes ennemis". Alors régulièrement le blondinet le suivait, pour le garder à l’œil et capter des informations ou des mauvais coups.

Il grogne le bras droit. L'autre se pointe tout sourire, et le choppe par la nuque. Il est fier de lui ce gamin prétentieux. Difficile de conserver son calme quand on a déjà un verre dans le nez. D'un geste brusque Atlas se dégage et toise l'opportun d'un regard suspicieux.

" - "Festoyons" ? J'ai l'air de festoyer ? "

Non clairement il n'était pas d'humeur. Se relevant vivement, il se mit à hausser le ton.

" - Arrête de cacher ton jeu avec moi gamin ! Te fais pas passer pour un con, tu manigances quoi au juste ? Ça te plait de traîner chez Exodus alors qu'on a un coup dur ? "

Oula, on te perd Atlas ! L'alcool et la souffrance te retournent le cerveau ! Et si ce pauvre gosse n'était rien de plus que le paumé auquel il ressemble ? Non, c'est trop suspect ! Il prépare quelque chose à t'approcher ainsi comme si vous étiez pote de longue date. Peut-être un moyen de t'intimider pour te faire comprendre qu'il a repéré tes surveillances ? Oui, sûrement une menace. Atlas plisse les yeux pour mieux distinguer la mine de son interlocuteur, et scruter ses moindres mouvements, au cas où. Mais il est prêt à riposter avec les poings. Il n'est pas chez lui, mais il est sur SON territoire, et il protègera coûte que coûte ce qu'il en reste.

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Accolé au blond fiévreusement dissimulé depuis plusieurs minutes, l'impétuosité s'empara de ses courbes qui fuirent ardemment les tiennes. Il n'était nullement enclin à s'engouffrer au creux de ta tendresse pourtant généreusement offerte à son existence. Cette lueur embaumée de méfiance qui embrasa son regard, désormais incandescent de spéculations injustifiées à ton égard insuffla une vague frissonnante qui te mordit avec véhémence la pulpe tant elle était mutilante. L'éclat qui l'avait sublimé durant votre première rencontre était terriblement terni, érigeant ton retour à la contenance qui commença à te consumer lascivement. Lorsque sa voix s'éleva, fendant les airs de son ton si viscéral, ce fut un soupir embrumé de déception qui s'extirpa de tes lippes alors que ton palpitant souffrit de quelques naissantes craquelures d'affliction.

Je sais que je suis bourré de défauts et pas le plus parfait sur la terre mais je ne suis pas quelqu'un qui perd son temps à jouer un double jeu, pire encore, un hypocrite. J'suis déso, j'ai pas été fin dans mon attitude, j'avoue. Je n'ai pas réfléchi avant de venir te voir et je t'ai encore plus blessé alors que c'était pas mon but à la base mais justice est faite vu que tu viens de m'infliger la même chose !

Emportement pourtant fébrile qui revêtit sournoisement chacune de tes paroles avant que tes sourcils ne se froncèrent et que tu revigoras ta gorge de quelques lichées de bière. Un claquement agacé de langue de ta part se fit audible alors que tu avais fugacement dodeliné de la tête vers la direction opposée, dissimulant l'indésirable irritation du blond à tes iris. Enième soupir qui s'essouffla néanmoins bien rapidement dans les airs de ta part et tes coudes claquèrent doucement contre la table, tes paumes s'entremêlant et se reposant contre ton front tandis que ta tête s'affaissa légèrement.

Encore un coup de malchance pour pas changer. Pourquoi fallait-il que ce soir soit un coup dur. Putain, je devrais me mettre au courant et essayer quand même de tenir compte de cette guerre à la con ...

Faiblards murmures qui s'écoulèrent lentement de tes lippes pour lui éviter une telle sérénade auto-culpabilisante et tu te redressas rapidement, permettant au creux de ta paume de se lover contre le dos d'Atlas et le parcourir de réconfortantes promenades caressantes.

