Lonely night - ft. Ellipse
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Lonely Night ft. Ellipse
Music - La musique aux creux des oreilles et les yeux rivés vers l'extérieur. Il y a ce paysage inexplicable, visible que depuis très haut dans le ciel ; à travers ces hublots, légèrement recouvert d'eau. Quelques cotons blancs et le bleu du ciel qui s'étend à l'horizon ; une vue qu'il connaît que trop bien depuis déjà plus d'un an. A peine son nouveau restaurant ouvert, qu'un mois après il avait disparu de la capitale nippone durant quelques temps ; on avait eu besoin de lui à la ville lumière, du coup il avait été forcé de partir précipitamment du pays du soleil levant.

Paris, Tokyo ; des heures de vols un peu trop longues, mais nécessaire si l'on veut voyager à travers le monde. Il allait retrouver cette vie qu'il avait mis de côté et retomber en plein milieu de cette décadence où il y mène sa propre danse ; heureusement qu'il n'est qu'un simple recruteur et qu'il n'a pas à gérer tout ce qui est trafique d'organes ou de drogues au sein d'Oméga. Cela l'aurait déjà ennuyé et puis, cela ne lui correspond tout simplement pas.

Les minutes passèrent et l'avion arriva enfin à destination ; une chose sur laquelle on pouvait l'envier, c'était qu'il avait été en première classe. Au moins il avait pu se reposer un maximum, pour ne pas être trop perturbé avec le décalage horaire et c'était tant mieux, car il ne désirait certainement pas avoir un accident en traversant Tokyo en voiture à cause de la fatigue. Il aurait pu prendre un taxi, mais il était venu avec son propre véhicule la dernière fois et elle devait être encore sur l'un des parkings.

Une écharpe autour du cou, avec deux sacs à porté dont un sur l'épaule et l'autre à bout de bras, il ne lui fallut que très peu de temps avant de rejoindre l'intérieur de l'aéroport. Il passa évidemment par les contrôles de papiers d'identité et toute autre sécurité bien commune à un aéroport, où il perdit quelques minutes à attendre. Observant l'heure sur la montre à son poignet, il se mit à soupirer ; il était déjà plus de minuit, le décalage horaire était bien flagrant. Même si il avait prit l'avion à quatre heures et demi du matin en France, il avait littéralement perdu une journée pour aller de l'autre côté du globe. Il allait devoir rouler de nuit, mais la fatigue s'était à peu près envolé dû au fait de s'être reposé, donc il n'avait pas à trop s'inquiéter...

Le temps de récupérer ses bagages et de retourner à la voiture, il perdit facilement une demi-heure. Ouvrant le coffre du véhicule après avoir fouiller dans ses poches pour retrouver la clé (ce qui peut être utile en soit pour ouvrir une voiture oui) ; il plaça ses affaires à l'intérieur. Le fermant aussi-tôt après avoir fini, il alla enfin prendre place sur le siège du conducteur. Le moteur ronronnant doucement, il ne prit pas la peine de mettre de musique pour le reste du trajet qu'il allait devoir parcourir. Seulement la mélodie de la jaguar allait l'accompagner durant une bonne trentaines de minutes ; il était arrivé à l'aéroport national de Tokyo-Haneda et c'était à peu près le temps qu'il fallait pour rejoindre le centre de Tokyo.

Ce fut après de longues minutes en passant à travers certains arrondissements animés de Tokyo, qu'il arriva enfin à destination. Laissant sa voiture avec les deux autres en sa possession, il finit part attraper ses bagages avant de finalement prendre l'ascenseur pour aller au sommet de l'immeuble dans lequel il habitait ; il vivait après tout dans un penthouse et il y en avait des étages à monter.

