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une fleure s'ouvre dans les bras de tes lèvres [Némésis]
Rinne
une fleure s'ouvre dans les bras de tes lèvres [Némésis] 1503175769-2017-08-19-22h49-10
FT : Hanmi / Unstoppable Siblings
Crédit : Kayou & Sunsun & Absinthe (l) & Arashid e_e & Pureté infinie (l)
Âge : 24 ans
Habitation : 3 Chome-19-7 Nishiikebukuro Toshima-ku, Tōkyō-to 171-0021 Japon
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Rinne
C/4

Cet après-midi

    Doux après-midi, quiétude et lumières solaires qui enchantent le bois luisant ; des paillettes naturelles, qui réchauffent le regard et caressent l’âme.


Le salon de thé « Le chat noir » était un de ces lieux tranquille où vont se poser les individus en quête d’une quiétude toute particulière. Ils y vont aussi pour ravir leur palet d’un thé délicat et d’une pâtisserie raffinée : de l’alliance astucieuse de saveurs discrètes, qu’il faut savoir trouver sur le bout de notre palet aiguisé. Rinne avait postulé il y a deux semaines pour un baito à mi-temps, de 14h à 18h le mardi et mercredi. Elle aimait ça : avoir des journées courtes, mais régulières. Varier les plaisir, découvrir davantage dans l’éventail de ses intérêts. En fait, elle se créait ainsi l’illusion parfaite (quoiqu’un peu triste si l’on s’y prête) d’entretenir un quotidien presque banal. Tout en ménageant le temps nécessaire à ses sales affaires.

Le chat noir était au rez-de-chaussé d’un bâtiment en bois assez particulier, car occupant une large place, idéalement situé dans le pan le plus verdoyant d’Asakusa. Le sol était fait d’un parquet orangé presque beige ; vernis et parfaitement entretenu. Composé d’un bar à l’anglaise, l’endroit était maintenu lumineux par de large baies vitrées qui courrait sur l’ensemble des murs, et rappelait les véranda des maisons de campagne américaine. Les tables, à hauteur de poitrine, avait été pensées afin d’éviter au dos un aller-retour incessant des genoux jusqu’à la bouche. De petits napperons en dentelle blanche mettait en évidence un ensemble de succulente et de photophores sur chacune d’entre elles ; que Rinne du fait de ses horaires n’avait jamais vus allumés.

Elle aimait beaucoup travailler ici. La patronne était gentille, les sucreries incroyables, et le travail exigeant. Rien pour favoriser l’ennui (tout en laissant place à de longues pauses d’attente, d’un calme appréciable). Elle avait dès le premier regard fait du Chat noir son temple secret. Ici, peu de clients désagréables. Des habitués, majoritairement des personnes âgées. Quelques adultes ou individus intrigants, écrivains, errants. Et enfin, des amoureux du thé, ayant eu vent de l'adresse excellente. Le quartier était un peu éloigné de Ikebukuro, mais la ballade en valait le coup. Asakusa était un bel endroit, la rivière rafraichissait son cœur à chaque regard lancé vers l’étendue aquatique.

Rinne se disait que vraiment, elle avait de la chance.

Pourvu que ça dure.


C’est au courant d’une après-midi d’autant plus calme que toutes les autres, à une heure où pas âme qui vive ne respirait dans les lieux, que la porte laissa sonner sa petite clochette, un carillon aigü aux accents colorés. Rinne, en tenue de serveuse, chemise blanche et jupe fourreau d’un noir corbeau, se tourna avec le sourire vers la porte. Ici, être accueillante dépassait la formalité : elle l’exécutait impatiente de voir quel choix serait celui du client, parmi la carte tout en arrangements.

    « Bienvenue ! »

Lança-t-elle en se saisissant de la carte et d’un plateau où reposait une eau aromatisée au Yuzu et un verre épais. Le minimum syndical ; un standing idéal. Elle fut néanmoins surprise de s’apercevoir de l’apparence extrêmement habituelle de sa cliente. De longs cheveux clairs, une peau bazanée. Quelles nuances incroyables. Ce fut comme une évidence qui se prononça à elle : les contrastes étaient réellement perturbants, éclatant d’une colorimétrie nouvelle. D’autant plus baigné dans une lumière diffuse du milieu d’après-midi. Rinne lui fit signe de la suivre après s’être inclinée, pour la mener à une table ronde face à laquelle un large fauteuil matelassé style Louis XIV reposait. Il était placé dans l’alcôve formée par la véranda du bar, un arrondi à l’extrémité droite du bar, à quelques mètres de la porte d’entrée.

Elle nota au passage que ses habits connotait quelque chose d’autant plus particulier. Une militaire ? Une américaine peut-être ? Rinne avait peu d’avis sur ces questions politiques. Mais par association, elle ne put s’empêcher de penser à une autre milice particulière, chez qui elle avait une attache des plus personnelles. Kogo. A y repenser, peut-être que pour Kogo, Rinne n’était pas grand chose, un pauvre petit cabot un peu franc, rigolo. A chaque fois qu’elle s’égarait à penser ce genre de chose, sa poitrine se contractait un peu plus et son diaphragme se faisait étroit. Elle essayait alors vainement de rediriger son flux de pensées vers un ailleurs plus libre, et plus serein — plus elle, en fin de compte.

    « C’est votre premier séjour à nos cotés ? »

Dit-elle d’une voix douce. Il s’agissait bel et bien d’un voyage ; le décor à la frontière de la jungle participant sans nul doute au dépaysement auxquels exposerait bientôt les produits locaux à l’étrange et si belle dame.

Un rossignol chante
comme une mésange.


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