Les fantômes de l'Hôpital | Ft Ledger
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FT : Nico Yazawa
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Hanabi avait toujours le don de se fourrer dans des situations improbables. C'était comme si elle les attirait, toutes ces situations, comme si la loi de Murphy s'abattait sans cesse sur elle. Pourtant, ce coup-ci, elle aurait très bien pu éviter ce moment, mais que voulez-vous, c'était bien trop tentant.
La jeune fille avait toujours eut la réputation d'être une énorme froussarde, le moindre bruit sortant de l'ordinaire lui faisait peur, et elle ne parvenait jamais à terminer un film d'horreur. Pourtant, c'était un aspect de sa personnalité qu'elle n'assumait vraiment pas, elle qui voulait se donner des airs de femme courageuse. Elle croyait être crédible, malheureusement pour elle, ça ne trompait personne. Pourtant, aujourd'hui, elle avait enfin l'occasion de prouver son courage à ses amis, car ceux-ci avaient parié 10 000 yens sur le fait qu'elle ne parviendrait jamais à passer trois heures dans l'hôpital abandonné, celui qui se trouvait à la sortie de la ville. C'était totalement ridicule, comme défi, mais la somme qu'elle pouvait gagner était tellement énorme par rapport à la mission qu'elle devait faire, et puis, elle allait enfin pouvoir démontrer que non, elle n'était pas si froussarde.

Alors, dès que la nuit commençait à tomber, elle se rendait devant le fameux hôpital avec ses amis. Comme preuve, elle devait filmer en permanence tout ce qu'elle faisait. Une fois devant cet endroit maudit, la brune prit une grande inspiration et poussa les portes grinçantes du lieu. Armée d'une lampe torche et de son téléphone, elle s'engouffra dans les grandes allées de l'hôpital. Pendant un long moment, il ne se passait rien. Elle arrivait à ne pas se prendre les pieds dans les décombres, et l'endroit semblait désert. Une odeur nauséabonde venait piquer ses narines, alors, elle décida rapidement de s'éloigner du rez-de-chaussée, qui sait ce qui pouvait se trouver plus bas ? Elle montait les escaliers de secours - l'ascenseur étant, évidemment condamné - et continuer de traverser les couloirs.

Mais très vite, elle se perdait dans cet immense endroit, et le sens de l'orientation, elle ne l'avait pas, alors, une certaine angoisse traversa son esprit. Comment allait-elle retrouver son chemin ? Ca ne faisait qu'une dizaine de minutes qu'elle était là, et pourtant, elle ne songeait qu'à une chose, partir d'ici, tant pis pour le pari.

Alors, elle déambulait, s'enfonçant toujours plus dans l'obscurité de cet endroit inquiétant, parfois, elle montait d'un étage, parfois, elle descendait d'un autre. Au final, elle oubliait son angoisse et vivait plutôt ça comme un jeu amusant, une chasse aux trésors, ou bien un labyrinthe. Elle allait et venait, et ça lui rappelait tous ces moments où elle jouait avec ses frères et sœurs, à cacher des objets et à les voir les chercher. Mais le jeu prit fin trop rapidement à son goût, car un bruit étrange vint troubler son amusement.

Elle n'arrivait pas à le décrire, car elle était bien trop surprise par cela, mais un autre bruit se fit entendre, et elle se figea instantanément, son cœur battant la chamade. Des sueurs froides coulaient son front, alors que d'atroces frissonnements la traversaient toute entière. Elle se raclait la gorge. Elle avait lu tout un tas d'atroces histoires sur des tueurs dans les hôpitaux, ou bien, sur les esprits des défunts qui hantaient ces lieux morbides. À la base, elle ne croyait pas vraiment au surnaturel, mais la paranoïa lui faisait penser à des bêtises, (au lieu de penser à des choses rationnelles, c'était évident que parfois, des squatteurs venaient dormir ici) et elle se disait qu'elle devait se faire discrète, afin que l'esprit ne l'emmène pas dans le trou du cul des enfers.

Après quelques secondes, la brune parvint à se mouvoir, doucement, elle tentait de trouver une échappatoire, mais elle trébucha sur un chariot, et cela fit un bruit assez impressionnant, alors, de nouveau, elle se figea quelques instants, avant de se relever rapidement et de courir dans tous les sens, se blâmant en chuchotant "Mais quelle conne putain !"

Elle fit d'autres nombreuses erreurs, lorsque, dans sa course, elle ouvrait les portes, celles-ci se refermaient parfois d'un coup sec, et on pouvait sentir facilement les courants d'air ou bien les entendre grincer. Parfois, elle s'arrêtait, veillant à toujours rester cachée, mais les bruits, eux, ne s'arrêtaient pas, alors, elle fuyait comme elle le pouvait. Pourquoi avait-elle accepté de relever ce défi débile ? C'était une froussarde, et en sortant d'ici, elle l'assumerait totalement. Tenant toujours fermement son téléphone en mode caméra dans la main, elle tentait tant bien que mal de saisir chaque instant. Elle sentait qu'on la suivait, mais elle refusait de voir qui était là. Et s'il s'agissait vraiment d'un esprit malin ou d'un monstre, comme elle en entendait si souvent parler lors des soirées "horreur" avec ses amis ?
Si vraiment un esprit était présent pour venir la chercher, elle était bien dans la merde.
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Les fantômes de l’hôpital


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Après "promenons-nous dans les bois", passons à "crevons seul à l’hôpital fantôme". Non clairement, cet endroit était glauque. Et encore, Ledger y était venu en début d'après-midi. Donc un peu de lumière filtrait du bâtiment. Son objectif était simple : récupérer du matos. Avec le contexte actuel, les Meiji allaient plus qu'avoir besoin de ses services, et sa réserve personnelle n'était plus sûre. L'agent "Tetsuya" était sur son dos, ou flairait le gros poisson, c'était certain. Plus question de pomper les ressources à l'université donc, système D. On lui avait parlé de cet hôpital figé dans le temps, qui n'avait pas été vidé de toutes ses richesses. Alors Kosei était partie en exploration. Un sac contenant quelques bombes, une lampe de poche, un sandwich, et un masque à gaz. Un vieux de la Seconde, parce que les neufs coûtaient une blinde. Un hosto, c'est rempli de produits à ne pas sniffer tous ensemble, et les appareils électriques laissent couler des liquides pas très nets avec le temps. Hors de question de se niquer les poumons.

Pas plus effrayé que ça, il s'était lancé à l'aventure. Le premier étage, le second, déblayer l'escalier de secours et faire un doigt à l’ascenseur, imaginer le rat du fond du couloir se faire bouffer par un zombie sorti de l'ombre … la routine quoi. Arrivé au troisième, un brouillard suspect l'avait décidé à enfiler son masque à gaz, par précaution. Ledger crevait de chaud, mais son épisode à respirer des substances toxiques quelques jours au paravent l'avait convaincu de ne pas jouer les ninjas. Et il démontait. Il démolissait. Il prélevait. Il avançait. Au point qu'arrivé au cinquième, il se rendit compte que la nuit était tombée, et que son sac ne pouvait plus rien contenir. Donc marche arrière. Mais dans le noir, c'est pas évident. Et comme le façonneur n'est pas d'un naturel très chanceux, devinez qui n'a plus de pile dans sa lampe ? C'est bibi. Devinez qui n'a pas prit son téléphone ? C'est bibi. Faudrait continuer à l'aveugle, merveilleux.

Redescendre jusqu'au premier avait été relativement simple. Il était passé par là il y a peu, il se souvenait à peu près du bordel qu'il avait foutu. Mais cet étage là … pas un souvenir. Et voila qu'il butte sur un objet et se casse la gueule. Franchement, se viander sur le seul scalpel de ce putain de bâtiment c'était vraiment pas de chance. Pisser le sang de la main droite, ou se cailler les miches ? Ledger conserva son manteau, rehaussa sa capuche et se redressa. Longer le mur, prudemment, la main contre la parois. Laisser des traces flippantes aussi, mais tant pis. Faudrait désinfecter à la vodka vu l'état du lieu. Il lui sembla apercevoir un faisceau de lumière tout droit, à l'intersection. Il venait de la gauche. Dommage, il aurait voulu aller à droite.

L'endroit était sûrement le repère de quelques squatteurs, voire pire : de quelques gangs rivaux venus régler leurs affaires au calme. Il ne fallait pas se faire chopper en d'autres termes. La boule au ventre, Ledger sentit la panique le gagner. Il avait sûrement fait du bruit en tombant … et surtout en pestant. La lumière continuait d'avancer, se faisant plus forte et à un rythme soutenu. La personne semblait pressée. Elle le cherchait sûrement. Sans réfléchir une seconde de plus, il balança un de ces mécanismes sur la gauche, remplissant le couloir de fumée et lui permettant de prendre ses jambes à son cou, du côté opposé.