Lorsque la petite mélodie retentit, il ne tarda pas pour se rendre jusqu'au pied de sa porte d'entré qu'il ouvra rapidement. Allumant tranquillement les lumières, il vit déjà deux de ses chats venir miauler à ses pieds. Les poussant doucement avec les bagages pour éviter qu'ils ne sortent, il déposa ensuite ses affaires dans un coin le temps de se dévêtir un peu. Laissant les clés sur un meuble près de l'entré, il retira également son écharpe ainsi que ses chaussures ; pourtant une légère odeur de nourriture vint lui chatouiller les narines...

Une bonne odeur de pizza... ? Ses sourcils se froncèrent légèrement ; autant il avait laisser les clés à quelqu'un... autant il avait prévenu de son retour au Japon. A peine les chaussures déposés à l'entrer, qu'il s'avança vers le salon où il te vit allongé sur le divan en cuir blanc ; des boites à pizzas ouvertes sur la table basse, avec quelques bières et autre boisson encore fermés... Il ne s'attendait certainement pas à revoir ton visage aussi rapidement, surtout pas dans son propre appartement où... visiblement tu avais fait comme bon te semble concernant l'apparence... Autant cela semblait propre, autant il y avait quelques bouteilles ici et là... S'approchant de toi, il te fila un léger coup de pied dans le tibia pour te secouer un peu, tu semblais t'être endormi avec l'un de ses chats sur le ventre...

« Oï... Je peux savoir ce que tu fous chez les autres à cette heure ? Même si je t'ai laissé le double des clés, c'est pas une raison pour crécher ici. » Et il crache ses paroles d'une façon nonchalante ; parce que vous n'êtes pas assez proche pour que tu puisses faire ta vie ici ; tu étais seulement celui qui devait nourrir ses chats durant son absence et celui qui livre les pizzas lorsqu'il en commande. Enfin, pour le moment.





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MUSIC_Tu passes des journées dans le noir. Tu passes tes soirées enfermé. Tu passes ton temps à te cacher. Tu fuis en quelque sorte, mais sans mentir : tu ne sais plus où tu en étais. Ton seul univers ne tournait autour que d’une seule existence, tout ce que tu faisais, tout ce que tu accomplissais : c’était pour elle est personne d’autre. Et maintenant ? Maintenant, elle n’était plus là. On pourrait dire qu’elle n’était pas allée bien loin, tout comme elle était désormais à mille lieux de ces terres. Au final, elle s’était tout simplement évaporée à tout jamais.

Poussière, tu redeviendras poussière.
En ce qui la concerne, ce n’était que bien trop tôt.

Du haut de ses dix-huit ans d’innocence, la vie de ta tendre sœur avait soudainement pris fin. Elle avait payé un prix qui n’était pas le sien, elle avait été victime de tes erreurs. Ce n’était pas elle qui faisait partie des gangs, au contraire, tu étais le seul impliqué. Pourtant, elle est celle dont la vie ait été ôté. Tu t’en voulais, tu regrettais. Tu pensais que la tenir éloigné suffisait. Tu faisais erreur.

Tu profitais du fait que Kerberos t’avais laissé les clefs de son appartement pour t’exiler du tien, ne supportant plus de voir les affaires de Kana envahir l’air et l’espace, et ce, jusqu’au moindre mètre carré.  Tu avais besoin de t’éloigner, de prendre tes distances. De respirer, parce que tu étais incapable de pleurer.

Tu te laissais finalement aller dans cette demeure qui n’était même pas la tienne cherchant à voir si le mythe de l’alcool permettant de mieux oublier était réel. Les résultats n’étaient d’ailleurs pas réellement concluant. Tu avais juste envie de la rejoindre au plus vite. Chaque fois que tu songeais à en finir, tu finissais par t’endormir.

Après plusieurs jours de solitude, voilà un beau soir où sans crier gare, le maître de maison était de retour. Tu t’étais réveillé par les miaulements des chats heureux de retrouver Kerberos, mais aussi par le bruit de son entrée.

