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coma(tose)
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完全浮遊体 鏡さえも覗けない
MUSIC • C’est une chenille, elle rentre dans son cocon, et elle se transforme en papillon. Ouais et quand mes parents se disputaient, je rentrais dans ma couette et je lisais cette histoire encore et encore. J’en suis venu à la conclusion, qu’en sortant d’ma couette, j’voulais pas être différent. J’voulais que ce soit le monde autour de moi qui change.

Arrêt sur image
Il rembobine
Et se repasse la scène plusieurs fois au ralentit
Non, il n'est pas persuadé que ce qu'il a entendu est bien réel. Kyōya, il reste perplexe, un peu stupéfait également, l'regard écarquillé et la mâchoire serrée ; y'a son cœur qui se barre en couille et ses pensées qui se brouillent. Alors, c'est en posant son poing sur la table calmement, qu'il demande doucement. « Tu peux répéter ? Je crois que j'ai pas bien compris... » Il sent une tasse de thé vert glissé à côté de lui avec lenteur, apporté par le regard baissé, mais la gentillesse surdimensionné de sa mère ; alors que son géniteur prend de nouveau la parole, tapotant son kisaru du bout du doigt. « Je ne te savais pas sourd mon fils, alors ouvre bien tes oreilles. Tu vas prendre place dans l'école militaire où j'ai été formé. Ce n'est pas négociable. » Ce n'est pas négociable. Encore une fois, se taire et acquiescer, hors de question, c'est contre ses principes, contre sa façon d'vouloir vivre sa vie. Alors, il tape du poing, renversant de ce fait, la tasse de thé à laquelle il n'a toujours pas touché. Kyōya ne sait pas quoi dire, ni vraiment comment réagir, il ne se fait cependant pas d'illusions, il imagine très bien à quoi ressemble l'expression de son visage ((l'incompréhension, la frustration, la confusion ; une putain de déflagration.)) Toujours la même rengaine, toujours cette même façon de procéder ; putain de salopard qui l'emprisonne dans une cage de fer. Kyōya avait oublié à quel point la vie avec lui n'était point "doré". « J'y crois pas... » Il y a ce tremblement dans sa voix qui laissé présager de sa colère, il y a ce rire jaune également qui transperce la barrière de ses lèvres ; son regard rencontre le regard de sa mère pendant une fraction de secondes avant qu'elle ne disparaisse de la pièce. Ne pas savoir où se mettre, approuver sans rien dire, elle aussi n'était qu'une prisonnière ici. « C'est quoi ton problème putain de merde... ? » Rien. Il ne vacille pas. Toujours aussi froid et imperturbable. Toujours aussi inhumain et détestable. « Corrige ton vocabulaire jeune homme, je ne me souviens pas t'avoir éduquer de la sorte. » Et voilà, le monde est à l'envers, y'a du foutage de gueule dans l'air, ça pourrit l'atmosphère, c'est en tapant une nouvelle fois du poing que Kyōya laisse évacuer sa colère. « Tu t'fous de moi ?! Quelle éducation ?! M'faire courir tous les weekends un marathon et m'foutre des coups pour être "un homme" t'appelles ça une éducation ?! Te fous pas de moi bordel ! C'est quoi ton problème ?! »

Il n'a pas le temps d'en dire plus, car voilà que le plat de la main de son géniteur vient couper court à toute ses remarques cinglantes, cognant la table à son tour pour se faire entendre. L'expression de son visage ne bouge pas, il en a toujours été ainsi ; un homme froid et méprisable. « C'est plutôt à moi de te demander ce qu'il t'arrive. Depuis le départ de ta sœur et depuis que tu côtoie cet énergumène, tu te rebelles, tu oses même me manquer de respect. C'est bien pour cela qu'il faut te recadrer. Tu n'as pas le luxe de choisir Kyōya, l'inscription a déjà eu lieu, tu pars dès la semaine prochaine. Fin de la discussion. » Et il quitte la pièce, sans rien rajouter, sans même se retourner ; le laissant là, avec sa haine et sa frustration. Depuis toujours, il souhaite s'extirper de ce cocon, de s'échapper de cet enfer qu'est sa condition ; être indépendant et vivre par ses propres moyens, c'est ce à quoi il aspire depuis qu'il a l'âge de raison ; juste pour quitter le monde de cet homme. Son poing vient frapper une nouvelle fois la table, mais c'est la tasse qu'il brise en cognant de toute sa haine, s'ouvrant le côté de la main. La colère l'aveugle tellement que Kyōya n'en ressent plus aucune douleur, mais ce geste le fait quitter sa torpeur. Se levant immédiatement dans un élan rapide, le jeune homme se dirige vers sa chambre, attrapant son sac et ouvrant la porte glissante qui lui permettrait d'enfiler ses baskets. Il entend l'écho de la voix de sa mère, inquiète, qui essaye de tempérer la situation, mais Kyōya secoue la tête, fait semblant de ne rien entendre avant de l'écarter de son chemin et de quitter le domicile familiale en traçant de ses grandes foulées, sa route. C'est une cigarette qui vient se glisser entre ses lèvres alors qu'il descend avec rapidité les escaliers, les yeux humides et la gorge serrée ; il n'arrive même pas à en avaler la fumée tellement sa trachée est nouée. Alors il cours, rapidement, sans s'arrêter pour souffler, il court pour évacuer sa peine, sa frustration, son incapacité à s'extirper de toute cette merde... Il n'y a qu'une échappatoire pour lui, il le sait ; c'est devenu un rituel, pratiquement le cas tous les weekends depuis bien des années, d'aller se réfugier chez lui, son meilleur ami.

Mais il y a cette hésitation soudaine qui vient lui embrouiller l'esprit de façon malsaine ; ne voulant pas encore une fois n'être qu'un poids, qu'un boulet qu'on a d'accrocher au pied et qu'on ne peut pas traîner même avec toute la plus forte des volontés. Il sait Kyōya, que ça ne sera jamais ta façon de penser de lui, que tu l'accepteras toujours sans broncher, que tu lui enverras sans aucun doute une remarque à la con avant d'lui ouvrir en grand la porte... Mais ce n'est pas une chose à laquelle il souhaite s'habituer, car il a l'impression que c'est toujours la même rengaine, qu'il n'y a pas de retour à l'envoyeur ; que t'es son sauveur et qu'il sera définitivement le sauvé. Une main dans sa chevelure, Kyōya l'ébouriffe dans tous les sens, cherchant à extirper la merde qui lui pourrit le crâne ; mais sans l'savoir, il avait déjà prit place devant ta maison dont il entendait déjà les chamailleries de tes frères et sœurs. Sa capuche avait prit place sur sa face, la tête baissée il avait tapé du poing doucement pour éviter d'briser la porte en bois qui menaçait limite de s'effondrer depuis toujours. Lèvres pincées et dents qui s'entrechoquent, il entend tes pas s'approcher de la porte, il la voit glisser sur le côté et c'est sans rien dire dans un premier temps que son front vient se poser naturellement sur ton épaule. Il sait très bien que son corps tremble et qu'à chaque fois qu'il est proche de toi, il est soulagé en une fraction de secondes, qu'il peut se laisser aller ; parce que t'es un peu le bout d'son monde. « Laisse moi rester ici, s'il te plaît Ippei... » Implorant et déprimant, Kyōya sait très bien qu'il n'est pas fair-play avec toi ; qu'il te met devant le fait accomplit ; encore une fois.

