Laissez moi dormir | BLACKY
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Laissez moi dormir
blacky & utopie
Le soleil venait à peine de se cacher derrière un rideau ténébreux, qu'il laissait derrière lui une nuit glaciale aux allures de nuit apocalyptique. La journée avait été incroyablement pénible et rude pour Asuna, en effet depuis l'incident au QG d'Exodus, la jeune médecin n'avait de cesse de penser à ses compères, mais également aux jeunes innocents qui avaient péries durant l'explosion. Bien qu'elle n'ait rien eu de très impressionnant physiquement hormis un léger traumatisme crânien, Asuna avait était plus impacté par la force de l'évènement. Personne ne s'y attendait. Les gens riaient. Buvaient. Profitaient à tour de rôle des corps somptueux des jeunes femmes du club. Et elle, à ce moment là, préparait doucement un nouveau projet de propagande, en partenariat avec une de ses plus proches collaboratrice Chaton. Elles avaient étaient touchées. Toutes ses personnes, volontairement. Et au final, c'est tout de même Asuna qui devait s'occupaient de tous ces corps. Certains avaient été moins touchés que d'autres, un choc au mauvais endroit leurs avaient fait perdre la vie rapidement sans trop de souffrance. D'autres cependant avaient eu dans leur malheur moins de chance et étaient mort à la suite d'une trop importante hémorragie et avaient pu voir venir la mort et la regardait dans les yeux.  C'était son don, de faire parler les morts une dernière fois, Asuna. Elle avait ce petit truc pour s'amuser à reconstituer la vie de ces défunts pendant leurs autopsies, après tout, cet instant était leur dernière représentation avant de quitter à jamais ce monde. Comme ce jeune homme qui par chance avait un taux d'alcool tellement élevé dans le sang, qu'il n'avait même pas remarqué la peau de son crâne scalpée, et qui finalement décédé peu de temps après par hémorragie. Il n'avait pas pu sentir la douleur, et le choc émotionnel ne fut que de courte durée. Cependant des enfants avaient également péries durant l'incident, sûrement parce qu'ils ne devaient pas passez bien loin de l'établissement pendant l'explosion.

« Qu'est-ce que tu pouvais bien foutre ici. » Elle pensait à voix haute alors qu'elle venait à l'instant de rentrer chez elle, au calme. Asuna pourrait enfin se reposer et dormir plus de deux heures, pour une fois. Ses nuits étaient toujours très agitées, et elle avait pris la mauvaise habitude de se contenter de peu de sommeil, sauf lorsque son corps en réclamait et lui faisait comprendre qu'une pause était la bienvenue. La jeune femme laissa tomber à même le sol ses vêtements pour se retrouver en sous-vêtements seule dans son logement, et accourir vers sa chambre pour se glisser sous ses draps froids. Elle fût rapidement rattrapée par deux petites boules de poils un peu trop envahissantes, mais ses deux chats étaient sa seule compagnie en dehors de toutes ses occupations, aussi mouvementées soient-elles. « Pas besoin de parler avec vous hein ? » Lymphe se glissa contre son cou, tandis que Rhésus lui se contenta de se caler dans le creux de ses genoux, ronronnant. L'horloge indiquait alors 04:37 du matin. Elle allait amplement pouvoir faire plus d'heures de sommeil que la veille. Cependant, elle n'eut pas le temps de fermer les yeux et s'en allait rejoindre Morphée, qu'on entendit frapper violemment à sa porte. Le bruit soudain parmi ce calme plat fit sursauter Asuna, qui agrippant une simple chemise de nuit s'en alla vers la porte, ramassant le reste de ses vêtements au passage. Les cheveux dans un état lamentable lui entravant la vue, elle n'ouvrit qu'à moitié la porte. « Tu sais quelle heure il est j'espère ? » Asuna ouvrit rapidement la porte à son invité surprise, et le fit rapidement entré pour ne pas laisser pénétrer le froid à l'intérieur. Il s'agissait de Blacky. Un membre de son groupe, a qui elle rendait gracieusement service en le remettant très souvent sur pied. Elle n'avait jamais été très à l'aise avec la gente masculine, bien qu'elle ait eu l'habitude de la côtoyer. Asuna avait tendance à se sentir constamment gênée en compagnie de Blacky, qui avait une manière bien à lui de s'adresser à elle, dont elle n'avait malheureusement pas l'habitude. « Qui t'a fais ça, cette fois-ci ? »  Sa nuit ne s'annonçait pas aussi calme qu'elle l'aurait espéré. Asuna le laissa s'installer sur le canapé tandis qu'elle s'occupait d'éclairer cette sombre pièce, et surtout de ramener son matériel médical.
   
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Il faut battre le fer pendant qu'il était encore chaud. 
Il fallait battre ce mec pendant qu'il était encore à terre. Les coups pleuvaient en sa direction de la même façon que les gouttes de pluie sur le bitume, du moins lorsqu'il pleuvait. Le gaillard était recroquevillé sur lui-même, bloquant au passage les quelques coups donnés de façon chaotique vers son crâne. Uniquement le torse, les bras et les jambes étaient touchés. A l'intérieur de sa "bulle", il fulminait de rage et d'impatience. Trouver le bon moment pour se relever, mais avant même qu'il ne puisse faire quelque chose, c'était déjà trop tard. Ils avaient pris la poudre d'escampette. 

Blacky était allongé au sol, ayant beaucoup plus mal mentalement que physiquement. Cette attaque, en traître, ne lui avait guère plu. Certes, il n'y avait jamais véritablement de règles lorsqu'on se battait dans la rue, mais ça ne lui traverserait jamais l'esprit d'attendre qu'une personne soit de dos pour s'en prendre à elle. Au contraire même, il aime bien lui faire face. Le videur avait quitté son poste prématurément pour s'en griller une dans la ruelle d'à-côté. Ses yeux fixaient le ciel noircit et très légèrement parsemé d'étoiles, finement alignés comme sur un beau papier peint. Puis, la décadence. Un bruit de pas rapide à son encontre. Même pas le temps de tourner la tête que quelque chose lui percute l'arrière du crâne. Un bourdonnement assourdissant, un chaos, les mots ne deviennent que quelques voyelles qui s'entrechoquent les unes aux autres. Allez savoir qui étaient ces types là. Il y avait une certitude cependant. C'est qu'il y aurait un lendemain. Et que Blacky terminerait par leur tomber dessus. Et que ça allait faire mal. Très mal. 

Il se relève, péniblement, et s'adosse contre une poubelle. Sa main vint attraper ses clopes, il en enfourne une entre ses lèvres et l'allume, grimaçant, pestant contre ce qu'il venait de traverser. Il en tremblait, non pas de peur, ou sur le choc de s'être fait allumé par de sombres inconnus, non. Il tremblait de nervosité, son pied tapotait le sol avec une certaine cadence, à l'intérieur il criait vengeance et avait une forte envie de remettre le couvert, chopper un passant lambda et lui éclater la gueule pour calmer ses nerfs. Mais pour cela, il fallait réussir à se lever. Et c'était péniblement, qu'il se mit en route vers une destination qu'il ne connaissait que trop bien : L'appartement du doc.

S'extirpant de cette ruelle à la vitesse et la cadence d'une octogénaire, le bougre comprit qu'il allait mettre un certain temps à rejoindre l'appartement de l'autre côté de Shibuya. Bon, au moins il aurait le temps de se réhydrater en faisant un léger détour pour rejoindre une petite épicerie de nuit, choppant une bouteille bas de gamme histoire de calmer ses nerfs en pelote avec la boisson. Il traînait sa carcasse sur encore quelques mètres avant d'arriver au niveau dudit appartement. 

Poing droit fermé, main gauche qui était cramponnée à la bouteille, il titubait sur le pas de la porte, cognant celle-ci du poing pour se faire entendre. Ouais, il était tard. Ouais, il était torché et blessé. Mais la quiétude des gens ça lui passait au-dessus mais d'une force. Et si un voisin s'amuserait à faire le curieux en pestant qu'il était tard, alors celui-ci dégusterait pour ceux qu'il n'avait pas réussi à chopper. 

«Moi aussi j'suis content d'te voir poupée ! Et promis, un jour j'essayerais de voir pour me faire latter la gueule en pleine journée !» Lui fit-il avec un petit clin d’œil. Ouais, il était vrai que généralement, lorsqu'ils se voyaient, c'était à des heures tardives. Mais que voulez-vous, il était très rare de se faire agresser dans une ruelle sombre entre midi et treize heures.