HRP : Je savais bien que j'avais oublié de répondre quelque part /PAN/ Tiens, je te laisse les murs plein de sang \o/
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De la fumée envahissait soudainement le couloir entier, et Hanabi commençait à tousser. Les bruits continuaient, elle était vraiment apeurée, et pourtant, elle aurait aimé savoir d'où tout cela venait, malgré la peur qui la gagnait toute entière. Lorsque la brume s'estompait, elle courrait vers la source du bruit et découvrait avec stupeur une énorme traînée de sang sur les murs, mais le pire, c'est qu'il avait l'air frais. Elle poussait un large cri. Elle en était certaine à présent, elle était tombée dans une dimension parallèle, et elle allait y rester. On se demandait encore comment la gamine avait encore le courage de tenir son téléphone pour filmer la scène. Si elle sortait vivante de cet endroit, elle sera fière d'avoir prouvé aux autres qu'elle avait réussi à tenir le coup (en même temps, elle était complètement perdue, donc ce n'était pas par choix qu'elle était restée dans cet endroit macabre). La jeune fille tentait de se calmer malgré ce mur qui lui glaçait le sang, et elle tentait de réfléchir. Peut-être qu'un aventurier comme elle était ici, et qu'il s'était blessé qui sait, dans cet hôpital abandonné, énormément de choses dangereuses traînaient. N'écoutant que son courage (qui n'était quand même pas bien grand), elle se mit à suivre les traces de sang, certaines étaient venues s'étaler au sol.

C'était un véritable jeu du chat et de la souris, sauf que dans cette situation, on ne savait pas très bien qui était le chat, ni qui était la souris. Et puis... Hanabi n'était vraiment certaine qu'une autre personne se promenait ici, peut-être était-elle réellement victime d'une horrible malédiction, et qu'au bout du couloir, elle verrait une petite fille avec de longs cheveux noirs tentant de la tuer.

Son cœur battait fort, si fort, ce qu'elle ressentait à ce moment précis était un étrange mélange d'adrénaline et de frayeur. Elle ne voulait pas savoir qui était présent, mais d'un autre côté, sa curiosité la piquait tellement. C'était comme dans ces films d'horreur, où la victime tombe droit dans le piège du tueur, simplement à cause d'une curiosité qu'il aurait mieux fallut ne pas avoir.

Parfois, la jeune fille tendait l'oreille pour tenter de se situer. Cette fois-ci, ce n'était clairement pas son imagination qui lui faisait des tours. Quelqu'un semblait vouloir fuir, comme elle, quelqu'un, ou quelque chose d'ailleurs. Ce bâtiment était un véritable labyrinthe, et, plusieurs fois, Hanabi semblait revenir sur ses pas, elle reconnaissait les traces de sang sur les murs, à moins que l'autre en ait laissé sur d'autres murs... En tout cas, elle essayait tant bien que mal de se diriger au son des bruits de pas qu'elle entendait, et, enfin, ses efforts portèrent leur fruit. Elle vit enfin une silhouette, non loin d'elle, mais elle avait du mal à bien la distinguer. Celle-ci semblait se mouvoir assez rapidement, et, après quelques instants d'hésitation, elle se mit à la suivre. Elle trouva une grosse bouteille au sol qu'elle prenait en guise d'arme, on ne savait jamais si cette personne était dangereuse, et, lorsqu'elle se trouvait suffisamment proche d'elle, elle l'interpella pour la forcer à se retourner.

"Eh... Espèce de... De face de rat ! Tu fous quoi ici ?!"

Elle découvrit avec effroi une personne avec une espèce de grosse tête de mouche. Elle ne fit pas le rapprochement avec les masques à gaz, et, d'un coup d'un seul, elle lâchait la bouteille, hésitant entre partir, mais risquait de se faire poursuivre, ou bien affronter cet individu/mouche et risquer de mourir.
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Un cri … féminin ? Un seul et unique cri qui plus est. Donc un individu de type féminin. Ou d'autres individus de type badass. C'était quoi au juste qui avait effrayé ? Son mécanisme ? Sa peinture macabre ou … autre chose ? Ledger commençait à frissonner. Non clairement les histoires dans les hôpitaux abandonnés en pleine nuit ne fissent jamais bien, doit y avoir une raison. Sa main était douloureuse, il se décida donc à la bander avec le premier tissu qu'il avait trouvé. Pas hyper hygiénique, mais à la guerre comme à la guerre hein. Était-ce la perte de sang ou la désorientation, le façonneur n'aurait su dire, mais il était revenu deux fois sur ses pas sans le vouloir. L'envie de sauter par la fenêtre commençait à être dangereuse, si bien qu'il se résigna à ouvrir la première porte qu'il trouverait. Et quelle porte ! Un placard à balais. Magnifique, fascinant. Le bruit avait résonné dans tout l’hôpital, comme la complainte d'un animal blessé. Signaler sa position, merveilleux.

Car il était suivi. Il en était quasi sûr. Quelqu'un le cherchait. Et ce quelqu'un contrairement à lui avait de la lumière et pouvait se repérer. M.E.R.D.E. Il tentait de brouiller les pistes, en laissant des traces de sang par-ci par-là … mais quand on tourne en rond ça ne fait que prouver qu'on est un cassos sans logique. Il avait pensé laisser des pièges au détour des couloirs, déplacer des objets … ça risquait de le ralentir sans l'aider grandement dans sa quête. Désespéré, il ouvrit la dernière porte. Qui donna sur un duo de clodo hyper flippants, chantant une chanson sortie tout droit d'un mauvais thriller. Gros flip. Plus de respiration. Il referme doucement la porte. Il a un masque. Ils ont eu peur ils ne le suivront pas. Alors pourquoi cette chanson continue de résonner de plus en plus fort ? L'envie de remonter au deuxième est grandissante, et cette fois il sue à grosse goûte.

Deux groupes le suivait. Au moins deux types pas nets, et une nana trouillarde peut-être accompagnée. Par son mec ? Fallait être malade pour venir ici seule en pleine nuit. Ou une pute en attente de sa passe ? Passe qui risquait de mal tourner si ses clients étaient les deux tueurs en série de toute à l'heure. Il avait chaud. Il avait mal. Il avait faim. Si bien qu'il ne sentit même pas la présence toute proche dans son dos. Si bien qu'il sursauta quand une voix aiguë le sortit de sa torpeur. Une face de rat ? Lui ? La bravoure de l’aventurière s'estompa presque aussitôt, la bouteille qu'elle tenait en guise d'arme céda contre le sol. Le bruit résonna, des rires glauques retentirent. Les mecs les avaient localisé. Sans réfléchir plus longtemps, Ledger se retourna et commença à prendre ses jambes à son cou.

Mais ses jambes le lâchèrent rapidement. Sa tête était bien décidée à sauver sa peau, alors pourquoi son corps refusait-il de laisser la demoiselle ? Avoir des principes ce n'est jamais bon. Et pourtant sa mère lui avait répété maintes fois de ne jamais faire de mal à la gente féminine. Concrètement, lui il ne lui ferait rien. Mais les mecs derrière … c'était pareil ? Et puis au fond, elle avait voulu le planter à la base avec sa bouteille non ? Sans son masque à gaz Kosei y serait sûrement passé. Il ronchonna. Grimaça. Fit demi-tour, choppa le téléphone, l'enferma dans son sac histoire de dissimuler la lumière, plaça son index devant sa bouche pour signifier à l'idiote de se taire et l'entraîna dans une course folle.

Monter plutôt que descendre, ils n'avaient pas le choix. Les deux jojos (s'ils n'avaient pas rameuté leurs potes) se lasseraient vite de tourner en rond et chercheraient en toute logique vers la sortie. Peut-être pourraient-ils se tirer par le toit, discrètement ? Dans tous les cas le duo avaient des ennemis communs, et la fille semblait en avoir assez dans le pantalon pour l'aider à se défendre donc … Au second, il sauta de l'autre côté du guichet, et se planqua sous le bureau ovale, dos à la paroi. Il défit son sac, remonta son masque l'espace d'un instant pour respirer. Il hésitait encore : avait-il dépanné un allier de choix ou un boulet ? La jeune femme le suivrait-elle dans sa planque momentanée ou prendrait-elle ses jambes à son cou, façon chacun pour sa gueule ? Sachant qu'il avait son téléphone et donc sa précieuse lumière alors que lui se déplaçait à l'aveugle, ce ne serait pas forcément futé.  