C'est le même rituel
Un lien fusionnel
La seule chose réelle
De sa vie qui bat de l'aile



ft. acetone • color FD5216 • hrp le rp prêt d'puis dix piges adieu jtm
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ft. coma


Je mis mes mains dans la poche du sweat-shirt, pour ne pas montrer que j'avais serré les poings. À présent, c'était devenu une habitude quand j'étais en public. Je me tenais à l'écart pour que personne ne remarque ce qui bouillait sous la surface.
Dans ce brouhaha juvénile, tu tires des constats avec tes cernes indélébiles. Ils ne rentreront pas ce mois-ci, alors tu barres le jour durant d’un feutre usé, à la mine éclatée, le fait glisser de semaines en semaines. Le calendrier est une toile attristée, compte à rebours excité devenant finalement un trait  monotone désemparé. Le coup de téléphone avait été bref, combiné coincé contre ta clavicule, ton pied faisant des mouvements de bascule. Dans l’impossibilité de pouvoir se déplacer, vos parents avaient remis à plus tard une visite pourtant méritée. Sentiment d’abandon qui campe au bord de ta conscience, tu balayes des reproches étouffés du bout de la main car tu sais que derrière toi se tiens une audience. Ils sont là, étrangement silencieux, car c’est l’attente d’une réponse qui les fait taire. T’es pas de ceux qui prennent les enfants pour des glands, à croire qu’ils comprennent pas plus loin que les évidences. Ta mine déconfite du moment, le trait net sur les jours à attendre, ce sentiment de passer par la case départ sans rien gagner d’engageant malgré que l’on soit méritant.

Ils doivent le sentir ton énervement, celui qui devrait crisper tes membres, blanchir tes phalanges, tordre tes yeux proches du néant. Mais rien de tout ça ne se passe, tu restes acculé dans l’angle, bras ballants, posture voûté comme si ton jeune corps avait déjà été malmené. « Pas pour maintenant. » Sort d’entre tes lèvres courbées par un sourire dont la source n’est que de l’agacement tandis que ton pas lourd se dirige vers l’extérieur. Tu veux pas enfumer l’intérieur, là où leurs petits cœurs battants te regardent t’éloigner avec peur, tu pressens l’angoisse salutaire. De quoi te foutre en l’air. Tu t’assois sur la terrasse en bois, balaye du dos de la main la poussière, gratte du bout de tes ongles les aspérités. Et comme si de rien n’était, alors que tu croises un regard interloqué, un autre paniqué et un dernier aux bords des larmes, tu finis par te moquer. « …Tirez pas des têtes pareilles, je vais nulle part. Ok, dites-moi chacun votre tour ce que vous voulez manger ce soir. Ça sera fait. C’est promis. »

C’était ainsi que ta vie s’était agencée. Attendre des géniteurs qui ne reviennent jamais, t’occuper de trois gamins qui eux-même, trouvaient miraculeux que tu sois toujours-là, à leurs côtés. Comme s’ils avaient déjà remarqués que t’avais pas la force de te barrer. Que ta lâcheté, c’était leur billet vers un peu de sûreté, de stabilité. Alors tu t’étais attelé à éluder le sujet, à créer quelque chose de rassurant, d’embellissant dans ce quotidien où tu voyais le plus clair de ton temps filer. Suffisait que tu croises des lycéens sur un terrain, courses à la main pour avoir un moment d’hésitation. Te demander si t’étais un assez bon leurre, un remplaçant de qualité dans cette absence abusée. Mais tout se terminait toujours de la même manière, un sourire mi-clos, des yeux rieurs et une cigarette pour noyer l’acidité. C’était ainsi que tu avais passé la soirée, un extérieur calme, blagueur, un intérieur biliaire, abrasif qui menaçait de t’éclater pour laisser place à une marre de déchets. Le dîner était passé bien qu’il s’était éternisé et vous profitiez de l’extérieur. Les cadets jouaient bruyamment tandis que la petite dernière avait trouvée refuge entre tes jambes en tailleur, feutres à la main. Elle t’avais promis de te rendre plus beau en dessinant directement sur ta peau et comme à ton habitude, las et amusé, tu t’étais laissé faire, pointant du doigt les endroits qu’elle n’avait pas encore eu la chance de recouvrir. « Là. Y a un vide là. Oué rajoute-moi du rose, ça manque. »

Et l’on toque à la porte. Pas besoin d’accourir, tu reconnais la poigne délicate qui craint d’anéantir, de disconvenir. Dans la retenue, autant par la forme, redouter la structure grinçante de la bâtisse, son bois attaqué par le vent sablé, que par la forme. Venir avec le sentiment de déranger, d’imposer. Il y a une seconde de silence, de latence, tu te demandes quels mots ont provoqués la dispute du soir. Qu’est-ce qui a été dit dans un climat froid et austère, entre le plat et le dessert, bercé par le regard inquiet de sa mère, pour que son fils se retrouve à une heure pareille devant la maison de pauvres pêcheurs. Mais tu y vas, tu te lèves, coulisses à peine la porte qu’un poids vient se déposer sur ton épaule. Ta main se pose sur son large dos, elle fait ce drôle de mouvement se voulant conciliant. « Deviens pas trop intime, on est observés. » Et tu souris à tes propres mots, sentant sur le creux de tes épaules, des regards curieux. Alors ta main glisse sur sa nuque, là où sa capuche couvre la misère d’un visage caché. Une légère pression s’y fait, de celles qui réveillent, qui marquent une présence réelle. Mais tu ne réponds pas à sa supplication, évidence même à tes yeux. Tu t’éloignes alors, pour saisir la petite dernière dans tes bras, intimant aux deux cadets de te suivre. « Si elle pleure vous m’appelez. Kyoya est là mais c’pas une raison pour veiller jusqu’à pas d’heure. » Tu boucles l’affaire en quelques minutes, que le rez-de-chaussée devienne à nouveau votre domaine. Le sentiment de revenir parmi les vivants te saisit une fois assis face à ton ami. Si son regard mort ne t’échappes pas, tu ne retiens pas un léger sourire satisfait bien qu’inapproprié.

Avec ta fin de semaine séchée, t’avais pas vraiment eu l’occasion de socialiser ni de te comporter en élève lambda. Alors, c’était les bras croisés que tu attendais des nouvelles, même les plus mauvaises, cigarette aux lèvres. Du bout de ton pied, tu viens titiller son tibia, car son silence t’inquiètes Ippei, qu’il ne te connaît pas muet. Devant vous sont déposées quelques bières, achetées à l’épicerie du coin. Tu as prétendu que celles-ci étaient pour préparer l’arrivée de tes parents, faut dire qu’ils sont pas bien regardant. Qu’il est facile de te donner le bon dieu sans confession, que les excuses sont multiples, mais surtout que dans le fond, ils s’en foutent. Ça grince dans l’escalier, tu te sais écouté par des oreilles attentives mais tu ne dis rien. Car tu as rangé le tablier, retiré les barrettes déposées dans tes cheveux, pour retrouver un semblant de banalité. « Tu tires une tête… »  Ta cendre tombe dans le cendrier et te voilà réellement inquiet. Les visites nocturnes sont habituelles, elles sont devenues un incontournable désolant et malgré tout dans sa finalité, amusant. Mais ce soir ça semble différent, il y a quelque chose de pesant, de tuant. Ton habilité à t’inquiéter, à vouloir aider est toujours présente, naturelle. Il est là, il est un tout, un pilier dans ta vie qui pourtant vacille. Ta main passe sur ton visage, tu tentes de meubler intérieurement un silence qui mitraille ta patience, cette tangente fragile. « C’est con, t’as faillit croiser mes parents. Mais ça explique pas tes airs de chien battu. Qu’est-ce qu’il a fait encore? » Et le il, sous ta langue, est appuyé, méprisé, moqué. En voilà un drôle d’homme, un père étrange, à qui tu n’as rien à dire, ni à donner, à par des regards condescendants. Le simple fait de l’évoquer te fais pulser les veines, ton sang ne fait qu’un tour. Vous ne vous êtes jamais aimés, n’en avez jamais pris le chemin. « J’te jure Kyo… j’ai du mal à croire que tu sois lié à lui. »

HRP — ♥️♥️♥️︎ je n'ai point résisté, me foutez pas au bûcher, par pitié ♥️♥️♥️︎ (jtm)


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あ さのこうがん、ゆうべのはっこつ
MUSIC • Donner un sens à ma vie, ça aurait été comme jouer la cinquième symphonie de Beethoven avec les ongles sur un tableau.