Nobuo n'était pas du genre à être timide et rester sur le pas de la porte. Au contraire, il entrait sans qu'on ne l'invite réellement à le faire. Et une fois à l'intérieur bah, il fait comme si c'était chez lui. Là en l'occurrence il s'était installé sur le canap' il avait ôté le haut parce qu'il avait indéniablement chaud - et de toute façon c'était l'endroit où il avait reçu le plus de coups - ainsi que ses godasses qui rejoignaient le sol, balancé d'un bout à l'autre de la pièce. Sa bouteille rejoint la petite table basse, après qu'une bonne lampée vint rejoindre le fond de son gosier. 

«Tu m'excusera Doc', mais par derrière je n'ai pas eu le temps de les voir... Ni eu le temps de leur demander qui ils étaient. Mais si un jour t'entend parler de types qui se sont fait émasculer et dont les parties auraient été retrouvés dans leurs bouches, alors tu aura la réponse à ta question.»

Il n'y avait qu'un seul châtiment pour les fourbes de ce genre. Leur couper les couilles - qu'ils n'avaient pas eu en frappant une cible par derrière - et leur foutre dans la bouche. 

«Un jour, faudrait que je pense à te rendre la pareille...»

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Blacky avait cette facheuse manie d'être chez lui, partout, surtout là ou il ne l'est pas. Asuna n'avait pas pour habitude de se comporter ainsi, et encore moins qu'on se comporte comme ça avec elle. Mais elle ne faisait pas cas avec lui, non pas qu'elle en ait particulièrement peur, mais la médecin ne se sentait pas non plus à l'aise à ses côtés. Comme une ambiance gênante.  « Moi aussi j'suis content d'te voir poupée ! Et promis, un jour j'essayerais de voir pour me faire latter la gueule en pleine journée ! » Voilà. C'est de cette manière là de parler dont elle voulait parler. Poupée. Il y a bien longtemps qu'on en l'avait pas appelé de cette manière, et surtout avec autant de simplicité, et de naturel dans sa voix.  Elle l'avait laissé s'installer sans même qu'elle ne lui dise, tout en étant aller chercher de quoi panser la totalité de ses plaies. Ils n'y avaient pas été de mains mortes et elle allait passer quelques temps à recoudre et désinfecter tout cela. « Tu m'excusera Doc', mais par derrière je n'ai pas eu le temps de les voir... Ni eu le temps de leur demander qui ils étaient. Mais si un jour t'entend parler de types qui se sont fait émasculer et dont les parties auraient été retrouvés dans leurs bouches, alors tu aura la réponse à ta question. » Asuna prit place juste à côté de lui pour pouvoir regarder de plus près l'étendue des dégâts. Elle n'eut pas à lui demander de lui montrer, que Blacky c'était de lui-même mis torse nu, sans prévenir. La demoiselle soupira longuement et jeta un rapide coup d'oeil à la bouteille qu'il avait ramené avec lui et continua son écoute. « Un jour, faudrait que je pense à te rendre la pareille... » Asuna esquissa un léger sourire et leva les yeux vers lui, puis vers le plateau recouvert de compresses, scalpel, ciseaux et le reste de l'artillerie lourde. Il devait sans doute avoir d'autres problèmes internes mais elle n'allait pas pouvoir faire grand chose pour cette partie là. Pas sans objet adéquat. Il était toujours aussi généreux avec elle. Elle ne faisait pourtant que son métier en lui apportant ce genre de soin, de manière régulière. Mais Asuna faisait surtout ça au vu de son rang et de sa participation au sein d'Exodus, elle ne ferait jamais ce genre d'action pour un inconnu sans gêne ni bonnes manières.

« Je prend note alors. Je saurais qui est passé par-là et je jouerais le médecin étonné par autant de violence. » Asuna rigola et prit en main une compresse, tout en prenant soin de l'asperger de désinfectant.  « S'il te plaît, allonge toi. » Elle se leva légèrement le laissant s'installer, puis se mise à genoux face à son torse commençant à tamponner légèrement les plaies les plus grave. Asuna avait fait bien des mauvaises choses. Des crimes horribles dont elle ne ressentait pas vraiment de honte, ni même de regret. Elle avait été formatée à ce genre d'atrocité et cela lui paraissait presque normal. Même si avec le recul il arrive qu'elle se pose des questions, et essaie d'imaginer si les choses n'avaient pas étaient si compliqué.  « Il serait temps de songer à soulager mon sommeil oui. Ce n'est pas en fermant les yeux deux heures par nuit que je vais pouvoir te soigner correctement. Pense à toi tout de même. » Par chance, les plaies qu'avait Asuna en face d'elle n'était pas si profondes qu'il n'y paraissait. Quelques points de sutures devraient faire l'affaire pour cinq ou six plaies, mais le reste devrait se faire tout seul avec un peu de soin quotidien. Le plus gros du travail se trouvait plus haut, sur son visage qui semblait avoir prit le plus gros des chocs.  « Tu sais au moins ce qu'ils te voulaient ? Cela ne te concerne pas spécialement, mais après les évènements au QG, notre groupe a l'air d'être la cible de bien des personnes. On ne peut pas se permettre d'être laxiste sur ce genre d'incident. » Asuna saisit alors les fils de suture ainsi qu'une aiguille allant avec. Elle leva les yeux vers lui et n'eut pas le besoin de lui dire que la douleur serait présente. Par chance la demoiselle était une experte en ce genre de petit soin, bien qu'en temps normal ces patients n'avaient nul besoin d'anesthésie de part leur état cadévérique. Cependant elle pensait clairement ce qu'elle lui avait dit. Il était hors de question que l'explosion au QG d'Exodus passe comme un courant d'air et que rien ne soit fait. Des vies avaient étaient prises, et d'autres blessées.  Des membres d'Exodus principalement. Elle avait elle-même été blessé pendant l'attaque, et avait quelques maux de tête et des vertiges de temps à autres.

« Alors avant de leurs faire bouffer leurs couilles, essaient de discuter un peu avec eux. D'accord ? » Asuna lui parlait avec un calme rare. Elle se fichait bien de quelle manière il allait les faire pleurer, ou de quelle manière il allait leur découper les testicules pour leurs glisser dans leurs gosiers. Elle l'aurait fait elle-même si elle le pouvait. Mais là ou Asuna ne plaisantait pas c'était sur les informations pouvant être récoltées. Le moindre indice, bon ou pas, le tri se fera sur le tas, est bon à prendre.  


   
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Il prit une bonne lampée de ce breuvage tout à fait exécrable, dont le mot "whisky" était apposé dessus. Ouais. Whisky. C'était plutôt de la pisse marronâtre qui se tenait au fin fond de cette bouteille. Il y avait fort à parier que l'eau oxygénée avait un bien meilleur goût..

« S'il te plaît, allonge toi. »

Il ne pouvait s'empêcher d'avoir un petit rictus au coin des lèvres, tout comme il ne pouvait s'empêcher d'ouvrir sa grande gueule pour sortir une connerie - après tout c'était du Blacky tout craché, dès qu'il y avait une petite ouverture pour dire de la merde, il ne pouvait pas s'empêcher d'y sauter à pied joints !

«Normalement on commence par les préliminaires mais bon, si tu veux attaquer tout d'suite.»


Cette lourdeur pachydermique allait certainement lui faire lever les yeux au plafond mais bon. Après tout on parle quand même d'un mec qui avait dit une fois, que pour toucher le cœur d'une femme, il fallait avoir une sacrée longue queue. Blacky n'était pas du genre à avoir la langue dans sa poche, pour le plus grand déplaisir de la doctoresse qui s'était retrouvée à genoux sur son torse pour panser ses plaies. Il se laissait faire, partageant avec elle un espèce de calme olympien pendant un petit moment. Tantôt il grimaçait. Tantôt il souriait. Le fait de se faire botter la gueule, mine de rien, ça le rendait vivant. Et ça, c'était le genre de trucs qui lui plaisaient malgré qu'il aurait préféré pouvoir rendre les coups.

« Il serait temps de songer à soulager mon sommeil oui. Ce n'est pas en fermant les yeux deux heures par nuit que je vais pouvoir te soigner correctement. Pense à toi tout de même. »
«J'ai pas trouvé d'autre solutions pour venir te voir à pas d'heure beauté. »

Il rigolait de plein cœur, et c'était beau à voir. Un mec dont la gueule et le corps étaient totalement amochés, réussissant à prendre encore une once de plaisir à emmerder son monde. Mais bon. Il y avait un temps pour déconner, et une temps pour parler de choses plus importantes. La destruction du quartier général par exemple. Allez savoir qui était la couille molle qui avait osé s'attaquer au groupe, mais une chose était certaine : Blacky sera la main armée de la vengeance, et une épée de Damoclès allait peser sur eux

«Il y a fort à parier qu'il s'agisse tout simplement de jeunots que j'ai recalé à l'entrée de la boîte. Au vue de leur façon totalement anarchique de porter les coups. Ils frappaient avec une précipitation monstre, et ils étaient très loin d'avoir une précision chirurgicale pour donner les coups. Ceci étant, si c'est lié à l'attaque et que quelqu'un ou quelque chose essaye de nous faire tomber un à un...»

