▲ Psy de comptoir l Sunny ▼
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Psy de comptoir

ft. Sunny. ( J'espère que le RP te plaira, des bisous ).




Lorsque les mains des deux amants s'effleurèrent alors qu'Haru prit le téléphone de corbeau son cœur battait si vite. Comment, c'était possible de connaître un ascenseur émotionnel aussi puissant en si peu de temps ? Ses pensée oscillant entre la tristesse, la peur et le bonheur rendait le corbeau comme déconnecté du monde, tombant doucement dans un silence désagréable. Il avait du mal à regarder Haru dans les yeux, il ne regrettait pas du tout ce qui venait de se passer bien au contraire, mais en réalité, il était perdu. Était-il prêt à avoir une relation comme celle-ci aujourd'hui et maintenant ? Ne c'était-il pas précipité sur une occasion rare ? Non, cela ne pouvait pas être ainsi, il y avait bien quelque chose entre eux, mais quoi ? Le temps répondrait sûrement à cette question. Ils descendirent doucement les escaliers ornant le building. Le silence laissait place à un bruit de fond de voitures, d'animaux errants ou de volatiles nocturnes. C'était une bien belle métaphore que de descendre de ce paradis nocturne, la consécration de leur rencontre.

Ils se faisaient face, dans cette petite place silencieuse, les lampadaires avaient peine à s'éclairé et ils étaient seuls l'un avec l'autre redécouvrant l'enfer de cet endroit. C'était la fin de cet évènement, la fin du rêve.

Haru lui rendit son téléphone, il ne devait pas le regarder, pas tout de suite, il devait être parti. Il prit doucement la main du corbeau. Ses doigts fins dégagèrent cette chaleur inconnue et particulièrement agréable. La tête d'Haru vint s'abaisser timidement jusqu'à la main de Kin et déposa de ses lèvres tremblantes et humide un doux baiser transmettant avec délicatesse la chaleur du corps de l'étoile. Raven ferma les yeux, désirant plus que tout se souvenir de cette sensation si belle, si chaleureuse. C'était interdit de ne pas se rappeler de ça. Le lien qui les unissait était intense et agréable. Le corbeau ne voulait pas laisser partir cette nouvelle connaissance. Le garçon commença à partir, puis se retourna une dernière fois, ses yeux scrutant le corps frêle du corbeau, il n'oublierait jamais les yeux de cet homme.

Si Kin c'était écouté, il aurait couru vers lui, le suppliant de ne pas le laisser seul, mais il avait conscience que tout cela était nouveau pour eux. Il ne fallait pas tout montrer tout de suite, il ne fallait pas que tout aille trop vite, il fallait du temps. Il observa un long moment cette silhouette silencieuse disparaître peu à peu dans le noir des rues nocturnes. C'était la dernière fois qu'il le verrait aujourd'hui. La dernière. Mais il se reverraient, c'était sur et certain.

Raven fouilla dans sa poche et sortit son téléphone, son visage se décompasa peu à peu laissant une larme s'extirper doucement de ses yeux tremblant, roulant doucement sur sa joue jusqu'à venir s'écraser sur l'écran de son téléphone " Tu es mon trésor, mon étoile. ".

Il essuya doucement le téléphone de sa manche et vint le coller contre son cœur avant de s'asseoir contre l'un des bâtiments. Il voulait ressentir cette chaleur et la douceur de Haru a travers ses mots écrits sur cet objet, mais ce ne fut pas le cas. Il ramena ses genoux à son torse regardant son téléphone, espérant un instant un message de son amant, mais ça ne fut pas le cas. Il mit sa tête entre ses bras, en boule contre un mur, entre deux poubelles, le corbeau pleurait.

Un bruit étrange vint sortir Raven de sa rêverie, un bruit d'objet métallique roulant sur le sol, il essuya doucement ses quelques larmes avant de relever la tête, rangeant son téléphone et prit la parole d'une voix qu'on devine fébrile :

" Qui est-ce ? "