Tu n’avais pas le temps de te remettre les idées en place qu’il pestait derrière toi. Il n’avait pas tort, tu n’avais rien à faire ici, sauf que c’était le seul endroit où tu avais trouvé refuge et tranquillité. Tu restais là devant lui, à moitié éveillé, avec un air tout aussi hébété que mort. Tu n’avais aucune idée de comment lui expliqué la situation, lui expliquer ton ressenti. Tu entrouvres la bouche, mais aucune parole ne sorti de ta tranchée. Tu grimaces, tu pleures sans que pourtant les larmes ne viennent s’échouer sur ton visage. Sec.

« Je ne peux pas y retourner. » Tu peines à t’exprimer et tes paroles sont à peine audible. « Elle est morte. » C’est la première fois que tu le disais de vive voix et ça se sentait, parce qu’elle se brisait. C’était admettre qu’elle ne reviendrait jamais. « Kana est morte. »

Kerberos était l’un de rare individus à qui tu avais d’ores et déjà parlé de ta sœur. Son existence que tu maintenais secrète, à lui, tu le lui avais révélé. C’est peut-être pour cette raison qu’au final, c’était ici que tu étais venu te réfugier comme pour te protéger.

HRP_ C'est pas de fou, mais j'espère que ça te conviendra <3 code by nutty

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Music - Il y avait quelque chose dans son regard qui te pesa lourdement, les traits déformés de son visage, cette attitude, cette manière d'être. Les souvenirs te reviennent soudainement tel une avalanche qui se déclenche, se mélangeant alors dans ton esprit encore un peu fatigué par ce long voyage. Tu as l'impression de revoir celui que tu étais il n'y a pas si longtemps, ce jeune homme qui a perdu quelque chose d'important.

Aucune larme ne se déverse sur ses joues pâles, et pourtant sa voix se casse lorsqu'il aborde le sujet de sa présence en ces lieux, ce qui te fait légèrement écarquillé les yeux. Morte ? Sa sœur est morte ? Elle n'était pourtant pas malade, non ? Alors, pourquoi soudainement ? Quelque chose ne tourne pas rond, le palpitant se met à accélérer et tes poings finissent par se resserrer. Elle n'est pas ta propre sœur, et pourtant, tu connais cette sensation de mal-être. Ta gorge se resserre ; et les questions affluent dans ton esprit.
Pourquoi, comment ?
Pourquoi maintenant ?
Pourquoi elle ?
La destinée ?
Encore cette fichu destinée ?
Non, il y a autre chose ; quelque chose que tu ignores et dont tu aimerais avoir la solution. Parce qu'il n'y a pas de questions sans réponses, même si elles restent longtemps cachés, elles finissent par être dévoilés.

Mais tu as du mal à aligner les consonnes et les voyelles, tes dents grincent lorsqu'elles se serrent entre elles. Tu n'arrives d'ailleurs plus à lui en vouloir pour sa présence au sein de ta propre maison, parce qu'il a ses raisons d'être ici. Il a probablement voulu s'éloigner de chez lui, s'éloigner de cet endroit où il vivait avec elle. Pour ne pas ressasser des souvenirs heureux qui peuvent devenir malheureux ; car cela laisse des traces qui jamais ne s’efface. Parce que c'est profondément ancré et on ne peut renier le passé, car cela reviendrait à abandonner ce qui a autrefois existé.

Un soupire s'échappe alors de tes lippes et tu te poses finalement à ses côtés pour te lover dans le canapé, la tête basculant en arrière et qui vient se poser sur le dossier. « Mes condoléances », tes lèvres s'ouvrent enfin à nouveau depuis que tu lui as craché ton venin et c'est la première chose qui s'en extirpe. Tu ne sais pas si c'est réellement la meilleure des choses à dire en premier, mais c'est ce qui t'es venu instinctivement. Pourtant, c'est un mot qui t'irritait, car personne ne comprenait réellement ce que tu avais perdu. Mais là, tu le comprends, tu comprends cette douleur qui le tenaille. « Elle n'était pourtant pas malade, non ? » Tu n'as pas souvenirs qu'il t'ait révélé qu'elle avait contracté une quelconque maladie, à part si cela aurait pu se produire durant ton absence en France, mais cela serait surprenant et tu as du mal à y croire. « Tu sais ce qui l'a emporté, ou pas ? »