Il grimaçait. Non pas à cause des points de suture mais parce que l'idée qu'on veuille s'attaquer au gang ne lui plaisait pas le moins du monde. Il était peut être l'une des dernières recrues ici, mais il s'était déjà pris d'affections pour certains membres. On lui avait donné quelque chose qu'il n'avait peut être jamais eu : une famille. Avec son lot d'engueulades bien entendu.

«T'en fais pas poupée, je ne suis pas aussi idiot que je le montre. Si j'en choppe un, on le cuisinera ensemble. Mais, dans tout les cas, fait extrêmement gaffe à tes fesses toi aussi. Ça me ferais chier que tu crève avant qu'j'arrive à t'pécho!»

L'animal riait encore, mais fatalement il y avait presque du vrai là-dedans. Pécho ou pas pécho, Uto' était quelqu'un qui avait son importance pour lui. Une personne avec qui il s'était lié d'affection, qu'il aimait bien embêter pour essayer de la faire sortir de sa zone de confort, un médecin qui répondait toujours présent lorsqu'il avait quelques blessures, en bref c'était une sacrée alliée. Et lui, c'était le genre de bête qui allait rester les bras croisés si elle avait besoin de son aide. C'était donnant-donnant, et il pourrait mettre sa vie en danger s'il devait l'extirper d'une situation négative. Ouais... C'est vrai. Blacky était plus proche du chien que de l'homme. C'était un animal féroce qui montrait les crocs, qui mordait, mais qui était également loyal et fidèle envers ses alliés.

Ouais, Blacky était un chien en fait...
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« Normalement on commence par les préliminaires mais bon, si tu veux attaquer tout d'suite. » Utopie roula des yeux et n'eut même pas la force de soupirer et baissa ses yeux sur la plaie pour y rajouter un peu d'alcool pour désinfecter. Cela pourrait peut-être le faire taire, ou l'exciter, à voir avec ce spécimen d'homme. « Il y a fort à parier qu'il s'agisse tout simplement de jeunots que j'ai recalé à l'entrée de la boîte. Au vue de leur façon totalement anarchique de porter les coups. Ils frappaient avec une précipitation monstre, et ils étaient très loin d'avoir une précision chirurgicale pour donner les coups. Ceci étant, si c'est lié à l'attaque et que quelqu'un ou quelque chose essaye de nous faire tomber un à un...» Utopie serra fermement l'un de ses points de suture et s'arrêta un court instant avant de prendre comme s'il n'avait rien dit, et que rien ne c'était passé. En réalité elle avait encore des douleurs suite à l'explosion du QG, sa tête lui faisait encore incroyablement mal de temps à autre et il était possible que cela joue sur également sur son sommeil. Elle avait l'habitude de voir des morts, et de la causer. Utopie avait l'habitude de toute cette merde sans fin. Celle qui vous prend aux tripes et ne vous lâche que dans votre dernier râle. Pourtant cette fois-ci c'était différent. Le sentiment qui s'écoulait dans ses veines venait titiller son organe  le plus vital : son coeur. En effet Utopie avait vu mourir des membres d'Exodus sans pouvoir les secourir. Elle. Médecin. Marchande de mort. Quelle connerie. «T'en fais pas poupée, je ne suis pas aussi idiot que je le montre. Si j'en choppe un, on le cuisinera ensemble. Mais, dans tout les cas, fait extrêmement gaffe à tes fesses toi aussi. Ça me ferais chier que tu crève avant qu'j'arrive à t'pécho! » Elle esquissa un léger sourire et leva ses yeux vers les siens en posant son ciseau sur la table. Son torse était terminé. Parsemé de points de sutures en tout genre, ou de strips pour les plaies les moins profondes. La médecin légiste se releva doucement, une légère douleur venant parcourir sa jambe gauche, la laissant grimacer un bref instant. Une fois sur ses deux jambes, elle fit un geste de la main à Blacky pour qu'il se redresse, pour qu'elle puisse s'occuper de son visage. Les plaies y étaient nettement moins importantes, mais peu importe, il fallait s'en occuper.

Utopie s'installa proche de lui sur le canapé, et installa son petit chariot remplis d'instrument à porter de mains. « N'hésite pas à me dire si tu as mal. » Elle commença tout d'abord par nettoyer son visage de tout ce sang et cette crasse pour mieux voir l'étendue des dégâts. Utopie se frotta les yeux un instant et soupira. « Tu devrais dormir ici ce soir. D'un pour le repos, tu devrais éviter de bouger avec ce genre de plaies. » Elle pouvait presque parler au rythme des coups de ciseaux. « Et puis, j'aimerai éviter que tu ais à nouveau envie de te faire casser la gueule. J'aimerai dormir cette nuit. » Utopie esquissa un léger sourire. Elle possédait un assez grand appartement. L'argent n'avait jamais été un souci pour elle. Son rang de médecin légiste était gracieusement rémunéré, sans oublier qu'elle n'était pas la fille de n'importe qui. Son travail en tant que mercenaire lui avait également rapporter un peu d'argent qu'elle avait su, comme toujours, bien miser. C'est pour cela qu'elle pouvait se permettre de laisser Blacky dormir chez elle, ayant une chambre de libre pour son collègue. Il y avait et il y aurait surtout toujours de la place pour n'importe quel membre de son gang. Lui qui était la famille qu'elle n'avait jamais eu. Elle saurait se comporter comme une mère qui soigne son enfant avec. Et Blacky en était la preuve même. Utopie soupira longuement avant de briser une nouvelle fois le silence. « Pour en revenir à l'incident au QG. Ne pense pas à jouer les héros. J'aime mieux avoir à faire à toi avec un coeur qui bat. » Tout en pensant son arcade de strips, Utopie passa délicatement son doigt sur ce dernier se redressa un peu en arrière, voir le travail accomplis.



   
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Il existe deux types de réactions face à du matériel chirurgical. La première consiste à être complètement pris de panique. Chez certaines personnes, la simple vue d'une seringue hypodermique les fait flancher. Chez d'autres – comme Blacky – c'était tellement devenu quelque chose d'habituel qu'on y faisait plus attention. Ce n'était pas vraiment gênant, ce n'était pas non plus quelque chose qui dégoûtait. A force de voir du sang – et notamment le sien – c'était plus vraiment une crainte de voir tout ce matériel.

« N'hésite pas à me dire si tu as mal », qu'elle avait dit. Et cela le fit presque pouffer de rire. La douleur, c'était pas quelque chose qui le ferrait reculer. Bien au contraire. Si certains s'arrêtent lorsqu'ils ressentent une douleur, lui, ça le réveille justement. Ça prouvait qu'il était encore vivant. Et tant que son cœur continuera de battre, lui continuera de vivre à cent à l'heure. Voilà ce qui le caractérisait, lui, celui qui se considérait comme un clebs.

Et il était vrai que Blacky possédait plusieurs caractéristiques en commun avec le chien. Notamment sa loyauté envers les Exodus par exemple. On lui avait offert une famille, et un incident fit qu'il aurait pu tout perdre à peine un mois après y avoir été convié. Et ça, ça restait coincé en travers de sa gorge. D'ailleurs, rien que d'y penser, ça lui mettait les boules. Il prit une lampée de ce whisky dégueulasse qui lui aussi, avait du mal à passer. C'était ce qu'on peut appeler, du nectar de pisse. Ça en avait le goût du moins.

«Je vois qu'on est sur la même longueur d'ondes beauté.» fit la bête à la belle. Le cabot prendrait, cette nuit, le canapé. Comme à chaque fois en fait. C'était pas la première fois qu'il était convié à reprendre des forces à domicile. Et à chaque fois que ça c'est produit, l'animal prenait le canapé. Non pas qu'il n'aimait pas le confort et le luxe d'un lit, loin de là, mais les chiens dorment sur le canapé. La literie, ça ne lui servait qu'à pratiquer ses bas instincts d'animal, et même chez lui, il possédait un canapé pour dormir et un lit pour niquer. Des fois, faut pas chercher à comprendre Blacky.

