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vomir rime avec mourir - Ana
Absinthe
photoshopeur de la honte
FT : vincent phantomhive (kuroshitsuji) irl kim seyoon (ace)
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Absinthe
D/4
dieu te maudit

Dieu devait te maudire, ou peut-être était-ce toi qui le haïssais tant, tu n’arrivais pas à le savoir dans l’immédiat. Tes pieds touchaient un sol gangrenait de pourriture, Ô Seigneur, tu avais envie de mourir, tes poumons allaient te quitter avant d’arriver au lieu de rendez-vous (si on pouvait appeler cela : un rendez-vous). Doux Jésus, ton faciès était comparable à celui d’un mort, pourquoi, dieu, pourquoi étais-tu dans une vielle usine désaffectée de bouffe : tu voulais mourir. Un pas devant l’autre, une envie (très pesante) de vomir prenait tes tripes : Seigneur que faisais-tu ici, pourquoi avais-tu accepté de venir la chercher ici, pour une raison parfaitement inconnue. Tu avais besoin de désinfectant, non, de purificateur d’air. Tu aurais te munir d’une bombonne d’oxygène avant de venir ici, mieux, d’une tenue afin de contrer la radioactivité des taiyakis pourris à tes pieds et dont la couleur n’était plus que noir : aussi noir que le néant de ton envie d’atteindre les abysses et d’y mourir.

Ne pas poser ton regard au sol, ne jamais poser ton regard sur le sol : ne pas poser ton regard sur le… Oh bordel de putain de fichtre de merde : ton pied (enfin ta chaussure) était maintenant dans une flaque de lait périmé, l’odeur était infâme et ton envie de vomir se faisait à nouveau sentir : tu allais choper le sida, ta jambe allait se dissoudre dans cette acide de pourriture (de moisissure). Tu étais encore plus pâle (si cela était possible), la bile remontant soudainement alors que tu sortais ton pied (enfin, toujours ta chaussure mais elle ne semblait pas être un assez bon rempart pour toi) de là, pour faire quelque pas de plus : et finir les deux jambes dans un tas de lait moisi.

Merde, tu voulais mourir, de toutes manières possible : mais pas dans une usine comme celle-là, Dieu, tu le haïssais tant, tu le maudissais même (alors que tu n’es en aucun cas croyant). Tu allais de plus en plus vite, la main sur le nez (ton masque ne servait plus à rien) avant d’arriver face à la jeune fille.

« Ana, que Dieu te maudisse de me faire venir en ces lieux. »


color : #540303.



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Invité
ft. père qui êtes aux cieux pardonnez-nous d'être (mal)heureux
Tu as l'habitude du sale travail, l'habitude de salir tes gants et de mettre tes mains là où certains n'oseraient jamais les aventurer sans le moindre battement de cils. Tu as l'habitude de faire ton job, tout simplement. Dans la police, criminelle ou non, on se salit toujours qu'on le veuille ou non - la mort est un quotidien que tu ne portes que trop bien. On peut la lire dans ta silhouette élancée, gracile, ferme et fragile, dans l'ondulation de tes cheveux et le froid de tes yeux (glace) qui touche même les bienheureux. Et même si tu essayes de ne pas t'étaler il faut parfois salir les autres, comme tu le fais en cet instant à forcer absinthe à te rejoindre.
Tes pieds sont fermement ancrés dans le sol, pas l'ombre d'une hésitation dans la cambrure de ton dos
Les odeurs sont nauséabondes et soulèvent ton myocarde, tu te sens terrible sale (vaine) presque à ta place au milieu des immondices qui errent tant sur le sol que sur les murs.
Tu te retournes à la moindre entente de pas, l'air impassible à sa remarque, détachée de ton enjôlerie habituelle que tu retrouves bien vite oh, que tes mots d'amour me touchent absinthe, si tu savais et tu n'oses lui dire que dieu n'a sûrement pas le temps pour les gens comme toi dont même l'enfer ne voudrait pas.
Tu t'approches de lui, le sourire aux lèvres (comme toujours) tapant tes gants légèrement poussiéreux. Tes talons évitent les salissures qui jonchent le sol avec une facilité déconcertante comme une valse répétée des centaines de fois, sans même que tes yeux ne portent réellement attention à ce sur quoi tu marches - l'habitude du terrain tu as fait vite en tous cas. Le chemin t'as plu ? La vue aussi je suis sûre, quel magnifique paysage. Tu devrais penser à te faire construire une maison secondaire ici tu ne penses pas ? oh, ana tant d'ironie en sa présence, ça ne te ressemblerait presque pas (mais il faudrait déjà savoir) à quoi tu ressembles pour dire ça.
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