Son front devient chaud, instantanément, car il capture ta chaleur corporelle ; comme un drogué en manque de quelque chose ((en quête de réconfort et d'affection.)) Il entend l'écho de ta voix, cette intonation qui n'appartiens qu'à toi, avec cette façon de le narguer si particulière, qu'il ne peut pas s'empêcher de sourire furtivement à l'énonciation d'vos espions. Il y a son souffle qui s'échappe de ses narines, mais il y a également ta main qui se glisse sur sa nuque doucement, effaçant son sourire et provoquant chez lui une soudaine paralysie ; à laquelle Kyōya ne succombe pas plus longtemps, entrant dans ta maison en se forçant à sourire pour ne pas inquiéter tes frères et sœurs qu'il affectionne depuis longtemps. Sa main droite vient ébouriffer les cheveux du cadet pendant que sa main gauche blessée, reste cachée dans la poche de son jogging ; tu les guides et Kyōya lui, reste quelques minutes dans l'entrée, retirant ses chaussures sommairement, avec lenteur et nonchalance ; la tête de nouveau baissée. C'est dans le même élan qu'il abaisse sa capuche, sa main blessée reste serrée au fin fond de sa poche, sans rien dire, malgré que la douleur se fasse enfin sentir, il passe son chemin quelques secondes, ne pouvant s'empêcher de ranger quelques petites choses par-ci par-là sur son passage. Son sac est déposé dans un coin et c'est en soupirant d'une traite qu'il se laisse choir sur le sol qui grince immédiatement au contact de son fessier. Patiemment, il attend Kyōya, il sait que tu vas bientôt apparaître après t'être occupé de ta fratrie, et c'est ce qui arrive Ippei, tu ne te fais décidément pas désirer. Sa tête toujours baissée, son regard scrute le sol durant de longues secondes qui lui paraissent durée une éternité ; il y a encore cette dispute qui tourne en boucle dans sa tête et impossible d'y mettre un terme.

Il sait très bien qu'il n'est pas le genre de fils parfait, qu'il est bourré de défaut et que sa paresse n'a d'égal que son endurance ; ouais, il est doué pour subir en silence et ne pas craquer ((normalement.)) Mais aujourd'hui, encore une fois, Kyōya avait du ranger sa fierté, constater et approuver les dires de son paternel tant détesté. Sa mâchoire est tellement serrée qu'il en a mal, il peut sentir le goût âcre du sang se former dans sa bouche, dans les tréfonds d'sa trachée. Sa main droite vient se loger dans sa tignasse en vrac et c'est en sentant un frottement sur sa jambe qu'il daigne enfin relever la tête. « Arrête de m'faire du pied, c'est bon, j'suis d'retour parmi les vivants. » Soupir fugace qu'il coupe très vite, Kyōya attrape une des bières qui trône sur la table basse, son paquet de cigarette déposée sur cette dernière, il se lève furtivement le temps d'ouvrir, avec le peu de délicatesse qu'il reste dans sa caboche, la porte glissante pour faire rentrer de l'air frais histoire de ne pas intoxiquer la pièce et les poumons des gosses d'une odeur de tabac froid à leur réveil. Tu tires une tête... C'est en se rasseyant que Kyōya laisse transparaître un sourire mélancolique, qui disparaît bien vite. Il ne sait pas quoi répondre à cette remarque, à dire vrai, il ne sait pas du tout quoi dire aujourd'hui. C'est peut-être la première fois d'sa vie, que le jeune homme a vraiment la putain d'impression désagréable que sa vie se barre en vrille. Alors c'est sans rien dire qu'il ouvre la canette de bière, en boit quelques gorgées avant de s'affaler sur le sol de toute sa longueur, une cigarette encore éteinte entre les lippes et le regard rivé sur le plafond. Y'a tout qui déconne dès qu'il y a dans l'équation, la putain de présence de son daron.

Il attrape le briquet avec nonchalance, toujours sans ouvrir la bouche, allumant le bout de sa clope, se remémorant sa semaine plus que sympathique, sa passion pour la photographie et le dessin, sa dévotion pour le club de basket et ses notes qui restent toujours bien au-dessus de la moyenne ; les louanges sont là, même s'il ne les cherche pas, il fait toujours tout Kyōya, pour que son putain de paternel soit fier de lui et ne marche pas sur sa vie... Alors quoi ? Qu'est-ce qui a merdé ? Kyōya le sait, il savait que ça finirait par arriver, parce que sa famille baigne dans tout ça, dans l'armée, avec un uniforme bien soigné, qui obéit quand on demande d'aboyer. Lentement, mais sûrement, le jeune homme croise ses bras derrière sa nuque, le regard toujours vissé sur le plafond ; pour la première fois, il a l'impression Kyōya, que c'est difficile d'amorcer le sujet, d'le balancer sur la table ((parce qu'une remarque de son père te concerne malheureusement et ça l'fous clairement en rogne.)) "Depuis que tu côtoies cet énergumène..." Quoi ? Depuis l'enfance, vous vous connaissez, vous faites tout ensemble, sans jamais avoir été séparés. S'il y a bien quelque chose de stable dans sa vie, c'est ta présence et cette amitié qui reste imperturbable. C'est peut-être ça qui agace l'autre enfoiré finalement... Il sait qu'il n'a pas entièrement le contrôle sur sa vie, que son fils "échappe" à la ligne de conduite qu'il a établi, à ce futur détestable qu'il impose de sa main de fer... C'est a vomir, à gerber. Dans un élan lent, Kyōya se redresse, soupirant longuement cette fois-ci, une main dans sa chevelure pour l'ébouriffer de nouveau ; mais y'a du sang qui s'fout sur le parquet. Repenser à cette entrevue le fout tellement en pétard qu'encore une fois, la douleur repart. Claquant sa langue sur son palais, il attrape un mouchoir qui traîne dans la poche de sa veste de sport et en enveloppe la plaie. Et voilà, y'a ta voix qui le sort de nouveau de sa torpeur, qui brise le silence pesant que Kyōya avait fait s'installer sans véritablement le vouloir ((il est décidément pas super doué avec les mots...))

Une remarque qui lui fait écarquillé les yeux et immédiatement levé la tête... Tes parents ? De toute sa vie, Kyōya pourrait compter le nombre de fois où il est as vus ou croisé sur ses vingts doigts ((en comptant les pieds, évidemment.)) Dans ton intonation, il perçoit quelque chose, mais il n'est pas réellement d'humeur à faire l'analyste comportemental ; et surtout, il n'aimerait pas lâcher un truc déplacé pour finalement t'foutre également en position latéral de sécurité ((surtout si les petits garnements écoutent derrière l'encadré de la porte.)) Il dépose la cendre de sa cigarette, s'accoudant finalement à la table après s'être mis en tailleur, regardant sa main meurtrie avant d'attraper sa bière pour en boire encore quelques gorgées. "Qu'est-ce qu'il a fait encore ?" Une question simple, mais une question à laquelle il n'arrive pas vraiment à trouver de réponses ; il se sent comme un putain de condamné à mort. L'expression de son visage change radicalement, encore une fois et c'est pour cacher tout ça qu'il fout son front sur la table, pour que le froid de ce meuble calme ses ardeurs et ses émotions incandescentes... "J'te jure Kyō' j'ai du mal à croire que tu sois lié à lui." Un rire jaune, un peu trop fort pour être pris sérieusement ; erreur fatale. C'est sorti spontanément ; parce que ça vibre en lui et que ça lui donne très clairement envie d'vomir. « Le seul truc qui m'relie à c't'enfoiré, c'est le sang. Rien d'autre. Jamais rien d'autre... » C'est put-être cruel, peut-être inconcevable pour certains, mais pour lui, c'est une conviction qui fait battre son cœur, qui tape dans ses veines. Il est hors de question qu'il devienne comme cet homme, non, certainement pas. « Enfin, c'est c'que j'croyais. Il essaye toujours d'imposer ce qu'il désir, ça changera jamais et j'peux rien faire pour le moment à part lui obéir sans broncher. » Et sa main blessée tape la table basse, ça ne sera que la troisième fois de la soirée. « Et ça m'fout en l'air putain ! »