Docilement, il s'était redressé afin qu'elle lui ausculte la gueule une bonne fois pour toutes. Bon signe, le fait d'avoir ses bras devant lorsqu'il se prenait des coups fit que c'était peut être la zone la moins endolorie. Et donc la moins longue à «réparer». Le gaillard examinait chaque petit détail dans la façon qu'elle avait de le soigner. Chaque petit geste, savamment orchestré par une main de maître. Même avec la fatigue qu'elle disait avoir – le fait qu'elle aimerait bien dormir et compagnie – ses mains ne tremblaient. Du véritable travail d'artiste qu'elle faisait, et c'était tout à son honneur.

« Pour en revenir à l'incident au QG. Ne pense pas à jouer les héros. J'aime mieux avoir à faire à toi avec un coeur qui bat. »

Ce n'était pas jouer les héros, selon lui. Mais si quelqu'un touchait à sa famille de trop près, alors le chien serait obligé d'aboyer pour commencer, et puis finalement, de mordre. C'était comme ça. On ne pouvait pas lui retirer quelque chose qu'il n'avait jamais eu, et lui dire de rester là à rien faire. Il restait évasif à ce sujet, pendant quelques secondes. L'animal laissait la place à Nobuo, le mec qui possède mine de rien un cerveau, une éducation, et savait lorsqu'il le voulait, se montrer intelligent et intelligible.

«C'est impossible. J'ai toujours vécu en marge de la société jusqu'à ce que vous m'ouvriez les bras. Et il m'est impossible de concevoir le fait qu'on puisse se pavaner dehors en ayant attaqué notre QG sans que je bronche. La, c'est plus une question de fierté, ou de savoir qui a la plus grosse. Comme on dit, qui fais l'malin fini dans l'ravin. Et si j'dois crever pour vous, j'le ferais sans me poser de questions. Et ils iront dans l'ravin avec moi s'il le faut.»

Sa voix était aussi douce, légèrement audible. Pour une fois, il ne parlait pas avec sa grande gueule mais avec son cœur. Puis, finalement, le naturel revenait au galop.

«Mais bon, promis, j'essayerais de revenir vers toi avec un cœur qui bat. D'ailleurs, en parlant de cœur qui bat, poupée, t'es toujours célib' ou ton cœur est pris? Parce que je me disais que, fatalement, si tu veux trouver le sommeil, j'ai peut être une solution pour toi.»

Un grand clin d’œil, et la bête esquissait un large sourire carnassier.
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Il fallait qu'elle dise la vérité. Ca lui faisait du bien de ne pas être seule chez elle ce soir. D'être accompagnée. D'avoir une compagnie humaine autre que celle de ses deux chats. En réalité, elle aurait peut-être même voulu rester à discuter jusqu'à s'endormir d'épuisement avec Blacky. De tout et de rien. Car sous ses airs de brute stupide et perverse, Utopie avait su comprendre qu'il n'était pas si abruti que ça. C'était un vilain masque qu'il portait là. Mais elle ne disait rien, elle savait pertinnement qu'en temps voulu il serait lui même. Rien ne servait de forcer l'animal à se montrer sous son vrai jour. « Je vois qu'on est sur la même longueur d'ondes beauté. » La médecin esquissa toujours le même léger sourire en coin, celui qui était à peine décelable sauf si on s'y attardait réellement à le regarder. Après tout ils étaient un peu pareil. Mais à l'inverse d'Utopie, Blacky ne réfléchissait qu'après avoir frapper. Comme elle avait pu l'être à ses débuts. Et rien que pour cela, Utopie ne pouvait pas lui en vouloir.

« C'est impossible. J'ai toujours vécu en marge de la société jusqu'à ce que vous m'ouvriez les bras. Et il m'est impossible de concevoir le fait qu'on puisse se pavaner dehors en ayant attaqué notre QG sans que je bronche. La, c'est plus une question de fierté, ou de savoir qui a la plus grosse. Comme on dit, qui fais l'malin fini dans l'ravin. Et si j'dois crever pour vous, j'le ferais sans me poser de questions. Et ils iront dans l'ravin avec moi s'il le faut. » Qu'est-ce qu'elle disait déjà ? Utopie avec une paire de couille. Rien de plus. C'était peut-être narcissique, mais elle appréciait ce voir en lui. Aussi déterminée pour un but précis, qui n'est au final pas une idée unique, mais bien un esprit d'équipe. Une vision commune d'un but précis. La jeune femme termina doucement de nettoyer ses plaies de dernières goûtes de sang, et resta quelques secondes à contempler son oeuvre. Elle avait beau être exténuée au plus haut point, Utopie n'avait pas flanchée une seule fois, et Blacky en était bien conscient. Trembler dans ce genre de situation n'était en aucun cas pardonnable. Il n'était pas concevable une seule seconde pour elle de pouvoir mal faire son travail, et de mal s'occuper d'un patient. D'autant plus qu'il s'agissait ici d'un membre d'Exodus. « Mais bon, promis, j'essayerais de revenir vers toi avec un cœur qui bat. D'ailleurs, en parlant de cœur qui bat, poupée, t'es toujours célib' ou ton cœur est pris? Parce que je me disais que, fatalement, si tu veux trouver le sommeil, j'ai peut être une solution pour toi. »

La demoiselle lui tira la langue, épuisée, et se retourna vers son chariot pour y déposer les compresses imbibées de sang. Il était tard, le soleil commençait à peine à venir teinter le ciel de ses ondes dorées. Et finalement, elle n'aura pas réussi à fermer l'oeil une seule seconde. Alors que sa tête commençait de plus en plus à être douloureuse, Utopie se leva pour apporter son chariot de soin dans sa salle dédiée. Un pied l'un devant l'autre, il ne fallut que quelques secondes pour que sa vision se trouble, et qu'elle chute au sol. Emportant avec elle le chariot. Utopie resta au sol quelques secondes et se redressa légèrement à califourchon en se tenant la tête. « Putain. Asuna tu fais quoi là.. »

   
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Just a little push ~

On croirait pas comme ça, mais Nobuo avait énormément d'estime et de respect envers le Doc. Sauf que comme à son habitude, il ne le montrait pas. Ou du moins, pas assez. Certaines personnes passent des heures à remercier quelqu'un lorsqu'on leur rend un service, et essaient de se faire le plus petit possible pour pas déranger. L'cabot lui, c'était tout à fait différent. Il aimait prendre de la place, du volume dans l'espace vital des gens. Si elle ne l'aurait pas convié à dormir ici, il l'aurait fait de lui-même. Et s'il aurait eu faim pendant la nuit, il serait aller se faire cuire un steak. Enfin, cuire était un grand mot. Juste un aller-retour sur à même la plaque à induction, et hop c'est fini. Tout ça pour dire que, même s'il semblait avoir l'attitude d'un véritable goujat, il était l'exact contraire envers cette personne là. Ils étaient peu nombreux ces gens là, ceux que «B» respectait réellement.

Sa «tentative» entre guillemet n'avait guère fonctionné. Il fallait s'en douter, et lui-même le savait que trop bien. La drague, la vraie, ça n'avait jamais été son truc. En fait, il possède une conception du couple bien particulier : il n'en a pas. Nobuo Honda, du haut de sa grande gueule et de ses attributs au-dessus de la moyenne, n'a jamais connu autre chose que les filles faciles, les coups d'un soir et les filles payantes. L'amour avec un grand A, ça n'existait que dans les films à la télévision – télévision qu'il n'avait pas à la maison, non merci, regarder des JT et des émissions de jeux complètement ahurissants, c'était pas son truc. Néanmoins, il paraîtrait que c'était un bon catalyseur pour les types comme lui, qui vivaient tout le temps à trois cent à l'heure, qui fonçaient tête baissée, et qui aimaient le goût du risque et la violence. En gros, il y avait moyen qu'il s'adoucisse les nerfs. M'ouais. Tu m'en dira tant !

Comme un con, certainement à cause de la fatigue et des soins qu'il venait de recevoir – et du whisky aussi – il s'était mit à rigoler, gorge déployée, des larmes aux yeux tant il riait, lorsqu'elle lui avait tiré la langue comme l'aurait fait un enfant. Bah putain, elle avait belle gueule la chef de la propagande d'Exodus !

Ah ! Sacré Uto ! se disait-il intérieurement.

