Bloom | Gypsophila
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Bloom
Gypsophila

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Coup dur.
Ça criait, ça s'agitait. Depuis des jours, déjà, tout s'animait frénétiquement au bureau. Secoué par les explosions, surmenées par les exigences. On était pointé du doigt. Nous. Les forces de l'ordre. Le bouclier et l'épée du peuple. C'était notre faute. Parce qu'il fallait bien un coupable dans cette histoire et parce qu'on portait parfaitement bien ce masque. Coupable de ne pas nettoyer les rues, comme on nettoyait la tache d'un chemisier. Les reproches étaient une habitude dans ce métier, mais elles n'avaient jamais été aussi vrais. Peut-être qu'on y mettait pas assez du nôtre. Peut-être qu'il était temps de changer, du moins, de le montrer.
C'est ce que tout le monde allait dire.
C'est ce que tout le monde allait croire.

L'ambiance pesante du commissariat pesait sur mes nerfs. Pourtant calme, pourtant patient, j'en arrivais à devoir m'enfuir moi aussi. Accepter les patrouilles, accepter le terrain à tout pris simplement pour ne pas avoir à subir la pression et mes cris. Le temps que ça se calme. Parce que ça se calme toujours. On s'offusque, on s'énerve, mais au final tout continue comme avant. La ville comme la vie se perdent une fois de plus dans ce cycle, attendant la prochaine bombe.
Attendant qu'on la secoue une nouvelle fois.
Qu'on lui arrache sa paix.

Patrouille. Voiture. Arrestation. Un train train qui commençait à s'installer. Boucler des délinquants sous les yeux des gens, une pub qui avait fait ses preuves, une illusion qui marchait à merveille. Parce qu'on s'imagine en sécurité quand la racaille se fait menotter, on oubli facilement qu'elle est relâché trois rues plus loin. Par manque de temps, manque de preuves ou manque de moral. Mais ils sont rassurés les braves gens. Ils nous gueulent un peu moins dessus, s'en vont avec le sourire, une satisfaction bien encrée au fond du cœur.
On joue bien le jeu.
On joue bien leurs jeux.

Aujourd’hui, le soleil brillait, l'air était doux et la ville s'apaisait lentement. Le moment parfait pour chercher de quoi redorer notre image. Parce que , comme disaient beaucoup de flics, dans ce coins ci de la ville, il suffisait de se pencher pour ramasser les déchets. C'est comme ça qu'ils voyaient tout ça. Des déchets à ramasser pour amener un peu de propreté aux rues. Je restais toujours de marbre à leurs mots. Sans un sourire, sans une remarque. Juste ce mépris silencieux. Aussi pitoyable qu’étaient ces gens, aussi désespérés, brisés, révolté. Ils en restaient pas moins des personnes.
À traiter comme les autres.
À regarder comme des hommes.

De patrouille dans le parc, il fallait choisir une cible. N'importe qui. Au hasard de la foule, des gens, des visages. Quelqu'un aurait pu avoir quelque chose à se reprocher, comme si c'était gravé sur leurs fronts, marqué au fond de leurs yeux. Des contrôles aléatoires, c'est une routine parmi une autre. Quelques secondes de plus et mes yeux croisèrent ceux d'un jeune homme. Là, le regard fuyant, comme s'il s'était brûlé en les posant sur moi.
Coupable de quelque chose.
Déjà, il tournait les talons.

J’accélérais les pas, en quelque enjambé, j'avais rattrapé le garçon et son visage doux. Son regard perdu et ses mains qui s'enfonçaient dans ses poches. Il avait l'air jeune, il l'était certainement trop. Un peu frêle. Il aurait pu paraître délicat, innocent, mais ses yeux étaient bien trop rouge pour ça.

« Attendez s'il vous plaît. Arrêtez-vous.»

