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Dans ta face ! {PV Saya}
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Dans ta face !


Feat Saya Takahashi



Normalement le jeudi soir est consacré aux jeunes. Enfin en théorie, faut dire que certains n'attendent pas d'être jeudi pour sortir se mettre la misère. Ledger aussi, il se met la misère. Mais pas de la même manière. Deux semaines de travail intensif. Un petit bijoux, un chef d'oeuvre. Une déflagration multipliée par deux, une précision accrue, des matériaux pilés pour faire plus de dégats … et surtout des pigments de couleur rouge sang pour le visuel. Faut pas déconner avec ça ! Après tout faire péter une bombe, c'est un art en soit ! Il avait décidé de sécher les cours cet après-midi là pour peaufiner son petit bijoux. Même avant d'exploser c'était une pièce de collection sa petite bombe artisanale : toute peinte de noir pour la sobriété, un origami peint en jaune comme signature. La classe à l'état pur.

Il eut un pincement au coeur à l'idée de devoir faire péter son bébé. Mais il fallait le dire : Ledger n'était pas au point. Certes, il était bien meilleur façonneur qu'hacker, mais il avait encore beaucoup à apprendre. Bien doser les susbtances, choisir les bons matériaux, le bon emplacement pour une destruction réussie … c'était probablement le 25ème prototype de la "Dans ta face". Les derniers essaies avaient foiré, lamentablement. Il ne pouvait pas montrer un travail aussi dégueulasse à sa Famille, il devait persister. Un morceau de plastique qui décolle droit dans le ciel … et le mécanisme qui ne se déclanche pas. Tu t'approches et tu prends des substances volatiles dans la gueule, t'y vois rien pendant trois jours. Une autre fois ça a pété, bien pété. Genre bien pété le bitume : pourquoi ça a explosé vers le sol plutôt qu'en l'air d'ailleurs ? Une autre fois ça a fait un bruit infernal et repeint la moto d'un Exodus, et du coup c'est ta gueule qui a pété.

Bref ! Il fallait un peu de sécurité dans tout ça ! Ledger avait entendu parler d'un médecin plutôt compétent qui avait l'habitude de bosser pour les gangs de Tokyo. Ca le faisait chier de faire appel à quelqu'un qui n'était pas entièrement dévoué aux Meiji, et qui soignait les adversaires, mais pas le choix. Elle devait donc le rejoindre sous peu, en cas de bobo. Ca lui avait d'ailleurs couté une blinde. Le côté "santé" était donc optimal. Restait le côté "putain je vais me faire exploser la gueule par les passants". Pour le coup, il avait choisi un territoire Meiji, déjà, et relativement peu fréquenté. Près du métro, pas sous terre (parce que c'était définitivement la pire idée du siècle), assez éloigné de l'entrée. Un ancien restaurant miteux totalement vide, donc l'un des murs porteurs semblait vouloir tenir pour des années. Que dalle. Un peu de nettoyage ne ferait pas de mal.

Le temps avait passé. Les gens obligés de passer par le métro pour rentrer du travail avaient zieuté curieusement ce gamin un peu ahuri avant de passer leur chemin. Le lieu semblait désert, le ciel se tamisait de rose/violet. C'était presque près. Il regarda par dessus son épaule : quelqu'un arrivait. Son toubib ? Nan, une nana. Probablement là pour une passe.

" - Eh, dégage de là je bosse moi. Y a personne, va te trouver un autre coin où racoler, vu ?"


Hum. Jamais eu l'idée que le toubib en question pouvait être du sexe faible. Il avait certes eu affaire à une voix féminine, mais un médecin aussi réputé dans les affaires souterraines devait probablement avoir une secrétaire. Non, c'était assurément un mec, un vieu même. Les pas se rapprochèrent malgré tout. Ledger lâcha son tournevis, lassé d'être emmerdé pendant ses derniers réglages.

