Run | Crescendo
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Crescendo

- music -
C'est le silence et les ombres qui régnaient sur la ville.
Calme, comme endormie, mais ce n'était qu'une illusion parmi tant d'autres. Parce que c'est ce que cette ville était. Une belle illusion, sous ses néons, ses couleurs et sa vie se cachait les vices, ce poison qui gangrenaient le monde. Un peu partout, surtout cachés, ils opéraient dans l'ombre jusqu'à exploser en plein jour. Une piqûre de rappel, pour ne pas que le monde oubli qu'ils sont bien là. Qu'ils étaient rois. Qu'au final tout ça leur appartient. Et le monde les observe, il les craint un matin, il les oublie le soir. Ainsi allait la vie, prise au piège dans une boucle de terreur et de déni. Au milieu de ce gâchis, je survivais comme je pouvais. M'accrochant à mon job comme une bouée en plein naufrage. Rester sur le droit chemin. Faire son boulot et le faire bien. S'en était devenu un détail pour certain, parce que dans le fond, le droit chemin ne menait à rien. Si on veut caresser la gloire et le pouvoir, fallait se salir les mains et salir les autres. Brandir son insigne comme un prétexte. Une bonne excuse pour laver sa conscience, se convaincre qu'on n'est pas comme ceux qui pourrissent les rues, parce qu'on à la justice comme alibi.
Un mal pour un bien.
Plus de mal que de bien.

Les heures coulaient lentement au fil des rues. Je me sentais happé par les lumières, fatigué de la journée, exténué par la réalité. J'aurai pu m'endormir sans soucis. Fermer les yeux, me laisser partir jusqu'au petit matin. Personne n'aurait trouvé de reproches à ça. Personnes sauf moi. Parce qu'il me restait encore une heure de service. Une heure à perdre. Une heure pour se perdre. Il pouvait s'en passer des choses. Il s'en passait toujours beaucoup trop ici. Chassez un crime, il en arrive trois autres dans la seconde. Une réaction en chaîne dont personne ne pouvait prévoir la suite. Subir en silence. On fait de notre mieux, mais c'est jamais assez. Une vision que j’étais peut-être le seul à avoir, car beaucoup contentaient de pas grand choses. Ce soir, comme toujours, c'est le zèle qui m'avait donné des ails. Ignorant la fatigue et l'habitude, on m'avait envoyé patrouillé dans le secteur.
Un truc qui cloche.
Un regard éteint.

La neige tombait sur l'écran de la caméra 215B. Une parmi tant d'autres. Vandalisée, débranchée, défaillante. Qu'importe la cause, la conséquence était la même : nous n'avions plus d’œils dans le secteur. Notre veilleur invisible nous avait lâché, laissant les ruelles sensibles d'Uendo aux mains de la misère, sous le regard avide de la terreur. Personne n'aimait le quartier. Sombre et malfamé, à croire que toute la vermine du monde aimait y pulluler.. Ils ne s'en privaient pas sous nos regards braqués. Ils n'allaient pas s’arrêter maintenant que nos yeux étaient clos. Dans le fond, ce n'était qu'une camera. Tout le monde savait ce qui se tramait dans les ombres des ruelles sombres. Tout le monde sait, et tout le monde s'en moque. Les deals, la drogue et les passes, tout ça faisait aussi parti de la vie. Des détails qui n’intéressent personne. Ce qu'ils voulaient, ce sont les gros poissons, pas de ceux qui venait larmoyer pour une dose ou marchander pour du plaisir. Fermer les yeux sur ces vices, c'était ouvrir la porte à la déchéance. Celle qui conduit à façonner sa propre loi, celle qui traîne la corruption dans son sillage.
Ouvrir les yeux.
Fermer la porte.

La voiture silencieuse s’arrêta deux rues plus loin. L'endroit impraticable rendait les patrouilles difficiles. Pas de lumières rouges, pas de sirènes alarmantes. La discrétion est de rigueur, par prudence, mais surtout par sécurité. Ils n'étaient pas nombreux à vouloir se perdre ici en ma compagnie. Surtout à cette heure-ci, à quelques minutes d'une fin de service.. Et puis ce n'est qu'une ronde à faire.. Pas la descente du siècle. Mon coéquipier, si peu motivé et déjà endormis, attendait au chaud derrière le volant, me laissant tirer toute la « gloire » de cet instant.
Marcher seul, la nuit comme complice et une arme chargée.

Tout était calme, le bruit de la circulation et de la vie s’éteignaient lentement alors que j'arrivais au croisement des artères principales de cette dédale de ruelles. Les quelques âmes croisées avaient vite déguerpi. La crainte de l'homme ou de l'uniforme, elles s'en allaient tels des ombres chassées par la lumière. Personne sauf moi, errant dans les ruelles simplement pour me faire remarquer. On est déjà sur place, malgré nos yeux morts. Il suffisait de faire passer le message. Marcher encore un peu. Continuer jusqu'à cette ruelle et cette caméra. Un hasard, ou un coup de chance.
Elle était là, l'origine de déboire.
Elle n'était pas seule.