------- Fin du RP avec Gypsy, début du RP avec Sunny -------
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La nuit, le froid.
Du déjà vu, du déjà fait. Comme souvent les soirées finissaient par toutes se ressembler. Sortir, errer, enchaîner des verres au rythme des conversation que j'oubliais quasiment instantanément. Dans le fond c'est là que pour me donner une excuse, des beaux prétextes pour se mettre minable en espérant se persuader que c'est pas uniquement de notre faute. Après tout, le reste du monde devait aussi y être pour quelque chose sinon ce serait insupportable à assumer. Parce qu'il faut bien un coupable à tout ça, et que ça pouvait clairement pas être moi. Ce soir c'est la faute des autres mais surtout de la mienne.
Un pas après l'autre à travers les ruelles, je marchais sans savoir et sans chercher à comprendre. Ici ou ailleurs, aucune différence. L'heure qu'affichait le téléphone craquelé ne me convenait pas. Trop tard ou trop tôt, c'était difficile à savoir dans mon état. C'est juste l'heure de se tirer. Se casser de là, retourner dormir et oublier la nuit. Le même schéma encore et encore pour distraire son esprit des choses qui l'encombre. Le noyer, lui et les doutes, sous un torrent d'alcool et beaucoup de déni. Parce que fuir les problèmes c'était plus simple qu'affronter les solutions. Alors dans le fond qui pouvait m'en vouloir ? Encore de belles excuses. À force je devenais pro dans l'auto persuasion, certain de m'en sortir comme un chef alors que je confondais mon téléphone avec ma canette
Glorieux jusqu'au bout.
Un juron lâché, parce que tout ça c'est chiant. Quand y'a plus d'alcool et quand la fatigue menaçait c'était toujours le moment parfait pour ses méninges de se mettre à s'activer. Avec des réflexions à la con qui restaient bien entendu sans réponses. Pourquoi j'étais là à errer alors que je pourrais être là bas. Pourquoi j'étais là à me crever lentement alors que j'avais quelque chose qui méritait que me batte un peu. Pourquoi c'était difficile de faire face à cette réalité.
Peut être parce que la vie c'est de la merde au final.
Tout est chiant.
Rien n'a de sens.
L'amour est ivresse et il est temps d'aller vomir.
Littéralement.
Appuyé à un mur, je rependais mes tripes au sol sans la moindre élégance. Trop de pression, trop de stress, trop d'alcool ou trop de vice, ça sortait aussi vite que c'était entré. Me laissant qu'un vide dans le bide et dans l'âme. Parfait. C'est exactement ce qu'il me fallait. Un mal de crâne, une prise de conscience et une cigarette. Le monde tournait toujours un peu mieux avec une cigarette. À défaut d'un verre, ça faisait carrément l'affaire. Quelques secondes, deux trois bouffées, j'étais prêt à repartir. Marcher vers je ne sais pas ou, tant que ça me menait quelque part. Une minute ou deux à me perdre dans les rues, passant et repassant jusqu'à ce que ma canette soit vide et vole au loin. Paumé. Seul. Les ombres comme compagnie et le silence comme bruit de fond.
Un silence qu'une voix venait de briser.
Où peut être que c'était dans ma tête.. Parce que cette ruelle était vide de toutes présence humaines. Je n'avais croisé personne et mes yeux ne parvenaient pas à distingué la moindre silhouette. Tout ça était soudainement plutôt étrange, mais la vision de cette masse accroupie au sol juste à côté de moi.. ça c'était flippant.
Son regarde encore plus.

« Putain ! »

Mon corps eu le réflexe de bondir tout seul loin de la « menace » manquant sa réception vu l'équilibre précaire de mon corps. Je me retrouvais simplement le cul au sol à grogner en rajoutant quelques jurons par dessus tout ça.
Qu'est ce que c'est ce bordel ?
C'est un mec. Un mec assis entre deux poubelles. Pourquoi son visage est chelou comme ça ? Il m'avait fait peur, j'en avais sursauté comme une gamine c'est pas franchement glorieux ça. Mais on a pas idée de se planquer comme ça ? Il est pas bien lui ! Après m'être vaguement relevé en gémissant tel un ancêtre qu'on avait poussé dans un escalier, mon regard s'attarda quelques secondes sur l'inconnu à l'air flippant.
Y'avait définitivement un truc pas normal avec ses yeux là.

« Wa ... mec.. qu'est ce qui t'es arrivé... »

C'est quelqu'un qu'a fait ça ? Parce que c'est pas trés beau à voir.. je crois que ses yeux étaient injectés de sang ou un truc comme ça. J'arrivais pas à détaché mon regard de son corps recroquevillé dans son coin, un mélange de fascination, de méfiance, de dégoût et de malaise.. Mais il avait vraiment l'air mal en fait.. peut être qu'il avait eu des problèmes. Est ce que ça m’intéresse ? Pas du tout, mais je crois que je me sentais bon prince ce soir, prêt à l'aider.. puis je pouvais pas faire comme si je l'avais pas vu de toute manière.
J'ai un minimum d'éducation.
Ou pas.
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La ruelle était si calme avant, laissant un moment de répit au corbeau encore sous l'effet des événements. Une injure, un mot avait était balancé au milieu du calme plat de la ville et du silence pesant sur les deux. Un instant de calme, de quoi se retrouver, découvrant ce qu'était un sentiment amoureux. Cet instant, ou les inconnus semblaient se regarder dans les yeux avait permis à Raven d'oublier un instant la raison significative de sa présence dans cette ruelle de nature mal vue.

Qu'est-ce qui lui était arrivé ? Bien des choses jeune ami. Le corbeau rentra ses mains dans son pull en laine définitivement trop grand pour lui, comme pour cacher cette petite tremblote qui l'habitait depuis quelques minutes déjà. Le regard béant, vide de sens et d'intérêt pour cette discussion à peine entamée, il scruta l'homme. Il avait l'air dans un état bien plus triste que le sien, mais Raven n'était pas de nature altruiste alors autant dire que s'il tombait sous yeux là tout de suite, ça n'aurait aucun impact sur lui, mais pourtant, il ressentait comme une envie de lui hurler dessus, de faire éclater tout ce qu'il ressentait là et maintenant. Ce type était une coquille vide est bourrée, découvrant avec stupeur le reste du corps de Raven.

Le corbeau voulu prendre la parole puis se ravisa. Il ne désirait pas que la situation dégénère, il ne désirait pas dire à ce type " dégage ", mais il avait besoin de rester seul encore quelques instants, alors il ne dit rien. Il détacha doucement son regard mélancolique du visage de l'inconnu pour regarder ses mains jointes, cachés dans son vêtement. Il prit une grande inspiration puis souffla longuement, se donnant ainsi une contenance, décidé à parler de ce qu'il ressentait là tout de suite, de la manière la plus sincère possible, mais c'était bien trop compliqué à sortir, comme si quelque chose bloquait dans sa gorge. Aucun son ne venait sortir de sa bouche restée entrouverte, seulement un léger sanglot. Ca n'était pas le moment de pleurer, ça n'était pas le moment de s'effondrer devant quelqu'un. Peut-être aurait-il peu l'aider et le conseiller, mais qui aurait eu assez de courage pour raconter un amour sûrement incompris par la population, par les autres ? Qui aurait pu comprendre un amour invisible, un lien incolore, intouchable ?