Reprendre contenance, ne pas se laisser sombrer, ne pas t'inquiéter ; c'est ce qu'il essaye de faire, oui, par dessus tout, le lycéen essaye de ne pas craquer. Il oublie peut-être parfois d'ouvrir les vannes quand la coupe est pleine ; il oublie souvent d'te confier sa véritable peine. « C'est rien. Toujours la même rengaine. J'suis désolé d'te faire subir ça encore une fois Ippei. » Et il se plonge de nouveau dans un silence de plomb, regardant sa main, puis la bière, puis sa cigarette qui se consume sans son aide ; alors il la porte à ses lèvres, insufflant ses poumons de nicotine et de toute ces merdes cancérigènes, cherchant un moyen d'fuir sa réalité et toutes ces emmerdes ; il est carrément sur le mont Fuji en ce qui concerne les problèmes. « Et toi alors, j'peux savoir pourquoi t'as pas montré ta tronche au lycée pendant trois jours ? T'es au courant que y'a les examens bientôt ? C'pas le moment de pas te pointer. Je... » Mais il ne termine pas sa phrase, encore une fois, les yeux écarquillés, stupéfait par ses propres mots, sur ce qu'il allait lâcher. "Je serai plus là pour te secouer pendant quelques temps." Et c'est étrange, mais il sent quelque chose monter, un truc qui ne lui arrive jamais, dont il ne se rappelle pas la dernière fois qu'il en a laissé couler ; d'ailleurs, ça ne roule pas sur ses joues, mais ça lui brûle les yeux ; mais rien ne sort. C'est horrible cette sensation, d'être juste le spectateur de sa vie, de ne pas en avoir le contrôle, de n'être qu'un putain de pantin ((un oiseau en cage privé de liberté.)) Une main devant les yeux, accoudé à la table, Kyōya ne dit plus rien, mordant sa lèvre inférieur comme pour se faire taire, ravalant ses mots en même temps que sa haine.

Et il espère vraiment de tout son être
Que ce n'est pas la fin d'un rêve, de votre ère


ft. acetone • color FD5216 • hrp j'ai pas de race, tmtc que j'devrais m'reposer et être couché, mais j'ai eu envie d'te répondre (depuis l'temps qu'on parle de ce duo jpp) jtm ♥️♥️
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Well maybe I'm just too young.
Too deaf, dumb, and blind to see the damage i've done.
Oh will I ever learn?
Oh will I ever learn?
Oh will I ever learn?
Tu as tenté d’élaguer la tension, de rediriger l’attention vers des choses plus légères, volages et volatiles. Mais rien n’y fait, quelque chose le plombe, l’attire vers les catacombes d’un mal profond. Alors tu le regardes de tes yeux morts, de ces deux billes noires entourées de tranchées qui marquent tes nuits inexistantes, tes batailles quotidiennes contre des heures diluviennes. Il y a sa rage qui frappe contre la table et le bout de tes doigts qui retiennent la bouteille. Car tu sais que le troisième pied est bancal et que le plancher n’a jamais été bien droit, qu’il suffit d’un rien pour que tout foute le camp. Kyoya, il avait toujours été un peu comme ça. Un élément détonnant dans le décor, comme un vieux bibelot prêt à se jeter du haut de son étagère. Et c’était pas la chute qu’il craignait, mais l’atterrissage.
Voilà à quoi vous en étiez rendu : admirer la chute-libre de l’autre à en devenir sourd. Vous étiez sans le savoir, dans un compte un rebours. Au bord de l’implosion adolescente.
Tu ressentais à ce moment-là de la frustration, à un niveau de véhémence tel que tu avais cessé de vouloir extérioriser quoique soit. La famille on y peut rien. On la choisit pas, on fait avec, c’est l’exercice d’une vie qui nous prépare au futur. À tolérer même lorsqu’on déteste, à accepter l’injustice qu’importe sa forme, sa densité. Et cette définition de l’acceptation pour les nuls s’appliquait à vos deux situations, c’était universel. Si tu t’étais fais une raison face à ce brouillon qu’était ta vie, tu détestais voir Kyoya dans cet état. Sur le papier, ils avaient tout pour être heureux, tout pour plaire et se complaire dans leur petite bulle. Mais l’élément central familial, la figure paternelle qui faisait office d’autorité dans la maisonnée semblait vouloir gâcher ce qu’il possédait. Et ça, ça te rendais fou.
Alors tu avais cessé de parler, de vouloir comprendre. T’étais devenu bête et fidèle, tel le meilleur ami de l’homme. Qu’importe les raisons qui le poussait à agir, le simple fait de qu’il daigne heurter son fils te donnais une raison supplémentaire pour le mépriser. Il éclate pour mieux s’excuser, tenter de balayer l’inquiétude qui est venu t’éclabousser. Tu sais bien que depuis le haut des escaliers, les messes basses ne transparaissent pas, que seuls les légers éclats de voix ponctuant certaines phrases, le bruit sourd de phalanges sur la table, se font ouïr. Que les visages juvéniles dans l’obscurité se questionnent probablement du regard, dans l’incompréhension. Que finalement ils se lasseront, iront dormir. « Je te subie pas toi Kyoya. Je subie la connerie de ton père. Si quelqu’un doit s’excuser c’est lui, pas toi. » Tes mots tranchent la discussion, il n’y plus rien à dire qui n’ait pas déjà été dit par ta mâchoire crispée et ton regard, dorénavant posé sur tes jambes. Tu cendres sèchement, comme si tu martelais la décision. C’est comme ça, pas autrement, voilà ce que ton comportement cri. Sous ce toit, tu décides du peu qu’il y a à trancher. Et te voilà décidé et cela fermement, depuis longtemps. Que le sujet du paternel est intoxicant.

Après le grand huit qu’a fait ton sang dans tes veines, le reste te parais blême. Tu souris à sa remarque, ne prend aucune fierté dans ce sourire presque lassant. Il est vrai que tu te fais rare régulièrement,  qu’il serait peut-être temps pour toi, d’assumer ou bien de laisser tomber. Personne ne te pousse à y aller au lycée, mais tout te retiens. « Elle était malade. » Et tu pointes silencieusement du doigt la direction des escaliers, car tu te sais écouté. « Elle m’a fait une sorte de fièvre, j’ai pas bien compris. Je m’en suis rendu compte que le matin, donc j’ai culpabilisé. En plus c’pas comme si quelqu’un pouvait la garder comme ça, au pied levé. » Et tu hausses les épaules, dans l’incompréhension, la perplexité d’une situation dont tu dépends. Car toi comme lui, vous ne contrôlez rien. Vous vous tenez au milieu de la tumulte, le regard vulnérable, à vous demander si vous allez vous briser. À vous demander si un jour, à force d’être rongé, tout va craquer, se démembrer. Tu le traduis mal parce que t’es un maladroit, un idiot pas franchement confiant. Déjà que t’as le discours d’une mère célibataire, alors si en plus tu confies tes peurs, que tu montres que parfois tout ça, ça pourrait te foutre en pleurs… Ce serait le début de la fin. Et tu lèves la tête, pour regarder les quelques insectes qui se butent contre la lampe, qui s’éclatent contre quelque chose de trop brillant pour eux. L’impact sur le papier est léger, mais assez présent pour te paraître pesant. Tu leurs souffles ta fumée pour les faire fuir, continuant. « Bref, j’suis une daronne. Je serais là Lundi, tu sais. Et le jour suivant. Et le jour d’après et celui encore après et… » Tu ris, ta phrase en suspens, ne sentant pas le besoin de continuer, bien que tu sais que cela pourrait l’agacer à l’usure. De te répéter inlassablement. Jusqu’a ce qu’il trouve quelque chose à te balancer, une phrase ou bien un objet. Des mots dans ta figure.

« Les examens, hein? » Tu frottes ton visage de ta main libre, t’humectant les lèvres, le regard dans le vague. T’y pensais plus. Ça te dépasse en réalité. Il y a quelques années, tout ça t’aurais angoissé, mais aujourd’hui, ça ne te faisais plus aucun effet. Pas assez présent, t’allais les rater. Que cela soit par tes notes ou ton absence, l’un des deux facteurs allaient finir par te faire la peau. Et tu imaginais déjà les formalités que cela allait engendrer. Un rendez-vous avec votre professeur principal, une légère odeur de renfermer, ton regard bas, probablement blasé, des réponses brèves qui ne font que répéter l’énoncé. « T’embêtes pas à me filer tes notes, j’m’en sortirais. » Et malgré ton coude posé, tes doigts qui ont glissées sur tes lèvres, tes commissures sont relevées, démontre un sourire embarrassé. Si t’as fais mine d’ignorer, tu as pourtant entendu la phrase en suspens. Tu as vu le regard perdu, s’ouvrant soudainement sur une vérité, quelque chose que tu ne comprends pas mais que tu entrevois. Une angoisse latente, quelque chose qui rend l’air épais, plus que la moiteur ou bien la chaleur. T’es pas bon pour parler, seulement pour écouter. Tu fais souvent mine de ne pas voir, de ne pas entendre lorsque tu sens que cela pourrait le gêner. Répandre un drôle de malaise. Mais là, il y a une boule qui passe pas dans sa gorge nouée. D’habitude ça se traduirait par un peu de colère, une explosion anodine. Tu l’observes silencieusement, latent, t’as l’impression d’observer les derniers instants de cette fameuse chute. Fausse alerte ou implosion, tu lui balances ton blouson.