Un sourire. Pas de contact. Juste des mots porté par une voix calme, presque un peu trop serins pour l'uniforme qui recouvrait mon corps. Quand d'autres l'auraient déjà précipité contre un mur pour lui brailler des ordres, je me contentais de parler comme n’importe qui.
Innocent tant que je n'ai pas prouvé le contraire.
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Haru avait toujours essayé de rendre service. Depuis tout petit, il enchaînait les bonnes actions. Il défendait le gosse timide qui se faisait embêter dans la cour de récré, il donnait toujours une petite pièce aux mendiants, il s'investissait dans des associations, il allait même porter les courses des petites mamies pour ne pas les épuiser. Il aurait pu être un garçon totalement respectable si seulement il n'était pas accro à tous ces poisons, à l'alcool, à la drogue... On le voyait très rapidement, à sa maigreur, à ses yeux, sans arrêt teintés de rouge, on sentait aussi, sous le parfum floral qui le suivait, l'odeur de la beuh qui ne le quittait pas. Il savait que ce qu'il faisait n'était pas bien, mais à présent, ça faisait parti de lui, et il ne parvenait plus à se défaire de ses addictions, de toutes manières, il n'en avait plus envie, tant pis si on le prenait pour un junkie, tant pis si on ne retenait que ça de lui, la seule chose qu'il regrettait, c'était de n'avoir personne à qui parler de tout ça, personne à qui décharger toute sa peine. Il fallait tout garder pour soi, et faire comme si tout allait bien dans le meilleur des mondes, garder l'espoir.
Oui.
L'espoir.

Aujourd'hui encore, la jolie fleur s'en allait se promener, il faisait si beau, si doux, et elle aimait sentir les rayons du soleil caresser ses joues.
Haru savait très bien où aller, il aimait se balader dans les immenses parcs de la ville. Ils contrastaient tellement avec la modernité de Tokyo, et cette image était magnifique. La nature n'était pas contre la modernité, elle la complétait merveilleusement bien.

Ses pas l'avaient guidé à Roppongi, le quartier qui ne s'arrêtait jamais, et Haru aimait bien cet endroit, car il pouvait y contempler la diversité de ce monde, ici, c'était tellement différent des autres quartiers de Tokyo. Les étrangers parvenaient à se mêler aux natifs du pays du Soleil Levant, ça en était presque harmonieux.

Le parc était plein aujourd'hui, plein d'enfants, d'adultes, d'adolescents, toutes les générations se mêlaient, s'entrecroisaient, et Gypsophila ne pouvait pas rêver mieux. Il était bien plus simple de se cacher lorsqu'il y avait du monde.

Il se posait sur un banc, éloigné des plus jeunes, et se roulait un pétard, dans le plus grand des calmes. Il avait besoin de se sentir planer, juste le temps d'un instant, s'échapper quelques minutes, pour son moral, pour ne pas devenir fou.

Il inspirait bruyamment. Une première bouffée. Il la garda longtemps en lui, se délectant des bienfaits que la drogue lui apportait. Il recrachait doucement la fumée avant d'enchaîner. Il prit son temps, il regardait la nature. L'herbe qui recommençait lentement à pousser, les arbres qui montraient leurs premières feuilles, le printemps ne tarderait plus, il serait là dans un mois, et Haru se languissait de pouvoir admirer les fleurs de cerisier colorer la ville entière de toute leur beauté.

Enfin, il avait terminé. Alors, tranquillement, il se levait, prêt à continuer sa promenade à travers le parc. Il était enfin détendu, les yeux mi-clos, il ne trompait plus personne, à part peut-être les plus naïfs.
Il avait tort de se sentir en sécurité.

Le brun avait appris à les reconnaître de loin, tous ces flics, lorsqu'il faisait le trottoir, et il savait les fuir, pour que jamais il ne passe au poste, mais ce coup-ci, le jeune garçon avait peut-être réagit un peu tard. Tant pis. Il tenterait quand même.

Dans le plus grand des calmes, il tournait les talons, les mains enfoncées dans les poches, comme pour pousser ses pochons un peu plus profonds dans son vêtement, sachant pertinemment que ça ne servait à rien. Il ne fallait pas avoir l'air suspect. Pourtant, il l'était bien plus que s'il avait pris la fuite en courant.

« Attendez s'il vous plaît. Arrêtez-vous.»


Mince.

Tu as été trop lent cette fois-ci Haru. Comment allais-tu te sortir de cette histoire ?

Le policier l'avait stoppé dans son élan. Il le regardait en souriant. Eh bien, il était moins effrayant que les autres, il avait même l'air carrément gentil, peut-être même assez crédule. C'était son jour de chance, il pouvait réussir à l'embobiner. Il fallait juste avoir l'air... "Cool et détendu". Il lui répondait, souriant également, préparant dans sa tête un plan rapide pour s'échapper.