Le corbeau ferma ses yeux un instant, gardant ses genoux remontés jusqu'à sa poitrine, sentant son cœur battre si fort qu'il aurait pu sortir de son corps si frêle. Il avait envie de lui dire qu'il n'avait rien de valeur sur lui si c'était un racket, mais il n'osa pas, il ne se sentait pas de se battre ou de courir, il souhaitait simplement se cacher dans un sac-poubelle, ou dans la benne directement afin que personne ne retrouve un oisillon tombé de son arbre. Il reporta son regard sur l'homme, sa réflexion avait durer plusieurs bonnes minutes, laissant un silence à la limite du pesant dans les airs, alourdissant ainsi la légère brise qui venait caresser les visages des deux protagonistes.

" Je suis éclaté et amoureux, je crois que ce sont actuellement les choses que j'aime et que je déteste le plus au monde. Oxymore sentimental. "

Le silence reprit sa place. Sa voix s'était brisée en plein milieu de sa phrase, ses yeux, conquis par la drogue ne désiraient plus rester ouvert, voulant simplement s'abandonner à ce rêve qui l'avait habité pendant un instant, ce moment de grâce et de beauté, l'animant d'un désir intense et bref. Un désir éphémère comme une sculpture de sable disparaissant au grès du vent dans l'étendue du désert.
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Le silence en guise de réponse.
Pourquoi pas. Peut être qu'il était déjà mort ? S'il n'avait pas baissé les yeux en venant se recroqueviller sur lui même, je crois que c'est ce que j'aurais pensé. Une peau blanche, un visage fin, près creusé par l'usure ou la fatigue. Il semblait étrangement frêle assis entre ces deux poubelles. J'avais l'habitude de voir des choses étranges dans les rues de cette ville, depuis toutes ces années d'errance, plus rien ne pouvait réellement me surprendre, et pourtant ce soir, j'en restais un peu troublé. Pas certain de ce que j'avais en face de moi. Peut être que c'était dans ma tête.. que j'avais réussi à suffisamment me niquer les neurones et voir apparaître des démons.
Mais il avait rien d'effrayant celui là. Il avait plutôt l'air triste, presque misérable. Dans le fond, si un esprit devait m’apparaître un jour, je crois bien qu'il aurait le visage de la misère et de la mélancolie. Ça collait un peu trop bien, et ça me faisait presque sourire.
Mais ce mec c'était pas un esprit.
Juste un paumé.
Un de plus dans la masse, pourtant celui là avait attisé ma curiosité, ou ma sympathie j'étais pas très sûr. Il avait pourtant rien dit, mais il avait pas besoin de dire grand chose. Ça se voyait qu'il avait un problème. Rester là à trembloter en silence, incapable de me regarder dans les yeux. J'en étais encore à me demander s'il allait se mettre à vomir, à s'évanouir ou à me frapper.. parce que c'est souvent ce qui arrivait quand je croisais ce genre de déchets.. J'avais assez expérimenté moi même et j'étais prêt à reculer d'un pas quoi qu'il arrive, à rester tant qu'il me chassait pas, peut être même lui offrir une oreille le temps d'une nuit. Puis c'était pas exclu qu'il crève tout seul ici vus comme il avait l'air défracté.. Une mort sur la conscience, c'est pas vraiment ce dont j'avais besoin en ce moment.
Puisqu'il restait sans parler, je m'étais permis de me vautrer un peu mieux pas loin de lui, soupirant encore comme si le moindre effort était insurmontable. Le monde tournait toujours sous mes yeux, mais il était bien la seule chose immobile devant moi.
Finalement il se décide à ouvrir la bouche. Prouvant qu'il sait parler et qu'il comptait pas gerber sur mes chaussures. Si on l'avait agressé je voulais bien lui jurer d'aller fumer les mecs qui l'ont dépouillé, des paroles en l'air en guise de réconfort ça marchait toujours.. mais il avait un problème un peu plus grave qu'une agression au coin d'une ruelle.
Il était amoureux.
Ok.
Le reste j'entravais que dalle.
Je sais pas ce que cette information éveillait en moi. Fallait que je choisisse entre la surprise, l'amusement ou l'exaspération. Peut être un peu de tout ça. Quoi qu'il en soit ça m'avait fait sourire, peut être même rire un peu.. parce que franchement c'est pas le genre de truc qu'on s'attend à entendre de la part d'un drogué en fin de soirée. Du coup ça avait certainement quelque chose d'un peu poétique.. ou une connerie de ce genre. L'amour ça rend tout poétique, même les déchets comme nous.