" - Chui pas intéressé, casse-toi ! Et mon Art mérite de meilleur spectateur qu'une gueuse dans ton genre. Tu n'y comprendrais d'ailleurs rien du tout, ta sensibilité est digne d'une truie reproductrice. Mais c'est pas ta faute, on ne peut pas tous avoir le génie et le talent. "


Vas-tu prendre une rouste Ledger ? Tu mériterais !
Saya Takahashi
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Saya Takahashi
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Elle sortait tout juste des cours et était déjà sur la route. Beaucoup pourraient penser qu'elle allait faire comme tout les jeunes et profiter de sa soirée, mais il n'en était rien. Assise au volant de sa voiture, un sac de sport sur le siège passager, elle était loin de se rendre dans un quartier où elle serait à même de faire la fête. 

Ueno n'était pas réputé pour être la partie de Tokyo la plus accueillante, et elle l'était sûrement encore moins depuis que les Meiji en avaient pris le contrôle. Le décor avait rapidement changé, la ville avait abandonné son habit propre et coloré pour faire place au quartier populaire. De temps à autre, elle croisait le regard d'un sdf qui la regardait sans la voir, ses vitres teintées ne leur laissant pas l'opportunité de jeter un coup d'œil à l'intérieur de l'habitacle.

Elle était en retard. Elle avait manqué de renverser quelqu'un à la sortie de Shinjuku, ou peut-être est-ce la personne qui était en tord ? Au fond, elle n'en savait rien, mais le citoyen en question ayant été extrêmement désagréable, elle n'avait pas eu plus envie de ça de lui donner raison. C'en était suivi une engueulade qui n'avait été qu'inutilité et perte de temps pour Saya étant donné qu'ils avaient tout les deux fini par reprendre leur route. Mais elle était en retard et ça l'agaçait énormément.

Elle avait arrêté la voiture non loin du métro et avait attrapé le sac à côté d'elle avant de se diriger vers un ancien restaurant qui n'avait déjà pas l'air merveilleux lorsqu'il était en service. La poussière se soulevait à chaque pas qu'elle faisait à l'intérieur du vieux bâtiment et l'odeur d'humidité était beaucoup trop présente au goût de la médecin. Sûrement que la nourriture n'était pas la seule raison de la fermeture de cet endroit. 

Alors qu'elle avançait en direction de la personne qu'elle venait voir, une voix d'homme a rebondi contre les murs vides. Une voix qui lui demandait d'aller faire le trottoir ailleurs. Elle laissant s'échapper un claquement de langue qui laissait signifier son mécontentement soudain. Encore un pauvre type paumé dans sa vie qui la prenait pour une imbécile bonne qu'à vendre son corps. Pourtant, elle n'avait pas relevé et s'était contenté de continuer d'avancer, ce qui avait eu pour effet de venir à bout de son interlocuteur si on en croyait la manière qu'il avait eu de balancer son outil sur la table et de lui demander d'aller plus ou moins se faire foutre, et ailleurs si possible.
« Je suis curieuse de savoir au quel des deux tu as eu droit dans ce cas. »
Elle avait continué à avancer malgré tout et se retrouvait peut-être un peu trop près de son client maintenant, mais elle a planté son regard dans celui de son interlocuteur en croisant les bras.
« J'ai un doute pour le côté génie, dans la mesure où insulter la personne que tu as appelé pour sauver ton cul en cas de problème, n'est pas des plus intelligents, surtout si on veut évité de payer pour rien. » un léger sourire avait étiré ses lèvres, et une lueur d'amusement avait traversé son regard alors qu'elle reprenait. « Et disons que si tu étais si doué que ça, tu n'aurait très certainement pas besoin de mes services. »
Un dernier sourire plein de moquerie envers lui et elle lâcha finalement son regard. Pour autant, elle n'en avait pas terminé et avait posé son sac au sol, il contenait tout ce qui lui fallait en cas de pépin. Elle s'avait que les membres de gangs étaient souvent assez limités mentalement parlant, mais de là à ne croiser que des imbéciles fini, elle n'avait vraiment pas de chance. Mais s'il ne voulait pas d'elle comme médecin, il n'y avait aucun souci après tout.
« Mais la gueuse que je suis peut rentrer chez elle avec ton argent et te laisser crever comme un rat si tu préfères. » elle le regardait de nouveau, mais cette fois son regard était plus dur et l'amusement avait disparu. « Ou alors je peux appeler les flics et leur dire qu'un petit terroriste amateur s'amuse a faire des bombes près du métro d'Ueno, histoire de t'apprendre le respect pour les gens qui s'en sortent mieux que toi dans la vie. »
Elle le détestait déjà.



