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Ils sont vrais au moins ? ; ft Jiji
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Ils sont vrais au moins ? ; ft Jiji F8-2Jpy2ZR_0vT4ZI_ZMJ1WDBB4@100x100
FT : Aomine Daiki
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j'suis dans l'tieks ♪

- « Putain, j’en peux plus !!!  »

Bam ! J’m’affaissai sur l’premier banc croisé comme une masse. Ou une sombre merde. Au choix. Mais toujours est-il que j’ressemblais à une épave à respirer comme un buffle prêt à charger n’importe quelle cible. Quelques gosses qui passaient par là s’mirent à ricaner en m’voyant avachi sur l’banc, mais j’en avais strictement rien à foutre pour une fois. Tout c’que j’voulais, c’était m’reposer, souffler un peu et rien autre chose. Nuque calée contre l’dossier dudit banc sur lequel j’m’étais aveuglement jeté, j’fermai les yeux en essayant d’stabiliser mon souffle erratique. Faut dire que j’avais pas chômé…

Après les étirements matinaux qui s’imposaient, j’m’étais tapé dix kilomètres d’course au moins. Rien qu’ça. J’avais ponctué c’footing plutôt intense par d’autres exercices en cours d’route : Des pompes, des squats, des abdos et par centaines on s’entend. Si j’faisais généralement la moitié d’ce programme, j’avais pété mes limites aujourd’hui et avec bon cœur. M’arrivais rarement d’aller à ces extrêmes, mais j’étais trop plein d’énergie et il m’fallait m’dépenser pour rester dans les rangs, dans les clous comme on dit, n’pas faire d’connerie et canaliser toute cette rage qui pouvait parfois m’caractériser.

Résultat des courses ? Un brave zig en survet’ noir qui semblait être au bout d’sa vie, affalé sur un banc d’un parc fréquentable pour un secteur plutôt pourri. Mais ça, j’en avais rien à foutre. Du reste, ma gorge sèche et ma bouche pâteuse à souhait réclamaient d’la flotte. J’fouillai une poche d’mon jogging dans laquelle j’avais fourré une tite gourde avant d’la sortir, d’l’ouvrir et d’la pencher vers ma gueule ouverte, prête à tout recevoir. Sauf que rien. Quedal. Même pas une goutte. D’quoi m’dépiter avant que j’balance ladite gourde derrière moi, aveuglement, non sans pousser un soupir d’mon cru…

- « Et merde… »

Tu pouvais pas trouver plus poisseux sur l’moment…


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( loc. au milieu du parc ueno )
un matinée sous le signe de l'achat compulsif. elle venait ajouter une nouvelle paire d'escarpins à une collection déjà bien trop étendue pour une seule femme. si les chaussures avaient été une substance médicamenteuse, jiji aurait été diagnostiquée comme dépendante. les yeux rivés sur sa nouvelle acquisition, contemplant par effet miroir sa silhouette dans la vitrine du magasin, elle laisse passer un sourire fugace sur son visage. dans sa vie si lissée, elle ne trouvait de satisfaction que dans peu de choses - parce qu'elle ne cherchait actuellement pas à ce que ce soit autrement. les belles chaussures - celles qui valent bien plus que ce qu'elles devraient - celle-là lui ont toujours fait plaisir. dire qu'elle a développé un fétichisme au fil du temps est pourtant exagéré, cela ne va pas plus loin que son exigence générale à propos de l'esthétisme. jiji aime le beau, elle n'en rougit pas, ne s'en cache pas.
il lui faut quelques minutes pour rejoindre son appartement et y déposer une bonne partie de ses affaires. il est encore assez tôt en vérité, à peine le milieu de matinée. alors elle prend le temps de réfléchir à une alternative plus agréable que la situation qui consiste en rester seule chez elle pour plusieurs heures. ses doigts suivent la courbe du canapé, elle se penche pour y attraper le livre qu'elle lit en ce moment. après un bref instant face à la couverture, elle se décide. laissant tomber au sol sa robe en entrant dans sa chambre, elle s'enfile dans une tenue un peu moins serrée, un peu moins formelle. elle prend son livre, son petit sac, une bouteille d'eau, un paquet de petits gâteaux allégés qu'elle garde au fond d'un placard depuis plusieurs semaines. un bref coup d'oeil dans la boîte pour s'assurer qu'il ne se sont pas ramollis. mais tout va bien, et, satisfaite, elle sort de chez elle pour rejoindre le parc d'ueno.