« Bah .. j'sais pas.. amoureux c'est une bonne chose non ? »

Y parait. Quelqu'un quelque part avait décidé que c'était une bonne chose. Une belle chose. Du genre qu'on veux tous vivre et dont on s'enivre jusqu'à ne plus pouvoir s'en passer. Personne nous avait dit qu'on allait en baver. Du début à la fin. Ronger d'angoisse à l'idée de tout perdre, désabusé à songer ce que serait la vie sans cette étincelle. Maudissant par moment de l'avoir trouvé, la chérissant un peu plus pour oublier que ça nous détruisait peut être.
L'amour c'est compliqué. Je comprenais qu'il soit défoncé.
Dans un soupir, ma main chercha une cigarette ou deux perdus dans mes poches. Si j'avais plus d'alcool autant continué à la nicotine histoire de pouvoir aligner deux mots sans sentir ce manque exaspérant. J'étais peut être un peu pessimiste tout d'un coup.. après tout l'amour c'est nouveau, pour pas dire inédit dans ma vie.. les gens étaient pas aussi paumés que moi, même si ce mec là avait l'air d'en tenir une couche.. Entre désespérés on pouvait bien s'aider.

« Pourquoi tu déteste ça ? Elle t'as largué ?.. dans ce cas tu devrais cramer sa bagnole ou niquer les genoux de son nouveau mec. Ça sert à rien mais ça soulage. »

Je lui tendis la cigarette, allumant la mienne d'un briquet capricieux qui me faisait jurer encore une ou deux fois. J’espère juste qu'il allait pas se mettre à chialer. À choisir, je préférais encore qu'il gerbe sur mes chaussures..

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Amoureux est une bonne chose, c'est ce que certains disent, mais personne n'avait vraiment pu comprendre ce que ressentait l'oiseau à ce moment-là, perdu dans les méandres de la solitude oscillant entre l'incompréhension et le désespoir, lui qui n'avait ni ami, ni piller ne pouvait concevoir qu'une personne pouvait l'aimer si lui ne s'aimer pas. Une vision bien plus dystopique que réaliste en soit, il en avait conscience, mais la vie avait fait naître dans les entrailles de notre corbeau la peur des autres et surtout de lui-même. Souvent, ce rêve futile lui revenait. Dans une salle, on lui murmure dans le coin de l'oreille que son pire ennemi était là, présent autour de lui, son père ? Mais lorsque les yeux de l'oiseau s'ouvrent, il est en face d'une glace, de son reflet, de lui-même. Il n'a jamais été rassuré par qui que ce soit et n'arrive pas à comprendre qu'on puisse s'intéresser à lui. Comment pouvait-on s'intéresser à un être si renfermé sur lui, si désespéré accueillant à bras ouvert une tristesse incommensurable et surtout, une folie qu'il pouvait parfois effleurer du bout des doigts. Comment pouvait-on aimer une personne si peu humaine, ayant si peu d'éthique rongé par des sentiments inconnus et incompris. Incroyable jonction de sentiments indolores.

Il n'y a rien de bon à être aimé, rien de bon à aimé, car au final, on fini toujours par se perdre, par se remettre en question, jamais personne n'avait pu le guider sentimentalement. La seule histoire qu'il avait pu avoir avait duré longtemps, un homme habitant en son cœur une haine inqualifiable, Lucifer, cet ange déchu qui l'avait envoûté et entraîner si bas que personne ne pouvait plus l'aider à sortir de ce gouffre semblant être infini, alors même s'il ne se laissait pas dévoré par ses sentiments, il savait qu'ils l'habitaient et qu'un jour, ils ressurgiraient de son être. Mais cet homme était incontestablement différent, du moins c'est ce qui semblait être là-haut, proche des étoiles. Illusion d'un soir ?

Pourquoi est-ce qu'il détestait cela ? Ca serait si long à expliquer, si long à retranscrire, si long pour ce faire comprendre, alors au lieu de rentrer dans un débat stérile, il ne préférait pas répondre, pas tout de suite. Mais de nouveau, même dans un certain calme, son cœur rata un battement, puis se pinça. Il avait mal au cœur, elle l'aurait larguée. Elle. Voici le retour de toutes interrogations chez l'oiseau. Il aimait une personne du même sexe que lui, il en était tombé amoureux, il était attiré par lui. Étais-ce un problème ? Pour la société, bien entendu. Les regards déjà appuyés sur sa personne laissant amertume et jugement guidé ses pas était suffisamment lourd à supporter. Les étiquettes, les surnoms et maintenant son orientation affective et sexuelle, pourquoi se devait-il d'être différent encore et toujours ? Il devait se remettre en question de façon perpétuelle pour ne plus être la victime des regards indiscrets. Il détestait être la cible des yeux capricieux, des yeux vierge d'âme torturée.

Ce type lui tendit une cigarette, le corbeau releva la tête sortant ainsi de sa rêverie transcendante. Il avait presque oublié la présence de cet homme. Raven sortit de son vêtement sa main tremblante dévorée de moitié par cette folie qu'il n'avait cessé de caresser. L'extrémité de ses doigts vernis par un noir profond vint se saisir de l'objet du désir qu'il s'empressa de porter à sa bouche puis à allumer avec un feu beaucoup moins capricieux que celui de l'homme à ses côtés. Il souffla doucement la fumée dansant en sortant de sa bouche au grès du vent effleurant la peau des deux loques, perdues dans une ruelle désertique d'autres humains.

" C'est un autre homme. "

Quatre mots, plusieurs réactions prévisibles. Sortir cette phrase était naturel, mais soudain, il regrettait. Il regrettait d'avoir laissé parler son cœur plutôt que son cerveau. Ses sentiments avaient finalement récupéré la place qu'ils auraient dû occuper bien avant. Peut-être allait-il se faire frapper, ou peut-être que le type en face de lui serait capable de l'écouter, de lui dire que ce n'est pas grave, que c'est normal, que ça ne le choque pas. Impossible de pouvoir découvrir à l'avance le sentiment qu'a pu naître chez son interlocuteur, mais il se sentait soulagé d'avoir pu poser des mots sur les interrogations du type. Il se sentait soulagé d'avoir pu dire quelque chose qu'il pensait vraiment, sans filtre, quelque chose de simple, mais qui le pesait tellement. Il releva les yeux vers lui.