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Insulter son toubib, c'était pas le truc recommandé. En même temps, on l'avait pas prévenu que c'était une meuf, comment Ledger aurait-il pu le savoir ? Il soupira, se redressa et fit face à la jeune femme. Il la dévisagea. Pas trop moche, visiblement piquée à vif (on se demande pourquoi), pas trop dégueu à regarder. Rien de fou non plus. Sa tête le démangeait : faut dire, il s'était prit un éclat d'une bombe concurrente il y a quelques jours et les points étaient capricieux. Ce qui contraint sa conscience à lui dire d'être gentil, sans quoi il se viderait de son sang comme un porc égorgé. Dans la pisse et la merde. Une mort digne d'un clodo, pas d'un artiste.

Un "T'as qu'à avoir l'air d'une toubib, pas d'une pute en chaleur" avait failli sortir malencontreusement. Il fallait la jouer fine, et retenir les coups. Une main toujours sur le bobo douloureux, et l'autre dans la poche, Ledger fixait lui aussi avec une mine boudeuse son interlocutrice. Sa patte droite sortait une feuille vierge et il se mettait à plier machinalement dans tous les sens en extériorisant dans le papier toutes les insultes qui lui venaient à l'esprit.

" - Faut dire, t'avais l'air professionnelle. Comme quoi l’habit fait pas le moine hein. "


Franchement, il fallait que celle-ci sorte. Pas trop violente, pas spécialement utile pour relancer le débat. Juste histoire de souffler.

" - Mettons les choses au clair, je m'en branle comme de l'an 40 de ton avis. Je suis un artiste, sinon je serais pas le cul chez les Meiji. A voir si t'arrives à capter l'essence de mon talent, ou pas. "


Ayé, il était temps de passer aux choses sérieuses. Kosei avait beau être un petit connard imbus de sa personne, il n'en restait pas moins un bosseur. Ils se foutraient sur la gueule plus tard, … s'il ne les faisait pas péter tous les deux.

" - Soyons professionnels. J'suis Ledger. J'ai payé, tu me dois un service. On n'est pas pote. Je t'apprécies pas spécialement, et tu ne m'aimeras pas. Je fais mon taf, tu fais le tiens. "


La base du contrat est fixée.

" - Tu veux zieuter et faire marcher tes méninges ou tu vas te planquer dans ta caisse rutilante ? "


Sur ce, Ledger retournait à son ouvrage. L'enfant moqueur avait disparu, le façonneur appliqué était arrivé. Il choppait une bombe de peinture, repassait un coup de jaune sur son chef d'oeuvre. Il scrutait le moindre recoin. Produits, ok. Les pièces, en place. Stabilité, plutôt pas mal à première vue. Il se redressait et avançait vers la structure destinée à mourir dans une explosion de couleur. La peinture encore fraîche avait sali sa main gauche, qu'il essuyait rapidement sur son pantalon avant de se stopper net. C'était la guerre. Il passait donc son index et son majeur sur son œil gauche façon peinture d'indien. Moins pour le style que pour le côté spirituel que la chose.