"Oui Monsieur l'agent ? Il y a un problème ?"


Ne pas évoquer tout de suite les yeux rouges. Il devait se retenir, sinon, ce serait trop suspect, mais il tenait quelque chose, il espérait que ça fonctionnerait. Le brun farfouillait dans sa pochette, restant toujours détendu, on ne pouvait percevoir une quelconque angoisse ni dans son expression, ni dans sa voix.

"Vous voulez voir mes papiers d'identité ? C'est un simple contrôle de routine j'imagine, tenez les voici !"

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Un sourire qui manquait souvent.
Les gens avaient tendance à se braquer. Leurs visages s’éteignaient rapidement à la vu d'un uniforme, comme si cette autorité effaçait toute trace de joie et de légèreté au fond de leurs yeux pour y glisser la crainte et la panique. Porteur de malheur, de conflit, quelque part c'était plutôt ironique, nous qui servions la paix, nous n'inspirions que la méfiance et l'affrontement. Le coupable s’enrage d'avoir été pris et l'innocent s'offusque d'avoir été soupçonné. Les sourires sont rares. Bien trop rare pour être anodin. Alors, quand il se retourne vers moi, ses lèvres s'étirent avec douceur, traduisant une sympathie spontanée et sincère.
Ça aurait presque pu marcher.
Un autre moi, avant tout ça. Peut être que j'aurais simplement contrôle ses papiers, quelques sourires de plus et un « bonne journée » pour le laisser s'en aller. Ne voir en lui qu'un gamin heureux porté par son insouciance et ses sourires. Il n'avait pas l'air méchant, en réalité, c'était tout le contraire. Mais la vie m'avait appris à ne pas croire à ces apparences. Elles sont trompeuses et traîtresses, on y croit, on s'y perd, et avant de s'en apercevoir, il est trop tard.
On se fait avoir.
Un sourire pour un autre. Je crois que tout ça aurait été plus simple s'il s'était simplement vexé, s'il avait demandé pourquoi. S'il avait eu l'air mal à l'aise ou agacé. Parce qu'un sourire aussi doux et une réplique aussi docile étaient peut être un peu trop belle pour être vraiment réelle. Pourtant, j'aimerais y croire, m'y accrocher fermement et me convaincre qu'il reste des gens simplement bon.
Une illusion réconfortante.

« C'est exacte, merci de votre compréhension. »


Je tendis la main vers ses papiers, prenant le temps de les décortiquer du regard. Haru. Aussi doux que le reste. A croire que tout voulait me dissuader de continuer. J'adorais mon travail, pourtant, dans des moments comme ceux-ci, je rêvais de n'être qu'un inconnu parmi la foule. Fermer les yeux et laisser le devoir au placard pour imaginer un gamin heureux plutôt qu'en prison.
Si seulement ses yeux étaient rougis d'émotion.

«  Monsieur Hoshizora. Vous n'avez rien à déclarer ? Qu'est ce que vous faite dans le coin ? »

La banalité des questions effrayait plus qu'il n'y parait. On s'immisce dans leurs quotidiens, on les bouscule dans routine avec nos curiosités. Je crois qu'on devait se sentir jugé, comme mis à nu devant un inconnu en uniforme. Pourtant c'était la procédure. Poser la question, observer la réponse. Les gestes et les regards parlent plus que les mots. Ils ne mentent pas, ils ne trompent pas, même avec un sourire aussi brillant.
Lui rendant ses documents, mon regard s'encra dans le sien, guettant une faille ou un indice alors que j'espérais n'y trouver qu'un éclat d'innocence.
Un espoir qui ne me quittait pas.

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Il ne fallait pas se fier aux apparences, Haru l’avait apprit depuis bien longtemps, et pourtant, il continuait encore à tomber dans le panneau. Ce policier, qui avait l’air si naïf, pouvait possiblement être plus perspicace que prévu. Cependant, le brun ne se laissait pas démonter. Il conservait la même expression sur le visage, ce sourire angélique, qui pouvait presque paraître faux. Il prit le temps d’écouter les questions de l’agent, il fallait réfléchir à des réponses cohérentes et banales, histoire de le tirer d’affaire. Dans ses poches, ses mains s’agitaient, devenaient moites, que se passerait-il si le jeune garçon se faisait chopper ? Il serait sûrement dans de beaux draps, et puis surtout, ça le ferait bien chier, il venait de l’acheter, sa beuh, se serait tellement bête de la voir s’envoler avec ce beau policier.