HRP : J'ai pris un peu de liberté, n'hésites pas à me dire si tu veux que je modifie :3
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Tout se passait très vite. Des rires rauques se faisaient entendre au même étage qu'Hanabi et l'autre espèce d'alien, et, sans qu'elle ne puisse trop saisir la situation, l'inconnu l'entraîna dans sa course, plaçant son doigt sur ses lèvres, comme pour lui signifiait de se taire. Ah ben oui, elle était rassurée à présent ! Cependant, si lui-même fuyait tous ces bruits qu'ils entendaient, et qu'il venait pour la sauver, il n'était peut-être pas si méchant que ça, peut-être voulait-il vraiment l'aider ? Ou bien lui tendre un piège ? Elle le suivait tout de même, elle réfléchirait à la situation plus tard.

Rapidement, ils atteignirent le second étage, et la mouche vint se cacher derrière ce qui semblait être le guichet. Non pas sans hésitation, Hanabi le suivait. L'espace d'un instant, il retirait son masque, et, un soupir de soulagement s'enfuyait de la bouche de la jeune fille. Ouf, ce n'était pas un extraterrestre ! Mais le doute était encore permis, ça pouvait encore être un esprit vengeur, qui sait. En tout cas, elle n'était pas totalement rassurée. Elle se retrouvait seule avec un homme, et ce genre de situation, elle préférait l'éviter à tout prix. Toujours était-il que pour l'instant, elle ne pouvait pas faire autrement.

Sans vraiment lui demander la permission, elle mit les mains dans le sac du garçon, son but n'était pas de le voler, seulement de récupérer son téléphone. Peut-être pourrait-elle appeler ses amis pour qu'ils viennent l'aider, s'ils n'étaient pas déjà partis. Une fois qu'elle eut le portable dans les mains, elle prit soin de baisser au maximum la luminosité pour ne pas se faire repérer. Évidemment, pas de réseau. C'était trop beau pour être vrai. Elle remarquait ensuite le linge ensanglanté enroulé autour de la main du jeune homme. Elle poussait un hoquet de surprise.

"Mais... Mais tu es blessé ! " Chuchotait-elle.

Fouillant dans sa petite besace, elle sortait un gel désinfectant, sa paranoïa la poussait à toujours avoir une mini trousse de secours sur elle. Pour une fois que c'était utile... Fermement, elle lui prenait la main, comme pour lui dire qu'elle ne lui laisserait pas le choix. Il devait serrer les dents et ne pas faire de bruit, car ça allait piquer. Elle retirait l'espèce de bandage, essuyait comme elle le pouvait le sang, et déposait un peu de gel sur la plaie. Elle prit ensuite un petit pansement, même si elle savait que ça ne ferait pas l'affaire longtemps, elle l'appliquait sur la petite blessure. Un petit lapin bleu sur un fond rose. Si la situation n'était pas aussi stressante, elle s'en serait amusée. D'une certaine manière, elle voulait le remercier, même si elle n'était pas encore sûre qu'il soit tout à fait net. Après tout, que pouvait-il faire, seul, dans cet hôpital abandonné, avec un énorme masque à gaz ? Des bruits de pas se faisaient entendre, et, pendant un instant, elle coupait sa respiration. Sûrement les rires effrayants de tout à l'heure. Elle suait à grosses goûtes. Les bruits s'éloignèrent, et, elle les entendait monter. Elle restait silencieuse pendant un instant, avant d'enchaîner, toujours avec une voix basse, pour ne pas se faire repérer.

"Putain, le sang sur les murs, c'était toi face de rat ? Tu m'as fait tellement peur ! Et puis tu fous quoi, ici ? Et puis c'est qui eux ? Tu leur as cherché la merde pour qu'ils te suivent comme ça ? "


Elle soupirait. On y était. Hanabi était enfin lancée. Et elle parlait, elle parlait, sans s'arrêter, parfois sur un ton de reproche, elle avait tellement angoissé, et elle voulait comprendre, elle voulait s'assurer que lui n'était pas un gangster ou un fantôme, juste un gars lambda, bien qu'elle en doutait fort.

"Alalah, les mecs, c'est toujours pareil, faut toujours qu'ils cherchent des noises à plus fort qu'eux. Maintenant, on fait quoi ? Ils ne vont pas nous lâcher de sitôt. Et puis y'a pas de réseau ici..."


Elle pestait, puis, elle s'arrêtait. Encore les bruits de pas, puis les menaces inquiétantes, les voix flippantes, mais que cherchaient-ils ? La brune était totalement effrayée, mais ils ne pouvaient pas rester les bras croisés jusqu'à ce que ces mecs s'en aille ! Ils ne partiraient pas avant d'avoir eut ce qu'ils désiraient. Encore une fois, ils partaient. Le sang continuait à couler le long de la main du jeune homme. Il fallait faire quelque chose, heureusement qu'elle ne craignait pas le sang.

"Okay. J'me calme. Faut te trouver des bandages. On est dans un hôpital, il devrait y en avoir partout ! Ensuite, on file une bonne raclée à ces vieux gars, et on se tire d'ici, okay ?"

Enfin... Il filerait une bonne raclée à ces vieux gars, car ce n'était pas avec sa taille de naine qu'elle parviendrait à faire quoique ce soit. Même si, en y réfléchissant bien, un bon gros coup de pied bien placé était toujours une bonne solution. En tout cas, elle attendait la validation de l'autre pour le plan. Seul problème, comment sortir de leur cachette lorsque les gens à leur trousse savaient où ils étaient ? Fallait vraiment que ce gars soit intelligent et les sauve, car Hanabi ne serait sûrement pas le cerveau de l'opération.
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Soit elle le trouvait à son goût, soit cette meuf avait considéré Ledger comme un être venu d'ailleurs. D'accord, il lui arrivait d'être chelou, de passer pour un cinglé … mais c'est le quotidien de tout artiste ! Est-ce que chaque créateur doit être considéré par les autres comme un extraterrestre ? Ou alors elle avait prit quelque chose avant d'entrer ? Et en plus elle fouillait dans son sac genre comme ça ! Il fronça les sourcils. Non mais sans dec, sans gêne la morveuse ! Surtout que c'était pas hyper safe là-dedans, un geste maladroit et elle pouvait les faire sauter tous les deux. Mais non, à des années lumières de son talent tout ce que cette psychopathe cherchait c'était son foutu téléphone. Ledger n'avait jamais compris cet attrait pour un bordel qui vous fiche en permanence. A part l'option lampe torche, bien sûr. Quoi que là, il remerciait le ciel que sa comparse momentanée ait pensé à baisser la luminosité. Quoi que lui l'aurait carrément éteint, pour être sûr à 400%. Il récupéra son sac et le plaça à l'opposé de la jeune femme.

" - Ouais Einstein je me suis viandé. T'es priée de pas toucher à mes affaires ou on risque tous de finir en pièces détachées ! "


Toujours aussi charmant ce Kosei. Alors qu'il tournait la tête pour trouver son sandwich dans son sac (car évidemment, c'est un moment particulièrement bien choisi pour bouffer), la demoiselle lui arracha quasiment le bras avant de lui enlever ses bandages. Putain le sang avait presque séché, ça faisait mal ! Et en plus elle avait du gel ! Sur le coup il eut envie de gueuler, de dire que "non ça va j'ai pas mal t'es pas ma mère euke ?!" comme tous les gosses de primaire qui tentent le diable pour éviter l'alcool qui déchire sa mémé. Mais non, il ne pouvait pas. Son instinct de survie lui clama de fermer sa grande gueule pour une fois, de porter ses couilles et de la laisser faire. Il préféra détourner le regard histoire de ne pas douiller deux fois plus : c'est bien connu, s'inquiéter c'est souffrir deux fois. Il la laissa donc magouiller son petit jeu d'infirmière et mordit comme un sauvage dans son sandwich. L'oeuvre terminée, il zieuta.

… Le pansement le plus sexy de l'univers. Avec ça il pourrait pécho dans toutes les maternelles du coin. Quoique si maternelle il y avait dans les parages, c'était probablement pour les gamines façon possession. Encore plus flippant que des gosses normaux. Les bruits résonnèrent à nouveau et Ledger cessa de mâcher. De respirer aussi. De souffrir accessoirement. Puis ça s'éloigna à nouveau et il soupira. Et l'autre reprit sa causette comme chez le coiffeur.