La raison, la réponse à ta question. Est-ce une simple mort, ou non ? Ta main glisse à l'intérieur de la poche de ton pantalon, cherchant ton briquet et ton paquet de sucettes à cancer. Tu fûmes occasionnellement, mais dans ces moments, ça te permet de décompresser un peu, de relâcher la pression et d'apaiser un peu ta conscience. Pourtant tu ne comptes pas tirer une latte maintenant, tu déposes le contenu de tes poches sur la table basse ; attrapant même une des bières en canette posées dessus, pour ensuite virer la languette et caler le bord contre tes lèvres pour avaler une première gorgée d'alcool.

Le regard perdu dans le vide, tu te blottis de nouveau contre le fond du canapé, en passant tes bras derrière celui-ci. Puis tu finis par poser ta main libre sur ses cheveux à lui, une main chaleureuse qui se veut rassurante, réconfortante. Que si il a envie de se confier, tu es là, pour l'écouter. « Si t'as besoin de parler pour relâcher la pression, je suis là t'sais. Et puis, je pense que je peux comprendre le fait d'avoir perdu ta sœur. » Un léger sourire s'esquisse sur le bord de tes lèvres et tu secoues la tête en retenant un rire nerveux. « Non, en fait je comprend même très bien. Ma propre sœur est morte il y a trois ans de cela... »

Tu portes à nouveau la bière à tes lèvres pour boire à nouveau et tu finis par contempler le plafond. « Elle devrait avoir ton âge, si elle était encore de ce monde... » Et ta main se resserre subitement sur la canette, écrasant cette dernière malgré qu'elle soit encore à moitié pleine. Puis tu rapproches sa tête de la tienne, pour qu'il se cale contre ton épaule durant un instant. « Donc, si t'as besoin de pleurer. Ou juste de parler, je t'écoute, si ça peut te délivrer un peu... »

Parce qu'il comprend que ce n'est pas quelque chose de facile à aborder, qu'on ne souhaite pas spécialement en parler avec qui que ce soit. Mais il suppose, que si tu as commencer à lui parler d'elle, c'est que tu lui fais un minimum confiance. Et il sera cette oreille, qui saura t'écouter.





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MUSIC_Le silence est le seul bruit qui soit parvenu jusqu’à tes cristaux ces derniers jours. Pas de téléphone, pas de contact, rien. Seul le son de ta respiration et de tes gémissements faisait écho ces derniers jours. En toi une seule prière raisonnait : rendez-moi Kana. Rendez-moi Kana. Rendez-moi Kana. Encore. Toujours.

Ta nouvelle vie était bel et bien semblable à celle d’un parasite. Tu te laissais là en te contentant du strict minimum et lorsque tu fermais les yeux : tu trouvais bien difficilement le sommeil. Les cauchemars venaient te hanter et faisaient s’envoler les douces images de ta cadette. Elle te manque, cruellement. Tu le sais. Tu refusais de l’admettre. Tu refusais d’y croire, jusqu’à aujourd’hui.

A tes mots, le visage de Kerberos se transforme. Il n’aborde plus ces traits si durs, au contraire : il s’adoucit plus que tu ne l’aurais imaginé. Il perd ses moyens, ses mots et tout ce que tu fais c’est l’observer. Mes condoléances. et ça te fait doucement rire. Ça grince entre tes dents comme ça a pu le faire entre les siennes. Ce n’était pas de sa faute, mais cette expression t’horripilait. Tu l’avais redouté ces derniers jours. Tu ne voulais pas l’entendre et voilà qu’il fût le premier d’entre eux. « Ça ne me la ramènera pas. » C’était trop tard.