« Je… J’aime beaucoup me promener dans les parcs, vous savez ? Après une dure journée de travail, ou lorsque j’ai le temps, je trouve que c’est un bon moyen pour apaiser son esprit, rencontrer du monde, observer le quotidien des habitants de la ville… »


Il reprit délicatement ses papiers, et de nouveau, ouvrit sa pochette pour les ranger proprement à l’intérieur, sans les abîmer. Il soupirait. Il savait qu’il en faudrait bien plus pour duper l’homme face à lui. Toujours en souriant, il balayait le parc du regard, pour venir plonger ensuite dans celui du flic, dans ses beaux yeux verts. Dommage qu’il exerçait un métier aussi pourri.

« Je me sentais un peu triste aujourd’hui. Je me suis fait largué y’a quelques jours, j’dois vous avouer que je suis vraiment sensible, j’ai du mal à m’en remettre. »

Cette phrase, toute simple, venait justifier comme elle le pouvait les yeux rougis de la petite fleur, pourtant, mieux valait rester préparé à toute éventualité. Pourvu qu’il ne le contrôle pas. Pourvu que le brun ne paraisse pas plus suspect.

« Enfin, heureusement qu’il y a des gens aussi beaux que vous, je me dis que je pourrais bien trouver mieux ailleurs, peut-être même juste devant moi. »


Et Gypsophila  soutenait son regard. Il ne fallait pas se laisser démonter, surtout pas de suite, surtout pas maintenant. Il fallait rester calme. Il avait hâte que tout cela se termine cela-dit.

« J’imagine que vous avez sûrement mieux à faire que de m’écouter raconter ma vie, non ?  A moins que vous appréciez ma compagnie ? »

Il n’en rajoutait pas plus. Il ne fallait pas trop en faire si on ne voulait pas se faire griller, d’autant que si le policier était incrédule, Gypsophila risquait de perdre toute sa crédibilité.
Pourvu que cette histoire se termine vite. Pourvu qu’il s’en aille. Haru n’avait vraiment pas de chance. Sur toutes les personnes présentes dans ce parc, il avait été le seul, celui qui avait été choisi, comme si c’était un signe du destin, ou bien un mauvais karma. Et pourtant, il ne méritait pas ça.
Lui qui ne cherchait qu’à faire le bien.
Lui qui voulait simplement être heureux, planer un peu.

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Un sourire est le plus efficace des masques.
Son regard se perdait sur le parc quelques secondes tandis qu'il me racontait son histoire. Bavard. Plus que tous ceux qui passaient par la case interrogatoire. Peut être qu'il n'avait rien à cacher. Peut être que c'était qu'un gamin perdu au milieu de la foule qui cherchait à s'évader. Mauvais endroit mauvais moment, quelque chose comme ça. Une crédibilité que je lui accordais sans trop de difficultés, motivé par ce sourire et cette aisance qu'il avait même si ses mains s'agitaient un peu et que ses yeux restaient résolument rouge.
Il les encra dans les miens sans la moindre gêne.
Se confiant dans un naturel peut être un peu étrange. Troublant. Parce qu'un uniforme était peut être la dernière personne à qui on aimerait se confier, surtout sur ce genre de sujet. Peut être était-ce une excuse, une comédie rondement menée. Mentir sur sa peine avait quelque chose de définitivement triste. Presque dommage. Il avait un coté attendrissant je crois, si bien que je m'en voulais presque d'avoir posé la question. Prêt à m'excuser pour lui comme l'aurait fait n'importe qui doté d'un peu d'empathie.
Il me sourit encore et son regard s’attarde un peu.
Il y'a quelque chose qui m’échappe. Ses yeux braqués sur moi et ses compliments glissés sans hésitation m'ont laissé quelques secondes plus troublé que je ne l'aurais imaginé. J'avais du mal à détacher mon regard, le fixant comme pour m'assurer que ça venait bien de se passer, jetant finalement quelques regards à gauche à droite comme pour m'assurer que j'étais bien le destinataire de toute cette attention.
Mais j'étais bien seul face à ses yeux doux.