" - Ouais c'était moi, le croquemitaine ! Premièrement, j'ai pas à répondre à une lycéenne en quête de sensations fortes. Deuxièmement c'est des clodos qui cherchent de la chair fraîche, pas besoin de leur faire quoi que ce soit pour qu'ils viennent te chercher. "


On te soigne, on t'offre un pansement qui te vaudrait l'adoration d'une meute d'enfants et toi tu es désagréable. Il ronchonna. Aucun bruit ne devait trahir leur présence. Pas de piaulements d'enfant, pas de "je fouille dans ton sac trop badass", pas de gargouillis. Il était tard. L'heure de se goinfrer était largement passée. Il zieuta la jeune femme (bien qu'il était intimement persuadé que c'était une gamine de 19 balais tout au plus), et lui offrit la moitié de son sandwich. Pas par charité, par nécessité. Ils ne pouvaient pas se permettre qu'un gargouillis d'estomac ne les sacrifie dans un couloir. "On fait quoi" … s'il ne s'était pas retenu un "on ferme sa gueule pour commencer" serait venu tout seul. Encore quelques bouchées. Il avait soif. Il mordit dans son casse croûte pour ne pas le mettre par terre et croisa les bras l'air songeur. Il fallait sortir, ça c'était la finalité. Sortir sans se faire chopper, ça c'était la contrainte. Dans l'idéal sortir à deux histoire de ne pas laisser le cadavre du pseudo toubib nourrir les vautours, ça c'était le bonus.

Ledger termina son repas tout en fouillant dans ses affaires. Ouais. Il lui restait quelques mécanismes, des pièces détachées en vrac, et surtout quelques liquides qu'il avait soigneusement prélevé. Parfait. Il se stoppa net. Le pire plan qu'on ait jamais entendu. Le façonneur fixa de nouveau son assistante du soir, de haut en bas, en insistant bien.

" - "On" file une bonne raclée ? Tu t'es matée dans un miroir déformant ou quoi ? Tu fileras une raclée à personne avec tes pansements "lapinoux d'amour", on n'est pas dans Doremi Magique ! "


C'est bon, c'était mûrement réfléchi. Sans crier gare il fixa son masque sur la tête brune. Elle était moins moche comme ça, c'était certain. Mais outre le détail esthétique, ça avait une réelle utilité. Il sortit une petite balle mécanique, et deux fioles. Il déchira un autre bout de tee-shirt pour sa main. Ayé, ils étaient parés.

" - Bien. Premièrement tu la boucles, je ne veux plus t'entendre. Non, tu peux causer si tu vois des mecs que j'ai pas vu, ou si t'as un soucis. Mais tes fictions de super héros qui défoncent les méchants dans l'hopital, j'en veux plus. Je suis un connard, j'en ai conscience, mais un connard qui va sauver ton cul de pire infirmière. "


Ça, c'était entendu. Ledger est un connard.

" - On va sortir de ce putain de comptoir. En faisant le moins de bruit possible. L'objectif est de rejoindre le toit, si Humpty et Dumpty ont des potos, ils nous attendent à l'entrée donc on évite. Là pour l'instant ton but ça va être de rejoindre les escaliers est. Ils sont à l'opposé. Donc tu vas me suivre sur quelques mètres. Ensuite je mettrais ta main sur un des murs et t'auras plus qu'à longer. Deux virages à gauche et tu arrives aux escaliers. Moi je fais diversion et je te rejoins. Le chemin jusqu'au toit devrait être moins hard après ça, sauf si on tombe sur d'autres inconnus. "


T'es d'accord t'es pas d'accord, Ledger te laisse pas trop le temps d'en placer une. Il se redresse, zieute rapidement par dessus le comptoir. Zone libre. Il choppe son sac, attrape ton bras et s'apprête à sauter.

" - Une dernière chose, no panic si tu te retrouves dans la fumée : contente-toi de suivre les murs et de tourner DEUX fois à GAUCHE. Tu risques pas d'avoir les poumons liquéfiés. "


Rassurant. Et c'est pas la peine de la prendre pour une débile. Deux fois à gauche, elle avait sûrement retenu. Il lui glisse une petite sphère dans la main gauche.

" - Au cas où. En cas d'emmerde, tu appuies sur le petit bouton, tu jettes par terre, tu fermes les yeux 5 secondes et tu te casses aussi vite que possible, ça fera diversion. "


Vuala. Y a plus qu'à comme on dit hein. Inventaire : 2 fioles différentes restantes dans le sac, plus de sandwich (elle avait mangé sa part d'ailleurs ?), des pièces méga lourdes, une seule bombe restante, et une vraie de vraie cette fois. Restait pas de quoi conquérir l'Amérique. Et sans crier gare il passa par-dessus le comptoir, entraînant sa camarade. Ils déambulèrent parmi les débris, pas trop vite pour éviter de se retrouver à deux éclopés, et débouchèrent sur un autre espace immense. Des box de consultations. Et deux connards à demi chauves. Là dessus Ledger fixa l'aventurière du soir et lui plaqua violemment la main contre un mur, avant de s'élancer vers les deux mecs. La petite sphère sensée faire diversion dans la main droite, il actionna le mécanisme qui explosa en plusieurs petites étincelles dans un couloir adjacent. Deux types supplémentaires, c'était à prévoir. Supplémentaires, mais à terre. Quant à ceux d'en face, le façonneur remonta son pull sur son nez et mélangea les deux fioles. Rapidement une épaisse fumée envahie l'étage.

Des quintes de toux continuaient à résonner ça et là. Il avait glissé entre ses deux futurs agresseurs, avait prit un coup de poids dans l'abdomen avant de réussir à disparaître. Mais ses yeux pleuraient comme vache qui pisse, ses poumons brûlaient. Fallait qu'il se magne. Ledger déambulait, calculait, respirait le moins possible, ouvrait les paupières tous les dix pas. Avant de déboucher enfin sur cet enfoiré d'escalier où une silhouette l'attendait. Sûrement la mouche féminine. L'idée que ça puisse être quelqu'un d'autre ne l'avait même pas effleuré, et il avait reconnu la forme de son masque trop classe. Plus qu'à s'élancer dans les escaliers et next step !


HRP : Tu appelles ça de l'attente ? XD Nickel bleu ciel 8D Par contre déso, Ledger est un connard, hésite pas à le remettre à sa place u.u
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Risquer de finir en pièces ? Hanabi haussait un sourcil, un peu douteuse. Mais que pouvait-il bien y avoir dans ce sac pour que le garçon se mette à dire ça ? En tout cas, le moins que l'on pouvait dire, c'est qu'il ne s'agissait pas du type le plus agréable du monde. Elle se consolait au moins en se disant qu'il lui avait évité le pire.
De toutes manières, elle se vengeait, d'une certaine manière, en lui passant du gel sur la main, elle l'avait bien vu grimacer et mordre fort dans son sandwich pour ne pas crier. Sans être sadique, la situation la fit légèrement sourire. Et bim ! Ca lui apprendrait à ce mec, à être si méchant.

Il était si agressif, elle ne supportait vraiment pas ce ton. Lorsqu'elle le pourrait, elle se promettait de le remettre en place. Une lycéenne ? Non mais je rêve. La brune gonflait ses joues. Elle était sûrement plus âgée que lui, alors, elle pensait qu'il pourrait au moins la respecter. Bon ok, elle n'atteignait même pas le mètre cinquante (quoiqu'elle puisse en dire), mais tout de même ! Là, le gars heurtait sa sensibilité. Ce n'était pas une enfant, et elle ne voulait pas être traitée comme telle. Il ronchonnait. Plutôt crédible en effet, le croquemitaine. Elle n'avait jamais rencontré quelqu'un comme ça. Pourtant, elle se la fermait dans un premier temps. Elle trouverait bien un moment pour lui dire ses quatre vérités à ce mec, lorsqu'ils se seront sortis de ce pétrin. Il lui tendait néanmoins son sandwich, qu'Hanabi prit avec méfiance. Elle en mangeait une bouchée, c'est que des sandwichs, elle n'avait pas vraiment l'habitude d'en manger, ça lui semblait si bizarre en goût. M'enfin, elle ne fit aucune réflexion.

La jeune fille lui dirait bien plus tard qu'il ne fallait pas se fier aux apparences. Okay, elle ne payait pas de mine comme ça, mais elle était parfaitement capable de se défendre, elle avait appris à le faire, et elle ne se débrouillait pas trop mal, même si elle était bien plus défensive qu'offensive. Il lui mit son masque de mouche sur la tête. Dans sa tête, elle pouffait de rire en imaginant la tronche qu'elle se payait. Elle se demandait d'ailleurs pourquoi il l'avait affublé d'un tel accoutrement.

Au moins, il admettait que c'était un sale con.