Le mur porteur semblait être vers le fond, il virait du pied tous les obstacles et commençait à viser son mécanisme à équidistance des deux côtés latéraux. Il avait déjà oublié le toubib. D'ailleurs si elle avait bougé, il ne l'avait pas entendu. L'avait-elle suivi à l'intérieur ? Ledger se demandait si elle aurait le courage d'entrer, et surtout la curiosité de s'intéresser à un domaine qu'elle ne maîtrisait pas. D'ailleurs, la dernière phrase de la jeune femme résonnait en lui. Il n'y avait pas prêté attention. Il se redressait et sans se retourner se mettait à sourire.

" - Vraiment ? Appelle les flics chérie, qu'on parle un peu de ton business totalement légal. Je suis sûr qu'ils seront ravie de te mettre la main au cul … dessus. Et pareil pour mes collègues ou autres chiens que tu sers. Ne joue pas à ça avec moi, Ueno est notre territoire, tout le monde sait déjà que tu es là. "


Finalement, si la jeune femme relevait ce dernier point, la discussion finirait sûrement par s'envenimer de nouveau.

" - Alors, tu veux voir comment faire péter tes clients un peu trop entreprenants ou pas ? "
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Elle l'observait avec agacement, se mordant la langue pour éviter d'insulter ses ancêtres à voix haute, ses yeux le jaugeant de haut en bas et ses bras croisés sur sa poitrine. En fait, elle l'écoutait à peine, l'oreille distraite par les bruits extérieurs, au fil du temps elle avait apprit à tenir sa langue et à garder pour elle certaines de ses remarques acerbes, parce que les membres de gangs n'étaient ni des anges ni des gentlemen. Encore moins les Meiji. Elle ne les appréciait pas, parce qu'ils étaient imprévisibles, seulement animés par un besoin de reconnaissance qui les rendaient particulièrement dangereux à ses yeux.

Ledger, comme il avait dit s'appeler n'était certainement pas le plus dangereux de tous ceux qu'elle avait pu croiser, en apparence tout du moins, mais il avait raison sur un point : ils n'étaient pas amis et ne le seraient probablement jamais. Parce qu'elle avait autre chose à faire que de trainer avec les imbéciles. Il l'énervait. Vraiment. Sans s'en rendre compte elle avait arrêté de se mordre la langue, non pas parce qu'elle n'avait rien à lui répondre, bien au contraire, mais parce qu'au fil de la conversation elle s'était rendue compte qu'il ne méritait pas plus d'attention que cela au final. Il faut laisser les idiots parler seuls sinon on les instruit, il parait en tout cas, et elle n'avait aucune envie de gaspiller temps, salive et énergie pour lui.

Elle l'avait observé tourner les talons, était restée sans bouger pendant quelques longues secondes, pesant le pour du contre de le suivre. Au fond, elle n'avait pas tellement envie de respirer le même air sale que lui et la curiosité était bien présente. Elle voulait savoir s'il était vraiment si doué que ça, si son art, comme il aimait appeler son boulot, valait autant que celui de la jeune femme. Elle en doutait, beaucoup. Parce qu'elle restait persuadée que s'il était si doué que ça, elle ne serait pas là.

Elle avait ramassé le sac posé près d'elle, suivant en silence son client pour la prochaine heure, avec un peu de chance, il n'aurait pas besoin d'aide et il aurait payé pour rien du tout. Mais l'idée de le voir se foirer lamentablement devant elle ne lui déplaisait pas non plus, et au final, ce sont ces deux idées qui la faisaient légèrement sourire d'un air narquois.