" Suis-je finalement devenu... Le démon que les autres voient en moi ? ".
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Il avait tellement l'air au bout de sa vie que je me sentais presque désolé pour lui.
Un élan de compassion sorti de je ne sait pas trop où. Parce que la fatigue et l’alcool avaient curieusement tendance à attiser mon empathie pour les gens, ou juste pour lui. Ce mec paumé sous mes yeux. S'il avait pas été aussi noirci par l'encre il aurait fait un reflet absolument parfait. Parce qu'il avait l'air aussi bousillé que moi. Par la drogue et par la vie. Étrangement je me sentais moins seul dans ma déchéance et ça avait quelque chose de rassurant. Alors j'étais désolé pour ce mec, mais le voir galérer, ça me rappelait que dans le fond, on était tous dans la même merde. Baladé par nos sentiments, foutu à terre sans ménagement à croire que quelqu'un là haut aimait bien nous voir galérer comme des merdes à tenter de trouver des solutions à tout ça.
On sait même plus ce qu'on cherche.
On voit pas ce qu'on à sous les yeux.
Aveuglé par les ombres qui faisaient parti de nos vies depuis trop longtemps, habitué à gâcher tout ce qu'on pouvait trouver d'à peu prêt correct dans nos vie. Comme s’interdire d'être heureux, y mettre fin avant même que ça commence histoire d'avoir moins mal à l'arrivée. Parce que dans le fond y'a que ça qui compte.
Survivre à la chute.
La sienne avait l'air carrément vertigineuse.
Un autre mec ?

« Oh. »

Je crois que j'avais même pas envisagé l’hypothèse. Parce que j'étais trop perché pour commencer à me poser ce genre de questions, et que dans le fond que ce soit l'un ou l'autre, meuf ou mec, j'en avais rien à battre sur le moment. Ça rendait juste sa situation plus chiante j'imagine. Y'en a qui sont vraiment pas aidé par la vie et ce mec avait l'air d'être la parfaite illustration de ce que la société se plaisait à ignorer.
Suffisait de le regarder. Il attirait tellement l'attention qu'il en était peut être invisible. Du moins, pour la plupart des gens.. Parce qu'un cœur ça se brise pas tout seul, et ça semblait plus grave qu'une simple indifférence de la part d'un crush de passage. Crise existentielle. Ras le bol général. Au moins je compatissais, et je comprenais un peu trop.
La nuit allait être longue au royaume des âmes en peine...

« Nan mec dis pas ça. Ok tu fais un peu peur à voir mais... t'as l'air vachement humain pour un démon... même avec ces yeux. Mec y'a vraiment un problème avec tes yeux..... »

Est ce que c'est normal ? Ça a l'air normal... Pourtant ça pouvait clairement pas l'être.
J'essayais de fixer autre chose mais c'était beaucoup trop fascinant et effrayant à la fois, en plus de ça j'étais un peu trop perché et fatigué pour faire gaffe aux bonnes manières. Parce que fixer les gens d'un œil vitreux comme s'ils débarquaient d'une autre planète c'était pas franchement de la politesse de première classe.
Au moins il était intéressant à regarder, c'est déjà ça.
Après quelques secondes de vide absolu, les réflexions en suspens et l'esprit ailleurs, mon attention se reporta sur le problème majeur de cette situation.
L'amour.
Celui qui fait mal, celui qui nous colle à la peau et aux tripes jusqu'à nous faire rendre l'âme.

« J'sais pas ce qu'il t'a fais ce mec mais ça a l'air de te travailler... c'est toujours comme ça l'amour.. ça te tombe sur le coin de la gueule quand tu t'y attend pas. Quand tu demandes rien. Comme une bonne droite en plein dans le nez... Le destin te fout cette personne dans les pattes du jour au lendemain.. Puis avant que tu comprennes ce qui se passe c'est finit. T'es accro à elle. A tout ce qu'elle est et à tout ce qu'elle fait de toi. Parce que dans ses yeux t'as l'air moins minable. T'as presque l'air de quelqu'un d'important, comme si tu comptais vraiment quoi.. Du coup tu te dis que c'est trop beau.. que c'est pas pour toi et que tu finiras par en crever d'une façon ou d'une autre.. alors tu bousilles tout, parce que dans le fond c'est ce que tu fais toujours quand t'arriver à frôler le bonheur.. Tout démolir .. parce que casser des trucs c'est plus simple que d'en prendre soin... Sérieux.. Des fois je me demande pourquoi ça a l'air si simple pour les autres..  »

Mon corps s'engourdissait lentement, fatigué de ma position accroupi préfère s’étendre un peu en venant se traîner contre un morceau de mur, poussant sans gêne l'inconnu et ses yeux noir histoire de se faire un place entre les poubelles de la ruelle. Je reposais ma tête contre le mur froid, fermant les yeux pour empêcher le monde de tourner.
De sombrer lui aussi.