Il lui dictait son plan, et Hanabi restait attentive. Il fallait être rapide. Deux virages à gauche. Deux. Virages. A. Gauche. Ce n'était pas bien compliqué, elle s'en rappellerait. Il lui glissait quelque chose dans la main. Elle le regardait rapidement, surprise, en effet, la demoiselle n'avait jamais vu un tel objet dans sa vie. Mais, lorsque le garçon lui expliquait, plus ou moins, son utilité, elle grimaçait. Oh ça non, elle ne l'utiliserait pas, et elle se demandait bien par ailleurs pourquoi il en avait dans son sac. Au moins, elle comprenait mieux son interrogation de tout à l'heure. Si l'gars avait des bombes dans son sac, il avait eut raison de s'inquiéter, elle aurait très bien pu les faire sauter.

C'était parti. Il l'entraînait avec elle, évitant tous les débris. Ils arrivèrent dans une autre salle, immense. Là, les deux monstres semblaient les attendre. Sans perdre plus de temps, il la plaqua au mur, et elle comprit que c'était à ce moment-là qu'il fallait qu'elle se mette à cavaler. Tourner deux fois à gauche. Elle hésitait. À gauche ou à droite ? Non, vite, c'était à gauche.
Comme il l'avait prédit, la fumée commençait à envahir l'étage où ils se trouvaient, au final, c'était plutôt bien qu'Hana ait ce masque, ça avait l'air irrespirable. Il arrivait enfin, et, ensemble, ils montaient avec une grande rapidité les escaliers. Il y en avait vraiment beaucoup, mais il ne fallait pas s'arrêter. Heureusement, Hanabi était endurante, son ami aussi, sûrement, mais il semblait bien mal en point.
Par chance, aucune autre personne ne les attendait en haut de l'hôpital. En même temps, ce dernier était vraiment haut, personne ne songeait à gravir toutes ces marches juste comme ça. Ils arrivèrent enfin au dernier étage, d'un rapide coup d'œil, la fille balayait le lieu, elle vit les escaliers de secours, et, rapidement, elle entraîna le garçon avec elle. C'était épuisant, mais c'était le dernier escalier. Ils montèrent et se retrouvèrent enfin sur le toit, tout plat. Il faisait nuit, tout était sombre. Elle se laissa tomber par terre, retirant ce masque qui lui donnait si chaud. Lorsqu'elle récupéra son souffle, elle s'approcha du garçon pour lui flanquer une sale rouste. Elle n'avait pas oublié ses mauvaises remarques de tout à l'heure.


"T'as d'la chance que je n'ai pas visé tes couilles, mais ta joue, face de rat. À l'avenir, me parle pas comme ça, je suis sûrement plus âgée que toi, alors tu m'dois l'respect, compris ?!"


Elle n'était pas vraiment contente d'être en compagnie d'un gars si peu sympathique, pourtant, elle se sentait réellement soulagée. Ils avaient échappé aux clodos monstrueux, et c'était surtout grâce à c'gars. Alors, un peu de mauvaise fois, elle lançait un "merci quand même" à peine audible. Maintenant que tout était plus calme, du moins, pour l'instant, beaucoup de questions se bousculaient dans sa tête.

"Tu m'expliques ce que tu fous avec des bombes dans ton sac ?! C'est super dangereux ! Pourquoi t'as ça ? Dans quel but ? On te veut du mal ? Tiens au fait, j'te rends ça, j'en ai pas eu besoin, et même si j'en aurais eu besoin, je m'en serais pas servi. C'est trop des trucs de gangs ces machins. T'es pas dans un gang au moins ?"

Elle ne s'arrêtait plus, la pipelette, et elle sentait qu'il allait encore lui cracher son venin à la figure, mais tant pis. Pourvu qu'il ne soit pas dans un gang, pensait-elle, car si c'était le cas, elle serait capable de sauter du toit, juste pour lui échapper. Les gangs lui avaient fait tellement de mal, elle ne comprenait pas que l'on puisse s'adonner à de telles violences. Elle se levait pour avoir une meilleure vue. De loin, elle distinguait ses amis. Ouf, ils n'étaient pas partis, mais elle ne pouvait pas se permettre d'attirer leur attention, sinon, ils risquaient de se faire repérer par les vieux mecs dégueulasses.

"Tu foutais quoi là, dans cet hôpital ?"

Encore une question. Et encore une fois, la jeune fille savait qu'elle s'en prendrait plein la gueule à être trop intrusive comme ça. Elle n'y pouvait rien, elle avait envie de savoir. Elle, c'était pour gagner 10 000 yens, mais lui ? Elle doutait fortement qu'il vienne pour la même raison. En tout cas, s'il lui retournait la question, elle songeait à l'ignorer, où bien il risquait encore de l'insulter.

"Au fait, j'imagine bien que tu t'as pas spécialement envie d'faire ma connaissance, mais j'vais pas t'appeler face de rat éternellement, même si j'avoue que ce surnom te va bien. Moi, c'est Hanabi, et toi ? Monsieur le p'tit con qui s'donne des grands airs."

Elle ne faisait qu'aggraver son cas, mais c'était bien trop tentant. Elle pouffait de rire, espérant qu'il ne l'ait pas entendu. Ca lui plaisait, au fond, de taquiner les gens, surtout que lui, il semblait assez réceptif à tout ça, alors, c'était d'autant plus drôle.

"Tu penses qu'on va attendre encore combien de temps avant de pouvoir repartir ?"
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Grimper, encore et toujours. Pour redescendre peu après. Putain c'était drôlement con comme procédé, tout ça pour quelques rats miteux en manque de chair fraîche. En plus il avait la gerbe. Et il venait de prendre une rouste. Serrer les dents. Ta vieille t'a toujours dit de ne jamais toucher une gonzesse, quoi qu'elle t'ait fait. Serrer les poings, se défoncer la main blessée, abîmer ses jolies dents, mais ne rien faire, ne pas répondre. "de la chance", "tu m'dois l'respect". Mais elle se prend pour qui cette abrutie ? Ledger se dirigea vers le bord du toit. Sur le bord du toit pour être plus précis. Il hésitait. Sauter pour échapper à cet amas de connerie de moins d'un mètre cinquante, ou tenir le coup encore quelques minutes, se tirer et ne jamais retomber sur elle ? Qu'est-ce qu'elle braillait en plus … même Sunny la ramenait pas autant. Lui-même savait fermer sa gueule. Si elle n'avait pas l'air aussi chétive il aurait pu l'assimiler au Shinsen avec toutes ses questions.

Et elle s'attendait à quoi au juste ? Un mec, en pleine nuit, avec du matos de façonneur et un masque à gaz. Un gentil petit étudiant venu de la campagne en quête de sensation forte comme elle ? Il ferma les yeux. Cette petite voix fort désagréable lui donnait mal à la tête. Peut-être qu'il pourrait se barrer, genre sans rien dire et la laisser dans la merde en espérant que les types de toute à l'heure se pointent ? Il leur offrirait en sacrifice, ou plutôt en punition : parce que c'était clairement pas un cadeau cette meuf. Ouais, partir et la laisser en plan, bonne idée. Mais en se retournant il tomba face à elle, qui lui rendait sa petite sphère. Tant mieux, c'était du gâchis de lui avoir filé ça. Qu'est-ce qu'elle était chiante.

" - Je ne te dois rien ma grande, baisse d'un ton. Et si, "Monsieur le p'tit con qui s'donne des grands airs" et qui a sauvé ton cul de sale morveuse est d'un gang, ce qui t'a permis de t'en sortir en un seul morceau. "


Là, il ne rigolait clairement plus. Qu'elle lui manque de respect, c'était une chose. Mais juger les gangs, tous dans le même sac, sans distinction, ça le sidérait. Lui il devait tout à Meiji, et pour rien au monde il ne les quitterait. Ledger était d'ailleurs ici pour eux. Risquer sa peau pour sa famille c'était le minimum. Alors qu'elle … elle jouait les ados en crise à jouer à qui a le plus peur avec ses potes. Clairement beaucoup plus mature et bien moins jugeable. Plus il y pensait, plus ça le gavait. Elle lui parlait comme à un pote maintenant, lui demandant son nom. Lui il ne retiendrait pas le sien de toute manière, et vu comment elle s'était adressée à lui ils n'étaient pas près de prendre un thé un jour. Il s'avança vers son sac, la bousculant au passage. Il devait vérifier de ne rien avoir oublié avant de partir. Et manque de bol, il avait joué le petit poucet. Était-ce quand il s'était retrouvé projeté au sol après son coup dans le bide, ou dans leur course folle, aucune idée. Mais quelque chose manquait. Et pas n'importe quoi.