Saya s'était arrêté un peu derrière lui, observant son environnement et cherchant un moyen de sortir si jamais ça venait à mal tourner, ses yeux ne se sont arrêté que lorsque Ledger a repris la parole pour revenir sur ce qu'elle avait dit plus tôt. Il aurait sûrement mieux fait de se taire. La jeune femme a lâché son sac avant de s'avancer vers lui, ses talons claquant et résonnant contre les murs du building abandonné. Il parlait toujours, lui demandant si elle voulait un cours rapide. Sa main gauche vient se poser avec rage sur l'épaule du Meiji avant de le tourner afin qu'il se retrouve face à elle, et il devait soit ne pas avoir de force, soit ne pas s'y attendre le moins du monde pour que la demoiselle y arrive aussi facilement. Mais elle n'y réfléchit pas, sa main droite vient de s'écraser avec violence sur la joue de cet homme qui lui manque de respect depuis un peu trop longtemps à son goût. Ce n'était pas cette dernière phrase qui avait fait monté la colère, c'était une accumulation.
« Nous sommes au moins d'accord sur un point, je te déteste et tu me détestes aussi. » Ah, sa belle résolution de ne pas lui adresser la parole venait de voler en éclats. « Mais qu'on soit bien clair, tu ne devrais pas jouer avec moi non plus. »
Elle l'avait lâché avant de lui tourner le dos, s'était éloignée légèrement afin de retourner près de son sac. Un soupir de soulagement. Ca lui avait fait du bien, elle n'était décidément pas faite pour subir en silence.
« Et puisque tu en parles, je me demande qui les flics vont croire entre l'étudiante en médecine exemplaire qui pourra plaider la contrainte et le paumé qui se tient à deux mètres d'une bombe. » Elle se lèche mordille la lèvre inférieure avant de reprendre. « Et concernant ton petit groupe, je suis certaine que tu serais ravi de les voir crever un par un de la main d'un autre gang ou dans les cellules du Shinsengumi. Tout ça, parce que tu n'auras pas su fermer ta grande gueule. »
Elle fait claquer sa langue une derrière fois. Ne jamais donner toutes les cartes disponibles à l'ennemi, pour garder un minimum de pouvoir. Elle lui lance un sourire léger, comme si l'épisode qui venait de se passer clôturait leur querelle.
« Tu peux m'appeler Saya. »
Oh, ils n'en avaient très certainement pas terminé avec cette histoire, mais il valait peut-être mieux pour eux deux que ça s'arrête là avant de ne pas pouvoir faire machine arrière.



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Une véritable tarée. Toutes les mêmes. Alors que la guerre puérile devait avoir prit fin pour se lancer dans le véritable job, l'autre l'avait retourné et lui avait flanqué une claque monumentale. Il s'y était attendu en entendant le sac tomber à terre lourdement et le pas précipité du toubib. Mais pour le coup, il ne s'attendait pas à ce que ce soit aussi violent. Il était un peu déçu aussi. Bien que Ledger n'appréciait pas spécialement la jeune femme, elle lui avait semblé avoir du peps. Il aurait préféré un bon coup de point dans la gueule. Même si la jolie couleur bleutée l'aurait contrains à se taper la honte devant ses potes. Mais il l'aurait porté fièrement étonnement.

Du coup la joue de Kosei avait violemment viré au rouge. Il resta figé dans cette position désagréable le temps d'inspirer profondément, et de souffler. De compter jusqu'à dix dans sa tête aussi. Ledger avait énormément de défauts, ça l'emmerdait de l'admettre, mais c'était un fait. En revanche sa mère l'avait bien éduqué. Ne JAMAIS cogner une fille, quel que soit le principe. C'était une règle d'or. Un des rares préceptes pacifistes que Kosei avait toujours respecté à la lettre. Compte jusqu'à dix quand tu as vraiment les nerfs, et ça ira mieux après. Mouais, c'est vrai que la rage qu'il ressentait était partie aussi vite qu'elle était venue.

