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bloody {p i n k y} angel [Dms]
Lullaby
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FT : Shana - Shakugan no Shana
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Lullaby
D/5


Joue moi un air de violon
>On verra si tu es assez bon;


    Y’a du drôle dans l’existence
    quelques éclats de rire qu’on arrache des passants

    suffisance, enfilade ; (et mon cœur bat la chamade)

    La ville est embuée même de jour
    c’est la foule qui l’étouffe : et sous ses pieds, le bitume amer
    des couleurs sous la pluie, de parapluie transparents aux reflets roses
    des sourires dans la neige, une politesse : la Gangrène
    et on plaque sur vos visages des expressions placides, un peu de gêne
    il faudrait pas
    qu’on voit au travers du manège éternel

    l’écho de notre espèce humaine.

« Trying to exit the program
I've seen enough to feed my psychosis for a lifetime »



Kiko a le casque vissé sur ses oreilles. C’est un jour « sans », un jour « mauvais », un jour « perdant ». Les jours qu’elle n’aime pas ; les jours qui lui filent le cafard, lui donnent envie de « Surveiller ; et Punir. ». Sortir ; et sévir. Donner un peu aux autres l’évidence de leur existence : faire dérailler le train-train quotidien d’un mec trop bien rangé ; ceux qui ne savent même plus comment s’arrêter de marcher. Révéler sous la couche de peinture les ratures qu’on a tenté de cacher. Gratter, gratter — et t’entendre râler.

    Prenez du silence et de l’indifférence ; secouez là de mains puissantes et d’un sourire grinçant ; éveillez le doute dans l’esprit qui se ment. Vous verrez la panique de l’inhabituel et de l’imprévu : la crainte qu’on n’a pas été formaté pour gérer ce genre d’écart incongru. Pas les outils nécessaires pour essuyer la nouvelle fatalité : le regard hagard tombe. (ou est-ce un regard tendu)

Mais qu’est-ce que cette société essaye donc de prouver ?
Et a qui convient-elle ?



« Come bloody angel, break off your chains, and look what I found in the dirt »


Kiko a le casque vissé sur ses oreilles. Elle a quitté son nid douillet parce que les mauvaises ondes commençaient à trop s’y accumuler. Avant de partir, l’impulsion de son bras a planté une fléchette dans un tableau fixé au mur. Le quartier à viser s’est dessiné de la pointe acérée, au milieu de la carte rayée par l’usure. Chewing-gum sous les canines, piécette en main et carte d’identité raturée dans la besace. Aujourd’hui, il ne fait pas si moche : c’est l’ironie quand on a la tête morne et les idées scratchées (à coup de pioche). Les chaussettes hautes et bariolées de rayures improbables, la jupe en jean favorite sur ses fesses d’enfants, elle dévale 4 à 4 l’escalier qui doit bien avoir le double de son âge. Aller s’amuser. Les gens sont plus drôles quand ils sont dégoutés.

Y’a toujours quelque chose à faire dehors ; toujours un truc pour oublier qu’on a le mort.

Alors elle prends le métro, et les hurlements continuent d’affluer dans ses oreilles juvéniles. Elle tapote du pied, nique à la discrétion et a l’esprit de communauté. Kiko ne sait pas s’effacer.

Elle va se balader, et trouver un truc à chambouler. Elle aura de quoi faire. A cette heure-ci, c’est la pause midi. Les salarymen se risquent à aller déjeuner ; y’a du trafic, assez de monde pour en profiter. S’échapper si besoin, s’esquiver - loin loin.

Lorsqu’elle sort du subway, Kiko marche un petit moment dans Harajuku. Les devantures et habits bariolés qui la croisent sont plus nombreux un samedi. Les étudiants ont le droit de sortie ; les âges se fondent. Kiko a l’avantage d’être dans la légalité : on ne lui demandera pas ce qu’une enfant de son âge fait en dehors de la scolarité. Alors elle sautille joyeusement, sort sa sucette, la lèche, croque dedans. Un cœur rouge à la cerise ; transparent. Dans l’instant suspendu, un grelot la dépasse depuis la bandoulière d’un sac : une forme ovale qui brille comme le soleil en été sur l’asphalte. Son sourire s’élargit, et sa langue rose passe sur une canine acérée. Elle a trouvé l’objet qui motivera son action. Elle se faufile entre les nombreuses jambes qui marchent d’un pas agité. Un, deux, trois. Il lui suffira de passer par le coté gauche de sa cible ; et d’étirer son bras menu dans l’autre direction.