Voila, il était complètement contrarié. La lune avait plus qu'entamé sa course dans le ciel, il n'avait pas le temps de faire un pliage pour se détendre les muscles de la main. Une vraie merde cette journée. Il ramassa son masque, et de sa main valide appuya sur le bouton de la sphère qu'elle lui avait rendu, avant de la balancer par la porte laissée ouverte. Un petit cliquetis métallique se laissait entendre, dévalant les escaliers, puis un grand "boum". Ledger la fixait, provocateur.

" - Ton Altesse devrait rejoindre ses potos ados en quête d’adrénaline, les vilains méchants vont revenir et Face de Rat ne va pas sauver tes miches cette fois. Au plaisir de ne pas te revoir. "


Sur ce, Kosei coiffa son masque, referma correctement son sac et repartir dans l'escalier. C'était con. C'était immature. C'était dangereux. Faire péter les couloirs et attirer l'attention, alors qu'il devait repartir en bas, meilleure idée de l'année. Oui mais c'était bien fait pour cette peste. Elle allait devoir se démerder à trouver les escaliers toute seule, dans le noir, et avec le stress de l'arrivée imminente des autres connards. Il dévala quelques marches, et attendit plaqué contre le mur. Comme escompté, le gang de branleurs arrivait au pas de course, si bien qu'ils ne distinguèrent pas le façonneur. Easy. Le reste fut une balade de santé. Descendre prudemment, retrouver ses précieuses fioles, et sortir par la grande porte. Une fois à quelques mètres de la batisse, il appuya sur un nouveau bouton, et cette fois le rez de chaussé fut envahie par les flammes. Un grossiste fort utile, mais envahie par les rats. Un petit nettoyage ne ferait pas de mal pour la prochaine fois.

Ledger voulu hôter son masque, mais le souvenir des jeunes le tourmentait : s'il les croisait, ils ne devaient pas voir sa gueule. Déjà qu'il avait fait la connerie de dire à l'autre débile qu'il appartenait à un gang … autant limiter les témoins. Au pire, il pourrait toujours la menacer façon "je connais ton nom nanana ...", "j'ai un pote au Shinsen, il m'a filé ton adresse" … il trouverait. Sans même un regard derrière lui, il commença à pénétrer dans la forêt. Et si elle s'était faite chopper ? Ou si l'échelle avait été endommagée ? Et s'ils l'avaient vraiment choppé ? Un cas de conscience, mais il devait s'endurcir et ne pas faire marche arrière. Une barre de fer à la main, il scruttait les environs bien sombres. Manque de bol, lui n'avait pas de lumière, et comme supposé il tomba sur le gang des "licornes en quête d'effroi". Son masque l'empêchait de distinguer les visages. Est-ce qu'"Hanabi" était parmi eux ? Il n'aurait su dire.

En revanche sa main se serra davantage sur la barre, et pas à cause des jeunes adultes en face de lui. Il aurait du y penser. Noyez les fondations d'une maison, les rats en ressortiront tous en masse. Brûlez un hôpital infesté … et les survivants sortiront crocs et griffes dehors. Et quelle meute ma parole ! Une trentaine de mecs à demi fringués, dégueulasses, et brandissant des armes de fortune fonçait droit sur eux. Plus de sphères, plus de grosse bombes. Nada pour s'échapper. Là, ils étaient mal. Enfin "ils" … Ledger pourrait très bien se taper un sprint dans les bois et laisser les appâts se faire bouffer par les prédateurs, couvrant ainsi sa fuite. Mais pour ça il faudrait réussir à bouger. Aucun plan viable ne lui venait à l'esprit, alors il prit ses jambes à son cou, encourageant les autres à en faire de même.

" - Dispersez-vous, planquez-vous dans les arbres ! "


Au final un conseil qu'il s'adressait à lui-même. Peut-être qu'en se séparant ils pourraient les avoir un par un ? Une partie de cache cache macabre venait de commencer.


HRP : JPP tu m'as tué XDD
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Il était d'un gang. À présent, elle en était certaine, pourtant, elle n'avait pas spécialement peur. Même si Monsieur s'amusait avec des bombes, il n'avait pas l'air si dangereux, et puis, il l'avait sauvé, c'était certain, alors d'une certaine façon, elle lui devait une fière chandelle. Elle se demandait bien ce qui l'avait poussé à rejoindre un de ces gangs. Oui, Hanabi le jugeait, car c'était tellement dommage. Il pourrait devenir quelqu'un de bien, il n'avait pas l'air totalement con, il pouvait s'en sortir dans la vie sans tout ça. Le garçon se préparait à partir. Quoi ? Il allait la laisser seule comme ça ? C'était quoi ce cirque ? Pourquoi venait-il de signaler leur position ? Elle retirait ce qu'elle pensait, il était vraiment con. Et il lui parlait, toujours avec ce ton désagréable, cet air provocateur, et elle, ça la gonflait. Très bien, elle se débrouillerait sans lui, et ce sera mieux comme ça. Il n'avait qu'à ce faire exploser la gueule.

Il s'en allait, et Hanabi, elle, cherchait partout où elle le pouvait les escaliers extérieurs de secours, au bout de quelques secondes à courir dans tous les sens, elle les trouvait, mais quelques-uns des clodos l'avaient repérée, alors, elle dévalait les marches, plusieurs fois, elle glissait, ses genoux étaient écorchés, et elle manqua plusieurs fois de se fouler la cheville. Enfin, elle était parvenue à rejoindre le premier étage, et, lorsqu'elle posa enfin le premier pied au sol, un soupir de soulagement sortait de ses lèvres, mais elle n'était pas encore sortie d'affaire, les vieux chauves la pourchassaient, et, prenant les jambes à son cou, elle courrait, courrait, sans jamais s'arrêter. Encore une fois, un gros boom se fit entendre. Mais que diable faisait-il ? Il voulait vraiment les tuer, ce n'était pas possible sinon.

Lorsqu'elle arriva devant l'entrée, elle ne vit plus ses amis, et, immédiatement, une énorme vague d'inquiétude venait la traverser. S'ils étaient partis, il y avait une bonne raison. Elle courrait encore, vers les bois. Elle ramassait une énorme branche tombée par terre. S'ils étaient quelque part, ça ne pouvait être que là, et même si elle ne faisait pas le poids, il fallait bien qu'elle vienne au secours de ses amis, et... De ce gars ? Il n'avait pas pu partir bien loin après tout. Peut-être qu'il était avec eux, peut-être qu'il les défendrait ? Non, cette option était peu envisageable, il avait bien laissé la petite brune se démerder toute seule. Alors, elle devait vraiment faire quelque chose.

Elle stoppait net sa course, à quelques mètres, elle vit un attroupement d'hommes, tous plus horribles les uns que les autres. QU'est-ce qu'ils attendaient ici, comme des zombies ? Pas de bruit. Elle devait rester discrète, et réfléchir à un plan. Cachée derrière un buisson, elle réfléchissait. Si elle appelait la police, on la repérerait, et puis, elle risquait d'avoir des ennuis par la suite. Ben oui, on n'avait pas le droit de pénétrer dans cet hôpital... Quelle ne fut pas sa surprise lorsque, en levant la tête, elle vit le mec, se cachant entre les branches d'un arbre. Elle plaçait ses mains sur ses lèvres. Il ne fallait pas faire de bruit. Mais discrètement, elle grattait le tronc de l'arbre, comme pour lui signaler qu'elle était là. Et oui, il ne se débarrasserait d'elle aussi facilement. Elle mettait sa rancœur de côté. Il fallait se serrer les coudes. Il fallait que tout le monde ressorte vivant de cet enfer, mais pour cela, ils devaient s'éloigner au maximum de ces gens, pour qu'ils puissent au moins appeler des renforts, car les autres étaient en supériorité numérique, et même si le mec semblait assez fort et assez malin, s'il avait épuisé toutes ses ressources, ça ne serait d'aucune utilité.

Elle lui faisait quelques signes discrets. Elle avait repéré un petit chemin, suffisamment bien caché des autres pour qu'ils puissent se faire la malle, alors, elle l'invitait à sortir de sa cachette, toujours avec des gestes, et, elle empruntait ce petit chemin, tout doucement, veillant à ne pas marcher sur une branche. Lorsqu'ils furent suffisamment loin, elle se remit à parler, mais cette fois-ci, elle économisait sa salive.

"Bon, je sais que t'en as rien à battre de nous, et j'suis désolée d'avoir été aussi agaçante tout à l'heure, mais une dernière fois, j'ai besoin de ton aide, j'peux pas partir sans eux. Ils sont quatre. J'ai eu une idée, mais... Ça passe ou ça casse. Tu cours vite ?"

