doux malaise ; ft. Chaton
Dystopie
doux malaise ; ft. Chaton 1503175769-2017-08-19-22h49-10
FT : Genos - One Punch Man.
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Le brouhaha. Le bruit confus des conversations échangés, des futilités et des pas bien trop pressés. Qu'en est-il du calme, de la sérénité ? Oh, bien des fois j'ai cherché. Jamais je n'ai trouvé. Le soldat se promène, le soldat se morfond, il accepte sa condition. Si le métier d'un représentant de la loi est de faire acte de présence, alors soit. Peut-être le soldat allait il dissuader un ou deux délits. Peut-être que ses yeux seraient un avertissement suffisant, son corps une punition effrayante. Mais qu'en est-il du calme, de la sérénité ?

Etat policier. Il ne l'est pas encore mais, il va le devenir. Les rues sont aux brigands, aux barbares, aux mafieux. Et dans cette ville répugnante ils vivent en plein jour, alors que les honnêtes citoyens vivent dans le lugubre et la peur d'une pièce trop petite pour eux, à l'abri du regard des gros pontes que sont les malfrats. Le système est décadent, il en est le juge. Le système est écrasant, il en est la preuve. Le système est effrayant, il en est l'acteur. Bien souvent, le gouvernement est remis en cause. Le coupable est il le marchant de pomme avec un lot de fruits pourris dans son étalage ou alors le problème ne serait pas tout simplement les fruits avariés ? Et pourquoi cesseraient elles d'exister, ces pommes pourries. Pourquoi cesseraient elles d'exister alors qu'on les consomment en grande quantité. On se plaint du goût mais ne sommes nous pas les premiers à tolérer leur existence ? Pas ici, pas maintenant, pas en sa présence. Le mal est une gangrène qui se doit d'être étouffée, dissimulée, annihilée. Ne survivra ni participant à ce jeu morbide, ni spectateurs. Les spectateurs.

Bien plus que les victimes mais toujours moins que les acteurs, les médias sont ceux qui vont repérer la pomme pourrie de l'étalage et l'utiliser pour faire du profit à l'insu du vendeur. Ils se nourrissent de la crasse ambiante, des odeurs fortes et vivent dans le luxe et l’opulence. Jamais ils n'agissent, ils constatent. Ô journaliste véreux à l'affût du moindre scoop, à la recherche d'une trace de papier sur laquelle écrire vos effroyables sornettes et vos calomnies. Vous bâtissez votre empire sur une montagne de cadavre et peu importe de quel camps sortira le vainqueur, vous serez le véritable gagnant. Mais tout ceci est un mal nécessaire. Plutôt que s'attaquer à la créature, il faut s'attaquer au créateur. Et le créateur de ce mouvement pervers et voyeuriste que sont les médias, ce sont bien les gangs eux-même. Sans eux, le gouvernement n'aurait pas à être remis en cause. Sans révolution, sans motivation, pas de rébellion. Et la rébellion devait être écrasée par tous les moyens possible. Les instigateurs seront muselés, les traîtres seront enfermés et les criminels seront exécuté.

Car si le soldat avait bien apprit quelque chose lors de son voyage au sein d'une organisation de mercenaires, c'est combien il est facile de transformer la vie en un jeu sordide. En réponse à cet effluve de pensées malsaines ne subsistait qu'un long soupire s'évadant des lèvres entrouvertes du lieutenant du Shinsengumi. Car malgré toutes les intentions qu'il dissimulait en lui comme un odieux secret, il était impuissant parmi toute cette foule. Un esprit parmi tant d'autres qui n'avait pour lui qu'un grade suffisamment élevé pour l'autoriser à porter tout son attirail militaire. Vêtu d'une chemise banche et d'un pantalon noir remonté par des bretelles, il conservait toujours toutefois une tenue de combat moulante à son corps, à l'abri sous ses vêtements. Il n'y a rien de pire qu'un soldat qui s'ennuie en temps de paix, c'est un fait. Mais un soldat qui s'ennuie en temps de guerre est-il vraiment d'un meilleur attrait ? Ses pensées se stoppèrent net quand l'improbable se produisit, quelqu'un s'approche afin de s'adresser à la personne certainement la plus antipathique qu'on pouvait trouver dans les rues de cette capitale. Pour ne pas ajouter un problème tout aussi grave que l'inattendu  que représentait la discussion sur le point d'être entamé, il fallait que l'actrice principale de la conversation soit une femme au physique somme toute plutôt agréable. De quoi ajouter une couche de malaise supplémentaire sur les épaules du blondinet.