En tout cas, il fallait avouer que, finalement la fin de soirée aurait pu être pire. Enfin, elle aurait pu être mieux certes, mais il aurait pu terminer sa route dans un caniveau ce soir. Ceci dit, il relativisait. Il était toujours vivant, et c'est ça qui comptait. Il allait pouvoir se relever demain matin, et pourquoi pas, voir avec Karas ce qu'il en est pour le QG. S'il faut un homme fort pour l'aider à le reconstruire, ce serait avec un grand plaisir que Blacky se proposerait. Et s'il fallait trouver un autre endroit, bah, Blacky serait fort heureux également de pouvoir jarter le patron d'un établissement lambda pour que Karas s'y installe dans les bureaux. Toujours est-il que, pour le moment, il ne savait pas trop ce qu'il en était, lui-même étant «tout neuf» parmi le gang, mais quoi qu'il en soit, il irait mettre ses muscles au profit du groupe.

Puis, pendant qu'il pensait à tout ça, l'impensable s'était produit. Étrange retournement de situation, c'était le médecin qui vacillait au sol, et le blessé qui fut interloqué.

« Putain. Asuna tu fais quoi là.. »

Il s'était levé, encore fraîchement «remis» de ses blessures, afin de s'approcher d'elle. Et le bonhomme ne chercha pas midi à quatorze heures, il prit les devants.

«Ouais c'est vrai ça, tu fous quoi là Asuna !? T'a besoin de repos beauté, joue pas les héros comme ça !»

Il avait un ton presque sarcastique en disant ça. C'était complètement l'hôpital qui se foutait de la charité. Ceci étant, il s'était légèrement abaissé pour voir ce qu'il en était. Elle se tenait la tête. Peut être un malaise, peut être le manque de sommeil, peut être une récente blessure lors de l'incident du quartier général. Allez savoir. Toujours est-il que, outre le fait qu'il lui en devait une, outre le fait que c'était une collègue, il ne pouvait pas la laisser comme ça. Alors il utilisait ce qu'il lui restait de force pour la soulever – de la même façon qu'on porte une princesse et non pas comme un vulgaire sac à patates – afin de l'emmener jusque dans sa chambre. C'est dingue, il était pas venu énormément de fois, mais il connaissait cette baraque comme si c'était chez lui. A force de voir les mêmes choses, elle qui part se pieuter, le chariot qui est rangé dans «cet» endroit, là-bas, précisément, la cuisine de ce côté-ci et lui qui pionce sur le canapé, bah, fatalement, ça reste ancré.

Le gaillard bronche pas, alors qu'une de ses plaies lui fait un mal de chien. Mais il ne baisse pas les bras, sauf au moment de l'installer dans son pieu. Lui, s'installe, assis, juste à côté. Il était de son devoir, à ce moment précis, de veiller sur le doc.

«Par contre, compte pas sur moi pour te raconter une belle histoire d'amour pour que tu t'endorme. C'pas le genre de la maison. Et compte pas sur moi non plus pour m'barrer tout d'suite, j'vais déjà m'assurer que t'aille bien, quitte à ce qu'à mon tour, je joue au docteur avec toi. »

Énième provocation tendancieuse. Bref, on connaît le bonhomme à force.
Ceci étant il campait réellement ses positions, histoire de voir si elle allait mieux dans les instants qui venaient. Et quoi qu'il en soit, il allait camper cette position jusqu'à s'en assurer. Qu'elle le veuille ou non d'ailleurs.

«Enfin, sinon, plus sérieusement, ça va? »
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« Ouais c'est vrai ça, tu fous quoi là Asuna !? T'as besoin de repos beauté, joue pas les héros comme ça ! » Asuna esquissa un léger sourire et se frotta le front avec vigueur. Sa vision était trouble, et elle pouvait presque entendre un bourdonnement insoutenable au creux de ses oreilles. Ses blessures étaient généralement discrète, et elle ne s'attardait pas à les dévoiler d'ailleurs. Mais là, il n'avait pas été question de se cacher ou de dissimuler quoique ce soit, elle était tombée à même le sol, sans qu'elle ne puisse rien y faire. Le vertige avait été si puissant qu'elle n'avait rien pu faire pour ne pas tomber, si ce n'est essayer de ralentir sa chute en s'accrochant à ce qu'elle trouvait sous sa main. La demoiselle leva les yeux vers Blacky et se laisse porter par ce dernier, qui sans dire un mot la porta dans un endroit bien plus confortable que son parquet : son lit.  Il n'avait pas paniqué, il aurait pu rester sur le canapé et s'y endormir en n'entendant pas le bruit de sa chute. Mais non. Il était venu silencieusement, sans dire un mot s'occuper d'elle. Comme lorsqu'Asuna s'occupe chacune de ses plaies.

« Par contre, compte pas sur moi pour te raconter une belle histoire d'amour pour que tu t'endorme. C'pas le genre de la maison. Et compte pas sur moi non plus pour m'barrer tout d'suite, j'vais déjà m'assurer que t'aille bien, quitte à ce qu'à mon tour, je joue au docteur avec toi. » Il fallait toujours qu'il l'a ramène. Là ou il aurait pu tout simplement la déposer au calme, au chaud, et là où elle ne pourrait pas tomber une fois de plus, il fallait qu'il l'ouvre.  « Merde, moi qui pensais que tu pourrais me lire la petite sirène avant de dormir. » Elle laissa un léger rire s'échapper d'entre ses lèvres et posa délicatement sa main sur son torse, là ou une de ses plaies semblait être douloureuse. « Tu devrais te poser là, toi aussi. Y  a largement la place pour que tu dormes convenablement ici. » Il lui fallait de la placer pour dormir correctement, et ne pas avoir mal à chaque fois qu'il se bougerait. Le canapé n'était pas pensable, pas une seule seconde.

« Enfin, sinon, plus sérieusement, ça va? » La jeune femme souleva la couverture comme pour l'inciter à s'y glisser. Il y faisait plus chaud, et un lit pouvant accueillir quatre personnes facilement, était bien trop grand pour quelqu'un de solo comme Asuna. « Ca va mieux. Je ne suis pas encore totalement remise de l'incident au QG, désolée de t'embêter avec ça.  » Elle haussa les épaules avant de se laisser glisser entièrement sous la couverture.  «Merci de rester. » Asuna baissa les yeux et n'osa pas le regarder. Elle se sentait très sincèrement mal au vu de la situation. Montrer ses faiblesses ne faisait pas partie de ses habitudes, et cette sensation d'infériorité la laissait plus que perplexe. Asuna se tourna tout de même vers lui, et tout en remettant ses cheveux en place, murmura tout doucement. « Ca reste entre nous hein ? Je ne peux pas me permettre qu'on me pense faible ou inapte à mon travail. Mh ?  »


   
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Night is coming
Mine de rien, Blacky détenait une information de la plus haute importante. Enfin, pas sûr techniquement. Mais dans ce genre de milieu, l'identité était quelque chose d'extrêmement important. Si important, que tout le monde utilisait des surnoms. C'était plus sûr et puis, c'était con à dire, mais si vous ne savez pas le nom de quelqu'un, même avec plusieurs séances de tortures, il était impossible de cracher le morceau. Car vous ne le savez pas. Lui, maintenant, le savait. Asuna. Et il lui suffirait de zieuter en partant sur la boîte aux lettres pour avoir le nom de famille. Simple. Efficace. Pourtant, ça ne lui avait pas traversé l'esprit de le faire. Par respect, déjà. Et puis parce qu'il ne voulait pas le savoir. Pour les simples et bonnes raisons qui ont déjà été dites, si jamais il doit se faire torturer pour parler, et même si son mental craquait, il n'aurait pas l'information que les poulets veulent. Et ça, ça lui permettait de protéger les membres de son gang. En tout cas, il ne pu s'empêcher de remarquer qu'elle avait une sacrée répartie.

« Merde, moi qui pensais que tu pourrais me lire la petite sirène avant de dormir. »
«Si seulement je la connaissais...» fit-il avec une voix quasi mélancolique.

Le bougre n'avait pas réellement eu d'enfance à proprement parler. Personne pour le border au lit et lui raconter des belles histoires avant de dormir. Lui, eut une éducation des plus strictes par un oncle éloigné en race campagne. Déjà, il devait l'aider à faire le sale boulot dans les rizières, s'occuper des champs agricoles tout ça, et après il allait à l'école. Il était pointé du doigt car étant le seul pécore de couleur. Et la suite, tout le monde la connaît. Le gaillard joue des poings pour se faire respecter. Puis l'impensable arrivait.
« Tu devrais te poser là, toi aussi. Y  a largement la place pour que tu dormes convenablement ici. »

C'était bien trop gentil, beaucoup trop même pour quelqu'un comme lui. Il n'était pas du genre à dormir dans un lit, surtout avec une fille de ce standing là. C'était.. Comment dire ? Pas sa place.