Elle arrive à la hauteur du garçon dont la sobre tenue ravie ses envies de désordre. Parfait. Une tape sur l’épaule, et sa sucette tombe par terre.

« Aï ! »

L’inconnu se tourne vers elle, et son regard surpris se trouble : il a bousculé une existence si frêle. Lullaby s’éveille tandis que la comptine l’entraine. Elle a les yeux embués de larmes jouées.

« Ah ! Je suis désolé ! Je t’ai fait mal ? » Il y a une angoisse dans ces mots rapidement balancés.

La foule continue de marcher dans l’allée, et tamponne les épaules du jeune homme qui s’est arrêté. Il va peu à peu paniquer ; À mesure que le contact lui indique qu’il a fait dérailler quelque chose.

« Ma sucette Oniichan… »

Lullaby a les lèvres qui tremblent, le rose au joue, les larmes qui fendent sa peau de petits remous. Elle renifle. Des regards fusent. Dans ce genre de cas, Kiko fait encore moins que son âge. Bientôt, l’angoisse d’être dévisagé va devenir insupportable. Il va se sentir suffoquer. (et elle, son précieux s’approcher) Elle relève la tête et plonge ses mirettes dans les siennes : juste pour voir un peu ce que tout ça présage.

Pas déçue du voyage. Sa respiration est plus courte, elle le voit aux lèvres entrouvertes, y’a des micro tremblements à l’orée de ses cils. Le japonais bien rangé est fébrile. Parfait.

« Heu, je, tiens, viens, attends… »

Il lui saisit le bras. Ah. C’est encore mieux, ça. Lullaby ouvre la bouche tout grand, et se met à hurler.

« AAAAH ! Arrêtez Monsieur, je ne veux pas ! »

Des têtes se retournent vers eux : mais personne n’interviendra. Il va se sentir perdu et pris au piège. Douter d’avoir fait quelque chose de réprimandable. As-t-il été violent sans le vouloir ?  Juste assez de recul pour que sa cible se sente trahie et acculée. Sous la surprise, le garçon a oublié de retirer sa main dans l’instant : juste assez de latence pour que l’incertitude s’installe dans l’esprit des passants. Es-t-il entrains de maltraiter une enfant ? Lullaby se dégage, et part en courant : son bras à tapé le sien, et sa main a imperceptiblement dérobé le grelot irisé. Bingo.

Un bruit infime mais un mouvement que, pas de chance, l’inconnu sent. Et son regard se rallume, un réflexe inouïe trouve un peu de force à lui redonner, un peu de vivacité d’esprit. Il la hèle. Et le flux de la ville reprends son cours : parce que les ennuis s’éloignent, et personne n’a envie de les poursuivre. Lullaby jette un coup de tête en arrière ; histoire de voir où en sont ses affaires. Les jambes adultes lui tiennent tête. Merde. Putain, chiant. Elle grimace un peu, mais nique : il s’en mordra les doigts. Juste devant elle se dessine la silhouette d’un poste de police, et l’uniforme d’autorité porté par un grand garçon qu’elle devine, si loin, basané.
Elle court en slalomant, forte de sa petitesse et de son agilité, et se rue l’air éplorée sur le pauvre mec qui n’a rien demandé.

« Monsieur l’agent ! Un méchant monsieur m’a proposé d’acheter mes sous-vêtements et maintenant il me poursuit en hurlant ! »

Sa cible a freinée des quatre fer en voyant l’entité policière. C’est un pur réflexe : dû au stress, au doute, à la précipitation des faits et gestes. Il se sait dans son droit, et pourtant il en doute : parce que tout ce qui s’est déroulé l’a plongé dans un confus tourment. Maintenant, hésitant, les lèvres tremblantes, il a l’attirail nécessaire pour que Lullaby abaisse le couperet du jugement.