Quelqu'un s'y intéressait. Quelqu'un qui n'aurait pas dû y prêter la moindre attention. Il avait le mot suspect gravé sur le front, l'allure des souillures qui grouillaient dans ces ruelles. Qu'est-ce qu'il était en train de faire exactement ? La surprise me laissa à l'écart une seconde. Observer avant de juger. Mais clairement, celui-là n’avait rien d'innocent. Peut-être juste un garnement poussé par un élan insolent. Il y en avait tellement..
La main au ceinturon, j'avançais d'un pas.

« Hey. Qu'est ce que tu fais ?.. »
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Everything you say to me Takes me one step closer to the edge And I'm about to break

Musique« Putain de merde... » Un bug. Et pas qu'un petit. Une caméra qui avait apparemment rendu l'âme ; une caméra qui serait presque "inutile" pour certains, mais pas pour lui. S'étirant de tout son long sur sa chaise de bureau, le jeune homme à la tignasse délavé bleu se redresse, attrapant quelques outils ainsi que son paquet de clope avant d'quitter son antre de maître chanteur en direction de sa moto de nouveau opérationnelle ((le pneu avait enfin été changé, ainsi que la plaque d'immatriculation.)) Ce n'était pas la porte à côté et le jeune homme avait mis des distances entre lui et Ueno depuis quelques jours, histoire d'éviter d'attiser les soupçons sur sa "possible" appartenance a Meiji.

Son casque sur la tête, il roule pendant plusieurs minutes, tentant d'esquiver le trafique qui était plus qu’impraticable à cette heure-ci de la nuit. Les lumières déambulaient autour de lui comme des filaments de néons, il se passait quelque chose quand il roulait ainsi, à plus de cent à l'heure sur la route. Les pots d'échappement noient n'importe quels autres bruits environnant de la ville ; les vibrations du moteur rythment les battements du cœur, le champ de vision lui élimine tout immédiatement. Il n'est plus sur la route, il fait parti de la route ; tout le reste ne deviennent que des silhouettes en carton découpé qui se détruisent sur son passage ; tous les problèmes ne sont que du bruit qu'il laisse derrière lui... C'est ce que Crescendo croit quand il roule, quand il est sur sa bécane, il se sent totalement libre et à l'abri de n'importe quel danger.

Le voilà enfin à Ueno, après un long trajet qu'il n'a décidément pas vu passer. Après son affaire régler, il se rendrait au quartier général, histoire de voir l'état des lieux et surtout, de savoir s'il y avait du nouveau concernant la disparition de Délico. Le casque est retiré et laissé sur les poignets, le jeune homme s'avance capuche vissée sur la tête vers la ruelle qui l'intéressait. La caméra était en l'air et il lui faudrait se hisser jusqu'à elle ; c'était d'ailleurs son seul et unique problème ((malgré qu'il soit sportif, l'escalade n'a jamais été sa came.)) Grimpant à sa façon, Crescendo remarqua assez vite que les fils avaient été sectionnés et malheureusement pour lui, il n'avait pas le matériel adéquate pour la réparer au plus vite. Lâchant quelques jurons, il tente quand même une exploration un peu plus pousser ; cassé pour cassé, autant s'en servir pour voir de quoi elle était faite. Ce n'était pas un model des plus performants et justement, la caméra devait être considéré comme "peu nécessaire", alors pourquoi dépenser de l'argent inutilement pour un quartier en pente raide ? Soupir fugace qui devient un hoquet de surprise silencieux lorsqu'il entend la voix de quelqu'un derrière lui...

Il y a ses sens qui se mettent en éveil et son palpitant qui fulmine, cette intonation ne peut appartenir qu'à un flic, Crescendo en est persuadé et même s'il est de dos, il s'imagine très bien la suite. Tu dois avoir la main sur ton flingue, prêt à dégainer un taser pour l'empêcher de t'échapper ; alors autant la jouer fine, ne pas faire le malin, mais tenter d'être le plus crédible possible. Se laissant glisser le long du lampadaire, Crescendo fous ses outils dans sa sacoche, se tournant alors avec nonchalance, son masque chirurgical et sa capuche toujours sur la gueule. « Je fais simplement ce que l'on m'a demandé de faire. Réparer cette caméra. Alors évitez de me tirer dessus, je le mérite pas. » Il lève les mains pour accentuer ses paroles, le regard un peu inquiet par cette idée. Pour jouer un rôle, Crescendo est très doué, cependant il ne se fait pas d'illusion, il va devoir tracer, courir ; car si t'es un bon flic, tu te rendra très vite compte de la supercherie. « Les câbles ont été sectionnés par quelque chose et je n'ai pas le matériel adéquat, je pense qu'il va falloir installer tout simplement une nouvelle caméra. »