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Ce moment de compréhension, ce petit " oh " lâché, échappé de la bouche de l'inconnu, alors c'était ça que l'on ressentait lorsqu'on se faisait juger pour de vrai ? Lorsque le regard du type était posé sur celui de Raven, il y voyait une animalité des plus dérangeante. Allait-il, sous les feux des lampadaires à demi-éclairé lui lancé une dernière insulte avant de quitter cette conversation ? Le dépouillé ? Le silence était plutôt dérangeant cette fois-ci, le regard fuyant l'oiseau baissa les yeux de peur de soutenir le sien, qu'il prenne cela comme un défi. Il n'était ni fort, ni costaud et du haut de ses cent soixante-dix centimètres, il n'en menait pas large. Croisé, un type bourré était monnaie courant par ici, mais que celui-ci discute avec le corbeau ne l'était pas, bien au contraire. Il avait vécu des situations sordides avec des types qui ne marchait pas droit, incapable de se tenir debout plus d'une minute alors il prenait un peu ses distances. Il ne voulait pas se battre, ne pas recevoir de coup, quoique la douleur physique aurait pu atténuer celle dans son crâne effleurant toujours plus fortement cette peur des autres et de l'inconnu. Il reprit la parole.

L'inconnu lui dit qu'il faisait peur à voir, qu'il avait un problème aux yeux. Ca lui rappelait vaguement cette honnêteté rencontré il y a quelque temps, ce Ledger, mais bien vite, cette ressemblance s'était perdue au fond de sa mémoire avec les autres choses qui parcourait la tête de l'oiseau à ce moment-là. Ce genre de réflexion, il en avait l'habitude, il avait tendance à tout simplement laissé couler cela, il avait appris à ne pas se soucier des autres, à lâchée prise, alors il ne répondit pas à ce genre de commentaires. Il aurait voulu lui dire que ses yeux n'avaient rien, que c'était esthétique, agréable à voir pour lui, mais il garda cela enfermé en lui, dans cette petite cage, à l'intérieur d'un coin de sa tête. Il y avait des pauses dans son discours, des moment d'hésitation dû à la boisson ou était-il peut-être encore sous l'effet de la surprise, le fait d'apprendre qu'il existe bel et bien des hommes aimant d'autres hommes. C'était toujours une question complexe autant dans la société que dans sa vie personnel, quand depuis toujours vous êtes conditionné à être un chef de famille, à aimer le sexe opposé, avoir des enfants et assuré une descendance. C'était comme ça dans l'éducation du corbeau alors, se sentir différent, encore et toujours, loin de cette société, de cette tradition. S'assumer est une période tellement difficile, tellement compliqué à gérer. Il ne pouvait parler de ce genre d'angoisses à personnes, alors il pouvait peut-être vider son sac avec lui ? Non, trop tôt, bien trop tôt. Le corbeau laissa sombré son esprit dans une douce mélancolie, tirant une dernière latte sur sa cigarette presque terminé qu'il vint écraser à côté de lui.

L'homme reprit de nouveau la parole, philosophant sur sa propre vision de l'amour. C'était vrai, tellement réaliste, un tableau peint avec précision dressait une scène a laquelle le corbeau pouvait s'identifier. Mais une partie en lui, caché dans un recoin de son être ne cessait de lui crier que personne ne le comprendrait vraiment, ce doux hurlement qui sifflait à ses oreilles tel une mélodie, le tirant dans un trou béant perdu en lui, cette petite voix qui de façon perpétuelle venait par intermittences tirée sa manche pour le rejoindre dans son entre. Raven n'était pas un démon, mais ce qu'il avait en lui, ce qui le tentait constamment, ce qui l'habitait quand il travailler en était un. Il prit une grande respiration collant sa tête contre le mur, regardant la brèche ouverte par les bâtiments presque collés laissant entrevoir un morceau de ciel. Il observa cette étendue noir et lumineuse parsemé d'étoiles.

" Expliqué, ce que l'on ressent n'est pas chose aisé. Lorsque la chaleur d'un autre vient vous remplir ce manque dans votre esprit, dans votre ventre, c'est que c'est une personne spéciale. Je suis vide, j'ai le sentiment d'être vide, de ne pas avoir vraiment de but précis dans la vie, je me suis senti tellement perdu lorsque pour la première fois, ce vide en moi ne me faisait plus réfléchir sur ma vie. Lorsque nos lèvres se sont touchées, lorsque mon souffle s'est superposé au sien, lorsque nos cœurs battaient en harmonie, j'avais l'intime sentiment d'être quelqu'un l'espace d'un instant, d'exister dans cette masse de personnes plus pourries les unes que les autres. J'avais ce sentiment indescriptible de bonheur qui peu à peu remplissait mon âme. J'ai tellement besoin de ressentir cela encore une fois, encore un peu, juste un moment, juste une minute pour me rendre compte que ce n'était pas irréel, que ce moment que nous avons partagé lui et moi soit existant, ait exister et même s'il reste gravé dans ma mémoire, même si tout au fond de ma tête je me rappel de chacun de ses gestes et de nos mots je ne peux me rappeler cette sensation qui pendant un instant avait su m'insuffler la vie, tel ce nouveau-né qui venait de naître, respirant pour la première fois. J'avais mal, j'avais peur, mais qu'est-ce que j'étais heureux. "

C'était si rare que le corbeau parle si longtemps, mais à ce moment-là, c'était un exutoire, une manière pour lui de ne pas sombrer, de ne pas se laisser peu à peu dominer par tout cela. Il ferma les yeux, essayant tout de même de ressentir de nouveau cette chaleur partagée, souvenir d'une vie.
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Raven