« Oui.. Non !... Excusez moi.... Quoi ?  »

Qu'est ce qui venait de se passer ?
Les compliments me faisaient souvent rougir malgré moi. Quelque chose que mes sœurs trouvaient adorable, quelque chose que j'avais réussi à dompter au fil des années. Ne plus rougir, ne plus bafouiller. Si c'était mignon en face d'une fille à séduire, ça l'était beaucoup moins en face d'un parfait inconnu. Surtout quand il s'avère être un homme. Car c'était bien la surprise de son audace qui m'avaient fait rougir. Perdre momentanément le contrôle, se racler la gorge en piétinant d'un pied à l'autre alors que son collègue ricanait derrière. Évidemment.. pas question de compter sur lui pour m'aider. Peut être même que ça l'amusait assez de me voir me faire draguer comme ça, me voir être ridicule à fixer ce gamin du regard en sachant même plus quoi répondre.
Parfait. C'était simplement parfait.
Le rose aux joues, je pris une brève inspiration, me redressant de toute ma hauteur en essayant de chasser la gêne qui courait toujours le long de mon échine pour en revenir à un comportement un peu plus professionnel.

« Merci de vos compliments, mais veillez vous décaler vers le mur. »


C'était pas trop mal. C'était même plutôt bien. Ma main désigna un espace plus à l’écart de la foule qui allait et venait le long de l'allée principale. Je soutenais son regard malgré tout chassant définitivement la rougeur de mes joues pour poursuivre, osant à peine imaginer la suite de ce contrôle de routine.

« .... Je vais devoir vous fouiller. Enfin.. si vous.. permettez..  »
 

Si palper quelqu'un était en temps normal une procédure tout à fait banale dans ce genre de situation. Le faire sur quelqu'un qui se montrait si familier avait quelque chose de parfaitement étrange, voir un peu trop gênant. Mon regard glissa vers le collègue qui s'était déjà enfuit de là, prétendant ne pas m'avoir vu galérer avec lui.
Bien content de me laisser m’empêtrer là dedans.

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L'attitude gênée du policier fit sourire Haru, un peu moqueur, il semblait pourtant suffisamment doué pour ne pas trop le montrer. S'il était fier de lui, oui, assez. Au final, ce flic était vraiment adorable, et Haru regrettait presque que l'autre exerce ce métier. Il avait toujours gardé en lui ce côté un peu racoleur, et puis, il était vraiment mignon, alors, la fleur n'était pas totalement insensible à cette belle gueule... Ou peut-être qu'il était comme ça simplement à cause de la beuh.
Longtemps, le rouge venait colorer les joues du flic mignon, et Haru s'en amusait, discrètement, alors que l'autre tentait de faire disparaître sa gêne, ce qu'il réussit à faire finalement, sûrement après beaucoup de concentration. Haru déchanta immédiatement lorsque l'autre lui demanda de se placer contre le mur. Et merde, son petit numéro n'avait donc pas suffit ? Il y avait à présent peu de moyens pour Gypsophila de se sortir de ce mauvais pas, alors, il valait mieux ne pas insister, et, peut-être qu'avec un peu de chance, il ne trouverait rien, ou bien serait clément... M'oué. C'était trop beau pour être vrai. Haru s'exécutait, cependant, assez rapidement et docilement. De toutes façons, il ne faisait pas le poids, la petite brindille contre le tank... Autant dire immédiatement qu'il était fichu s'il tentait de résister.

« .... Je vais devoir vous fouiller. Enfin.. Si vous.. Permettez.. »


Pendant quelques secondes, Haru tentait de se retenir, mais c'était plus fort que lui. Autant s'amuser jusqu'au bout, il n'avait plus grand chose à perdre de toutes manières. Alors, il lui tendait un regard bien plus charmeur, presque aguicheur, juste pour le voir rougir une autre fois. Il lui avait tendu la perche, à présent, il fallait assumer.

"Vous me demandez ma permission pour me fouiller. C'est vraiment trop mignon. Allez-y, mais vous savez..."