Son idée, elle était digne d'une enfant de cinq ans, pourtant, vu le cadre dans lequel ils étaient, ça pouvait passer, il fallait juste réussir à être crédible, et savoir faire dispersion pour que les amis d'Hana puissent s'échapper discrètement.

"Je sais que tu vas trouver ça complètement con, mais j'pense que ça peut marcher. Ca m'étonnerait pas trop qu'ils aient beaucoup d'alcool dans le sang, et peut-être pleins d'autres trucs illégaux aussi. On va... Leur faire peur. On se fait passer pour des esprits."


Elle marquait une pause. Il ne voudrait jamais, mais il fallait tenter.

"Tu serais très crédible avec ton masque de mouche, et moi, j'me détache les cheveux, comme ça, je les mets devant mes yeux et... T'as saisi le truc. On fait bouger les buissons, on fait des bruits étranges, avec mon téléphone, j'peux même passer quelques bruitages étranges. On court à travers les buissons, et lorsque la tension est à son comble, on se montre, ils ont un coup de flip, s'ils essaient de nous attaquer, t'en assomme un avec ta barre de fer, on fait diversion pour que les autres se tirent, et après, on cavale, ils nous suivront pas jusqu'à la sortie des bois... J'pense que ça peut vraiment marcher..."


Elle se doutait bien qu'il ne la suivrait pas, mais dans tous les cas, elle ne pouvait pas laisser ses amis livrés à eux-mêmes. Alors, qu'il la suive ou non, elle irait. Ca donnerait peut-être le temps à l'un de ses potes d'appeler les flics, tant pis si par la suite, elle aurait des emmerdes.

"J'ai pas appelé les flics pour pas avoir d'ennuis, mais aussi pour pas que t'en ais. Je sais, c'est pas grand chose, mais t'as pas l'air d'être si mauvais que ça, et même si on ne se connaît pas, ça m'ferait chier que t'ailles en taule à cause de moi. Alors, tu m'suis ? Ou tu te dégonfles ?"

Disait-elle sur un air un poil provocateur, comme il lui avait fait quelque temps auparavant. Elle arrangeait sa coiffure, salissait un peu ses habits, et son costume était parfait. Sans se retourner, elle se dirigeait à nouveau vers les espèces de zombies, prête à commencer son petit manège, seule, ou bien avec l'aide du bomber man.
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Un rat. Rien de plus qu'un rat. Qui grattait à son tronc. S'il n'avait pas porté son masque, elle l'aurait probablement traité de pire des connards, car à cet instant précis il levait les yeux au ciel. Pire qu'une sangsue cette nana ! Mais il devait reconnaître qu'elle s'en était tirée sans lui. Elle avait réussi à échapper à la fois au toit, aux cinglés qui montaient la manger toute crue, et à l'amas de déchet humain qui les poursuivait désormais. A sa bombe, accessoirement. Mais bon, détail, c'était pas elle qu'il visait. Pourtant Ledger se rendit compte qu'il avait mis la vie de la jeune femme en péril sans même y penser. C'était pas futé, il fallait vraiment qu'il travaille son empathie. Quoi qu'il en soit, ça l'emmerdait de descendre. Si ne serait-ce que deux des mecs étaient passés, il aurait pu leur sauter dessus et leur refaire le portrait. Mais là avec un rongeur qui gratte à votre cachette, autant dire que c'était cuit. Et dangereux qui plus est. Il sauta à terre sans un bruit. Ce qui d'ailleurs le surprit. Depuis quand avait-il la prestance d'un chat ?

Sans trop savoir pourquoi il la suivit. Assez posé au final. Elle était sacrément petite, pas forcément rapide. Un bon coup dans les jambes et il pouvait la laisser en pâture à la meute pendant qu'il se cassait en sifflotant. Depuis quand était-il devenu un tel enfoiré ? Il n'avait même pas le temps de réguler ses pensées négatives qu'elles l'assaillaient. Au final cette "Hanabi" ne lui avait rien fait, alors pourquoi son sort lui importait si peu ? Est-ce qu'il ne s'était pas barré simplement pour son karma ? Ou par acquis de conscience ? En mémoire de sa vieille qui avait tenté d'en faire un mec gentil et bien élevé ? Non, il agissait en fonction de ses envies : aléatoirement. Avec tout le monde d'ailleurs. A force de débattre intérieurement, il se rendit compte qu'elle semblait attendre une réponse. Mais comme souvent il n'avait rien écouté. Dommage, elle lui avait fais des excuses et lui il avait tout raté. Comme un enfant qui se fait sermonner, il se contenta d’acquiescer sans même savoir à quoi.

"Je sais que tu vas trouver ça complètement con". Ledger sourit. Ouais. Même pas qu'il attend d'avoir la suite hein. Mais seuls ses plans sont bons, seul son art est digne de ce nom, lui seul gagne. Instinctivement il checka ses chevilles, tout en écoutant l'idée effectivement absurde de la môme. Au mot "esprit" sa tête tomba littéralement vers le bas, et ses épaules s'avachirent. Vraiment ? On était pas au carnaval ou dans une partie de jeu vidéo là. Y avait qu'une seule et unique vie, et lui il s'en branlait comme de l'an 40 des potos débiles de l'apprenti "Génie du crime". Elle n'avait pas appelé les flics pour lui sauver les miches ? Ce qu'il fallait pas entendre. Et maintenant elle faisait sa pin-up à arranger sa tignasse. Sans un mot, Ledger se tira. Sérieusement, le plan le plus foireux du monde. Non, seul il avait toute ses chances, et il ne souhaitait pas assister à la boucherie qui allait avoir lieue.

Alors pourquoi son bassin faisait-il demi-tour ? Aucun sens. Pourquoi ses jambes se dirigeaient de l'autre côté des cassos ? Pourquoi ne se barrait-il pas ? Pourquoi n'était-il plus en train de les abandonner ? Ledger est un bâtard, il ne pense pas aux autres, il s'en contrefous. Il a tout intérêt à se tirer et laisser la meute bouffer l'"Hanabi" qui savait maintenant à quoi il ressemblait et qu'il appartenait à un gang. Hop, plus de témoin. Ne souhaitant pas risquer de découvrir un gentil Kosei tapit derrière Ledger le connard, il cessa de penser. Elle avait commencé son numéro, lui tentait de faire le sien. Agiter les bras, sortir un vague "ouuuuuh" … le problème c'est que même en étant bon acteur, quand on y croit pas on y croit pas. Quand on n'a pas envie, on est forcément mauvais. Si bien que quelques têtes aux intentions fort peu aimables commencèrent à se diriger vers lui. Merde. Il soupira.

" - Putain c'était le pire plan de la terre sans dec ! "


L'avait-elle entendu ? S'était-elle faite griller de son côté aussi ou bien ça fonctionnait devant son public ? Quoi qu'il en soit, le façonneur brandit sa barre de fer, et se mit en position de combat. C'était pas la première fois qu'il se retrouvait dans ce genre de situation, il remercia Sunny au passage pour sa profonde débilité qui leur avait valu plusieurs séances du style. Et sans crier gare, il commença à frapper les premières gueules qui s'approchaient trop prêts. Le sang, rien à battre. La possibilité de tuer les assaillants, ne pas y penser car il n'y est pas encore prêt. Ne pas penser tout court. Laisser son corps faire ce qu'il sait faire depuis la nuit des temps : lutter et survivre. Advienne que pourra comme on dit.

Quelques minutes plus tard, un cri satisfait résonna dans les bois, suivit d'un "bande de gros cons !". Deux types inertes mais sûrement inconscients (hein pas vrai ? Juste inconscients hein ?), deux autres qui chialent, un qui rampe comme un malade mental pour lui "faire ravaler ta sale petite gueule de mouche sale fils de pute". Ouais bah il avait le temps avant d'arriver. D'ailleurs Ledger lui péta une main en passant, juste pour lui rappeler qui avait gagné et qui avait perdu. Concrètement il en avait mis un à terre, un autre avait pété les jambes de son pote sans faire exprès (aka le débile qui rampe), et un dernier s'était mis à chialer par terre sans raison. Ledger avait d'ailleurs décidé de ne pas s'éterniser sur celui-là. Satisfait, la barre sur l'épaule, il se mit en quête d'Hanabi en sifflotant, voir si son tour de passe passe avait fonctionné. La curiosité est un vilain défaut, mais Kosei est plein de tares.
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Il avait typiquement le genre de réaction qu'Hanabi présentait. Ouai, il en avait carrément marre, de cette gamine, qui cherchait pourtant à coopérer. Pour une fois, elle n'avait même pas envie de juger un gars venant d'un gang. Et pourtant, elle aussi, elle aurait pu le détester. Évidemment, elle l'entendait lui tourner le dos pour s'en aller. Dans un sens, c'était humain, et pour ça, elle ne pouvait pas trop lui en vouloir. Elle, elle ne pouvait juste pas laisser ses amis dans la merde, alors, tant pis si elle se mettait en danger. Elle avait peur, mais elle ne pouvait décidément pas abandonner.