Coupable

Elle a la main pendue à la manche de la grande autorité, et son regard éplorée de fillette joue des reflets humides qui y pendent. Sa bouche est pincée, ses sourcils froncés, et elle a assez couru pour être essoufflée. Ses genoux ploient un peu : l’idéale victime d’un dégénéré sexuel.


Une envie de tirer la langue
pour te dire que c’est bien fait





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Dems
D/2




va voir ailleurs si j'y suis.

- « Ah ? Vraiment ? »

J’avais distraitement maté la gosse qu’était venue d’mander mon aide avant d’redresser ma gueule vers l’type qu’elle dénonçait. Il avait l’air jeune, palot et son air troublé en disait long sur ses états d’âmes. A c’moment précis, il avait des raisons d’se sentir dans l’pétrin ; parce qu’il faut dire qu’un type qui frôle les deux mètres, qu’à une gueule patibulaire et qui l’regarde d’un air presque blasé avec un uniforme propre d’la police, ça sentait qu’une chose : La merde. Carrément. J’aurai pu sourire et m’ruer vers l’dénoncé qui semblait être bien tétanisé, mais j’bougeai pas d’un pouce. Non. J’fis rien. Mais juste quedal ! On pourrait juste croire que j’voulais l’intimider, mais non. Là encore, niet. C’était p’être difficile à croire mais j’cherchais juste à l’sonder. Oui. Comme un psy. Quelque chose comme ça. De longues secondes s’écoulèrent dès lors. P’être même une bonne minute, tiens. Jusqu’à ce qu’il amorce un pas de repli, les lèvres tremblantes. Quant à moi ? Là encore rien. J’continuai d’le mater comme on matait curieusement un animal. Avant d’finir par l’voir décamper au final. J’eus alors un gros sourire aux lèvres. Moqueur. Un peu pervers aussi. Et puis tout d’suite, j’sus. Pas l’fond de l’histoire parce que j’étais ni un dieu, ni un devin, mais j’sus que l’type n’avait rien fait. Rien de rien. Intuition d’flic. Flair de chien du shinsengumi…

Et puis, d’un seul coup, plutôt que d’réconforter la gamine, j’saisis d’une main ses joues avant d’redresser sa gueule vers moi. Comme ça. Sans crier gare. Sans trop d’ménagements aussi. Tout comme j’l’avais fait avec le type qui s’était finalement enfui, j’observai la gamine d’un air tout aussi vicieux et curieux. La rousse pouvait très vite constater à mon regard qu’elle était pas du tout tombée sur quelqu’un d’normal. Sur l’bon type quoi. Y’avait des bons flics et y’en avait des mauvais. Mais j’étais mauvais dans l’sens où j’étais carrément amoral. Parce que dans les faits, hormis mon sale caractère et mes attitudes d’enculé fini, j’faisais bien mon job. Très bien. Et j’avais tellement fréquenté la lie tokyoïte que j’savais reconnaitre « instinctivement » les braves zigs des salauds et pervers finis. L’gars qui venait d’fuir et qu’elle accusait d’perversion n’avait clairement pas l’aura ni même la tronche d’un pédophile. C’genre d’personnes, j’les voyais d’loin. J’les sentais d’loin. Et j’les ratais quasiment jamais. Mon flair n’était certes pas infaillible et j’savais qu’il fallait pas s’fier aux apparences, mais j’étais sûr à 100% qu’il était pas coupable d’une faute pareille. P’être bien d’autre chose. P’être bien. Mais pas d’un truc d’la sorte. C’était clairement pas son kif. Ça s’voyait bien que cette gamine avait jamais vu un gros porc qui voulait renifler son p’tit con de prépubère.