en route, elle croise la route d'un client, qu'elle salut le plus poliment du monde. au parc, tout est toujours très vivant et calme en même temps. ses longs cils battent lorsqu'elle enfile un paire de solaire. la luminosité hivernale est éblouissante et froide par temps clair.
son livre à la main, elle se cherche une place à l'abri pour pouvoir s'asseoir et finir son histoire. un thriller sanglant qui ferait probablement dresser les cheveux de gens normaux.
elle tourne la tête et ....
bonk.

quelque chose heurte sa tête et fait tomber ses lunettes griffées. un craquement significatif indique que le verre est fissuré.
un juron se détache dans le brouhaha ambiant, elle tourne son regard froid vers la source et découvre un homme de dos. elle se penche délicatement pour récupérer ses lunettes.

si jiji avait été une femme impulsive, elle lu aurait probablement jeter la gourde à travers le visage en représailles. mais au lieu de ça, elle ramasse l'objet du bout des doigts et  vient se planter devant l'inconnu. salutation polie, elle penche le buste.

― loin de moi l'idée d'être impolie, mais j'ai reçu ceci sur le visage. (elle laisse tomber ce qu'elle tient sur les jambes de son interlocuteur. ) les poubelles se trouvent à quelques mètres d'ici. je peux vous y accompagner si vous ne les aviez pas vu.

elle lève son menton, et ouvre ses grands yeux bleus innocemment.

― une fois ceci fait, nous pourrions discuter du remplacement des lunettes que vous avez malencontreusement cassées avec vos ordure ?

son ton est doux mais son visage est froid et ses yeux scrutateurs ont la douceur des glaciers qui brûlent la peau et mangent les gens un peu trop aventureux.

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- « Ah… »

Fut tout c’que j’pus dire. Crevé comme j’étais, j’avais pas vraiment la foi d’trop discuter avec la jeune femme. Faut croire qu’elle m’avait pris en flag’. Et puis à quoi bon nier ? J’étais pas dans l’mood pour emmerder, même si son expression froide m’donnait un peu l’envie d’la titiller un peu. Par contre, y’avait un truc d’gênant. ‘Fin… C’était pas foncièrement gênant, mais « l’buste » un peu trop fourni qu’elle penchait vers ma tronche m’gênait plus qu’autre chose. J’devais être l’un des rares types pas du tout ému par la taille d’sa poitrine un peu trop… Ouais bon… Ça, c’était pas mes oignons. Du coup, comme si elle puait d’la gueule, j’coulissai sur l’banc histoire d’changer d’place pour plus être devant elle ou à portée d’son décolleté trop plongeant qui aurait vite fait d’faire baver pas mal d’personnes, puis j’soupirai.

Ouais non. J’préférais les gros culs. Y’a rien à faire, définitivement…

- « J’suis vraiment désolé mam’zelle pour vot’ monture. »

Que j’lui avais répondu nonchalamment. Pas du tout désolé d’ailleurs. Et puis, j’me mis à fixer l’ciel d’un air vague. Je-m’en-foutiste. Parce que c’était clairement l’cas. J’en avais rien à foutre de l’état d’ses verres. Elle avait qu’à pas être sur la trajectoire d’mon lancer. C’était c’qui s’appelait être poissarde, d’autant plus qu’elle était pas du tout tombée sur la bonne personne pour réclamer quelconque remboursement. Non vraiment. Elle avait pas l’cul bordé d’nouilles celle-là. Si on lui avait dit d’avance qu’elle s’trouvait en face d’un poulet qui n’avait rien à branler d’la loi, des conventions et normes sociales, p’être que la demoiselle n’aurait pas aspiré au remboursement. P’être bien. Y’avait des journées comme ça où quand ça voulait pas, ça voulait vraiment pas. Et j’allais le lui faire comprendre d’manière passive.