Il regardait les enfants qui jouaient comme des fous, puis les parents qui les surveillaient quelques bancs plus loin. Avec insistance, il regardait de nouveau le flic, pour bien lui faire comprendre que quelque chose n'allait pas, que cette situation n'était pas correcte.

"Devant des gosses, ce n'est peut-être pas le meilleur endroit. Que pensera-t-on de vous ? Moi ça me va, j'ai déjà perdu ma dignité depuis longtemps, mais qu'en est-il de la vôtre ?"

Il riait doucement. Il n'était pas d'un naturel provocateur, et pourtant, il ne pouvait pas s'en empêcher, son passé le rattrapait. Il fallait croire qu'on ne changeait jamais vraiment totalement. Et pourtant, comme ça le dégoûtait, autrefois, de faire du racolage auprès des vieux et des cougars. Il soupirait, comme pour se résigner, les mains en l'air, le brun enchaînait.

"Allez-y, qu'on en finisse."

Cette dernière phrase venait de ruiner tous ses mensonges. À ce stade-là, il savait que c'était inutile de toutes manières. Toute cette comédie pour rien. Et pourtant, il conserver ce regard irrésistible, presque attendrissant, entre l'amusement et la peur. La peur de se faire choper et d'avoir un casier, la peur de se faire juger, la peur de finir au trou. Tout un tas de films se développait dans sa tête, et aucun ne le rassurait, pour son plus grand malheur.

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Contre toute attente, il se montrait docile.
C'est en général à ce moment-là que les choses se compliquaient. Jouer le jeu en souriant tant qu'on demandait pas de vider ses poches et le reste. Parce que c'était simple à feindre l'innocence, il suffisait d'une grand sourire et d'un aire un peu perdu. Qui aurait pu soupçonner ce gamin d'être coupable de quoi que ce soit de plus qu'une mauvaise nuit de sommeil. Mais les initier comme nous ne devions rien laisser au hasard. J'aurais bien aimé le faire.. parce que ça m'aurait éviter de me ridiculiser comme ça face à cette situation. Heureusement que j'avais réussi à retrouver mon calme et mon professionnalisme même si je crois que personne ne m'en aurait réellement voulu de ne pas avoir su réagir. Parce que j'étais pas très doué même quand le flirt évident venait d'une femme qui tentait de se défaire de la justice à grand coup de battement de cils et de regard aguicheur.
Quand ils venaient d'un homme c'était encore différent.
Définitivement embarrassant
Et je crois qu'il le savait parfaitement.
Le regard droit, je me redressais de toute ma taille en essayant d'ignorer le regard que quelques passants posaient sur nous. L'uniforme sauvait grandement la situation contrairement à ce garçon qui continuait ses insinuations. Il le faisait avec tellement de facilité que s'en était troublant. Est ce qu'il faisait ça a chaque fois ? Les hommes avaient tendance à préférer la vulgarité des insultes et la brutalité des conflits plutôt que la subtilité d'un flirt. Je crois même que ça n'arrivait jamais.. un autre que moi lui aurait peut être expédié la tête contre le mur sans demander son reste. Mais j'avais beaucoup trop de principes et de moral pour oser ne serait ce que le bousculer.
Et il ne méritait pas ça.
Dans le fond il avait l'air plus gentil qu'autre chose.
Mais ça ne l’empêchait pas d'être coupable.
Mon regard glissa une seconde vers les enfants qu'il désignait, rougissant toujours avant de chasser ce sentiment rapidement pour me concentrer sur lui et lui seul. Il semblait soudainement résigné, levant les mains en guise de capitulation.

« C'est .. le protocole... »