- « Les probabilités pour qu’un type te demande ça en cette heure d’pointe est tellement faible que ça m’fait bien rigoler. »

J’finis par lâcher la gamine histoire d’pas lui faire trop mal. J’aurai pu la baffer, mais il m’fallait des preuves de ce que j’croyais en fait, c’qui signifiait de rattraper l’type et demander sa version des faits. J’pouvais également interroger des passants, mais encore fallait-il les trouver. Mais pour en revenir à c’que j’considérais vraiment être comme une pure invention, y’avait pas moyen qu’un tordu s’hasarde à demander une p’tite culotte à renifler. Pas maintenant. Avec la foule qu’il y avait en ce moment, c’était carrément abusé. Bien évidemment, j’savais pertinemment que y’avait des gens qu’avaient pas froid aux yeux, mais même… Qui serait assez con pour opérer dans une zone policière ? Nan… Plus j’réfléchissais et plus ça collait pas du tout. J’aurai pu lancer un mauvais regard à la gamine, mais au final, j’eus plutôt un air amusé. Elle ressemblait à ces p’tites chipies qu’aimaient faire les sales coups pour tuer l’temps ou même attirer l’attention. Quelque part, j’me revoyais un peu en elle. C’est vers cette âge apparent que j’avais commencé à mal tourné et que j’étais finalement d’venu un chien. Un démon à sa manière. Un gros fils d’pute qui aimait faire des coups foireux pour l’compte du bon groupe. D’notre cher gouvernement ! C’est c’qui me maintenait loin derrière les barreaux malgré toutes les infractions que j’avais pu commettre au nom du shisen.

- « Bon allez… Rentre chez toi gamine. Il est parti ton harceleur. Tu risques plus grand-chose. »

Que j’lui avais dit. En lui faisait un « ouste » d’la paluche gauche pour qu’elle me lâche les baskets et que j’puisse penser à c’que j’allais bouffer ce midi. D'ailleurs, c'est à cet instant précis que mon smartphone vibra et que j'le sortis d'ma poche pour voir d'quoi il s'agissait.

Lullaby
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Lullaby
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Joue moi un air de violon
>On verra si tu es assez bon;


    On a tous une forme de clairvoyance —Son type indique quelque chose de la personne que tu es. (parce que pour voir, encore faut-il  r e g a r d e r).


« Ah ? Vraiment ? »

Au son de sa voix, Lullaby entends qu’il ne la croira pas. C’est une forme d’évidence ; dans l’intonation, la physionomie, l’intérêt qu’il lui porte. Aucun signe de la part de l’agent qui s’accorderait à signifier qu’il se soucie un tant soit peu de ce qui lui arrive. C’est la même chose qu’un adulte qui se détourne de son gosse en caprice.  Et Lulla n’aime pas trop ça.
Parce qu’après tout : qui aime être ignoré, lorsqu’il vient réquisitionner de l’attention ? Personne. C’est la même chose qu’échouer. Il y a des gens qui n’aiment pas essayer. Mais des gens qui apprécient se planter après s’être investit ; c’est rare. Alors on se réconforte dans des superstitions multiples : des croyances qui gorgent un peu d’intérêt les actes perpétrés lorsqu’ils ont échoué. « J’ai raté mais. ». Mais rien du tout. Et ce genre d’esquive ; de remise à plus tard ; ce genre de pansement automatique, Lulla s’en fait des babouches. Ce genre de technique d’autopersusasion hypocrite ; elle le laisse aux « adultes », à ces figures malsaines que la société érige en norme ((ça lui fout la nausée)). Dans le manichéeisme de ses prises de position, Kiko ne se rends pas compte de l’immaturité qui flotte.

Tandis que son pseudo-sauveur désigné s’absente de la réalité (elle voit bien que ses yeux circulent comme des scanners sur l’individu qu’elle a érigé en martyr), Lulla tapote du pied par terre. Sa bouche fait un peu la moue, ses joues dodues remontent contre ce point de coté. L’enfant étudie l’énergumène à la peau café-crème. Un détail qui lui plait, parce que tout ce qui lui rappelle autre part que ce territoire de coincé du cul ravie ses sens et excite son imagination. Les voyages lui manquent ; et même si Tokyo regorge d’action ; il y a quelque chose dans son ambiance qui lui fout le bourdon.

Lulla, t’es tellement occupée à étudier l’absence de réactivité du garçon que t’en oublie que ta proie d’origine est un autre lardon. Qui vient de se faire la malle. Sans que l’autorité à portée daigne en avoir quelque chose à s’couer.