- « J’aurai bien aimé vous dédommager, mais j’ai pas du tout d’thunes pour. Et si ça vous offusque au plus haut point, vous pouvez m’convoquer à la police. J’peux vous donner mon nom et mes coordonnées… »

J’eus encore un soupir. J’me foutais d’sa gueule, mais j’avais même pas la foi d’sourire. Non, j’étais juste crevé et ce à quoi j’aspirais ? D’la flotte. Parler m’coutait des forces en plus. P’être qu’au final, c’était moi l’plus malheureux dans toute cette histoire. Si j’avais posé la gourde à mes côtés et que j’l’avais abandonné là, elle s’rait pas venue m’faire chier avec son élan citoyen et son souci d’verres. D’ailleurs, en parlant d’la gourde : « Si ça vous fait plaisir d’me montrer l’chemin des poubelles, j’vous en prie, allons-y. » Que lui avais-je balancé en regardant ailleurs en soupirant longuement l’air de dire : "va voir ailleurs si j’y suis" ou alors "cause toujours", au choix. Du reste, des sifflets s’firent entendre plus loin. En tournant ma tête vers ma droite, j’vis un groupe d’jeunes drogués qui bavaient sur la chieuse.

Forcément, avec un physique aussi pulpeux et une tenue pareille…



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dire que jiji était quelqu'un de colérique serait mentir. impulsive ? pas vraiment. en revanche elle faisait partie de ces gens vindicatifs qui retenaient un visage des années durant pour fomenter une vengeance aux petits oignons dans un bouillon très salé. elle esquissa ce qui semblait être le début d'un sourire avant de ranger ces pauvres lunettes dans son petit sac à main. le prix n'était rien pour elle en vérité, ce qui l'importait c'était la politesse. le respect de ses affaires. elle tique , bien évidemment.
jiji supporte mal qu'on puisse être autant nonchalant face à la situation - il se décale, glisse sur le banc et son jogging fait un bruit qu'elle juge désagréable. ses longs cils battent, et entrouvre ses lèvres pour aspirer un filet d'air qu'elle finit par souffler en un long et minutieux soupir. elle le laisse s'exprimer, le temps qu'il faut, le temps que ses mots et son langage dénué de toute délicatesse se tarissent. il se croit probablement très malin. et pour lui donner raison, elle le regarde les yeux grands ouverts. elle a l'air idiote, elle a l'air creuse. puis ses lèvres au rouge impeccable se serrent pour s'ouvrir sur sa voix douce :

― ces lunettes valaient soixante-quinze milles yens. mais ce qui m'offusque le plus chez vous, ne tient pas au fait que vous êtes grossier ou même que vous soyez radin. ce qui m'offusque le plus en vérité c'est que vous portiez des chaussettes blanches aussi hautes. et ce jogging informe.

et en ce simple fait, il mériterait d'aller en prison pour cent ans. elle reste douce cependant, calme, détache les mot comme si elle s'adressait à un enfant capricieux et vient croiser ses bras sur sa poitrine, son livre toujours dans sa main. le titre est simple, il tient en un seul mot. viscère.
un mèche se détache de la masse noire et lustré de ses cheveux pour venir chatouiller son nez - elle la remet en place, continuant de fixer son interlocuteur avec un ersatz de mépris dans le regard.

― et comme cela ne semble pas si évident pour vous, il faut vous lever et marcher pour atteindre la poubelle.

droite, elle se décale légèrement et penche la tête sur le côté. elle ignore avec beaucoup de brio les énergumènes derrière elle. ils sont puérils. elle n'a que faire de leur appréciation sur sa silhouette, ses vêtements ou la taille de son soutien-gorge.

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C’genre d’procédés mesquins, il marchait pas vraiment avec moi. Pis, j’l’avais pas du tout écouté en fait. C’était comme dans les mangas bas d’gamme : On pouvait voir de grosses bouteilles d’eau imprimées sur mes rétines, un truc du genre. Mon esprit n’était focalisé que sur c’besoin primaire et j’comprenais tout d’un coup la douleur d’ces gens qui vivaient difficilement dans les différents déserts d’ce monde pourri. Ça devait vraiment pas être fastoche pour ces personnes. Ils avaient même tout mon respect. A compter d’cet instant, j’me promis également d’respecter cette ressource si vitale et d’plus en gaspiller bêtement. Suffisait parfois d’une expérience pour que notre conception des choses change sur un fait. Mais n’empêche que ça réglait pas du tout mon problème. J’avais soif. Horriblement soif. Et ça pardonnait pas. Comment j’avais fait pour vider ma gourde d’abord ? Très bonne question…

- « HOHÉ MA JOLIE ! FAUT PAS NOUS IGNORER COMME ÇA ! »