J'suis pas un de ces inhumains qui prend mon pied à voir les autres souffrir ... Je sais que ça fait mal, ça va aller, Atlas. T'arrêtes pas de croire qu'on est ennemi et que je manigance un truc de pas net pour les Exodus ... J'ai pas vraiment choisi Alcatraz par gaité de coeur. Le recruteur est arrivé avant toi c'est tout et comme j'étais fatigué de cette vie merdique de clochard souvent pris pour cible pour être tabassé par des cons qui n'avaient rien d'autre à branler de mieux, j'ai accepté ... Si t'avait été là avant, bordel ...

Tu t'emparas de ta choppe de bière et l'épuisa légèrement de son contenu, le déversant nonchalamment et légèrement dans le verre du blond pour le remplir presque entièrement. Ta générosité le flagellant à nouveau, toujours aussi imprévisible, terminée, tu portas ensuite ton breuvage qui s'insinua entre tes lippes et dévalas goulûment le long de ta gorge. Tu signifias ta véhémente satisfaction d'une onomatopée symbolique et tes arabesques devinrent leptosomes sur la table, ton menton doucereusement reposé contre sa rusticité.

Pis je te préfère avec ta tchatche et tes blagues grave swag alors retrouve rapidement le moral steup ...

Grommellements teintés d'une certaine bouderie qui déferlèrent presque discrètement.
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Disastrophe

feat Boycott



Caliméro. Fourbe. Menteur. Lâche. Putain d'acteur. Vicieux. Atlas lui aurait bien craché tout ça à la gueule, mais c'était jouer le jeu de l'insolent. Et ça c'était clairement hors de question. Il avait sa fierté tout de même. Le blond le blesser, lui faire bobo à son petit cœur ? Mon cul. Encore fallait-il qu'il en ait un, de coeur. Atlas serrait les dents, et bouillonnait intérieurement. C'était quoi ce cinéma ? Une salade de phalange et on en parlait plus. Mieux, il pouvait lui envoyer Blacky ? En voila une perspective réjouissante. Il lui demanderait de lui découper des lamelles de peau formant un "Alors, c'est qui le plus malin" sur le torse, avant de lui faire regretter sa naissance.

Alors qu'il imaginait mille et une façon de se jouer du gosse prétentieux, LA phrase de trop le déchaina. Une "guerre à la con" ? Alors que des camarades tombaient régulièrement ou y laissaient toute une partie d'eux-mêmes ? Une "guerre à la con", comme un jeu enfantin entre deux morveux qui veulent prouver leur supériorité face au groupe ? Une "guerre à la con" … y a-t-il la moindre guerre qui soit "à la con" ? Le motif peut être à chier, certes, mais la guerre va bien au-delà de ça. La guerre, c'est des milliers de morts et beaucoup plus. Alors non, on ne peut pas qualifier une guerre avec autant de négligence, parce que derrière quelque soit le niveau de dangerosité et d'importance, y a des mecs qui ont les couilles de se battre.

" - Dis-moi tocard, tu t'es déjà battu ? T'as déjà perdu des potes ? Tu t'es déjà battu pour quelqu'un que tu aimes VRAIMENT ? Pour quelqu'un pour qui tu laisserais un bras sans la moindre hésitation ? … Visiblement non si pour toi la guerre est aussi irrespectueuse. Et ça se prétend Alcatraz, bah putain le niveau est tombé bien bas ! "

Tu craches ton venin comme un serpent, tu creuses une tombe. Le frapper ici, rentrer dans son jeu du pauvre petit à plaindre … non, tu es plus intelligent que ça, et tu vas le lui prouver. Le sourire aux lèvres, le blond passe sa main dans sa crinière dorée, comme pour effacer l'état délabré dans lequel il était il y a seulement quelques secondes. Effectivement, ils sont en guerre, et en guerre il faut s'investir, se battre, ne rien lâcher. Pour Exodus, pour Karas, et pour tous les autres. Même les petites querelles de bas niveau comme celle de ce soir ont leur importance. Craquer, c'est risquer de laisser échapper une information à Karma. Hors de question.

