Lost × Dystopie [END]
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Inhabituelles inquiétudes. Ton monde tourne autour de plusieurs choses. L'argent, le sexe et la famille. Sauf que ces temps-ci il te manque un point essentiel. Hideo, le frère que tu aimes tant ne te contacte plus. Tu as beau laisser des messages et l'appeler, toujours pas de réponses. Comme s'il avait disparu lui aussi. Comme lorsque vos parents vous ont laissé derrière eux.

Colère, tristesse, rage. Tu ne sais plus ce que tu dois éprouver. C'est pour ça que tu ne te trouves pas dans ton quartier habituel. Il est tard et pourtant tu es partie à sa recherche. Tu te doutes que s'il ne veut plus te voir, tu ne le retrouveras pas. Il est trop intelligent pour ça. Tes doigts tremblants viennent essuyer d'un geste rageur les larmes qui perlent aux coins de tes yeux. Pas question de te laisser aller. Pas tout de suite en tout cas. Alors même si tu n'as pas une seule chance de tomber sur lui, tu essaies.

« Merde Hideo qu'est ce que tu fous. »

C'est surtout parce que tu ne comprends pas. Il n'a pas laissé un seul mot. Qu'est ce que tu aurais pu faire pour le mettre dans un tel état ? L'histoire avec Raven t'a déjà bien touchée, et maintenant ton petit frère à qui tu racontes tout n'est plus là. A qui tu vas bien pouvoir parler de tes malheurs à présent ?

Et s'il était mort ?

Cette question tourne en boucle dans ta tête. On sait tous que parfois dans les gangs, il suffit d'une demi seconde pour perdre la vie. Même pour les bons citoyens. Ils n'ont qu'à se faire renverser par un connard bourré et c'est fini. Vous êtes tous si fragiles, tu le sais bien.

Tes pas rageurs ne font aucun cas dans la délicatesse. Le bruit se répercute dans la ruelle sombre à ta droite, te faisant frissonner. Heureusement que tu as un bon sens de l'orientation sinon tu te serais déjà perdue depuis belle lurette. Tu sais que tu n'es plus très loin de là où il vit. Il est très tard, mais avec le boucan que tu vas faire, il n'aura d'autre choix que de t'ouvrir. Ou alors tu n'y arriveras pas, coincée par un oméga et sa clique, ayant reconnu ton appartenance à Exodus. Tu accélères le pas, cette fois-ci en essayant de faire moins de bruit. Tu passes une main sur ta nuque pour essuyer la sueur qui poisse la racine de tes cheveux. Quelle sensation désagréable.

Tes dents s'entrechoquent lorsque tu sursautes en entendant un bruit, plus loin devant toi. Tu tournes dans une autre rue, priant pour ne tomber sur personne. T'es pas comme ça d'habitude. Tu as la trouille. Tu te rassure en te disant que c'est la faute d'Hideo. Que tes ressentis sont à fleurs de peau à cause de tes règles. Tu préfères te dire que ce sont les hormones et que t'es pas une fillette.

Si seulement t'avais fais attention. T'es pas toute seule Kaya. On te suit depuis Shibuya.
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La chasse est la traque d'animaux dans le but de les capturer ou de les abattre, les manger ou les détruire. Quand la chasse est soumise à une réglementation, la pratique de la chasse en dehors de son cadre légal est appelée braconnage. La cynégétique est l'art de la chasse. Le mot chasse peut ou pouvait aussi désigner des terrains de chasse.

Les humains sont des créatures complexe. Ils mangent plus qu'à raison pendant que d'autres crèvent de faim. Il font leurs besoin dans de l'eau potable pendant que des pays dépérissent par la sécheresse. Le comportement des humains, même s'il tend à s'éloigner de plus en plus des animaux avec la perte progressive de nos instincts au profit d'une société complètement informatisée, se base toutefois toujours sur les mêmes principes fondamentaux. La quête de l'amour, la quête du pouvoir et la soif de sang. L'amour distille l'espoir dans l'esprit des Hommes. Le pouvoir suscite l'envie et la fierté. Et la soif de sang nous pousse à la barbarie, au massacre, à la chasse.