Une voix criarde surgit d’nulle part. En fait, l’groupe d’jeunes drogués était constitué aussi d’revendeurs qui s’rapprochaient inexorablement d’not’ position. Qui se ressemble s’assemble qu’on dit. Pas étonnant, d’autant plus qu’on parlait d’Ueno, hé. Pas forcément l’coin l’plus chic de tout Tokyo aussi, on s’entend. Moins d’une minute plus tard, ces imbéciles pullulaient tout autour. Ils étaient une bonne dizaine en tout. Baggys, joggings, montres et chaines clinquant, casquette à l’envers… Bref, une panoplie d’p’tits merdeux qui s’pensaient thugs et qui frimaient pour un rien. Des p’tits merdeux qu’avaient à peine la vingtaine pour la plupart, à peine d’vue. D’ailleurs, certains puaient clairement la coke à plein nez, c’qui semblait pas incommoder l’reste du groupe qui s’chauffait mutuellement sur la chieuse. Cette dernière, prise au piège, semblait définitivement dans la merde à moins d’avoir une arme de dissuasion.

- « Yo meuf ! Viens t’éclater avec nous ! On connait d’bons coins et on a d’la thune en plus, hahaha ! »

- « Et d’grosses bites, hahahaha ! »


Hilarité générale. L’guet-apens était en place. Tout l’groupe avait encerclé l’banc pour n’pas dire la chieuse en question. Si l’un d’eux -certainement l’plus vieux, l’plus moche, mais aussi l’plus violent- avait osé passer un bras autour des épaules d’la chieuse, un deuxième s’permit d’foutre une paluche sur son gros cul qu’il s’mit à peloter vulgairement tandis que d’autres bavaient ouvertement sur l’majestueux décolleté qu’elle présentait. Y’en avait pas un qui bandait pas. Pas un seul. Normal en même temps. A moins d’être eunuque, religieux ou même pédé, t’restes pas d’marbre d’vant une bonasse pareille. En plus, sa robe courte sans pour autant être atrocement moulante, soulignait toutes ses courbes de déesse venue tout droit du ciel. Vraiment. La nature semblait l’avoir bien gâté. Trop gâté même. Et c’était sans l’ombre d’un doute c’qui avait amené cette situation peu commune à s’produire.

Surtout en pleine matinée…

- « Hoy ! C’qui ce vieux ?! Hé ! Bouge de l- »

Alors que l’un d’entre eux m’avait enfin remarqué et dirigeait sa main vers moi pour essayer j’sais pas quoi, j’le lui avais soudainement agrippé avant d’le soulever, sans m’lever, sans aucun élan et sans aucun effort pour l’balancer par-dessus mon épaule comme j’l’avais fait tout à l’heure avec ma gourde. Scène surréaliste digne d’un grand film d’action. Sauf qu’il y en avait, des forces d’la nature qui s’foulaient pas trop pour effectuer des prouesses physiques et techniques ahurissants. Et puis pour l’coup, c’était plus ou moins un p’tit gabarit. Pas grand-chose pour un membre actif du shinsengumi. L’con qui avait fait un p’tit vol plané tomba brutalement au sol et un craquement sonore s’fit entendre avant qu’il n’commence à brailler de douleur : Bien que j’en avais rien à foutre, force est d’constater qu’il s’était niqué quelque chose. J’finis par relever ma gueule vers tout l'troupeau -la chieuse y compris- pour demander :

- « L’un d’entre vous a une bouteille d’eau ? J’lui en serais très reconnaissant en tout cas. »

Et un sourire amusé s’dessina sur mon visage.


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il semblait que les rustres n'avaient pas la volonté d'abandonner leurs remarques déplacées et jiji, calme au delà de tout, ne bougeait pas plus que précédemment. du coin de l'œil et de son eye-liner aussi aiguisé qu'une lame, elle anticipait leur approche sans pour autant les regarder directement. elle n'avait que faire de voir distinctement la certaine laideur de leurs âmes suinter par les pores probablement acnéiques de leurs visages.
l'inconnu du banc ne semblait toujours pas désireux de faire un geste éco-citoyen et il prenait bien soin d'ignorer lui aussi les petites frappes qui venaient maintenant de s'étaler autour d'eux comme un herpès s'étalant sur une lèvre.
un de ceci vint poser son bras dégoutant autour de ses épaules, et elle se crispa. le dégoût envahissait à vitesse grand V sa bouche et son corps tout entier au même titre que l'odeur de sueur nauséabonde qui faisait de son nouvel acolyte un être vraiment détestable.
elle sentit une main sale sur le velours impeccable de sa jupe. elle ferma ses paupière et - sans que personne ne s'en rende compte - elle récupérait habilement le pistolet à fléchettes tranquillisante qui ne la quittait jamais et ce, depuis que monsieur le lui avait offert. il était personnalisé à son nom, le comble du raffinement.