" - La prochaine fois que tu veux m'en mettre une attend au moins que j'ai finis de bosser. Un minimum de professionnalisme c'est trop demandé ? "


Il se redressa lentement sans lui adresser un regard et se remit à l'ouvrage. Il n'avait capté que la moitié des paroles de la jeune femme. Une ignare clairement. Parce qu'elle pensait sérieusement qu'on la laisserait aller parler aux flics ? M'enfin, rira bien qui rira le dernier, il avait du boulot et d'autres chats à fouetter. Inutile de perdre du temps à discourir en vain, chacun campant sur ses positions. Ledger fit la moue face au mur. Il avait beau ne pas l'apprécier, il aimait toujours s'enflammer en parlant de sa passion à d'autres. Que ça les intéresse ou non d'ailleurs. Mais l'autre Barbie Girl s'en tapait visiblement comme de la couleur du slip de Sunny.

Quelques ajustements par ci, d'autres par là … contrôle de la fixation, niveau des liquides … ça semblait plutôt bon. Restait plus que le dernier mécanisme : la détonation à distance. Il ignora le nom de la jeune femme de plus belle, tandis qu'il cherchait frénétiquement la pièce manquante dans son sac. Le sac de Ledger, c'était un peu le sac à dos dépravé de Dora l'exploratrice. Une corde (allez savoir pourquoi), des feuilles de brouillon gribouillées, un cahier avec ses croquis de mécanisme, des crayons bons marchés, une boîte de BN et une bombe de peinture. Et au milieu de ce bordel sans nom, une pochette noire immaculée remplie de feuilles à origami. Soignée, sans une égratignure. Son dada.

Kosei se précipita au mur, tournevis entre les dents, et conserva la position du boitier contre l'appareil. Un dernier coup de serrage, et ce serait bon. Il fit tourner son tournevis dans sa main avec suffisamment de dextérité pour visser les quatre vis chacune leur tour tout en maintenant de l'autre main le boitier. Un pas en arrière. Nickel ! La classe à l'état pur. La LED clignotait à intervalles réguliers. Il choppa la télécommande dans son sac.

" - Sors si tu ne veux pas abîmer ton joli minois. "


Aucune moquerie dans la voix, c'était juste sa façon de s'exprimer. A ce moment précis les guerres d'adolescents de toute à l'heure ne comptait plus. Ledger faisait son job, et rien d'autre n'avait d'importance. Il rehaussa son sac sur l'épaule gauche et se dirigea vers l'extérieur, à bonne distance. De là où il était le voyant clignotait toujours. En repartant à l'extérieur son regard avait survolé la voiture dans laquelle était arrivée son invitée. Il regrettait de l'avoir payé. Il regrettait sa présence. Mais il fallait maintenant faire avec. Sans la regarder pour autant, Ledger tendit le boitier à son toubib du jour. Rien de bien compliqué, juste un bouton à presser. Easy, non ?  
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Saya Takahashi
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Il faisait preuve d'un self control assez impressionnant, elle devait bien l'avouer, parce que n'importe quel autre membre de gangs aurait très certainement répliqué en la fracassant contre un mur. Ou alors il n'avait pas les couilles, tout simplement, et peut être que les mots étaient tout ce que son employeur du moment arrivait à manier à peu près correctement.

Il avait ignoré ses dernières paroles, surement qu'il n'allait même pas prendre la peine de retenir son prénom, mais elle ne lui en tiendrais pas rigueur, parce qu'elle faisait pareil. Elle écoutait une phrase sur deux, de toute façon les chances pour qu'ils se recroisent étaient pratiquement nulle après cette rencontre des plus explosives. Pendant qu'il s'agitait dans tout les sens à vérifier divers réglages, elle s'était adossée à la colonne la plus proche, les bras croisés et fixant avec un léger intérêt les faits et gestes de Ledger. Oui, ça l'intéressait et avoir une explication lui aurait plus au final, mais plutôt crever que s'abaisser à lui montrer qu'elle s'intéressait à son boulot. Elle est curieuse Saya, mais la fierté prendrait toujours le dessus, par ce qu'elle ne pouvait pas se permettre de perdre la face, surtout pas devant un membre de gang.