« Pardon. »

Tu te sais trop sensible lorsqu’on évoque celle pour qui tu aurais pu donner ta vie et tu t’en veux de reporter ton mal-être sur lui. Tu n’as simplement pas encore eu l’occasion d’évacuer les évènements, tu avais besoin d’un petit moment. Cependant tu n’arriverais pas à échapper à la curiosité du chef étoilé. Elle n'était pourtant pas malade, non ? Tu sais ce qui l'a emporté, ou pas ? » Les questions te font l’effet d’un couteau planté dans l’abdomen. Ça ravive en toi sa silhouette meurtrie, son corps écorché, le trou surplombant son visage. La balle qui lui avait transpercé le crâne. Au moins, elle n’a pas souffert. T’avais ton confié. Elle n’a eu le temps de réalisé ce qui lui était arrivé qu’elle en était morte.

Tu te recroqueville, t’hésites entre lui piquer son paquet de clope ou sa bouteille d’alcool. « Assassiné. C’était ce mot qui était assassin. J’arrête pas de me dire que, c’est de ma faute. » Elle n’était pas méritante, mais toi, peut-être que tu l’étais ? Ce genre de choses-là, n’arrivent pas par hasard. Le coup était bien trop précis pour que ce soit un malheureux coup du destin.

Le brun pose alors une main chaleureuse sur ta tête, cette pauvre coquille vide de ces derniers jours. Si t'as besoin de parler pour relâcher la pression, je suis là t'sais. Et puis, je pense que je peux comprendre le fait d'avoir perdu ta sœur. Son gestes et ses paroles te brusquent. Tu n’as même pas le temps de lui demander comment que la réponse t’es livré sur un plateau d’argent dont tu te serais bien passé.

Non, en fait je comprends même très bien. Ma propre sœur est morte il y a trois ans de cela... Cette fois, c’est toi qui ne trouves plus les mots appropriés. Tu finis par retourner au silence, pas de condoléances. Tu l’écoutes juste et tu comprends alors bien mieux la manière dont il a si facilement accepté ta situation, dont il est alors si à même de comprendre tes états d’âmes. Il te prête son épaule te contant qu’il serait là pour t’écouter & ça te soulage de savoir que, tu n’es finalement pas si seul. C’est sans comprendre que tu mets à silencieusement pleurer. Elle était ta bouffée d’air frais. La vie était devenue bien monotone sans sa présence pour colorer ton existence.

Tu restes ainsi quelques instant jusqu’à que ton esprit reprenne sur la douleur perçue par ton cœur. D’un revers de la main tu essuies les perles salées qui étaient venue longer ton visage. « Merci. » C’est presque inaudible, mais tu sais que ça suffisait à ce qu’il l’entende. Tu te redresses et au final, tu lui empruntes ce paquet de cigarette qui avait attiré ton œil un peu plus tôt. Tu n’étais pas du genre à fumer, mais il fallait croire qu’il y avait une première fois à tout.

Tu allumes la clope et tire ta première taffe te faisant tousser comme tout type qui fumait pour la première fois. « Comment est-elle décédée ? » Tu lui retournes finalement cette maudite question. Vous pouvez la haïr, vos âmes en seront apaisées tout. Tu bascules à ton tour la tête en arrière regardant la fumée s’échappant de tes lèvres se dissiper dans l’atmosphère. « Kana, d’une balle dans la tête. » Tu finis de répondre à la question qu’il t’avait posé bien plus tôt que maintenant. « Je ne pardonnerais pas le coupable. »

Oh que non, tu lui ferais subir le même sort.
Tu te ferais Némésis de tes propres désirs.

HRP_ J'avoue avoir profité pour la première fois depuis 878ans de la tranquillité au boulot pour écrire le rp, j'espère qu'il te convient ! <3code by nutty

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Music - Le silence se faisait roi dans la demeure que tu gouvernes.
La main posée sur sa chevelure ébouriffé, tu l'observais du coin de l'oeil alors que des perles de larmes avaient commencer à rouler sur son visage pâle. Il n'y a pas à dire, tu as réellement l'impression de revoir celui que tu étais il y a trois ans de cela, lorsque son âme à elle a quitter son corps ; tout comme celle de Kana a quitter le sien.