«Ah euh... Oui mais non beauté. C'est gentil mais tu sais ce qu'on dit. Le lit, c'est pour les princesses genre...comme toi. Les chiens comme moi, eux, vont dans la niche. Je prendrais le canapé, mais c'est extrêmement gentil de ta part, sincèrement, j'apprécie beaucoup le geste.»

C'était une question d'éthique morale. La literie ne lui servait qu'à servir ses impulsions bestiales lorsqu'il était en compagnie d'une demoiselle dont il devait débourser quelques billets avant de pouvoir lui débourser autre chose. Et ça s'arrêtait là. Et il avait toujours fonctionné comme ça.Les traditions se perdurent, et le monde continuait de suivre son cours. Mais fatalement, elle lui avait soulevé la couette. Et par respect, et pour une fois sans aucune arrière pensée sur le coup, il s'y était engouffré. Légèrement – énormément plutôt – mal à l'aise.  Une étrange sensation de gêne s'en dégageait.

« Ca va mieux. Je ne suis pas encore totalement remise de l'incident au QG, désolée de t'embêter avec ça.  »

Il arque un sourcil. Il en a presque envie de rigoler. Si ça l'embêtait, réellement, Blacky ne se serait pas gêné pour faire une réflexion, ou pour couper court directement à la conversation. Il était pas de ce bord là.

«T'en fais pas, je crois qu'on est nombreux à ne pas être totalement remis de l'incident...»

Il en serrait les poings. C'était peut être l’événement le plus traumatisant de sa vie. Il avait les boules. Et comme lors d'un burn-out, il était devenu tout feu tout flamme. Intérieurement, tout criait vengeance. Du jour au lendemain on lui avait offert une famille et une maison. Et en un seul petit instant, tout avait disparu en fumée, sans même crier gare.

Elle fit un petit tour sur elle-même pour se replacer face à lui. Il était toujours aussi gêné d'être ici mais son sourire en disait le contraire. L'art d'essayer de cacher quelque chose en montrant l'exact opposé, pas certain que ça passait avec une personne comme elle mais au moins, il aura eu le mérite de vouloir essayer. Par ailleurs, outre le fait qu'elle venait de le remercier d'être resté – ce qui pour lui était tout à fait normal mais qui bon, il est vrai que quand on connaît Blacky on s'attend à autre chose du bonhomme – elle comptait sur lui pour garder le secret. Ce qui était tout à fait louable. Surtout si elle jouait le jeu également.

«Tout comme je ne peux pas me permettre qu'on me pense autrement que comme étant les gros bras sans cervelle, je conçois tout à fait Asuna.»

Ouais. Allez savoir pourquoi, sur le coup c'était plus Doc mais Asuna. Comme s'il voulait s'adresser à la personne sous le masque d'Utopie, ou de Doc, le Docteur un peu froid qui parle peu et qui juste le répare lors de ses blessures, qui le remballe gentiment lorsqu'il lui fait des avances extra-louches mais qui finalement, derrière le masque, semble être plus ou moins comme lui. Quelqu'un de drôlement appréciable en fait. C'est presque s'il en était attiré. Puis finalement, peut être, selon lui, tout les signaux semblaient être au vert alors, pourquoi ne pas se lancer et lui attraper les lèvres avec les siennes, plaquant son corps contre le sien et la prenant contre lui avec une étreinte semi-bestial et semi-respectueuse ? Elle l'attirait, c'était dingue.

Et il allait être rapidement fixé sur la réciprocité de cet acte.
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blacky & utopie
Tout était calme. Le soleil commençait à peine à pointer le bout de son nez, les rayons de soleil de ce dernier venait se hurter à la chevelure argenté de la demoiselle. Elle ne prenait jamais le temps de fermer entièrement ses volets roulants, ne lui en voulait pas, mais Asuna a toujours eu peur du noir. Alors elle sourit tendrement encore et encore à Blacky. Lui qui, sans qu'il n'en soit obligé prend du temps pour s'occuper d'elle et s'assurer qu'elle aille bien. «T'en fais pas, je crois qu'on est nombreux à ne pas être totalement remis de l'incident... » Et il avait raison. Nombreuses avaient été les victimes, et au delà de la douleur physique, il y avait également le mal-être mental. Le traumatisme est présent. A chaque instant. Mais Asuna devrait avoir l'habitude à ce genre d'action. Le sang. Les corps inertes. Elle qui a tant baigné dans ce domaine, elle qui avant même de s'occuper de rendre beau les morts, était la cause de leur perte.

«Tout comme je ne peux pas me permettre qu'on me pense autrement que comme étant les gros bras sans cervelle, je conçois tout à fait Asuna. » La demoiselle baissa lentement la tête et acquissa sans dire un mot. Asuna était muette comme une tombe, et les seules personnes à qui elle osait s'ouvrir étaient allongés, morte, sur sa table d'opération en train de se vider de leur sang. Ça lui paraissait tellement bizarre d'être appelé par son prénom. Personne ne le faisait. Utopie par ci. Madame le médecin par là. Mademoiselle Maeda. Mais Asuna. C'était une perle rare.

En réalité, ça devait bien faire quelques années qu'elle n'avait pas entendue son prénom sortir de la bouche de quelqu'un ainsi. D'une manière calme. Presque apaisée. Alors que pourtant tout son être semblait dire le contraire. Blacky ne semblait pas à l'aise du tout sous ce genre de draps, ceux qui n'ont pas vu une dizaine d'homme s'y allonger. Mais ça lui faisait un bien immense. De ne pas être seule. D'être avec quelqu'un qui veut être là. D'être avec quelqu'un qui n'essaie pas d'enrouler une corde autour de son cou, et qui, elle l'espère ne le fera pas pendant la nuit. Cette sensation était atrocement agréable. Asuna s'en voulait presque d'être bien. D'être sereine. Ne serais-ce qu'un court instant. Elle aurait facilement pu en oublier son manque crucial de sommeil.

Asuna remonta doucement la couverture jusqu'à ses hanches, et sans qu'elle ne dise le moindre mot, sans qu'elle n’essaie même une seule seconde de le retenir, vit les lèvres de Blacky épousait rapidement les siennes. Elle eut chaud très rapidement. Il faut dire qu'elle n'avait pas droit à ce genre de privilège charnel très souvent. Et pour tout dire, Asuna ne le voulait pas non plus. Elle considérait ce genre d'acte comme faible, on lui a toujours apprit que c'était une perte de temps, et qu'il y avait toujours mieux à faire que de baisser sa culotte et écarter les jambes de temps à autre. Mais cette fois-ci. Le sentiment était tout autre. Son coeur semblait battre à nouveau. Ses joues rosées, et sans qu'elle ne contrôle un seul de ses mouvements, Asuna passa doucement ses mains sur ses épaules et se glissa jusque sur lui, ses jambes de chaque côtés des siennes. Alors qu'habituellement elle avait un don inné pour garder son calme et ne jamais perdre ses moyens, on pouvait facilement déceler du bout de ses doigts un tremblement incontrôlé. Son coeur semblait lui dire de continuer, comme si après une trop longue période endormie, elle se sentait renaître. Laissant glisser ses mains sur son torse, Asuna rapproche d'elle-même son visage et vint à son tour lier ses lèvres aux siennes. Ses gestes étaient doux. Presque maladroit. « Je ne suis pas aussi douée qu'elle tu m'excuseras .. Asuna était sincère. Elle avait l'air d'être une gamine de vingt ans lors de sa première fois. Qui découvre le corps d'un autre, et apprends à écouter le sien.

   
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On récolte ce que l'on sème... C'est ce que dis l'adage en tout cas. Blacky avait semé le trouble dans la ville, depuis son arrivée ici. Il avait récolté ce qu'il avait semé, c'est vrai. La violence contre la violence. Et avec un petit coulis de violence par dessus. Mais au final, aujourd'hui, dans cette ruelle, ça aurait pu tourner d'une toute autre façon. Blacky aurait pu être un peu moins décontracté, faire plus attention au bruit, entendre qu'un type marche dans une petite flaque et se retourner. Il aurait pu voir ses agresseurs lui arriver dessus et faire l'exemple avec l'un d'entre eux. Les autres auraient pu fuir directement, parce que les hommes qui attaquent en groupe sont généralement des lâches qui comptent sur l'effet de surprise et sur le fait de pouvoir frapper une personne uniquement si elle était à terre. Il aurait pu éviter la bagarre, reprendre le service et rentrer chez lui. Au lieu de ça, il s'était fait matraquer comme pas possible, comme une petite merde recroquevillé sur le sol.