Sans remarquer qu'au final, le garçon avait changé d'avis, la jeune fille commençait son curieux numéro. Certains l'entendaient, mais ne semblaient pas vraiment effrayés. C'était à prévoir après tout. Et elle entendait du bruit proche d'elle. Comme des cris, comme de la baston. Toujours cachée derrière son buisson, elle attendait le bon moment. Et il ne mit pas longtemps à arriver. Un des hommes s'approchait un peu trop près d'elle, et, avec une rapidité déconcertante, elle lui chopait le molet pour l'effrayer. Ce fut un énorme succès. Il poussait un cri digne des films d'horreur les plus ridicules. L'autre qui était avec lui fit de même. Bien, déjà deux en moins. Avec sa grande branche, la jeune Hanabi venait toucher l'épaule d'un autre, décidément, ils étaient bien froussards ces mecs, malgré leur allure effrayante. Elle continuait alors son petit numéro, avant d'envoyer une rafale de cailloux aux autres résistants, et ses amis comprirent qu'il fallait partir. Elle ne les voyait plus dans les arbres. Très vite, l'étrange duo en avait terminé avec les clochards. Ils ne payaient pas de mine, mais finalement, ils faisaient une très bonne équipe, même si la face de rat ne le reconnaîtrait jamais. Qu'est-ce qu'il était fier, quand même, ce gars ! Il aurait pu être un peu plus sympa, ça n'avait jamais tué personne ! Finalement, elle sortait de sa cachette, et, à son grand étonnement, il semblait que le garçon la cherchait. Veillant à ce que personne ne restait, elle courrait vers lui, une mine assez satisfaite a visage.

"Hm... Je viens de me prouver que je n'avais pas de si mauvaises idées en fait ! Toi, tu leur as bien refait le portrait à ce que je vois !"


Elle regardait les victimes de l'étrange mouche. En tout cas, il ne faisait pas dans la dentelle, c'était certain. Ouai, il n'y avait aucun doute, il faisait parti d'un gang. Et, encore une fois, elle se répétait "mais quel dommage". Enfin, par politesse, elle s'inclinait devant lui, encore une fois, elle lui devait une fière chandelle, il l'avait tiré de l'embarras. Il était gentil, dans le fond, alors, pourquoi cherchait-il à se montrer si méchant ?

"Merci encore, face de rat dont j'ai toujours pas le nom."


Disait-elle un peu sur le ton de la plaisanterie. Elle lui lançait un petit sourire qui se voulait amical, mais elle s'attendait encore une fois à se faire rembarrer. Tant pis, fallait croire qu'elle commençait à avoir l'habitude, loin pour autant d'y prendre goût. Vivement, elle prenait le garçon par le poignet pour l'entraîner dans les bois où elle espérait y retrouver ses amis, mais à priori, ils étaient déjà loin. Il ne fallait pas s'attarder, les autres affreux allaient revenir, c'était certain, et elle n'avait plus envie de se retrouver dans une situation aussi stressante. Lorsqu'ils furent bien éloignés de l'endroit, mais encore suffisamment proche de l'hôpital pour pouvoir encore le voir, elle s'arrêtait et s'asseyait sur une pierre. Le stress retombait petit à petit, la peur aussi, et ça l'avait rapidement épuisée.
Et puis, elle se souvenait.

"Ta main. Ca va aller ? Si on sort vite de cette forêt, je pourrais aller t'acheter des bandages et te soigner tout ça. Il ne faudrait pas que ça s'infecte... T'imagines, ce serait tellement dégueulasse, et tu te mettrais à ressembler à ces vieux mecs puants après !"

Elle soupirait. Jamais Hanabi n'aurait pensé vivre un moment aussi intense que celui-ci. Et à ce moment précis, elle ne savait plus vraiment si elle avait apprécié ou détesté. Ca lui changeait tellement de son quotidien, et en même temps, mettre sa vie en danger, ça l'a dérangeait. Elle qui cherchait tant à rester en vie aujourd'hui.

"Et puis on pourrait aller manger un petit truc, enfin, je te soigne, parce que j'y tiens, et après, tu fais ta vie. Voilà. Mais ce serait vraiment bien quand même, si tu pouvais me passer ton nom, parce qu'en vrai... T'as pas une face de rat."

Et elle voulait s'arrêter de parler, elle savait qu'elle disait vraiment n'importe quoi, qu'il allait encore s'énerver, elle le savait, et elle faisait à présent la moue. Ils ne seraient jamais amis, c'était certain, peut-être même qu'ils ne se verront plus, car ça valait mieux pour elle, pour lui, pour eux, leurs vies étaient trop différentes, et c'était dommage, mais c'était comme ça. Alors, peut-être, pouvaient-ils seulement, le temps d'une soirée, s'écarter de leurs obligations et de se retrouver, juste comme des gens normaux.
© Belzébuth



Invité

Les fantômes de l’hôpital


Feat Hanabi Nakajima



Le spectacle était … pathétique ? De grands gaillards qui prenaient leurs jambes à leur cou parce qu'une cheville avait été attrapée, que des cailloux avaient été jetés … bienvenue en maternelle les gars ! Qu'on sursaute, Ledger le comprenait : lui le premier il aurait fait un bond de 500 mètres. Mais qu'on se tire la queue entre les pattes sans même se retourner, c'était chaud pour des adultes. Même des adultes ronds comme des quilles. Il ne put s'empêcher de sourire derrière son masque de mouche. Le "plan" de la gamine avait marché, elle serait invivable après ça. "Face de rat dont j'ai toujours pas le nom" lui allait bien. C'était cool. Et puis elle ferait peut-être des cauchemars ? Imaginer un type sans nom (ce qui rend bien moins réel, déjà), avec un masque à gaz, dans un hôpital en pleine nuit et ensuite dans une forêt ça ferait presque un bon scénario pour un manga. En réalité le type serait un esprit oublié dont seule une grand-mère continuerait de croire en lui, l'attachant à cette Terre pour l'éternité. Et la gamine serait l'élément perturbateur. Il était tard, Kosei avait besoin de repos, il divaguait.

" - T'as qu'à m’appeler Ledger. Mais "Face de rat" ça me va aussi. Et arrête de me toucher tout le temps ! "


C'est clair que le jeune homme n'était pas tactile du tout. D'ailleurs si la demoiselle n'en avait pas été une elle aurait sûrement prit son poing dans la gueule depuis longtemps. Ça l'exaspérait qu'on le traîne comme un chariot, qu'on le touche avec des mains pâteuses … chacun son espace vital ! C'est pourtant bien ancré dans les mentalités japonaises, non ?

" - Je me soignerai tout seul comme un grand, et j'ai pas faim. "


Menteur. Tu veux juste te reposer, ranger tes affaires, faire le tri dans ce que tu as récolté et oublier cette nuit de merde.

" - Si t'as terminé ton petit test de courage, je me casse. "


Il balança son arme de fortune au loin et commença à s'éloigner. Au fond elle n'était pas méchante. Juste agaçante. Leurs mentalités ne coïncidaient pas, leur personnalités n'accrochaient pas. Il ôta son masque dans un état pitoyable : le mécanisme de filtrage était foutu, il ne servirait plus à rien. Le façonneur se stoppa, et envoya valdinguer sa "face de rat" derrière lui, sans retourner.

" - T'as qu'à dire à tes potes que t'as défoncé le mec chelou, avec un peu de chance on ne se croisera plus. "


Amen. Mais bien que l'offrande fut faite, le destin reste maître. Tokyo n'est pas aussi grande qu'on le suppose, et une nouvelle rencontre n'est pas impossible. D'ailleurs Kosei en était fatigué par avance. D'ici là elle aurait peut-être oublié son visage et il pourrait passer incognito sans qu'elle le harcèle de questions et de plans foireux ? Sans avoir à faire péter des morceaux de bâtiment, sans avoir à taper dans des bedaines rebondissantes, sans chercher à atteindre un toit après un cache cache morbide, sans tabasser des ivrognes dans les bois. S'il avait un pote écrivain ou humoriste, il lui aurait raconté toute cette aventure hors du commun. Il allait en tirer une gueule demain en cours ...
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