Afin d'échapper à cette situation, il s'enferma dans un mutisme pesant, faisant mine de l'ignorer. Et s'il avait su.

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Doux Malaise
CHATON & DYSTOPIE

Cela faisait déjà un moment que le QG n'était que ruines. Plus aucun repère, plus de deuxième maison, rien, si ce n'est un tas de cendres, encore rougeoyantes. La silhouette frêle assise devant ton pc ne s'en remettait pas. Elle tapait des mots, des phrases, et autres paragraphes, livide, morne, en s'arrêtant parfois, se recroquevillant sur sa chaise, pour penser. Rêvasser. Et si tout ça n'était que le mauvais rêve dont elle allait se réveiller ? Elle soupira, un énième frisson ébranla son corps, encore bleui par endroit, elle ferma les yeux et tenta d'oublier. Oublier ? Mais oublier quoi ? Qu'elle avait failli y passer ? Qu'elle en voulait à la terre entière pour avoir fait naître des êtres capables de venir briser des vies innocentes, qui n'avaient rien à voir avec les gangs ? Peut-être bien. Ou peut-être que ce n'était pas l'oubli qui était visé, non, plutôt la hargne, celle qui ferait qu'elle publierait cet article enflammé, que la communauté lectrice sur le web partagerait encore, et pour lequel elle serait insultée, par plus d'un. Elle rouvrit les yeux, dans cette chemise trop grande qu'elle avait gardé d'un coup d'un soir trop pressé pour prendre garde à ses affaires. Elle posa la partie brune de sa cigarette entre ses lèvres, ses dents blanches malgré l'excès de tabac tenant le cylindre toxique droit, alors que ses doigts, ces longs doigts blancs comme du lait, appuyèrent sur la détente, créant cette flamme salvatrice qui enflamma la gorge de la demoiselle. Elle expira d'aise. La nicotine fit son effet, après avoir fumé, elle se sentait mieux. Beaucoup mieux. Elle se redressa, s'installant face au MacBook trônant sur son bureau, et commença à écrire.

Elle appuya enfin sur enter, après de longues minutes, peut-être heures ? à écrire son article, dénonciateur, enflammé, salvateur. Elle regarda l'heure puis la pénombre dehors. Il était tant de quitter son monde, pour retomber dans l'autre. C'était ainsi qu'allait sa vie, le jour était rempli de cliquetis d'ordinateur, la nuit, de cliquetis de... de cliquetis. Elle s'étira longuement, se jurant un énième fois de vider le cendrier beaucoup trop plein, je détestant pour avoir encore intoxiqué son corps pourtant si précieux. Il fallait bien mourir de quelque chose, cette phrase était toujours là, omniprésente dans son crâne endolori par trop de proses posées sur une feuille blanche, fictive. La créature digne des plus sombres mythologies se mis en marche. L'eau ruissela sur sa peau blanchâtre, presque bleutée, le savon aussi. Ses cheveux frisèrent sous l'humidité, elle avait décidé de les garder ainsi, créant un carré plus court et plus déstructure encore, elle sourit. Sur son corps nu, charnu, et pourtant si maigre, le tissu qui la couvrit se fit caressant, langoureux. Elle serra les lacets de ce corset, couvrant l'entièreté de son intimité basse, tout en mettant en avant la haute. Vivement, fortement, d'un seul geste. Lorsque, enfin sa tenue de travail fut en place, elle traça cette ligne goudronneuse sur sa paupière, avant de noircir encore un peu son regard d'une couche de mascara. Ses pupilles lilas, si claires, si ternes, prenaient toute leur capacité à magnétiser les personne, elle appliqua le rouge sur ses lèvres pulpeuses, terminant de créer le prédateur qu'elle était. Nocturne, secrète, fatale. Ses collants couture cassait l'aspect simple de ses longues jambes, dictant la ligne directrice de sa silhouette, chemin d'accès à ce secret bien trop souvent partagé.