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À quoi ça rimait tout ça ?
Paumé dans cette rue, à parler d'elle à un inconnu. Qu'est ce qui allait pas chez moi en fait ? Rien n'avait de sens.. mais y'a pas grand chose dans ma vie qu'en avait un en faite. Une succession d'instants comme celui ci. Pathétique. Alcoolisé. Sombre. Je m'y étais habitué, j'en avais fais mon quotidien et mon soutient. Mais elle était venue tout bousiller. Avec ses sourires et ses sentiments, m'ouvrant les portes d'un monde auquel j'avais renoncé depuis trop longtemps. Irréel. C'est bien parce que tout ça semblait si absurde que ça rendait ça difficile..
J'aimerais fermer les yeux et me réveiller.
Réaliser que tout ça c'est un rêve. Un fantasme coincé quelque part dans mon crâne, une réalité amère mais familière.. et cette petite voix qui murmurait que dans le fond j'ai été con d'imaginer que ma vie serait autre chose qu'un beau gâchis. On a pas le droit au bonheur nous. Les mec comme moi, ou comme lui. Ceux qu'on oublis dans les coins de rue la nuit. Pourtant quelqu'un nous attend quelque part.. alors pourquoi on restait là ? Parce qu'on était lâche... et que ce bonheur qui nous tendait la main on voulait pas le prendre. Parce que prendre cette main c'était envisagé qu'elle nous poignarde. Sérieux tout ça c'était beaucoup trop.. c'est pour ça que je buvais tout autant.

À côté de moi, le démon parlait. Il se plaignait, il se confiait.
À nu. Écorché.
Peut être qu'on pouvait se comprendre.. Peut être qu'on était pas tout seul dans nos peines. Paumé dans ce truc qu'on appelle la vie.. Idiot devant des sourire et des regards.. Vivant le temps d'un baiser. Je comprenais pas ce qu'il disait, parce que j'étais trop perché pour suivre plus de trois mots, parce qu'il parlait bien, comme ces gens qu'on des choses à dire, qu'on aime écouter parce que les mots étaient mélodieux dans leurs bouches.. mais j'avais pas besoin de comprendre. Y'avait quelque chose dans son attitude, quelque chose dans son regard noir que je reconnaissais.
Qui me parlait plus que des mots.
Je comprenais pas ce qu'il disait, parce que j'étais trop perché pour suivre plus de trois mots, parce qu'il parlait bien, comme ces gens qu'on des choses à dire, qu'on aime écouter parce que les mots étaient mélodieux dans leurs bouches.. Le visage de la tendresse et la douceur de l'amour. Je crois que ça me rendait plus vulnérable de jours en jours. Mais être vulnérable c'est se sentir vivant.. Parce qu'en fin de compte, j'avais quelque chose à perdre maintenant.
Voilà.
Ça tombait comme ça sans prévenir.
La réalité qui venait de me percuter de plein fouet. Je vivais pour quelqu'un. Pour quelque chose de plus grand que moi. Rien ne sera plus jamais pareil. Mon monde était redéfini. Avec ou sans elle, du paradis à l'enfer. Il n'y avait plus d'entre deux, plus d'indifférence ou de désintérêt.
Maintenant elle était là.

« Je crois qu'elle me manque. »


Comme on manque d'air.
On s'étouffe, on pense en crever et puis on prend une nouvelle bouffé d'air frais jusqu'à sentir son corps plané. Voilà. C'était peut être aussi simple que ça finalement. Cette fille c'est mon oxygène et je suffoque sans elle.
Un soupir s'échappe de mes lèvres. Triste, peut être un peu trop sans même savoir pourquoi. Parce que tout l'était ce soir. La nuit noir, cette ruelle sombre et l'inconnu aux yeux ténébreux, je crois que ça me rappelait que tout était sinistre ici, qu'il fallait fuir encore. Qu'il fallait la retrouver, respirer à nouveau pour se sentir vivre..
Parce que peut être que ça en vaut la peine.

« Je suis en train de me demander pourquoi je suis là.. alors que je pourrais être avec elle... la serrer contre moi.. Me sentir con quand elle sourit. Devenir idiot quand elle me sort des trucs gentils... me dire qu'elle a les plus beaux yeux du monde quand elle les pose sur moi.... Au lieu de ça j'suis là.. Assis dans un coin ou tout les clébard du quartier doivent venir pisser.. à parler à un inconnu qu'à les yeux niqués... »

Ma tête tomba mollement sur le côté, fixant ce mec et son regard noir d'un œil vitreux, toujours ivre et définitivement trop fatigué. Il avait l'air sympa, mais il pouvait pas être aussi bien que Fubuki. Personne l'était... Alors, pourquoi je restais le cul par terre au juste ?