Intérieurement, sur le coup, il hurlait de ne pas pouvoir se relever rapidement et leur foutre une tatane. Il en avait eu l'envie, mais il fallait une seule petite seconde de non-défense pour se prendre un pied-bouche et là, l'histoire n'aurait pas eu la même fin. Peut être qu'il aurait pu croiser la route d'Utopie lors d'une autopsie avant d'être placé dans un cercueil tout ça tout ça. Bref. Il avait récolté aujourd'hui, ce qu'il avait semé. Mais finalement... Le jeu en avait valu la chandelle. Lui-même ne s'attendait pas à en arriver là aujourd'hui. Selon lui, la soirée devait se terminer comme d'habitude. Elle le soigne, il l'a drague un peu – énormément – maladroitement avec des vieilles allusions de beauf – en fait ça le fait marrer plus qu'autre chose – elle l'aurait gentiment remballé. Il aurait prit le canapé et au petit matin, il l'aurait remercié avec une petite liasse de billet, aurait pris un café et bye-bye.

En fait, ça faisait un bon moment qu'elle était devenue son crush. Pas au point de se prendre des coups exprès pour foncer la voir, mais véritablement pas loin. C'était le genre de trucs qui ne lui étaient jamais arrivés auparavant. C'était étrange, mais fortement agréable. Son esprit n'avait pas eu le temps de peser le pour et le contre que son corps avait déjà pris le dessus par une impulsion. Et finalement, pendant un court instant il avait douté de ses capacités à pouvoir séduire autrui. Faut dire que Blacky était Blacky et que du coup, la séduction bah, c'était pas vraiment dans ses ressources premières quoi. B était un animal hargneux, qui demandait un poil plus d'affection. Et bah, contre toute attente, il avait presque trouvé ce qu'il cherchait ce soir.

Contre toute attente, il n'avait pas reçu de gifle en pleine gueule.
Contre toute attente, il n'avait pas été repoussé gentiment avec une phrase style «heu... c'pas que j't'apprécie pas mais...toi et moi comment dire... no way.»

Elle en avait les joues rosées, le petit filet de lumière qui s'extirpait de dehors lui laissait une visibilité quasi parfaite. Même avec la fatigue, les blessures et le petit taux d'alcoolémie qu'il avait dans le sang, il arrivait parfaitement à le voir, et le ressentir. Elle qui était d'un calme impatiable d'habitude, semblait était même venu en redemander. La princesse se lovait contre lui, l'encerclait avec ses jambes. L'animal, le prédateur, était devenu sa proie.

«t'es toute pardonné ! Même si je sais pas de qui tu parle en fait.. C'est qui elle?»

Lui aussi, se lovait. Besoin d'affection, de chaleur corporelle. C'est dingue, il était bien finalement, dans ce lit.

«Au fait, tant qu'à faire, moi c'est Nobuo. Et si t'a besoin que je sois ton mannequin d'entraînement, ce sera avec plaisir que j'endosserai ce rôle.»


Fit-il, lui ôtant le haut.

C'est dingue. Pourquoi les filles mettaient toujours des vêtements de mecs taille basketteur pour aller dormir ? Peut être parce que c'était confort et si simple à enlever, même pour un bougre de l'acabit de Blacky.
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«t'es toute pardonné ! Même si je sais pas de qui tu parle en fait.. C'est qui elle? » Elle avait parlé beaucoup trop vite. Qu'est-ce qu'elle pouvait bien répondre ? Qu'elle n'est pas aussi expérimentée que les filles sur qui il est passé ? Qu'elle n'a pas souvent écarté les jambes contre quelques billets, si ce n'est jamais ? Qu'elle pourrait compter sur les doigts d'une main les hommes, et les femmes qui l'ont touché et vu dans sa forme la plus intime ?   « Je ne suis pas une prostituée. » Au moins cela avait le mérite d'être clair, précis, et concis. Ce qui était vrai après tout. Asuna avait une vision de l'acte très pure, très beau, presque enfantin. Elle avait eu le temps de s'attacher à Blacky pour qu'il ne devienne plus le simple collègue de gang. Le simple membre d'Exodus qu'elle répare volontier à quatre heure du matin, alors qu'elle a fermé les yeux cinq minutes avant qu'il vienne fracasser la porte de son appartement. Non. Asuna avait surclasser Blacky parmis un bon nombre de personne. « Je ne voulais pas le dire comme ça mais .. » Elle ne le jugeait pas. Et Asuna ne jugeait pas non plus les demoiselles qui avait eu sûrement beaucoup de plaisir à le rencontrer sous son plus simple appareil.

« Au fait, tant qu'à faire, moi c'est Nobuo. Et si t'a besoin que je sois ton mannequin d'entraînement, ce sera avec plaisir que j'endosserai ce rôle. » Il venait de lui donner une preuve de sa confiance ultime. Lui donner son prénom. Son identité. Un prénom c'est énormément de chose. C'est un matricule parmis tant d'autre. Personne, ou bien peu, lui avait signifer un tel geste. « Je ne suis pas une débutante non plus ! » Innocament, Asuna lui tira la langue avant de renouveler l'opération, et vint embrasser la comissure de ses lèvres et de glisser amoureusement vers les courbes marquées de son cou et de ses épaules. Elle laissa Nobuo faire tomber son haut à même le sol, laissant Asuna à califourchon sur lui, sa poitrine caché par un simple morceau de dentelle fine. Et c'est comme pour cacher ses joues rouge qu'elle colla son buste à celui de Nobuo.

Elle c'était rarement montré aussi peu vêtue face à quelqu'un. Cela faisait bien longtemps qu'Asuna n'avait pas sentie la chaleur humaine d'aussi près. Si ce n'est lors de ses dernières rixes où elle n'avait eu aucune pitié à séparer certaines parties du corps des autres. Cette fois-ci elle aurait l'occasion de se laisser aller, d'essayer de poser son cerveau sur le coin de la table de chevet et d'adonner à un plaisir presque inconnu. Asuna se redressa face à lui, et laissa glisser le long de ses bras les bretelles de son soutient-gorge, ne quittant pas des yeux une seule seconde Nobuo. Soudain, elle le vit parcourir ses hanches de ses mains avant de venir enlever ce morceau de tissu qui lui cachait la vu de sa généreuse poitrine. Laissant Asuna être presque destabilisée par ce nouveau sentiment ressentie, et se figea presque à moitié nue sur Nobuo. Le visage rouge comme il n'avait jamais pu l'être auparavant. « Je.. » Elle ne savait pas comment réagir. Cela faisait tellement longtemps qu'elle n'avait pas ressenti autant d'amour, sans qu'elle ne sache vraiment s'il s'agissait de ce sentiment, ou non. De plus, le stresse de ne pas faire bien les choses ni même de savoir comment les faire commençait à fragiliser le moindre de ses mouvements. La laissant perplexe face à cette impuissance, qu'elle n'avait jamais eu à craindre avant. « Excuse-moi.. » Pitoyable, Asuna.

   
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Elle était bien plus pure que toutes les filles qu'il avait déjà rencontré auparavant, c'était peut être pour ça qu'elle lui avait rappelé qu'elle ne faisait pas partie de celles qui pratiquaient le sport de chambre comme un métier. Ni comme un hobby en fait. Peut être qu'elle était novice en la matière, mais quoi qu'il en soit, pour Nobu, c'était du pareil au même. Novice ou expérimentée, il n'en avait que faire. La seule chose qui comptait sur le moment présent, c'était d'être en compagnie de la personne sur qui, il avait eu un sacré «crush» dès la première rencontre. Truc de dingue.

«T'inquiète, j'vois très bien ce que tu veux dire ! T'es pas ce genre de filles faciles, et c'est un truc que j'apprécie beaucoup chez toi Asuna. »

Quelques rayons de soleil vinrent happer son corps légèrement métissé. Ce qui signifiait que le jour se levait, petit-à-petit. Ce qui l'arrangeait, c'était le fait d'être en repos pour la journée. Ce qui signifiait qu'il avait tout le temps devant lui pour rester ici, s'occuper d'elle, s'occuper de lui, s'occuper d'eux. Et son visage fut illuminé par la déclaration du Doc, quelques instants plus tard. Asuna était un joyau à l'état brut. Elle disait ne pas être une novice. Elle lui avait tiré la langue. Il ne pouvait pas s'empêcher de laisser échapper un petit rire. Non pas qu'il se foutait de sa tronche, loin de là. Mais la situation était tout de même cocasse.