la scène suivante fut tellement surréaliste que l'homme qui avait passé son bras autour de son épaule la lâcha subitement. elle se tint immobile encore, un bref instant, profitant de cet effet de surprise inattendu pour lui tirer dans les côtes. elle eut aussi le temps de le faire sur celui qui avait eu l'outrecuidance de poser sa main pleine de doigts dégoûtant sur sa jupe. encore un. elle remercia les lèvres pincées son père de lui avoir appris à tirer. mais hélas, ses compétences s'arrêtèrent à la cinquième et dernière fléchettes de son chargeur. les péons restant dont le cerveau commun était visiblement en très mauvais état commençait à peine à réagir. elle prit le parti de s'asseoir à côté de l'inconnu.

― en ce qui concerne mes lunettes, elles seront considéré comme remboursées si vous me débarrassez des parasites restants.

elle lui sourit, son arme posé sur ses jambes parfaitement croisées.

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- « Du Sprite hein… »

J’eus un soupir résigné avant d’porter la bouteille à mes lèvres pour la vider d’une traite ! Et bon Dieu que ça m’fit l’plus grand bien ! Y’avait rien mais vraiment rien d’mieux que d’se désaltérer franchement ! La prochaine fois, j’allais faire gaffe avant d’me lancer dans pareille folie. Alors que j’soufflai avec un sourire aux lèvres après m’être mis bien, je jetai un coup d’œil au seul type restant du groupe. Posé sur ses fesses à même l’sol, le pov’ tremblait sur lui-même, presque à la limite d’faire sur lui. L’regard d’effroi qu’il me portait n’était pas fortuit et pour cause : Ses autres potes gisaient dans une flaque d’sang au pied du banc sur lequel j’étais assis tout à l’heure. Un travail d’boucher, j'peux vous l'assurer…

Mais un travail qui m’avait pris que cinq petites minutes. Trois fois rien.

- « Quoi ? M’fais pas cette tête-là p’tit. T’étais l’dernier que j’devais dégommer, mais vu m’as proposé à boire, ça va, j’vais pas te toucher. Tiens d’ailleurs, fais les poches d’tes potes. Doivent avoir pas mal d’frics sur eux. »

L’gamin toujours apeuré finit par acquiescer et s’mit à faire c’que j’lui avais demandé, docilement. Il pensait à fuir, mais savait qu’il pouvait pas. Moi pendant c’temps ? J’m’étais tranquillement rassis sur l’banc, aux côtés d’la meuf. Mais bien avant que j’lui adresse la parole, j’fis signe au gamin d’me passer l’briquet et l’paquet d’cigarettes qu’il venait d’faire sortir d’la poche de l’un d’ses potes. C’était pas vraiment l’idéal surtout que j’venais d’faire des efforts de dingue, mais l’tabac, c’était mon « péché mignon ». J’résistais pas très longtemps. Du coup, après m’être allumé une et avoir tiré une taffe, j’retournai ma gueule vers la poupée en porcelaine. C’est qu’à c’moment là que j’compris l'ardeur des gosses…

- « Quelle idée d’venir lire ici, sérieux ? L’fait même que t’aies une arme sur toi veut dire que tu savais que c’coin est craignos, nan ? »

Question rhétorique. Elle avait clairement pas la gueule d’une provinciale ou d’une étrangère, donc elle savait d’avance où elle mettait les pieds. Par contre, j’devais avouer que : « Les gamins ont pas tort. T’es plutôt bien foutue. Les jap’ avec d’gros cul, c’est rare. » J’eus un p’tit rire en r’pensant aux bonasses du shinsengumi avant d’recommencer à fumer tranquillement. Décidément, j’tombais que sur des timbrées… Et celle-là malgré son maintien d’vait une grosse salope à sa manière. D’ailleurs, j’poussai vers elle la bouteille d’Sprite et ma gourde : « Allez l’écolo, va j’ter tout ça pour moi à la poubelle et barre-toi. J’suis pas si différent que ça des gars qui t’ont p’loté. T’es à cours d’munitions non ? T’fais une proie facile. »

Qu’avais-je dit, totalement moqueur.