Elle glissa ses pieds dans ses escarpins, pièce maîtresse de sa tenue d'apparat. Cerise sur le gâteau. Perfection. La noirceur contrastant avec la pureté de sa peau, dont elle avait pris soin de cacher les séquelles. Son corps était comme neuf. En surface. la clef tourna, elle la rangea dans sa cachette habituelle. Pas besoin de sac, quand on se prépare à laisser parler son corps pendant toute une soirée, une nuit, et celles d'après, tout comme celles d'avant. Lorsqu'elle arriva à Shibuya-Crossing, une vague d'agitation était déjà en préparation. Elle inclina la tête, intriguée. Le félin qu'elle était se rapprocha d'une "collègue". Comme seule réponse, elle lui pointa la tête blonde qui était là, chemise, bretelles, planté au milieu de la foule. Elle sentit sa curiosité la piquer au vif. Elle esquissa un sourire joueur, que ses consoeurs reconnaissaient. Elles avaient toutes plus ou moins des informations sur le morceau de viande qui venait de pénétrer dans la fosse aux lions. Elle savait pratiquement tout, une fois tout mis bout à bout. Militaire, enfin non. Shinsengumi, qui tente de cacher son penchant pour les corps faits de chairs, chauds, et volontiers à son service. C'est qu'il essayait de faire profil bas, ces derniers temps, et pour sûr, il était parmi les plus chastes choses qui puissent former les rangs de la police japonaise. Elle nota le tout dans ce carnet secret qu'était l'incompréhension du cerveau humain. Et, d'un pas décidé, s'engagea vers l'inconnu.

Elle se glissa le long de cette silhouette, svelte, respirant l'envie d'action, ses talons claquant sur le sol pour signifier sa présence. Ce serait idiot de se prendre un coup, après tout cela. Elle afficha son sourire le plus beau, celui qui adoucissait la plupart des hommes. Même Karas y avait le droit. Sauf qu'ici, il était tout ce qu'il y avait de plus faux. Doré, désirable, enchanteur. La partie ne faisait que commencer.

♣️ Excusez moi, sans vouloir remettre en doute votre respect, vous me semblez bien perdu, dans toute cette masse. Est-ce que par hasard je pourrais vous être utile ?

Deux sens de lectures, à disposition de ce que quémandais son futur interlocuteur. Oh, évidemment qu'elle savait que la prostitution était illégale. Mais avec son passé, ce cher oisillon était tombé dans les anneaux d'un boa. Et pas des moindres. Elle sourit, attentive, sensuelle. Elle.



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Une voix suave, sensuelle. Elle faisait en sorte d'utiliser son charme et c'était une bonne stratégie pour aborder un inconnue. Même si dans son cas, la stratégie se serait plus voulue du domaine du commercial. Les yeux atypiques du soldat se déplacèrent en direction de la femme qui s'était adressée à lui, conscient que l'ignorer n'aurait pas un effet salvateur pour sa personne. Les prostituées étaient légion dans cette ville, si bien que le lieutenant du Shinsengumi avait depuis longtemps cessé de faire la guerre au plus vieux métier du monde. Et qui n'avait jamais déboursé une somme pour finir sa nuit dans les bras chaleureux d'une femme et échapper à la solitude ? C'était même habituel, pour les soldats et les mercenaires. C'est donc avec un regard sans le moindre jugement qu'il fixait l'intruse. Elle n'avait pas l'air agressive mais, sa manière de s'adresser à lui laissait entendre deux choses : soit elle voulait plus qu'un client, soit elle en savait plus que si elle s'adressait à un client. Avait-il été reconnu ? Et si c'est le cas, pour quelle raison avait-il été reconnu ?

Bien que la distance entre eux se voulait plutôt réduite, il n'en restait pas moins impassible au moment de lui répondre.

- « N'importe qui pourrait se perdre dans cette masse, en effet. Mais ce n'est pas mon cas. Je suis ici par simple vigilance. Quant à vous, vous devriez certainement faire attention à qui vous proposez vos services. Une chemise et des bretelles ne font pas de moi quelqu'un de respectable pour autant. »

Il avait prononcé ces mots sans véritable double sens, il pensait sincèrement que la sécurité de n'importe qui prévoyant sur le métier qu'ils pratiquaient, quand bien même ils pouvaient être des prostituées ou des médecins. Dystopie croit en une justice forte et au service du peuple, peu importe le milieu de ces gens ou les activités qu'ils pratiquaient. Ou alors peut-être était-il simplement plus indulgent en raison de son passif avec les femmes de ce milieu, qui sait. D'un geste rapide de la tête et en direction de l'interlocutrice à l'allure gracieuse, il reprit.