« Parle. »

On pourrait croire que Kyoya, c’est le plus dur des deux. Que c’est celui qui exprime le mieux sa colère dont on devrait se méfier. Qu’entre un air parfois austère et des sourires trafiqués, t’es l’agneau du duo. Mais il n’en est rien, t’es une vipère. Un animal à sang froid, qui connaît pas la douceur, le fait d’être un négociateur lorsqu’il est question d’ouvrir les négociations du cœur. Dans le fond t’aimerais éviter d’être aussi brutal, t’aimerais savoir mettre en confiance sans avoir à être un espèce de chacal. Juste une fois. Parce que ta maladresse est exponentielle à sa détresse. Plus le mercure augmente sur l’échelle des confessions, plus tu deviens con.
Brusque dans les mots, les gestes, à jamais donner de répit. À se demander si tu t’en tirerais pas une satisfaction accomplie. T’es pas mal-intentionné, mais le dialogue entre ton cerveau et ta raison ne se fait pas, le silence radio est morbide entre eux. Trop pragmatique pour de la compréhension, trop fragile pour le dire en confession. Tu le regardes et c’est le radeau de la méduse dans le fond de ses pupilles diffusent. « Tu? Tu quoi? Tu sais bien que j’aime pas les demi-mots. Si tu voulais rien dire fallait te taire, maintenant c’est trop tard, faut que tu craches le morceau. »

HRP — en fait le bûcher c'est sympa, on bronze (sorry not sorry mais comatone c'est quand même quelque chose) (c'comme sega, c'plus fort que toi) as always jtm ♥️︎ en espérant que ça te convienne ♥️


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MUSIC • J'ai oublié de me plaindre quand ça en valait la peine j'ai oublié d'ouvrir les vannes quand la coupe était pleine

Kyōya il devient blême ; il sent que n'pas avoir fini sa phrase va lui apporter son lot d'problème. Il sait très bien qui tu es, comment tu penses ; vous vous connaissez, après tout, depuis la plus tendre enfance. Le coeur serrer, la mâchoire crisper, il se redresse le temps d'aller chercher de quoi essuyer sa plaie ; le sang coulant encore abondemment de sa main. Il ne semble pas y avoir de trace de terre cuite coincé, pas de résidus, mais il passe quand même le fin tissus pour sentir quelque chose ((tellement habitué à soigner ses blessures.)) Alors que Kyōya se soigne et reprend place devant toi, te faisant signe de ne pas t'en faire, que ce n'était rien de grave, tu en viens à lui expliquer ton absence. Ta petite soeur. Evidemment. Question con. Tu n'étais pas du genre à forcément t'absenter pour rien, surtout qu'il agissait comme un aimant pour te tirer dans son magnétisme vers les bancs de l'école. T'es une maman Ippei et Kyōya, il a parfois tendance à l'oublier. T'es ce gars qui a pas d'autres choix que d'être le pilier de sa famille ; alors que lui, tout ce qu'il souhaite, s'est s'extirper de cette enfer que lui évoque la sienne. Sa main droite massant sa nuque, le jeune homme écoute, s'allumant une énième cigarette avant de fouiller dans l'un des tiroir où il pertinemment qu'il y trouvera un bandage. Des fois, Kyōya il se demande si tout cela ne te fatigue pas Ippei, si t'en a pas ras le bol d'être le père de substitution ; parce qu'aussi loin qu'il se souvienne, Kyōya il n'a pas des masses rencontrés tes parents. Des fois, il se demande, si tu ne lui caches pas quelque chose les concernant… Mais c'pas le genre de gars qui va te questionner ; sa curiosité, il sait la ravaler, parce qu'il préfère que tu parles de ton plein gré ; il déteste avoir à tirer les vers du nez.

Et tu le dis clairement, que tu es une daronne et Kyōya il peut pas s'empêcher d'esquisser un sourire ; peut-être parce que le tablier te vas aussi bien à toi qu'à lui. Accoudé sur la table basse, sa cigarette entre les lèvres, Kyōya il écoute ton programme… Et son sourire n'a finalement plus la même lueur ; une perte de saveur. Lundi, le jour suivant et celui d'après ; des jours que Kyōya ne pourra plus vivre à tes côtés. Pas par choix, mais par caprice ((et non pas les siens ; celui d'un paternel un peu trop proche de ses principes.)) Tu dis que tu t'en sortira avec les examens Ippei, mais Kyōya il ne sait pas pourquoi, mais il en doute vachement ; parce que s'il n'est pas là, qui te réveillera le matin ? Qui te tirera par l'épaule pour t'embarquer de force sur les routes du lycée ? Sérieux Ippei, tu crois vraiment qu'il va le gober ? L'inquiétude est là, elle lui ronge les entrailles, avec avidité ; il pourrait presque sentir ses intestins se corroder. Et voilà que tu lui files un coup de pied, parce que l'expression de son visage ne trompe pas, tu le connais aussi bien qu'il te connais. Tu lui ordonnes presque de parler et cette façon que tu as d'te comporter, à tout vouloir tout de suite, à t'imposer de force à lui ; ça lui rappelle amèrement le comportement d'son père. C'est un soupir qui s'échappe de ses lippes, teinté de fumée et d'ses sentiments conflictuels. Te parler, ou se taire ? A-t-il vraiment le choix ? Kyōya il se le demande encore. T'es doué pour obtenir ce que tu veux Ippei, t'as juste à parler, à lui lancer ce regard vénère et s'est parti ; il est capable de te livrer c'que tu lui demandes sans broncher… Mais pas cette fois. Parce que Kyōya, pour une fois, il se doit de peser le pour et le contre… Car ce n'est pas une scénario auquel vous avez déjà été confronté, lui, comme toi.

T'aimes pas les demi-mots et lui, il aime pas déblatérer quand il sait que ça n'aboutira à rien ; si ce n'est à votre fin. A quoi bon ressasser la merde quand elle ne peut pas être éviter, ni changer ? Si c'est pour vous foutre, lui, comme toi, en position latérale de sécurité ; autant laisser faire le court du temps. Bientôt, tu ne le verras plus venir te chercher, tu le croisera plus dans la rue, tu le verras plus assis à côté d'toi au lycée… Ippei, s'il ne te disait rien, comment tu le prendrais ? Est-ce que tu pleurerais ? Est-ce que tu te sentirais encore une fois abandonné ? Il ne se fait pas d'illusion Kyōya, il sait qu'il est comme un membre de ta famille ; parce que tes parents sont comme "évanouis." Nouveau soupir, le voilà qui écrase le mégot de sa clope complètement calciné dans le cendrier qui devrait vraiment être vidé. « Hé. Me regarde pas comme ça et calme toi. J'réfléchis... » Ce n'est pas totalement vrai, il a déjà fait son choix Kyōya, mais il n'est juste pas encore prêt. Il a besoin encore de temps, de prendre un grand bol d'air frais, alors il se redresse, lentement, avec nonchalance, resserrant son bandage à la main ; ouvrant un peu plus grand les portes coulissantes, les fenêtres en soupirant. Et c'est en s'adossant au mur, s'abreuvant de la brise qui vient faire virevolter sa chevelure colorée, qu'il daigne enfin posé les mots. « Tu vas devoir te débrouiller sans moi. Pour aller au lycée, pour les examens... Pour tout ça. » Si tu savais Ippei, à quel point ses propres mots lui brûle la gorge, à quel point sa trachée semble se consumer. Les paupières sont closes, rituel pour contenir sa peine, pour contrôler son envie d'chialer comme une pauvre merde. C'pas le moment d'être un fragile prépubère, ce n'est pas le moment de vider la coupe qui est pleine, certainement pas, il faut que tu imprimes, que tu saches tout ; et à cet instant là, seulement là, Kyōya il pourra te serrer dans ses bras, et pleurer de concert avec toi, il est paré pour ça. « On m'envoi dans une école militaire. Et vu que j'suis pas majeur, tu te doutes bien que j'ai pas le "choix". C'est à pleurer pas vrai ? »