Il y a souvent des personnes que l'on souhaite protéger plus que tout au monde, mais que cette pute de vie finit quand même par nous arracher. Tu supposais que c'était la destinée, que c'était simplement écrit dans le livre de la vie. Une personne ne devrait-elle pas simplement retourner à la poussière lorsque le corps aura cesser de se battre durant de longues années et non lorsqu'elle est arraché contre notre gré ? Oui, ça devrait l'être.
C'est ainsi que devrait être la vie.
Alors pourquoi faut-il que ce ne soit pas aussi facile ?

Tu l'avais asséné de questions qui auraient pu le détruire un peu plus, pourtant tu essayais simplement qu'il se délivre un peu, qu'il ne porte pas ce poids de douleur à lui seul et qu'il puisse se confier un peu. Un léger sourire s'était dessiné au coin de tes lèvres à sa réaction concernant les condoléances que tu lui avais faites, et à dire vrai, tu t'attendais à ce genre de réaction et tu ne pouvais pas réellement lui en vouloir. Tu comprenais cette douleur plus que n'importe qui, alors tu t'étais permis de t'exprimer ainsi pour lui prouver que tu comprends son ressenti.

Pourtant, tu ne t'attendais pas à ce que le mot « assassiné » franchisse le seuil de ses lèvres à la question que tu lui avais posé concernant la mort de sa sœur.. Empoignant férocement la canette de bière, tes doigts se resserrent sur la boîte en métal au point que le fond de la canette déborde et dégouline sur tes mains, finissant par la jetée dans un sac en plastique se trouvant sur la table basse. La colère grondait à l'intérieur de toi, au point que tu sentais ton corps trembler ; tu aimerais frapper dans un sac pour évacuer ce sentiment presque néfaste.

Tu as l'impression d'être ce chat noir dont les rumeurs racontent qu'il porte malheur. Ce n'était pas la première fois que tu entendais ce mot, non ; et ce n'était pas non plus la première personne à qui tu avais eu un minimum d'attachement. Sombrant peu à peu dans les méandres de ton esprit, ton regard se perd dans le vide.
Ils avaient perdu quelqu'un dont ils étaient proches et c'est indéniable à quel point ça te met mal à l'aise et en rogne. Et si tu portais réellement malheur ? Et si, chaque personne à laquelle tu tiens un minimum finissait par perdre un proche ? Ce n'est peut-être qu'une coïncidence, mais tu ne peux t'empêcher de penser à cette éventualité qui pourrait être une réalité. Et tu t'enfonces dans le fond de ton canapé, inclinant légèrement la tête en avant en cachant ton regard d'ambre à l'aide de ta frange.

Retirant doucement ta main de ses cheveux, tu finis par te lever du canapé pour t'éloigner un peu. L'écoutant tousser avec une clope qu'il avait prit de ton paquet, tu en attrapes également une que tu grilles rapidement afin d'en tirer une bouffée une fois entre tes lèvres. Tu en avais besoin pour détendre tes muscles tendus, il y a toujours ce léger tremblement qui s'est accaparer de ton corps ; alors avant de craquer et de casser quelque chose, tu décompresses avec cette sucette à cancer qui canalise ta colère.

Avançant tranquillement vers la baie vitrée, ton regard se perd dans la ville où les lumières des enseignes brillent toujours de milles feux. Et il y a la question du retour à l'envoyeur, celle où il pose la question concernant ta propre sœur. La sienne est morte d'une balle dans la tête, qu'en est-il donc de la tienne Hideo ? Même si tu en avais parler un peu, tu aurais peut-être dû garder le silence ; car les souvenirs reviennent tel un éclair et ta gorge se serre lentement et tu as mal à placer correctement tes syllabes à nouveau.
Les mains fourrées au fond de tes poches, tu expires lentement la fumée en observant toujours à travers la baie vitrée. « Assassinée... Mais, elle n'était pas totalement morte lorsqu'on a retrouver son corps. » Calme olympien habituel, qui ne devrait pas être si naturel pour cette révélation qui te déchire de l'intérieur.