- « Ou alors vous savez à qui vous vous adressez et si c'est le cas, j'ai deux questions : que voulez-vous et êtes-vous bien sûr de vouloir vous rendre sur ce terrain glissant ? »

Méfiance. Comme dans n'importe quel combat, il ne faut jamais baisser sa garde. Son regard voyageait sur le physique de la jeune femme pour essayer de se faire une idée de la personne à qui il avait affaire. Elle n'avait pas l'air de vouloir lui porter quelconque préjudice, toutefois le démon se cachait parfois dans un corps d'agneau.  

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- « N'importe qui pourrait se perdre dans cette masse, en effet. Mais ce n'est pas mon cas. Je suis ici par simple vigilance. Quant à vous, vous devriez certainement faire attention à qui vous proposez vos services. Une chemise et des bretelles ne font pas de moi quelqu'un de respectable pour autant. »

Elle sourit, plissa les yeux, passa une main dans sa chevelure. Elle sentait, sentait qu'elle dominait l'échange, qu'il était plus que mal à l'aise, et que si elle s'y prenait bien, la conversation lui serait favorable. Elle frémit légèrement en se retrouvant devant ses yeux atypiques. Un style qui détonnait avec le reste de son ensemble, elle appréciait plutôt bien, cela donnait une touche nouvelle au tableau qu'il lui présentait. Elle prit une voix voilée, celle qu'elle donnait aux personnes à qui elle devait théoriquement du respect, mais qui, pour elle, était toute autre.

♣️ Oh, c'est bien aimable à vous de vous soucier de mon intégrité, mais je pense que si tous mes clients étaient des gens respectables, ce métier n'aurait jamais existé, voyez-vous...

Elle se faisait mielleuse, aimable, douce, elle paraissait très accessible et charmante, sous cet angle de vue, cependant, il fallait s'en douter, elle n'était que mystère et complots, une orbe sombre parmi la galaxie d'étoiles, ceinture d'astéroïde. Elle retint un ricanement en voyant le shinsengumi faire des allers et venus entre ses yeux et le reste de son corps,.

♣️ Mais c'est vrai qu'avec toutes ces affaires de gangs, vous êtes d'une grande aide, vraiment, il faudrait plus de personnes attentionnées et vigilantes que vous, les rues seraient beaucoup plus sûres, avec tous ces mafieux qui grouillent partout... Ca m'en donne des frissons vous n'imaginez pas.

Pour illustrer, son corps s'ébranla d'un des phénomènes décrits. Elle croisa ses bras sous sa poitrine comme pour se réchauffer, continuant d'exhiber ses formes chaudes et presque maternelles.

- « Ou alors vous savez à qui vous vous adressez et si c'est le cas, j'ai deux questions : que voulez-vous et êtes-vous bien sûr de vouloir vous rendre sur ce terrain glissant ? »

Elle fit les yeux ronds, comme l'incrédule qu'elle simulait, se demandant ce qu'il pouvait bien évoquer. Elle n'allait pas lui cacher qu'elle savait qui il était, sinon il ne lui mangerait jamais dans la main. Elle posa une main sur son coeur. Enfin non, elle la posa sensuellement contre son sein, feignant l'indignation.

♣️ Oh, monsieur, vous savez, je fais partie de ces dames qui vendent leur corps, comment pourrais-je avoir un seul jugement sur votre personne ? Et si vous saviez, que de bonnes choses ont été dites sur votre cas, vous avez maintenu des vies grâce à votre condition d'être humain, vous savez, personne ici ne vous en blâmera. Mieux encore, vous venez protéger et sauver la population, qui oserait vous faire des reproches ?