En l'observant, elle énumérait toutes les façons qui pourrait conduire le jeune homme à la mort. Ou au moins à être très salement blessé. Peut être que son engin lui exploserait à la gueule. Une. Le plafond miteux pourrait s'effondrer. Deux. Les flics pourraient débarquer et ouvrir le feu. Trois. Elle continue, son regard suivant machinalement les déplacements de son acolyte non désiré. Si elle avait emmené son chien, elle aurait pu lui ordonner d'attaquer. Seize. Elle pourrait l'envoyer à l'hôpital en le renversant avec sa voiture. Dix-sept. Il a l'air d'avoir bientôt terminé, elle ramasse son sac. Elle pourrait le dénoncer à un autre gang. Vingt-et-un.

La voix du jeune homme s'était élevé, lui conseillant de sortir. Saya avait obtempéré sans faire d'histoire. Non pas qu'elle ai eu soudainement envie de lui obéir, mais elle tenait assez à la vie pour ne pas se risquer près d'une bombe. Son sac sur l'épaule, elle avait suivit Ledger sans ouvrir la bouche et s'était arrêté près de lui avant de se retourner vers le bâtiment qui, normalement, ne serait bientôt que débris.

Etonnement il lui avait tendu le boitier qui permettait très certainement d'enclencher le mécanisme. Un unique bouton, tellement simple. Saya s'était saisie de la petite boite sans lui accorder un regard ou un sourire, malgré son étonnement. Est-ce qu'elle avait envie d'appuyer sur ce bouton ? Absolument. Est-ce qu'elle allait le faire ? Evidemment. Elle tremblait, ni de peur, ni d'appréhension mais d'excitation. C'était très léger. L'adrénaline qui montait lorsqu'elle était dans l'illégalité lui manquait souvent, comme une droguée qui attend sa dose. Ah, elle les comprenait un peu finalement. Une fois de temps en temps ça ne fait pas de mal, non ? Un léger sourire se dessine. Elle allait définitivement appuyer. Elle lance un regard en coin à Ledger.
« Si ça ne fonctionne pas, je me foutrais de ta gueule pour le restant de mes jours. » Une pause. Puis elle reprend, parce qu'un peu d’honnêteté ne fait jamais de mal. « Même si étrangement t'as l'air de savoir ce que tu fais. A peu près. »
Et, en reportant son regard sur l'édifice, elle avait actionner ce petit bouton, qui pouvait pourtant faire tellement de dégâts.



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Ça va fonctionner. C'est sûr. Ledger a fait et refait ses calculs. Dans son pieux, devant ses céréales, en cours, sur ses origamis, dans la douche à voix haute, devant la console … aucune chance que ça échoue. La mine satisfaite, il croisait les bras. Elle l'aurait sûrement nié, mais le doc allait prendre son pied, c'était sûr. Avoir l'occasion de faire péter un truc, déjà, en ayant l'occasion d'accuser quelqu'un d'autre en cas d'embrouille, c'était déjà cool. Mais donner naissance à une oeuvre d'art en quelques secondes et sans effort, à SON oeuvre d'art, c'était probablement jouissif. Un peu d'action dans une vie de citoyenne ordinaire. Quoi que quand on soigne H24 des gangsters de bas étages ou l'élite de Meiji, on doit en voir des pas mal quand même. Boom. Magnifique. Digne des plus grands feux d'artifice ! Ledger avait des étoiles dans les yeux. Non seulement ça avait bien pété, mais en plus c'était absolument délicieux à contempler. Il hurla.