- « Pis faudrait pas que tout c’sang dégueulasse tes jolies pompes. J’ai pas envie d’t’entendre dire que j’dois t’payer pour j’sais pas quel nettoyage. »

Une dernière pour la route parce qu'on s'refait pas :

- « Ah et remue bien ton boule en partant. C'toujours plaisant comme spectacle. »


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une fois bien installée, jiji avait ouvert son livre à la page marquée d'un joli post-it. et évidemment, dans le chaos ambiant, la meilleure option pour elle était de finir le thriller commencé il y a quelques jours. le rustre en chef mis peu de temps à rendre les puants bien moi agiles de leurs mains ; mais elle ne se souciait déjà plus de ça.
contrairement à ce que l'on pourrait penser, il avait fallut à mikan quelques longues années pour devenir jiji. et à la sortie de sa cure, jiji avait définitivement dit non à l'alcool ainsi qu'à toutes les choses qui jadis l'y avait poussé. l'imperfection et les machistes en faisaient partie.
ses pupilles suivaient avec attention les lignes de mots qui entraînaient la suite de la fiction vers la résolution de cette enquête sordide. elle n'eut malheureusement qu'une toute petite poignée de minutes de tranquillité. alors qu'elle avait fugacement espéré que l'homme s'en aille après cela - ou du moins qu'il disparaisse de son champs de vision, il se rassit à côté d'elle. finalement l'odeur de sueur ne venait peut-être pas exclusivement des voyous de bas étages qui traînaient maintenant sur le sol comme des chaussettes sales.

― je vais faire comme si vous veniez de me faire un compliment qui ne soit pas grossier.

ses yeux toujours rivés sur le livre, elle parlait d'un ton égal, sans animosité, sans intérêt particulier. elle regrettait ses lunettes, certes, et l'attitude de cet homme était vraiment un comble de grossièreté mais à présent, elle était bien trop occupée à rechercher une tranquillité relative pour pouvoir finir son livre. cependant la suite de ses paroles eut l'incroyable don d'agacer la jeune femme qui - de manière générale, ne se laissait pas si simplement atteindre.
elle referma son ouvrage et le posa délicatement juste à côté d'elle. elle le fixa un bref instant, jaugeant jusqu'à quel point il méritait qu'elle lui offre de l'attention.

― non.

et puis elle reprit son livre et se remit à la lecture qu'elle affectionnait tant. il ne lui restait tout au plus qu'une vingtaine de minutes de lecture.

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- « T’es chiante quand tu fais ta précieuse… J’ai presque apprécié la pute d’tout à l’heure pourtant ! »

Parce que pour une pute, c’en était bien une que de m’avoir demandé de les tabasser en lâchant l’affaire d’sa paire qui coutait j’sais plus combien. Pistolet à fléchette, flegme devant une montagne de gars complètement KO qui saignaient comme des porcs… Fallait franchement être timbrée pour pas rester ici. Et c’est ce qu’elle était. Timbrée. Avec des années d’expérience dans mon domaine, la lecture froide devenait une seconde habitude ou presque. Dire que j’l’avais carrément cerné s’rait un mensonge, mais j’étais sûr d’un truc : L’air qu’elle affichait n’était que façade…

Et mon côté gros porc voulait en savoir plus…

- « P’tit. T’as une caisse ou une moto quelque chose comme ça nan ? »

L’petit qu’avait finalement récolté tout l’fric d’ses potes m’passa une grosse liasse en acquiesçant. J’lui fis un signe d’main pour qu’il la ramène et il se hâta d’partir la chercher comme un bon toutou. Ou p’être bien qu’il fuyait définitivement au choix, c’qui serait pas du tout illogique d’sa part. D’mon côté, j’avais levé mon cul du banc avant d’en faire l’tour comme si j’me cassais autre part. Sauf que brusquement, j’m’arrêtai tout juste derrière la meuf avant d’me pencher vers elle pour choper ses gros loloches comme si d’rien était et d’les presser comme un vulgaire fumier.