Doucereuse, magnifique, elle jouait parfaitement le rôle qui lui avait été assigné. Continuer de caresser l'animal dans le sens du poil, toujours, polir, polir, enduire de cire, ce lien étrange que ces deux antinomiques étaient entrain d'attiser, de tisser, de nouer fortement autour de leurs gorges. Dangereux le double jeu, mais la créature de la nuit continua de sourire, son regard continua de briller d'admiration, et non de désir sexuel, pour la grande créature blonde qui lui tenait tête. Elle reprit :

♣️ J'aimerais tellement pouvoir me rendre utile, autant que vous le faites tous les jours, vous n'auriez pas une idée ? C'est vraiment fascinant de voir le dévouement du shinsengumi dans nos rues, vous savez.

Ses cils papillonnèrent, quémandant, suppliant, adoucissant l'être presque inhumain qui lui faisait face. Elle sourit tendrement, laissant ses intérêts enfouis dans un endroit que même un homme ne saurait fouiller.
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Une comédie grandiloquente, un acte pompeux. Elle faisait preuve d'un certain talent en ce qui concernait les mouvements de son corps, en revanche, ses paroles sonnaient creux. Ajouter trop de douceurs à des paroles ne pouvaient que ses propos encore plus faux. Elle jouait et semblait même y prendre un plaisir non dissimulé, tant ses yeux communiquaient. Mais de tout ça, le soldat s'en moque. Elle pouvait s'amuser à se jouer de lui, il était intrigué. Intrigué par deux interrogations : pourquoi lui et que voulait-elle ? Certes, le prestige du rang lui valait souvent ce genre d'approche, toutefois il ne se montrait pas pour autant accueillant. Comment pouvait-elle estimer qu'il serait une proie facile ? Peut-être savait elle des choses qu'il ignorait ou bien était-ce simplement par amour du jeu, il n'en savait que trop peu. D'un mouvement rapide de la main, il fit mine de balayer le ton mielleux qu'elle essayait de prendre avec lui. Il n'était peut-être pas l'homme le plus perspicace sur terre mais, il n'était pas sot pour autant. Et ce genre de technique ne marchait pas sur lui, probablement.

Après avoir analysé son interlocutrice sous tous les angles, aussi bien dans ses dires que dans ses actions, il prit une décision. Elle souhaitait jouer ? Très bien, il ferait en sorte de lui offrir cette petite partie d'échec qu'elle désirait tant. Curieux de voir jusqu'où tout ceci pourrait l'amener et surtout par ennuie, peut-être même qu'il obtiendrait auprès de la fille de joie quelques informations concernant la gangrène de cette ville pitoyable. Son regard était ferme, même s'il était intérieurement déstabilisé par son attitude désinvolte. Il prit la parole, d'un voix calme et froide qui ne se montrait pourtant pas plus agressive qu'à l'accoutumé.

- « Si vous souhaitez tant que ça aider les gardiens de la justice, il vous suffit de vous rendre dans un de nos bureaux pour partager toutes les informations que vous avez pu obtenir via votre travail. On raconte que les hommes parlent beaucoup, sur un oreiller. Cela fait sûrement de vous une source intarissable d'informations, n'est-ce pas ? »

Conservant sa stature droite et les bras croisé, il entreprit de toiser du regard son interlocutrice pour voir si elle était, elle aussi, propice à céder à la provocation. Mais elle semblait s'y connaitre, en manipulation. Il se pouvait même que son acting peut-être un peu trop évident n'était rien d'autre qu'une mascarade afin de passer sous silence des ambitions plus funestes. Il devait se méfier et pourtant, il était sûrement déjà pris dans la toile. Pourquoi cela ? Car, quand bien même il était tout à fait capable de mettre fin à la conversation, il n'en ressentait présentement pas l'envie. La curiosité était le premier signe d'une défaite cuisante.

Il était attaqué sur un terrain qu'il connaissait trop peu, lui, l'habitué du physique. Non pas qu'il était stupide, bien au contraire. Mais son manque de lien sociaux avaient préservé une innocence chez lui dont la barrière de la méfiance ne saurait freiner les envies. Il reprit.

- « Toutefois, si vous venez me trouver tout en connaissant mon identité, j'imagine que c'est un premier pas vers une collaboration. Si vous avez quelque chose à dire, allez y. Vous avez mon attention. Mais vous n'obtiendrez rien de moi, soyez en sûre. »

Courtois et incisif.
 

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