« T'sais quoi... tu devrais aller le voir .. le gars là.. Le mec.. celui qu't'aime.. tu d'vrais aller le voir et rester avec.. t'sais.. Pour être heureux encore un peu.. parce que pourquoi on pourrait pas l'être.. et parce que sérieux si quelqu'un est capable de t'aimer avec la tronche que tu te payes.. bah faut pas le laisser partir... »

Un discours à mon reflet. Je me parlais peut être plus à moi qu'à lui. Parce que si quelqu'un était capable d'avoir des sentiments pour moi, autre chose que de la haine, du dégoût ou du mépris.. je voulais m'y accrocher.. et il devrait en faire autant.
Si l'encre de ses yeux et de sa peau ne l'avait pas fait fuir, il devrait même l'épouser. Mais c'est des trucs qui me regardaient pas ça.
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Cette personne était visiblement un reflet relativement réaliste du corbeau, il était comme face à lui-même à raconter toutes ses choses qui le troublait pertinemment, qui allait le hanter pendant encore un moment, le temps d'un souvenir. Le type le laissait parler, tout le long de son monologue à s'apitoyer sur sa vie et lui-même, il se détestait en étant dans cet état. Lui qui n'avait pour habitude de ne jamais se confier à quiconque préférant souffrir en silence de peur de ce dévoilé arborait fièrement sa peau déchiré devant un autre être humain. Ce pétard l'avait sûrement aidé à vaincre ce semblant de timidé et surtout, il s'était dit qu'il y avait tellement de gens dans cette ville qu'il oublierait très certainement cette soirée dans une ruelle vide. C'était pratiquement sûr alors il devait se lancer et enfin s'exposer aux autres, le temps d'une soirée.

Il semblait ne rien comprendre à ce que l'oiseau lui expliquait, mais il n'avait pas besoin d'être compris, juste besoin d'être écouté sans jugement aucun, sans porter un regard accusateur sur telle ou telle action, non, simplement faire enfin sortir ce qui le ronge depuis quelques heures. L'amour, c'était souvent comme ça, toujours comme ça. Ca arrive, sans crier garde, sans te prévenir et tu dois te débrouiller avec, parfois, c'est merveilleux et parfois, ça donne juste envie de monter sur le plus grand building de Tokyo pour se laisser plonger en chute libre jusqu'à venir s'écraser au sol. À ce moment précis, Raven n'avait qu'une envie, oublier juste quelques secondes ce qui venait de se passer car tout cela était arriver si vite, déboulant et ruinant tout sur son passage laissant un être dans une solitude qu'il n'aurait jamais du vivre. Il avait peur d'être seul, toujours, alors être laissé à l'abandon après l'épisode qu'il venait de vivre n'était qu'une expérience désagréable de plus à noter sur sa liste. Il tourna la tête en direction de son interlocuteur une fois son monologue terminé et observa ses traits avec attention.

Ce type était plutôt mignon mais pas son style, il semblait avoir été marqué lui aussi par se fer brûlant en plein dans le cœur. Il devait être complétement bourré et ça se voyait et il ne cherchait pas à le cacher visiblement, entre nous, ça paraît logique. Boire pour oublier, fuir un peu plus rapidement les démons qui nous pourchasse de jour en jour, simplement ne plus penser à ça, juste l'espace d'un instant, même une seconde de répit où il serait nécessaire de respirer.

Il prit la parole, elle lui manquait. Il semblait tout aussi détruit que le corbeau et entre ruine, il était nécessaire de s'entrer aider, et comme lui, il se tue écoutant avec attention les prochaines paroles de son interlocuteur, il avait certainement besoin d'une oreille pour écouter lui aussi. Il laissa s'échapper d'entre ses lèvres mi-closes un soupir d'une mélancolie que l'on devine sans gêne, extrême. Le cadre n'était pas à la joie, il est vrai, ce vieux lampadaire qui éclairait à peine, cette nuit qui une fois la pluie d'étoiles terminée n'arborait plus qu'un calme immense et plat au-dessus de leur tête, une simple étendue d'un noir excessivement profond. Plus rien ne brillait ce soir, si ce n'est que les yeux de cet homme qu'il regardait avec un regard attentif. Il prit la parole, venant briser ce moment d'intense silence afin d'extérioriser lui aussi. Il se demandait pourquoi il était ici alors qu'il pourrait être avec cette nana, et il énuméra à plusieurs reprises ses actions si elle était présente avec eux, alors il s'apitoya sur son sort lui aussi. Il était clairement brisé lui aussi. Alors, l'oiseau ferma les yeux, l'écoutant.

Derrière les paupières closes du corbeau, le type le fixait, la tête sur le côté, il prit de nouveau la parole. Il lui conseilla d'aller voir Haru et plaça avec une pointe de méchanceté un compliment qui n'en était pas un sur sa tronche, sur ses yeux. Il ne devait pas le laisser partir et il ne comptait pas le faire. Rave rouvrit ses yeux regardant son téléphone, 3% de batterie. Il sourit, le visage éclairé par l'ouverture de son portable qu'il rangea dans sa poche avant de déposer sa tête contre le mur derrière lui. Il était perdu, déchiré entre l'envie incommensurable de l'appeler et ce désir insoutenable d'oublier encore un peu.

Finalement, on a tous peur de s'attacher à quelqu'un, tous. Pourquoi ? Les raisons diffèrent entre les gens, mais toutes personnes fut blessée un jour pour un type en qui on avait placé une confiance aveugle, et pourtant, on répète toujours inlassablement cette erreur qu'on déteste faire. S'attacher aux gens, pour l'oiseau, était un signe d'incroyable faiblesse, s'accrocher à soi-même, c'est être capable de vivre sans les autres, sans personne est pourtant une utopie alors pourquoi avait-il besoin de cette personne maintenant ? Pourquoi était-elle entrée dans sa vie ? Doucement, son corps sombrait de nouveau dans cette délicate amertume et mélancolie. Heureusement qu'il n'était pas seul et comme s'il vit une opportunité de se sortir de là, il leva les yeux plongeant son regard dans celui de son interlocuteur et lui pose une simple question.

" Pourquoi as-tu si peur de t'accrocher à quelqu'un ? "
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