Je retiens un désolé qui aurait certainement été de trop. J'étais obligé de le faire et c'était peut être une des rares fois ou ce genre d'intervention me tirait quelques remords.. ou quelque hésitation. Après ce qu'il venait de dire .. c’était parfaitement gênant. Au moins quand ce genre de choses venait des femmes, nous n'avions pas à les fouiller ensuite.. Ici .. je devais poser mes mains sur lui sur des parties du corps que je me serais bien passé de palper chez un parfait inconnu.
Ce n'est qu'une fouille.
Une fouille comme beaucoup d'autre.
Une main après l'autre, une parti après l'autre.
Je sentais mon visage s’enflammer tout seul et m'estima heureux qu'il soit de dos pour ne pas assister à la scène qui l'aurait probablement un peu trop satisfait. Pour une fois j'étais ravie que mon collègue flemmarde dans son coin également, ça m'évitais de devoir affronter son regard moqueur après cet incident... et ça m'évitait qu'il soit témoin de ma découverte.
Mes mains sur ses hanches et ses poches arrières étaient remontées le long de son torse et des doubles poches de sa veste pour y sentir quelque chose.
Je priais intérieurement pour que ce soit un sachet de bonbons.
L'espoir faisait vivre.
Ça n'avait rien de sucreries, même s'il ne restait que quelques traces au fond du sachet il est évident que c'était du genre illicite. Un soupir m’échappa malgré moi. Las, presque déçus.. Parce que j'avais bien trouvé quelque chose, parce que j'allais devoir le garder là au lieu de simplement le laisser partir et tenter d'oublier ça.
M'écartant légèrement de lui, je profitais de ma taille pour faire barrage entre lui et le collègue qui flânait toujours plus loin. Pour le moment c'était entre lui et moi. De deux doigts je tendis le sachet à sa hauteur, braquant mon regard dans le sien, de nouveau sérieux et grave.

« ... Est ce que vous en avez d'autre ?.. Si oui vous devriez me les donner... Ça évitera de vous fouiller encore une fois.. »

Si au moins je pouvais m'épargner ça.. je crois que j'en serais satisfait.
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Et la fleur jubilait, et la fleur semblait si heureuse de provoquer ce genre de réaction de la part d'un être qui, normalement, devait rester impassible à chaque évènement. Dos à lui, il semblait plutôt déçu de ne pas pouvoir voir le visage du flic, qui devait avoir viré au rouge pivoine. Il le palpait, tentant de rester plus ou moins digne, même si on sentait bien de la gêne dans sa voix, et même dans ses gestes, qui semblaient parfois hésitants. Et Haru se mordait les lèvres, il se retenait d'échapper quelques soupirs, rien que pour l'embarrasser encore plus, mais de petits rires très discrets sortaient de ses lippes, et il patientait jusqu'à ce que le flic eut terminé. Finalement, il avait bien trouvé ce qu'il cherchait, et lorsque la fleur se retournait, elle pouvait aisément lire de la déception sur son visage.

Et Haru semblait partagé.

Entre l'envie de continuer ce jeu, et l'idée qu'il avait encore déçu quelqu'un, même un inconnu, alors qu'il savait pourtant qu'il valait bien mieux que cela.

Mais l'autre venait à nouveau de lui tendre une perche. Une perche qu'il ne pouvait définitivement pas s'empêcher de saisir. Un petit sourire joueur collé au visage, Haru vint alors se coller un peu plus au flic, n'osant pourtant pas lui prendre les mains, les effleurant seulement du bout des doigts, et, il continuait.

"Et bien... Je crois qu'il y en a dans mon caleçon, mais... J'en suis pas sûr, il vaudrait mieux que vous vérifiez à cet endroit aussi..."

Si seulement tout ceci s'était produit dans d'autres circonstances... Il ne cessait de penser cela. Sous ses airs peut-être un peu trop innocent, peut-être un peu trop pur, il se le serait bien tapé, ce sergent. Enfin, il s'écartait, le sourire peut-être un peu plus doux ce coup-ci. Laissant échapper un léger soupir, il enchaînait.

"Non désolé. Je me ressaisis. Je n'ai plus rien sur moi."


Il mentait, il en avait bien dans son caleçon.

Les mains enfouies dans ses poches, la gypsophile regardait à présent le sol. Ce regard accusateur, elle avait du mal à le voir en face. Oui, il le savait, qu'il était loin d'être une bonne personne, mais ce n'était tellement pas utile de le lui rappeler comme ça. S'il voulait changer ? Peut-être. Mais c'était bien trop dur, et Gypsophila ne voulait pas se prendre la tête. Il ne voulait plus. Il avait seulement besoin d'aide... Sûrement.

"Maintenant, pouvez-vous chasser de votre joli visage ce regard déçu ? On dirait que vous êtes choqué. Pourtant, je ne suis pas pire qu'un autre vous savez ?"

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Pour chaque éclat de rire, il faut une larme.
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