Il te touche. Sers les poings mais n'enlève pas ce sourire provocateur. Jamais. Ne tremble pas de rage. Ne le laisse pas croire qu'il te tient. Quel discours pathétique. Se lamenter sur son sort, non mais franchement. Karas et lui avaient vécu bien pire, et ils avaient trouvé la force de se relever, et même de s'élever. Lui, c'était un tocard. Un clodo des rues sans valeur. Un vautour qui s'emparait du travail des autres pour gagner sa croute et tracer son chemin. Il volait tout, manigançait tout, ça se lisait sur lui, Atlas était convaincu.

" - Ah ouais, et cette histoire tu l'as volé à qui ? Un pauvre vieux que t'as refilé à Karma pour qu'il fasse mumuse avec ? Pauvre petit bout de choux, t'as du en faire pleurer des gonzesses avec ton ramassis de conneries. "

Et là l'idée te foudroie. Il te ressert, et il boit. Oui, il boit. Et toi aussi tu as bu, mais toi malheureusement tu tiens (trop) bien l'alcool. Et lui ? Ce petit être si frêle et aux airs si déprimés, il tient l'alcool ? … Le faire parler serait un jeu d'enfant s'il avait un coup dans le nez. Alors tu joues le jeu, tu revêts ton masque et tu enclenches ton plan.

" - T'as raison, mettons nos querelles de côtés et buvons ! Trinquons … au bar qui rassemble encore les populations si différentes ! "

Putain quel prétexte de merde ! Mais l'autre a finit son verre. Tu le tapes dans le dos comme il l'a fais plus tôt et tu verses le contenu de ton verre derrière la banquette, profitant que son menton soit contre la table. Tu le ressers, tu te ressers, moins. Et c'est parti pour l'énième représentation de ce gag vieux comme le monde !    

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Une fervente rancoeur émana bien trop rapidement des esquisses d'Atlas et la viscéralité qui para ses paroles vociférées à ton égard, te craquela autant le palpitant qu'elles te firent chanceler sur place. La guerre essoufflant pourtant terriblement des milliers d'existences avait toujours été d'une inutilité aberrante à tes iris, bien souvent insufflée de causes au pathétisme poignant. Ainsi, elle ne pouvait être qu'un monticule d'indésirables vilénies pour ton être, pourtant aisément capable d'éclipser si les hommes n'étaient pas agrémentés d'autant d'égoïsme trop souvent allié à de noirs desseins.

Je me suis beaucoup de fois battu pour ma survie. Le reste non car je n'ai pas de famille et que je commence à peine à avoir des êtres chers dans ma vie grâce au gang. Oui elle est irrespectueuse par qu'elle ose ôter des vies pour satisfaire le ridicule égoïsme d'une minorité de personnes qui ont trop souvent des projets peu reluisants pour l'humanité. Et le plus indécent, c'est qu'elle n'arrive pas par son propre gré. Ce sont les hommes eux-même qui la cherchent alors qu'elle peut être évitée si quelques uns n'avaient pas eu des idées défrayant la chronique !

Véhémente tirade qui s'écoula d'entre tes lippes et lorsqu'elle connut une finalité, tes arabesques se redressèrent fugacement tandis que tes iris se lovèrent fiévreusement au creux des siens mais la douleur te rongea amèrement les entrailles lorsque ses jugements déferlèrent et te flagellèrent les tympans. Ta tête pivota pour effacer éphémèrement la vue de son faciès mortifié d'irritation à tes prunelles et une déglutition cascada le long de ta gorge. Les perles lacrymales ne ruisselèrent point mais tes iris s'embrumèrent d'un voile engorgé d'une profonde affliction, tantôt humide tantôt brumeux. Ta répartie ne vint cette fois-ci pas emboîter le pas à la sienne tant il te semblait inutile de débattre sur des idées paraissant déjà immuables à ton égard.