Ils en étaient donc là. Lui, en boxer sous la couette, encore endolori. Les légères pressions de ses jambes autour de lui, lui rappelait à quel point il avait prit des coups ce soir. Il y avait des endroits qui étaient plus douloureux que d'autre, mais fatalement ça lui rappelait Ô combien il était vivant ce soir. Le bonhomme l'avait aidé à se dévêtir et là, ce fut presque le drama. Il remarquait directement qu'elle s'était comme figée.

Asuna s'était excusée de manière complètement gênée. Son joli minois tournait au rouge pivoine, elle se braquait une fois sans rien pour la protéger. Pendant un instant, lui aussi s'était braqué. Il cherchait, creusait, une idée. Fallait qu'il puisse la rassurer. Le problème c'est qu'il n'en avait pas une, mais plusieurs.

«Attends, bouge pas beauté!»

Il s'était levé pour aller fermer les volets. Peut être que ça la rassurerait d'être enveloppée dans la pénombre. Ainsi, ils pouvaient tout de même se voir, mais fallait quelques compétences en nyctalopie. Les formes étaient plus abstraites. Nobuo reprit sa place initiale, dans sa position initiale, lové contre elle. Ses doigt vinrent – en reconnaissance – effleurer son doux visage. Puis lorsqu'il trouve les lèvres de la demoiselle, les siennes s'en étaient approchés docilement. Il passait un véritablement bon moment à ses côtés. Si bien qu'il laissait par la suite ses doigts glisser jusqu'à ses hanches, en attrapant une fermement afin d'appuyer leurs corps l'un contre l'autre.

«T'a pas à t'excuser, et encore moins à être gênée. T'es magnifique beauté, j'vois pas comment ça peut mal se passer.» lui susurrait-il à l'oreille.

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Merde. Il se passe quoi là ? Pourquoi est-ce qu'elle se trouve sur le point de commettre ce contre quoi elle a été élevé ? Tout ce bouscule dans sa tête. Elle entends son père lui hurler dessus. Lui répéter en boucle qu'elle n'est qu'une erreur. Que tous les efforts mis en place pour son éducation et le décès prématuré de sa mère sont vain. Qu'Asuna n'est qu'un vulgaire déchet qui a été façonnée par des années loin de ça famille, et entourée de rats. « Merde. » Elle parle à voix haute. Asuna réagit que trop tard, et dans un élan de peur se redresse sur elle-même, et son premier réflexe et d'allumer la lumière. En réalité, elle n'a jamais aimé la pénombre. Elle s'est toujours sentie oppressée et, c'est ce qui l'a peut-être poussé à ne plus être maîtresse de ses mouvements. Malheur. Qu'as-t-elle fait. « Je suis sincèrement désolée. » La jeune femme s’accroupit à même le sol pour récupérer ses vêtements et se rhabille en vitesse. Elle a honte. Elle est déstabilisée. Elle n'est plus elle même. Cette personne sûre d'elle, qui assume chacun de ses actes, qui à ce qu'elle soit réprimandée pour cela.

Asuna tremble. Cela ne lui ressemble pas. Non. Surtout pas. Elle se souvient pourquoi elle n'a jamais trop goûté au plaisir charnel, et c'est parce qu'elle se sent faible de ne pas y avoir résister. Voilà tout. Asuna est une pierre précieuse qu'on a polli pour ne pas qu'elle se laisse tâcher par des actions aussi basses. Non. Ce n'est pas elle. Réveillez-là. Que le cauchemars se termine. « Tu peux te rhabiller s'il te plaît. » La jeune femme tourne la tête et fuit sa chambre. Mon dieu. Elle se sent sale. Elle l'est vraiment en réalité. Son corps n'est plus réellement le sien, elle laisse son regard glisser le long d'un mirroir et observe la forme svelte de son corps. « Quelle merde. » Que lui est-il arrivé pour qu'elle tombe aussi bas ? Remettons les choses dans l'ordre.

Asuna regarde la scène du coin de l'oeil, son fessier reposant sur le haut de son canapé. Elle réfléchit. Ou du moins elle essaie tant bien que mal de retrouver le plein pouvoir sur son esprit. Asuna n'a jamais été de la sorte, non, ce n'est pas une fille facile. Ce n'est pas ce genre de femme qui laisse son corps à n'importe qui, n'importe quand, et sans aucune réponse apparente. Blacky était un collègue. Un membre d'Exodus. Quelqu'un qu'elle apprécie pour ses valeurs et ses bonnes actions au sein du groupe. Mais. Comment ? Son père serait furieux de l'apprendre. Elle peut l'entendre jacasser en boucle dans son crâne. Elle pourrait presque sentie la paume de sa main s'écraser contre son visage. « Je ne suis pas comme ça. » Asuna est mal. Se sentir sale de la sorte, et surtout hors de contrôle est un sentiment qu'elle n'a pratiquement jamais connu, si ce n'est jamais. On ne lui a pas laissé le choix de ne pas se sentir comme ça. On ne lui a pas laissé le choix d'aller au delà de toutes ces basses besognes animales et primitives. Ce n'est pas de la faute de Blacky. Elle ne lui en veut pas. Non. Elle aurait dû agir bien plus tôt. Mais son corps ne répondait plus d'elle-même, comme déconnecté.  « Je pense que tu devrais partir. » Son ton est froid. Son teint est livide. Asuna se braque elle-même pour ne pas fondre en larme. Elle souffre. Elle agonise. Qu'as-t-elle fait. Qu'allais t-elle faire.   La demoiselle se poste au pied de la porte, et lève son regard éteint vers Blacky et ne baisse pas la tête. Elle attends la colère. Elle se prépare à affronter ce qu'elle a lancé. Elle attends. Comme un bon soldat.

   
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Il n'aurait pas parié là-dessus, mais c'était pas loin. Les multiples arrêts brutaux auraient du lui faire tinter une petite alarme à l'intérieur de sa caboche, mais il était peut être trop crevé et alcoolisé pour interpréter les quelques signaux. Au final, c'était se mentir à lui-même s'il disait qu'il ne s'y attendait pas.

Un chaos sans nom dans sa tronche. La fatigue qui revient. L'endorphine ne faisait plus effet, l'adrénaline était retombé, ses côtes lui faisaient un mal de chien. Ce qui était drôle, puisqu'il en était un, fatalement. Et il n'était pas à sa place ici, il le savait que trop bien. L'animal allait retourner sagement à la niche, sans broncher. Du moins, c'est ce qui était prévu. La douce avait disparue, lui s'était revêtu, massant sa barbe de quelques jours, se portant quelques petites interrogations avant de se dire que, et bah, c'est pas parce que ça ressemble à une fin tragique que ça l'était quand même. Tout n'était pas noir. Tout n'était pas blanc. Pour le moment, c'était grisâtre. Gris comme la pollution. Gris comme le temps pourri. Et il savait très bien au fond de lui, que tant qu'il y avait un espoir – aussi infime soit-il – et bien, fallait continuer de foncer.

Dans tout les cas, une chose à dire, il avait passé une superbe soirée, même si la fin le laissait un peu sur la faim. Il allait devoir prendre son mal en patience. Notion qu'il n'appréciait pas. La patience. Le fait de devoir attendre quelque chose, attendre un résultat, attendre de voir si ça fonctionne ou pas. Attendre. Et ça pouvait être long. Mais il saurait être patient pour voir l'attente d'un résultat. Qu'il soit positif ou non. En attendant, fallait qu'il expulse une grande nervosité. Peut être retourner un coup au taf, il était tôt, y'avais peut être moyen de faire dégager un bourré ou deux par une bonne paire de claques.

Ça avait le mérite d'être clair, il avait envie de détruire quelque chose pour se passer les nerfs, et surtout, pour ne pas cogiter bêtement dans son appartement pourri. Il retourne au salon, l’œil vif, choppe son téléphone et la bouteille au passage.

Pile devant elle et cette porte. Il ne pouvait détourner l’œil. D'un part elle l'attirait énormément. D'autre part, il essayait d'analyser, de sonder son esprit. Elle semblait aussi vide que les abysses. Il sourit, mit une petite tape de l'index sur son petit nez, craque sa nuque un coup à droite, un coup à gauche, et – enfin – une fois après avoir tourné les talons, sur le pas de la porte il lui adresse quelques derniers mots. Ce n'était pas un au revoir. Ce n'était pas un adieu larmoyant et criant. Il avait toujours ce petit sourire parce qu'il savait qu'au fond, ça avait «matché» et qu'il allait leur falloir un peu de temps aux deux, puisqu'ils vivaient dans deux mondes différents.

«A bientôt, Asuna.»
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