Faut bien qu’ils servent à quelque chose, hé…

- « Sont anormalement lourds, p’tain. C'est des vrais au moins ? D'ailleurs, tu lis quoi ? »

Et vas-y que j’continue d’les peloter avec mes paluches calleuses et crasseuses à souhait. L’comble ? J’avais calé mon menton sur l’une d’ses épaules presque en loveur, sauf que non. C’qui était marrant, c’est qu’elle devait pertinemment savoir que crier, m’insulter ou même essayer d’se défendre donnerait quedal. Enfin, si elle était pas conne avec c’que j’lui avais démontré taleur avec les p’tits salauds qu’avaient essayé d’la toucher comme j’le faisais actu. Pis, d’un seul coup, j’la lâchai, oui, mais j’lui arrachai son roman à la volée alors qu’un bruit d’moteur s’faisait entendre tout près.

- « J’te prends ça. Et un truc en plus, tiens… »

Comme un connard, j’plongeai une main dans son sac avant d’retirer par l’plus grand des hasards son porte-clés. Sans doute ceux d’sa piaule et d’sa bagnole quelque chose comme ça. L’jackpoct quoi ! Pis, comme si d’rien était là encore, j’m’éloignai tranquillement du banc avant que l’gamin n’vienne s’garer pile poil d’vant moi avec sa bécanne. Sympa l’petit. Il avait dû avoir peur des répercussions sur ses potes quelque chose du genre sinon j’saurai pas dire. Toujours est-il que j’m’assis tranquillement derrière lui avec mes trouvailles et l’petit clin d’œil à ma pov’ victime…

Encore qu’un bouquin et des clés, c’était trois fois rien. Rapidement remplaçables, non ?

- « Shibuya, vers le parc yoyogi. Cité Himesaki. T’as qu’à demander le bloc A4 et l’appartement 69 au sixième étage. Si tu trouves pas, t’as qu’à tout simplement demander après l’officier Sato. On m’connait bien dans l’secteur. Oh, et reviens avec une pizza. Et pas empoisonnée ou droguée steuplait. Allez gamin, on bouge. »

Et sur cette phrase, l’moteur vrombit une nouvelle fois et la moto fila.


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le dénouement est proche, tout autant celui du livre que celui qui mettra jiji dans un état dont elle avait oublié l'existence, la colère. une rage sourde et souterraine, mais une rage froide. point d'éclat de voix quand il saisit ses seins entre ses mains dégoûtantes, elle reste de marbre. seule sa mâchoire se sert et ses zygomatiques apparaissent brièvement. ses doigts se referment sur le livre et froissent les pages irrémédiablement.

un dilemme s'ouvre à elle, ses pensées s'altèrent et se met alors en marche un mécanisme qu'elle connait bien. dans un état de latence émotionnelle où rien ne transparaît, rien ne bouge, rien n'est ressenti, elle analyse tranquillement, sans lever les yeux, sans bouger plus que ses paupières.
la jeune femme se sait moins forte physiquement, elle sait que si elle tente quoi que ce soit, le risque qu'il lui fasse mal augmentera de façon exponentiel. n'a-t-il pas été clair précédemment en avouant qu'il n'était pas mieux que ces raclures de bas étage qui les avaient agressé ?

un léger soupir lui échappe quand il la lâche finalement, l'oppression cesse. l'inconnu lui arrache son livre des main et un bref instant, la perspective de ne jamais finir son livre lui est insupportable. elle a retenu sa respiration pour ne pas avoir à sentir les effluves malodorantes de son nouvel ami, et en reprenant le fil de sa respiration, jiji souffle entre ses lèvres carmines une petite phrase anodine.

― vous auriez du vous abstenir.

tout est aussi glacial que cet air hivernal dont on arrive jamais à se réchauffer. son air, son ton, son visage et ses intentions. ses pensées s'impriment dans un schéma reptilien. la vengeance est un plat qui se mange froid après tout.
il disparaît en ayant eu l'audace de la soumettre à un rendez-vous. officier sato note-t-elle dans un coin de sa tête.
il lui faudra encore quelques longues dizaines de secondes pour se relever et récupérer ce qu'il lui reste de ses affaires. son chemisier est tâché. elle écrase la main d'un des gamins au sol de son talon. aller chercher ce dont elle a besoin pour se venger de cet affront, de ce manque de respect insupportable.
monsieur saura quoi faire.

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