Ses dernières paroles semblèrent agrémentées d'une fébrile conviction qui ne fut pas retenue par ton esprit désireux d'évasion pour faire fuir cette fleurissante mélancolie que l'exodus avait fait déchaîner en toi. Sa paume venant amicalement fracasser ta pulpe dorsale te fit sursauter d'une surprise maîtrisée et tu vidas le contenu de ton verre venant d'être rempli par ses soins. L'alcool dévala si rapidement le long de ta gorge que ta vision commença déjà à s'affaiblir et à s'embrumer mais l'enchaînement des verres se continua pourtant, muant ton état autrefois sobre en un nouveau complètement conquis par l'ébriété. Tes éclats de rire névrosés, insufflés par le fort taux d'alcool engorgeant à présent tes veines, éclaboussèrent les airs et ils se parèrent quelques minutes à peine plus tard de quelques ruisseaux venant cascader le long de tes pommettes. Douce et amère dualité qui s'éprit de ton esprit alors que tes arabesques s'échouèrent finalement contre celles d'Atlas et que tes bras l'encerclèrent d'un affectueux étau.
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Disastrophe

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Pathétique. Atlas concentra le peu de contrôle qu'il avait encore sur lui-même pour ne pas exploser la mâchoire de ce jeune abruti. Vivre dans un monde utopique ? A quoi bon se bercer de mensonge ? Le monde est pourri jusqu'à l'os, les guerres ne pourront cesser tant que des Hommes existeront encore. C'était logique, un môme de 5 ans saurait le comprendre. Était-ce une manigance du petiot pour faire exploser le blondinet ? Ou était-il sincère ? Trop d'alcool circulait dans ses veines pour qu'il sache faire la différence. Il regretta de ne pas avoir apporté un violon, ça cadrerait bien dans la scène. Il ne manquerait plus que tout le monde s'arrête dans son élan de vie pour immortaliser le moment comme dans un mauvais Disney.

" - Pauvre petit. "

Il était fatigué. Totalement abattu par tant de connerie, de comédie ou tout simplement par la vie, Atlas n'avait plus envie de lutter pour ce round. Tant pis, le mioche manipulateur qu'était Boycott aurait sa peau ce soir. Hiroki ne chercherait pas à dénouer le complot, à semer le trouble, et à débusquer la vérité. Il enchaîna les verres lui aussi, sans plus prêter attention à l'Alcatraz. Un coude posé maintenant son verre plein près de ses lèvres, l'autre bras comme mort sur la table, il attendait. Quoi, il ne saurait dire, mais il attendait. Le regard éteint. Il ne réagissait même plus aux sautes d'humeur du jeune ivrogne à côté de lui. Et il le prit dans ses bras, encore. Vidé de toute combativité, le blondinet se contenta de le repousser violemment, un regard mauvais glissant sur sa personne.

" - Arrête ça morveux. Chui pas un mouchoir. "

Et pourtant il se sentait humide. Et froissé aussi. Sale également. Soirée de merde va. Il se resservi, contempla le verre de l'autre idiot et décida qu'il avait assez picolé comme ça.

" - Ça se passe à Alca ? Quoi de neuf ? Vous allez bientôt tous crever dans une explosion ? "

Plus histoire de faire la conversation que collecter des informations. Puisque c'était le seul à qui il pourrait parler ce soir, et que de toute manière il semblait vouloir le coller sans cesse. Si bien que l'Exodus décida de serrer les fesses, car il avait désormais des doutes quant à ses attentions, c'était louche qu'un mec soit si tactile avec un autre. La jauge de suspicion était bloquée à 95% en terme de traîtrise, maintenant il en ouvrait une autre quant à sa sexualité. Voila, dossier Boycott rangé au fond de son esprit. Des badauds redoublaient de motivation à faire la fête ce soir. Ce bar était vraiment à chier et mal fréquenté. Peut-être qu'il y enverrait Blacky faire un peu de ménage, ça ne ferait pas de mal.


Encore désolée j'ai pas eu la notif TT

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