Il en rit
De dépit
Avant de reporter son attention de nouveau sur les environs de ta maison. Le paysage, sa quiétude, tout cela allait lui manquer, terriblement ; mais pas autant que ta présence ; que vos conneries qui vous suivent depuis l'enfance. Une bourrasque le repousse et le jeune homme se décide enfin à fermer les fenêtres, à rabattre un peu la porte coulissante, son regard daignant enfin se poser sur toi… Si seulement tu voyais ta tête Ippei, elle est comme la sienne ; indescriptible. Il sait pas quoi lire sur ton visage, si c'est de la tristesse, de la colère, du désarroi. Alors avec lenteur, Kyōya, il s'avance vers toi, genoux à terre, sa main en parfaite état vient se glisser dans ta chevelure de jais, tapotant légèrement comme pour soulager l'info qui doit avoir du mal à passer… Pour lui aussi, la pilule fut dur à avaler. « J'avais promis de toujours être là pour toi, je vais pas pouvoir tenir cette promesse... Je suis désolé Ippei. » Son front rencontre le tien, ses paupières se ferment et ses bras se décident enfin à t'enserrer ; son étreinte se fait alors plus forte et c'est avec rapidité qu'il te colle contre lui, une main derrière le dos, l'autre sur ta nuque. Des mouvements lents, pour t'apaiser, pour ce soulager lui-même. « T'auras pas à m'attendre longtemps. J'reviendrais. Tu peux en être certain... J'reviendrais pour toi Ippei. J'te le jure. » Et il s'éloigne, lentement, ses lèvres rencontrant ton front ; ses yeux cherchant à provoquer avec les tiens, une collision.

Lis dans son regard
Tu pourra y entrevoir
Toute l'affection
Qu'il éprouve pour toi
((Tout cet amour))
((Qui le ronge))
((Qui l'étouffe))

Il reviendra, pour toi ; c'est une certitude.


ft. acetone • color FD5216 • hrp ptdr le retour du duo parce qu'il faut bien remettre de la hype de temps en temps jpp désolé pour l'attente ♥️♥️
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TU SAIS, LES SOUVENIRS
QUI ME MANQUENT LE PLUS,
C'EST CEUX QUE L'ON AURA PAS.
T’entends le parquet grincer,
Les portes aux vieux verrous se refermer. Vous êtes dorénavant seuls, sans spectateurs aux balcons pour juger de vos altercations. Seulement un silence pesant attesté par la nicotine qui te prends les tripes, en route vers le bad trip.
Il te demande de te calmer, comme s’il sentait déjà que t’étais énervé.
Que ta patience limitée avait encore frappée.
Tu l’observes la boule au ventre, sans savoir lequel de vous deux va dégobiller le premier.
Faut qu’il réfléchisse. C’est qu’il te dit.
Et toi tu le cernes de ton regard morbide, ayant l’impression d’entendre le vent passé dans sa caboche invalide. T’as l’impression qu’il fait passer le temps, contient ton mal patiemment.
— Tu vas devoir te débrouiller sans moi. Pour aller au lycée, pour les examens... Pour tout ça.
En réalité tu serais presque rassuré et c’est un sourire qui vient se dessiner. Tu te voiles la face pour quelques instant encore.
« Vraiment? »
Cigarette allumée, ton attitude vautré trahit l’accalmie qui se passe actuellement en toi. Comme un, —si ce n’est que ça—. Parce que t’entrevoies pas le pire, tu t’en fous éperdument. Tu te racontes de jolies histoires, des choses calquées sur votre réalité.
T’imagines que c’est encore le père qui a poinçonné un nouvel édit, une nouvelle règle s’ajoutant à sa dictature.
Une histoire commune en soit.
Une chanson que tu connais par cœur qui vient chevroter dans un coin de ton esprit. Ça tu vois Ippei, c’est ce qu’on appel un excès de confiance. À décréter que tu sais toujours mieux, que ton habitude a su deviner avant même que les mots soient prononcés.
Et ce qui va arriver, c’est un retour de bâton. Celui que t’as si souvent évité, à qui t’as fait la nique en gueulant que tu t’en foutais.
« Je t’ai déjà dit que j’avais pas besoin de tes notes… »
T’as encore le culot de paraître agacé, de te penser innocent. Comme si tu voulais lui dire de s’arrêter, que la tragédie grecque est passée. Qu’il peut retirer son masque de marasme, revenir s’asseoir pour profiter.
C’est que t’es têtu quand tu t’y mets.
Quand tu t’enfonces profondément une idée.

Profite bien de tes derniers instants.
Savoure la bien ton innocence.
Parce que le peu qui te reste va bientôt disparaître.
Ça va venir te violer les entrailles, te retourner de haut en bas.

— On m'envoi dans une école militaire. Et vu que j'suis pas majeur, tu te doutes bien que j'ai pas le "choix". C'est à pleurer pas vrai ?
Clic.
Briquet en main, tu restes appuyé, ton regard imbriqué sur la flamme créée. Te voilà dorénavant coincé, mis sur pause alors que le monde autour de toi continue de vaciller. Tu vois défiler vos dernières heures dorées, toutes partir en fumée.
C’est dur à avaler, à intégrer.
T’es comme une vieille machine buguée qui ne sait pas lire les informations données, recherche en ces composants de quoi traduire le drame annoncé.
Tu traînes ton coude sur lequel t’es appuyé pour te redresser, mais t’es comme sonné. Tu tentes de reprendre contenance mais ton ossature, tes muscles se font rares, inexistants.
Dur à encaisser, compliqué à exprimer.
Comme si tes forces t’avaient quittées.
Et tu passes lentement ta main sur ton visage diaphane, humectant tes lèvres sèches qui se perdent dans un discours inaudible, silencieux.
Parce que t’aimerais parler, pouvoir dire ce qui te passes par la tête comme par le cœur. C’est le langage des déracinés, des gens à qui on arrache le peu qu’ils possèdent qui te fais murmurer.
T’entrouvres pour parler mais rien ne sort à part de l’air gaspillé. Et tu recommences, en incapable que tu es, frustré. Car ça hurle dans ta tête, c’est une tempête.
— J'avais promis de toujours être là pour toi, je vais pas pouvoir tenir cette promesse... Je suis désolé Ippei.
T’as l’impression d’être un cadavre laissé pour mort et alors que tu combats la suffocation, ton regard anéantie le foudroie.
T’aimerais lui intimer de se taire en le frappant dans les côtes,
Lui dire de la fermer car t’as déjà du mal à respirer.
C’est pas le moment de parler, de tenter de s’excuser.
Encore moins s’excuser car le mal est déjà fait.
Et tu t’en fous de ce qu’il peut te raconter car ce qui compresse ta cage thoracique n’en est pas apaisé. T’es écrasé par un poids, par quelque chose qui veut te buter.
C’est ça t’as limite, tes conditions?
Au moindre abandon, t’es prêt à en crever?
T’es tellement sonné que tu te rends même pas compte que t’es soutenu, enlacé.
Et tu t’accroches machinalement à lui, les yeux humides. Parce que tu les retiens tes foutus larmes, si tu parles tu sais que c’est foutu.

La vérité c’est que t’en peux plus.
Que tout ce qu’on te donne, on te le retire sans prévenir.
Que c’est lassant de jouer au grand alors que t’as envie de mourir.
T’es perdu.