La sueur froide, celle qui paralyse, elle glisse lentement le long de son échine, il avance cependant légèrement, les bras toujours en l'air... Il sait très bien Crescendo, qu'à part sa sacoche, il n'a pas véritablement la dégaine de l'emploi ; c'est bien beau de savoir toucher à tout, mais faut arriver à l'faire croire. Le voilà qui arrive à ta hauteur, la salive ne se produit pratiquement plus au fond de sa gorge... Il n'est pas serein, pas des masses. Lui qui fait normalement bien attention, se faisait pour la première fois surprendre. Voilà pourquoi le jeune homme sortait rarement en ville, pour éviter ce genre de désagrément à la con ; la prochaine fois, il enverrait quelqu'un faire son sale boulot. « Bref, j'dois y aller si vous me le permettez. » Ton assuré, démarche droite, le jeune homme avance vers la sortie de la ruelle un peu trop sombre. Il le sent, il le sait, ça ne va pas s'arrêter là, très clairement pas.

Alors désolé d'avance pour le rp qui est pas top et pour l'attente ; hésite pas si un truc ne te va pas, des bisous ♥︎♥︎♥︎

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- music -

À l’affût du moindre mouvement. Du moindre geste, trop brusque ou menaçant. Il fallait rester sur ses gardes, parce que les gens n'avaient pas grand chose à perdre ici. Rien n'est plus dangereux qu'un homme acculé, au pied du mur sans avoir quelque chose à regretter. Tout pouvait s'embraser si vite qu'il fallait mesurer chaque mot, chaque geste. J'approchais un pas après l'autre, le laissant descendre de son perchoir docilement en levant les mains sous des justification presque crédibles.
Lui tirer dessus.
L'idée ne m'avait pas encore traversé l'esprit, pourtant c'est ce qu'il semblait craindre, à croire qu'il s'y attendait presque. Mais c'est peut être ce qui se passe dans les ombres de ces rues. Une violence éclaire. Elle frappe, elle disparaît. Mais j'étais là simplement pour les ordres. Rien de plus. Ce garçon n'avait rien à craindre s'il n'avait rien à se reproché, c'est sûrement là le problème.
Il approchait encore, un masque sur le nez et les mains toujours en l'air. Je pris quelques secondes pour jauger de la crédibilité de ses dires. La caméra était effectivement en panne.. et à moins d'être un très mauvais vandale il n'aurait pas mis une heure et demis à couper trois câbles ou noircir un objectif.. Ce n'était probablement pas lui le coupable sur ce point là c'était presque une certitude. Pourtant il trafiquait bien quelque chose.
Il approche toujours sous mon œil méfiant.
Peut être qu'il disait la vérité, pourtant, quelque chose ne collait pas vraiment au tableau. Plusieurs détails peut être un peu trop flagrants. Pourquoi n'avait il pas d'uniforme ? Et qu'est ce que c'est que ces cheveux.. Décoloré, mal coiffés, il avait plus l'air d'un de ces jeunes qui se fait trop remarqué.s Une simple sacoche en guise de trousse à outils.. Mais peut être que c'était un apprenti ou un de ces employé mal formé qu'on embauchait pour les nuits. Innocent tant qu'on a pas prouvé le contraire..
En vérité le détail le plus surprenant n’avait rien à voir avec ses cheveux ou le reste. Non. Le plus étrange c'était la rapidité qu'avait mis le service de réparation à envoyer quelqu'un sur place. Moins d'une heure après qu'on ai remarqué le problème..
Eux pour il fallait plus d'une demie journée pour rappliquer au bon endroit.. Voir un employé sur place aussi rapidement était de loin le truc le plus suspect.
Il arrivait à ma hauteur. Pas rassuré. Peut être un peu trop inquiet, mais j'étais toujours prêt à lui laisser une chance. Une seule. Même s'il essayait de se défiler. S'en aller comme si de rien était. Y'en a qui doutaient de rien c'était presque admirable.

« Restez là. Montrez moi votre badge... »

Le ton était ferme. Peut être un peu trop, mais si j'étais prêt à lui laisser le bénéfice du doute, il n'était pas question de le laisser s'en aller aussi facilement. Il avait déjà pris la direction opposé vers le bout de la ruelle, prêt à partir. S’enfuir. Clairement. Je crois que c'était le mot. Quelques pas me séparaient de lui. Trois enjambés tout au plus et ma main se posa sur son épaule pour l’empêcher d'aller plus loin.
Qu'il reste là comme je l'avais demandé.
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