C’est le rire du lieutenant qui tire l’enfant-fille de ses propres rêveries ((à moitié analytiques)). Un rire franc, de pie, de hyène, elle sait pas trop ; y’a un coté glaçant dans le plaisir sadique qui transpire de ses lippes. Mais bon des enflures ou des psychopathes, c’est pas ce qui manque. Quand à savoir ce qu’il est au juste… Au moins quelqu’un qui se fout de faillir à sa tâche si ça lui rapporte autre chose. (Mais quoi ?) Pas l’temps de tergiverser, parce que les grosses menottes du sujet d’étude (qui des deux épie le plus l’autre ?) viennent de se saisir d’une de ses joues (bien dodues et rebondies (la jeunesse, pleine de vie).
Alors les grands yeux bleus (alerte au fake) de Lulla croisent vraiment les siens. Ou peut-être que c’est autre chose. Peut-être que plus qu’un croisement, c’est une intersection forcée : qu’on vient de foutre son iris dans un autre pour avoir le loisir d’étudier. Et ce qui lui fait face confirme l’équation. Y’a pas d’hésitation dans l’encre de ce regard ; encore moins de profondeur (ou alors c’est ce qu’elle croit). C’est comme une baie vitrée teintée. Y’a celui qui y voit quelque chose, et l’autre qui n’y perçoit plus que son reflet. Non, le contact physique et visuel n’est pas franchement agréable. Cependant Kiko préfère encore un peu de maltraitance à l’ignorance crasse. Elle fronce les sourcils comme pour lui faire la nique – même si au fond elle se doute qu’il s’en balancera.  

« Les probabilités pour qu’un type te demande ça en cette heure d’pointe
est tellement faible que ça m’fait bien rigoler. »


Ah. Tant mieux si tu te gausse ; mais c’est un peu ma part du gateau dont tu te goinfres. (ça donne à peu près ça). Il la lâche, et y’a un peu de rougeur sur le bord de sa peau. C’est quoi cette poigne, celle d’un taureau ?

Les probabilités. Il a pris le temps de s’en soucier ; ou c’est sa façon de justifier d’un manque d’action flagrant ?

« Bon allez… Rentre chez toi gamine. Il est parti ton harceleur.
Tu risques plus grand-chose. »

Fermeture de rideau prématurée. Même si Lulla a eu son butin brillant du début de journée ; l’idée qu’on la congédie (parce que c’est ce qu’il fait), ça l’amuse tout autant que ça lui les brise. Au delà de ça, l’attitude du policier a piqué son interêt. Qu’il soit dangereux ou simplement nihiliste, en pleine rue pleine journée l’embêter devrait pas trop lui valoir des sévices.

Elle s’apprête à répliquer quand son téléphone sonne. Pur reflexe de voleuse ou fébrilité mal placée ; Lulla saute, directement. Jusqu’à la main qui tiens le cellulaire. Vive, rapide, agile ((ses principales qualités)). Racle l’objet, y imprime sa rétine.

C’est
G r o s.

Devant elle ; des formes voluptueuses annoncent une voix féminine. Lulla jauge l’anatomie plantureuse dépeinte par la photographie de profil. Eh beh. Elle raccroche sans demander quelque permission que ce soit ; avant qu’il ai le temps de lui reprendre. Puis lâche un épais sifflement.
Ça lui rappelle certaines amies et modèles de sa mère. En moins bien.  

« Eh beh ! Je savais pas que la vie de policier offrait ce genre de festivités… ! »

Sa main glisse au fond de son sac, sur les menottes rose bonbon qu’elle trimballe toujours avec elle. Kiko agrippe finalement une sucette dans l’infinité du trou noir, qu’elle fourre dans sa bouche le plus nonchalamment du monde. Avant de tendre au policier son téléphone. Quelque chose gronde peut-être déjà dans l’atmosphère mais si c’est le cas, Lulla ne s’en soucie guère.


    Tout, tout faire pour que cette vieSoit moins morne. < et la votre, un  e n f e r >

« Ça s’est éteint tout seul… oups ! »

À cette exclamation, le GSM glisse de sa petite main et ricoche sur le sol jusqu’à leurs pieds. Lulla croque doucement dans sa boule saveur fraise.

Même les dissidents
Peuvent se révéler rasoir
Sur le fil d’une épreuve,
Les vérités s’affichent blanc sur noir.




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