Il y a tes mains qui viennent soutenir sa nuque, s’empêtrer dans le bas de ses cheveux. Pour le retenir, car tu le sais, il va partir.
— J'avais promis de toujours être là pour toi, je vais pas pouvoir tenir cette promesse... Je suis désolé Ippei.
Tu lèves des yeux accusateur, tu le défies comme si ta vie en dépendait. Comme si tu lui défendais de mettre en pratique ces paroles.
Vas-y fais-le.
Ose le faire.
Sans toi j’arriverais à survivre même si pour ça j’dois d’abord en crever.
Même dans la douleur, dans la peine, tu trouves le moyen d’être provocateur, de faire la nique, de cracher sur le procès qui vient de se terminer.
Parce que la sentence te déplaît, t’as envie de crier.
Mais un mal n’arrive jamais seul, il est toujours accompagné.
Tu peux pas ignorer. Tu les as sentit ses lèvres sur ton front, ce geste accompagnant les excuses prononcées.
C’est là que tu réalises qu’il y a derrière ces adieux, une embrassade déplacée. Quelque chose d’inhabituel, qui ne s’est jamais passé.

Si tes yeux lancent des éclairs, qu’ils sont prêt à tout retourner sur Terre, les siens disent autre chose. Ils hurlent d’autres mots, véhiculent d’autres relents.
Tu sais pas si t’as peur de comprendre,
Si t’es en train de devenir fou.
« J’veux rien entendre. »
Tu rejettes ton attention sur le futon, pose ton front contre son cou, massacrant dans tes poings serrés le tissus de son t-shirt malmené.
Et tu sens battre contre ta tempe sa jugulaire affolée, trahissant ce que tu pensais avoir deviné.

Caché, lové, tu les sens monter.
Elles se frayent un passage douloureux tandis que toi, tu tentes de les ravaler. T’encaisses difficilement, un spasme secoue ton corps se refusant. Le temps de quelques instants, tu te répands. Les larmes elles tombent, elles déforment ta respiration.
C’est l’annonce du départ qui aurait dû te faire larmoyer.
Au lieu de ça, c’est la réalisation ce qu’il te cachait.
C’est ça qui te fais pleurer.
De repenser à toutes les années où il a vécu dans l’ombre de ton infirmité, cette incapacité à comprendre ce qu’il en était.
À aimer un handicapé.

Tu te sais incapable de le rassurer.
Tout ce que tu peux faire, c’est l’engueuler, comme s’il le méritait.
« Je pourrais te tuer… »
Pour ce qu’il est en train de faire.
Pour le prix qu’il a payé à se taire.

Parce que pour toi ça sonne la fin. Il reviendra changé. Alors quitte à tout foutre en l’air, quitte à faire ce que tu ne désires pas, ne comprend pas, t’aimerais pouvoir lui faire comprendre.
Que même si vos sentiments sont différents, tu tiens à lui.
Mais t’es désespéré.
De comprendre, de réaliser.

Tes yeux cernés, rougit, c’est moche à regarder.
Mais tu t’es enfin extirpé, crispé. T’as pas besoin de la nuit entière pour t’endeuiller.
Tu saisis ton visage entre ses mains, le fixant durement.
« Écoute-moi bien. »
Parce que même brisé, t’as encore la force de sentir tes veines bouillirent.
T’es de ces pestes hargneuses qui même sur le chemin pour la potence, continuent de cracher sur la foule endiablée.
Un esprit torturé qui ne sait pas comment remercier.

« Je m’en fous que tu reviennes. »
Parce que rien ne sera jamais plus comme avant.
Tout ce qui a été construit, tout ce qui vous fait tenir va disparaître.
Et tu ressers ton emprise, secoue sa nuque légèrement pour lui faire comprendre. Que ça rentre. Qu’il comprenne bien, là, maintenant.

Et ce que tu vas faire est difficile. Mais tu te rapproches sans savoir trop quoi faire, comment t’y prendre. C’est la sensation de t’y reprendre à maintes reprises pour arracher un pansement, en vain. T’es coincé à quelques centimètres de lui ta main caressant sa mâchoire. Avec pour seul espoir de remercier ce qu’il a fait, de récompenser cette fidélité avec laquelle il t’as bénie.
Alors tu viens saisir sa lèvre doucement, hésitant.
Avant de te rapprocher pour l’embrasser pleinement.

Car c’est dans ce moment que tu te fais finalement généreux, désireux.
Que tes mains remontent dans ses cheveux.
Que tu viens te coller à lui, l’envahir, ne lui laisser ni air à respirer, ni place dans laquelle se réfugier.
Et une pensée, te meut, te fait perdre le fil.
Et si c’était suffisant? Et s’il pouvait rester par la simple expression de ces drôles de sentiments, de ces remerciements charnels.
Cette pensée morbide, c’est elle qui t’électrise.
Tellement désespéré à le faire rester, que tu te donnerais tout entier.

Alors tu t’imposes de tout ton poids sur lui, plante tes mains aux ongles rongés dans le creux de ses omoplates étouffées.

HRP — bjr j't'invite cordialement à mes funérailles


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MUSIC • c'est ce moment là, hors du temps, que la réalité a choisi, pour montrer qu'elle décide et que si elle veut elle nous malmène, elle a injecté dans nos joies comme une anesthésie - souviens-toi de ces sourires, ce sera plus jamais les mêmes

Il aurait pu le parier Kyōya, il aurait du le savoir, le prévoir, c'était obligatoire ; il savait que tu allais réagir comme ça. Tu ne viens rien entendre, bien évidemment, mais Kyōya il reste de glace face à ta réaction, il ne bouge pas, continue de te serrer dans ses bras et tu en fais de même. Ton front contre son cou lui rappelle à quel point tu es quelqu'un de sanguin, tu es quelqu'un qui expulse ses émotions, mais tu te laisses également bouffer par elle. Tu ne veux rien entendre, mais t'as clairement envie d'le détruire, d'lui faire bouffer ses dents, ça se ressent. Et malheureusement, Kyōya, il peut pas faire grand chose, si ce n'est tenter d'apaiser ta peine, celle qui va de paire avec celle qu'il éprouve continuellement depuis plusieurs années. Il hait son père autant que tu détestes l'idée qu'il puisse s'en aller loin de toi ; tu le dis pas Ippei, t'as pas besoin de le dire, parce que t'es comme ça. Tu vas dire le contraire de ce que tu penses, Kyōya le sait. Tu t'agrippes à son tee-shirt comme si t'as vie en dépendait et ses doigts s'entremêlent délicatement dans ta chevelure, comme si ce geste pouvait calmer ses palpitations saccadés. L'espoir de s'en sortir, de remonter à la surface, de ne plus se sentir noyer dans un marécage.

"Je pourrais te tuer…" Ah, celle-la aussi, il s'y était attendu Kyōya ; effectivement, tu pourrais le tuer, c'est vrai que ça règlerait le problème ; ainsi il n'irait nul part, ainsi il serait forcé de rester auprès de toi… Mais un cadavre te conviendrais réellement ? Non. Bien évidemment. C'est pourquoi tu parles Ippei, tu parles pour ne rien dire, juste pour évacuer ta colère et ta frustration et lui, il devient cet automate, ce robot qui bouge, mais qui ne dit plus rien, dont les prunelles sont vidés de toute énergie positive ; perte de lueur, tout semble n'avoir qu'un goût bien aigre. Les choses ont été dites, il n'y a pas de regret à avoir, Kyōya se sent même soulagé d'un poids ; mais son côté protecteur l'insulte intérieurement ; avec ses mots, il t'as détruit, il t'as foutus au point de non retour. Tu dois l'accepter, comme il se doit de s'imprégner de sa nouvelle vie ; il n'a guère le choix ; tout comme toi. Kyōya, il se perd dans le temps, dans tes bras, le monde lui semble beaucoup moins terne, la vie lui paraît bien plus belle ((elle vaut tout simplement la peine d'être vécue.)) Mais voilà que tu t'écartes, les yeux rougis, y'a encore le sillage de tes larmes sur tes joues bien trop pâles ; ça le fait déglutir difficilement Kyōya ; ça le paralyse, le tétanise… Mais il reste malgré tout ce gars imperturbable, prêt à s'prendre la rafale ; crible le de balle Ippei ; t'es doué pour ça. ((Et tu vas l'faire, n'est-ce pas ?))