" - Putain c'était génial ! PAR-FAIT ! T'as vu ça Doc ? Ose me dire que tu as déjà vu plus exaltant ? "


Les conflits de toute à l'heure s'étaient évaporés dans l'esprit du façonneur. Voila pourquoi l'art surpassait tout : en quelques secondes seulement il pouvait effacer toute la réalité, aussi dure soit elle. Le bâtiment s'embrasait. De là où ils étaient il était difficile d'évaluer la portée de l'élément destructeur : est-ce que ça brûlait uniformément ? A certains endroits plus que d'autres ? Une attaque flammèche ou un brasier digne de Dracaufeu ? Il fallait pomper les renseignements tant que c'était encore chaud : poilant comme jeu de mot. Un sourire jusqu'aux oreilles, le façonneur s'élança vers sa propre Joconde. Mais même en sachant que le retour de flamme est toujours violent, cette fois Ledger en restait sur le cul.

Sans crier gare, il se retrouva propulsé plusieurs mètres derrière Saya. Étourdi, la tête douloureuse, il se fit violence pour se redresser un minimum. Le toubib. Où était le toubib ? Totalement désorienté il ne savait plus si la jeune femme avait elle aussi souffert de ce retournement de situation, ou si elle était encore à sa place, et lui complètement balayé du terrain. Pourtant il se força à parler. Les mots étaient à peine audible, mais la douleur était sans fin. Serrant les dents, il se mit à la chercher des yeux, avant de la repérer.

" - Eh Toubib, t'as rien ? "


Parce que oui, au final même s'il ne l'appréciait pas, il s'inquiétait. Le public ne devait pas souffrir de ses erreurs, c'était une règle. Seules les victimes visées devaient être impactées, et éventuellement l'artiste. Mais pas le public, jamais. Il n'entendit pas la réponse, les oreilles bourdonnant comme jamais. Faire un bilan rapide de son état semblait nécessaire. Genoux : apparemment déboîté, sauf si l'angle droit est nouveau quand la jambe est droite. Bras gauche, laminé. Difficile d'évaluer les dégâts puisqu'il est teint de sang mêlé au tissus. Tête … pas cool la tête. Ledger prenait très rarement des cuites. Genre sans s'en rendre compte en fait, lui qui ne buvait que des sodas et des jus de fruit bien sucrés. Mais là clairement c'était le pire état qu'il avait jamais connu. Sa main droite lui ramena du sang en assez grande quantité provenant de sous ses cheveux. Un filet chaud semblait lui couler au niveau du nez.

" - Putain de merde … Il me faut une nouvelle règle. Règle 14 : penser à vérifier qu'un pauvre demeuré n'a pas laissé sa merde traîner avant de poser son propre chef d'oeuvre. "


Il avait presque envie de chialer. Plus tellement de douleur, car l'adrénalyne lui accordait un court repos. Non. Il aurait chialé de désespoir. La première fois qu'une grosse bombe fonctionnait, et tout était gaché par un fils de pute qui laissait trainer ses calbuts n'importe où. Tant pis. C'est la vie de tout artiste. La mort aussi. Car il se sentait condamné. Il n'avait pas été très correct avec son médecin du jour, et à sa place il se serrait barré après s'être payé sa tête et lui avoir pissé au nez. Ledger espérait qu'elle ne lui pisserait pas dessus, il n'avait clairement pas envie de voir cette nana se foutre à poil pour si peu. Et l'incertitude quant à son état le laissait en panique. C'était un peu comme conduire bourré et tuer son passager qui n'avait rien demandé. Le façonneur ne supporterait pas de supprimer une vie par accident. Une courte réflexion lui permit de faire de brefs calculs : si elle ne l'avait pas suivi, concrètement, elle n'aurait pas souffert de la seconde détonation. Peut-être des quelques débris qui avaient volé : et même si à l'instant présent Ledger faisait partit des dits débris, il était sûr de ne pas avoir atterrit sur elle.

Il laissa retomber lourdement sa tête contre le sol, fixant le ciel sombre et luttant pour ne pas perdre connaissance. Putain de journée. Le destin est un gros connard qui bousille vos réussites d'un claquement de doigt.
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