Marquant un légère pause en inclinant doucement la tête en arrière afin de contempler le plafond immaculé durant un instant, tu reviens finalement à ses côtés en expirant longuement la fumée qui s'était infiltré. « Elle a rendu son dernier souffle à l'hôpital. Les médecins avaient refuser de la soigner, son état était au point qu'ils ne pouvaient, d'après eux, plus rien faire pour elle. C'était un « miracle » qu'elle respirait encore un minimum. Parce qu'elle devrait déjà être morte dans l'état qu'elle était. » Mordant la cigarette suite à ces paroles, tu viens l'écraser dans le cendrier en expirant une nouvelle fois la fumée. Tu revois son corps dans ton esprit, ce passage que tu voulais effacer, oublier à tout prix. Parce que cette image hante tes rêves et tes cauchemars ; et tu en trembles légèrement, que tes poings se serrent doucement, plantant tes ongles dans la paume de tes mains.

« D'après l'autopsie, elle s'est faite violée. Ils ont retrouvés également plusieurs balles dans ses jambes et les bras, et des coups de couteaux au niveau de ses flancs et son dos. Probablement pour éviter qu'elle se défende face à ses agresseurs. » Tes glandes lacrymales commencent à te jouer des tours, tu as du mal à garder ton calme lorsque tu en parles, car tu te sens coupable. Mordant ta lèvre inférieur avec hargne pour t'empêcher de pleurer, tu ravales tes larmes en venant sécher rapidement tes yeux humides d'un revers de la main. Puis tu poses doucement tes coudes sur tes genoux, attrapant à nouveau une canette de bière que tu viens rapidement porter à tes lèvres une fois ouverte. Tu ne désirais réellement pas lui montrer ces larmes ; tu avais certes vu les siennes, mais cela fait trois ans. Trois ans que ça te hante toujours, nuit et jour. Tu as déjà assez pleurer et tu ne devrais même plus avoir la capacité de continuer à en verser.

« J'ignore si c'est des gens d'Alcatraz ou du Shinsengumi qui en sont les responsables... J'ai le Shinsengumi dans le collimateur depuis un moment, mais je n'ai toujours aucune réelle piste... Elle n'avait rien à voir avec les gangs... Elle était juste qu'une adolescente avec des rêves pleins la tête. » Un rire amer s'étouffe au fond de ta trachée et tu sens les perles de larmes rouler sur ta peau, alors que tu voulais éviter qu'elles ne coulent à nouveau.

« Elle désirait un jour goûter à la cuisine française que j'aurais cuisiner ; on était déjà aller à Paris en étant petit, mais... » et tu t'arrêtes, n'arrivant plus à articuler. Tu finis par te relever, pour aller simplement ouvrir la fenêtre pour respirer l'air frais. « Elle insistait pour être invité un jour à mon propre restaurant qui ouvrirait à Tokyo, pour découvrir la gastronomie française sur notre archipel. Elle aurait visité Paris, rien qu'avec ce qu'elle aurait trouver dans son assiette. »

Et ça te tue d'être ainsi au pied du mur, tu n'avais pas envie de lui montrer ta propre faiblesse, tes propres larmes malgré que tu aies vu les siennes. Ce n'est pas le moment d'avoir des états d'âmes, pas face à lui. Alors tu essuies d'un revers de la main tes joues humides en soupirant légèrement et tu te retournes finalement vers lui, les sourcils froncés. «  On retrouvera les coupables, d'un moyen ou d'un autre et ce n'est pas que la mort qu'ils connaîtront. » Car tu ne pouvais fermer les yeux sur le meurtrier de ta propre sœur. Tu le retrouveras, comme il retrouvera celui qui lui a enlevé Kana.





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