"Ecoute-moi bien." Il ne peut pas se faire plus attentif, il n'est ainsi qu'avec toi, tu le sais, mais t'en joues malgré tout, tu veux t'faire plus imposant du haut d'ta détresse que t'arrives pas à balancer dans le vent. "Je m'en fous que tu reviennes." Et c'est ça le problème avec toi Ippei, c'est que tu dis le contraire de ce que tu penses, tu balances avec virulence tes émotions les plus tortueuses, tu lâches tout sans prendre le temps de poser tes idées… T'es l'esclave de tes pensées, la victime de tes sentiments les plus secrets. Le voilà qui soupir Kyōya, cette soirée est en train de le vider, de l'enfoncer six pieds sous terre, de lui comprimer le coeur et les nerfs. Tu resserres ton emprise, tu le secoue légèrement ; tu crois que ça rentre, mais ça ressort instinctivement. Non, Kyōya ne va pas imprimer ce que tu viens de lui dire ; t'en a pas rien à foutre, fait pas l'aveugle, fait pas le sourd ; mais bordel Ippei, devient muet pour au moins une dizaine de minutes. Prend le temps de réfléchir avant de lâcher ton sel, ton venin ; celui qui l'exècre. Nouveau soupir, tête baissée, Kyōya il aimerait te dire tellement de choses, ça se bouscule dans sa tête ; mais tu le connais, tu sais comment il est ; lui, il réfléchit, continuellement ; il ne veut pas te faire subir ni ses humeurs, ni ses tourments. Alors oui, Kyōya, il prend le temps ; que cela te plaise ou non, il agira toujours ainsi.

Et le temps, s'est arrêté, l'espace de quelques minutes ; celui d'un baisé volé. Les pupilles se mettent à trembler, les yeux sont écarquillés, les membres ne semblent plus fonctionner. Kyōya, il est de nouveau paralysé. Il ne sait pas ce qu'il te prend, il ne sait pas d'où t'es venu cette envie curieuse ; de l'embrasser avec cette tristesse collée à ton visage ; il ne sait pas d'où t'e venu ce courage ((ton égoïsme dicté par ton désespoir.)) Tu dis que tu te fous qu'il revienne, ça en vient à dire que tu t'en fous qu'il disparaisse ; mais la preuve est faite Ippei, que t'es pas honnête avec toi-même. Alors Kyōya, il agrippe ta nuque, avec force, ne te laissant pas l'occasion de lui échapper, prenant possession de tes lèvres, avec avidité ((celle qu'il a toujours dissimuler.)) De sa hauteur et avec sa force, il te force à t'allonger, te toisant de haut, le regard un peu dur, le timbre de sa voix inchangé. « Tu sais pas mentir, t'es au courant ? » Son front vient se poser contre le tien, beaucoup moins imposant ; il en ferme les yeux, susurrant prêt de tes lèvres. « Arrête de dire l'contraire de ce que tu penses, soit honnête, c'est le moment Ippei. » Sa main, encore une fois, vient se blottir contre le sommet de ton crâne, qu'il ébouriffe dans son geste protecteur ; avec sa bienveillance éternelle ((celle dont il usera toujours te concernant ; c'est comme ça et pas autrement.)) « J'reviendrais. Que tu le veuilles ou non. C'est comme ça. Fourre le toi bien profond dans ton crâne, petit con... »

Et le voilà qui soupir de nouveau Kyōya, un sourire en coin, les prunelles un peu embuées ; il se force à ne pas pleurer, à c'faire plus fort qu'il ne l'est. Putain Ippei, t'as pas idée, tu sais très bien non, que tu vas lui manquer. Est-ce qu'il doit te le dire pour te le faire comprendre ? T'es vraiment une tsundere en puissance... « Toi aussi tu vas me manquer ; j'suis pas censé t'le dire, t'es censé l'avoir capté. » Le timbre de sa voix, est désormais, brisé, malgré son sourire bienveillant, il ne peut pas s'en empêcher ; le voilà qui laisse couler, ce flot de larmes incontrôlées. « T'es vraiment con quand tu t'y mets.... » Tête de nouveau baissée, main devant le visage, il ne cherche même plus à lutter...

Bordel Ippei
Pourquoi est-ce que tu l'as embrassé ?
Est-ce que tu sais
A quel point il t'aime ?
Et que c'est pour ça qu'il va s'barrer ?
Parce que son putain d'paternel, l'a capté ?


ft. acetone • color FD5216 • hrp laissons en épitaphe sur nos tombes "le drama de nos ships nous a achevées"
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ft. coma


TU SAIS, LES SOUVENIRS
QUI ME MANQUENT LE PLUS,
C'EST CEUX QUE L'ON AURA PAS.
Ça te fais chier.
De mordre comme ça la poussière, d’essuyer ton échec. Tu te sens comme un con allongé ainsi sur le futon, les prunelles en feu, le faciès fermé comme si tu savais qu’on allait venir te torturer, t’arracher des informations.
Celles que tu refuses de donner.
T’es une vraie peste, tu refuses de parler.
Toi, le calme, la douceur, mêmes programmées au nom de la bienveillance, ça te donne envie de hurler dans ton état.
Parce que tu bouillonnes.
« J’fais ce que je peux, ok? »
Et t’es là, ainsi coincé, te relevant sur tes coudes pour pas être totalement écrasé. Par ce qu’il te dit, la manière qu’il a de les prononcer.
« Tu m’annonces ça là et moi j’suis au bord de la prostitution pour te faire rester. »
Et tu craches petite vipère, le lâchant pas du regard, comme si t’étais prêt à lancer une bagarre. En réalité t’en feras rien, t’es déjà cloué au sol et pas prêt de t’en relever, mais le cœur y est.
« Dire que j’ai dû te tirer les vers du nez… Ça se trouve t’allais me rien dire du tout en fait. T’es vraiment qu’un gros con. »
Parce que quitte à agir comme un enfant, autant renvoyer les insultes données. Ça te met en rogne tout ça et y a rien pour te calmer.
Parce que tout part en vrille, que t’aurais pu le découvrir Lundi. Arriver, pas le voir, pas comprendre. Demander autour de toi, aux élèves, aux profs. Te rendre compte que t’étais le dindon de la farce, que tu sais rien.
Que ton meilleur ami, il avait rien voulu te dire.
Ce qui t’agace aussi c’est que t’es à court d’idées.
Tu sais plus quoi dire, quoi faire pour qu’il reste.
Mais t’es pas du genre à abandonner, à te défiler, il y a toujours une solution, quelque chose à faire, un plan b.

Et alors que tu fixes le vague, à te démener, t’entends sa voix se briser.
Ça te ramène à la réalité et tu le regardes pleurer. Ça te fais un choc sur le moment, quelque chose qui t’empêche de parler car ta gorge est nouée, de réagir car vous êtes deux à être écroulés. « T’avais effectivement pas besoin de le dire. »
Et malgré ton voix agacée dans lequel pointe l’énervement, tu te redresses facilement pour le choper, poser son visage larmoyant contre ton torse, soupirant.
« On a pas besoin de se dire ces choses là, on le sait, point. »
Mais il y a cette pensée, ce moment où tu te met à hésiter.
Peut-être qu’il a juste besoin de l’entendre Kyōya. Peut-être que c’est tout ce qu’il demande.
Et même si tu comprends pas ce besoin, tu te dis que ça lui fera peut-être du bien. « Tu le vois bien que je suis désespéré. Et tu penses que ça me fait pas chier? Que tu vas pas me manquer? »
Il y a un rire, un reniflement échauffé, quelque chose qui trahir le fait que t’es toujours pas calmé. Et à tes paroles tu poses ta main sur sa nuque, l’autre dans son dos, afin de le rassurer.
Vous êtes peut-être encore là pour seulement le temps d’une soirée, alors tu tentes de te faire plus patient.
T’as à peine séché tes larmes précédentes que d’autres pourraient à nouveau s’installer, creuser des sillons sur ton visage décharné.
« Avec tout ça je t’ai même pas demandé pourquoi il t’envoyait là-bas… »
Et tu dis ça la tête relevée, comme pour empêcher les larmes de couler, de les ravaler.
Parce que merde, il a rien fait.
Il a jamais rien fait de mal Kyōya, il a toujours été là.
C’était peut-être pas l’idéal, mais tu comprends pas.

HRP — jpp


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