Qu'est-ce que la chasse sinon la quintessence même de l'esprit humain ? Cet art requière tout ce qui fait de l'Homme moderne ce qu'il est : s'adapter, évoluer, se cacher, saisir sa chance. Et humain, la Dystopie l'est plus que n'importe qui. Lui qui n'a toujours  vécu que pour ses instincts, ses sens étaient en éveil. Parce qu'il faisait ce qu'il savait faire de mieux avec le meurtre : apprendre. Il observait, il s'abreuvait, il était patient. Suffisamment patient pour observer la même personne pendant plusieurs jours, toujours dans une discrétion côtoyant le lugubre et le malsain. Vous savez ce qui peut trahir même le plus organisé des criminels ? Ce sont les habitudes. Ces petits moments que l'ont s'accorde, le schéma sur lequel tout un chacun établit sa vie. Du shopping aux envies les plus perverses. Et c'est ça qu'il apprenait : les  habitudes. Identifier les habitudes d'un individu, c'est s’introduire dans son esprit, dans sa vie. Quel comportement adopte un être humain lorsqu'il est en colère, lorsqu'il est triste, lorsqu'il est joyeux ? Par quel moyen cherche il à apaiser son esprit ? Et avec ça vient le moment pour le frapper : celui où il est le plus vulnérable.

Chevelure  écarlate, job nocturne, sourire sincère, joie de vivre. Tous ces éléments faisaient de sa proie ce qu'elle est. Et s'attaquer à quelqu'un, aussi faible soit il physiquement, c'est se mettre en  danger. Prendre un risque. Un risque que le soldat ne prenait pas. Il ne frappe que pour gagner et se repaître de sa victoire comme un animal sur une carcasse fraîche. Les membres des gangs n'étaient pas stupide et ils avaient quelque chose de propre à une organisation contre la loi : une unité. Ils étaient tous une grande famille du crime. Ils vivent ensemble, ils pleurent ensemble et ils essuient les pertes ensemble. Une force qui rend un gang si difficile à infiltrer, si difficile à détruire. Mais c'est le problème dans les meilleures formations. Si l'extérieur est impénétrable et capable de résister à n'importe quel siège, l'intérieure même de la structure se trouve parfois tout aussi molle que l'intérieur d'un corps humain. C'est ça, le plus important, lorsqu'on s'attaque à un géant : le rendre vulnérable, semer le trouble, le doute, la trahison. C'est ainsi que Troie fut prise, de l'intérieur.

Et elle serait ce maillon faible qui lui permettrait de s'infiltrer dans un gang. Peut-être la faute à pas de chance ou des informations qu'il avait réussi à obtenir en abusant de sa position, à l'instant où il avait posé les yeux sur elle, s'en était fini. Et cette longue observation arriva finalement à son terme lorsqu'au bout de plusieurs jours elle se décida à s'aventurer plus loin que les quartiers qu'elle fréquente habituellement. Maintenant hors de sa zone de confort, elle devenait une proie facile, car la fuite n'était plus une option. Il filait discrètement la jeune femme, comme il avait apprit à le faire lorsqu'il était encore un mercenaire sanglant. Aujourd'hui, le meurtre n'était pas une option. Pas encore. Et si d'habitude il éprouvait le plus grand des mal à s'exprimer avec un autre être humain, ces moments étaient spéciaux. Sa mission le transcendait. Il devenait quelqu'un d'autre, quelque chose d'autre. Une machine. Et vint finalement le moment où elle fut prise au piège de sa propre terreur. Elle tourne dans la mauvaise rue. L'étau se resserre. Et il fait brusquement son apparition. Dystopie. Sans plus attendre, sa voix résonna contre les murs pour se poser lourdement sur la jeune femme à la chevelure flamboyante, alors qu'il énumérait machinalement les informations qu'il avait déjà en sa possession pour lui faire comprendre que cette rencontre n'avait rien d'un hasard. Et pour ça, pas besoin de notes. Il s'en était imprégné.  

- « Kaya Nakamura, vingt-quatre ans, un mètre soixante-dix pour un poids se situant approximativement entre cinquante-quatre et cinquante-six kilos. Vous pratiquez la prostitution et entretenez des rapports avec un des gangs de la capitale. A en juger par votre activité professionnelle mon choix se porterai sur Exodus. Vous avez aussi un frère. Je pourrais aussi m'amuser à ressasser vos activités des quatre derniers jours cependant tout ceci serait contre-productif, je pense que vous avez compris le message. Je connais tout, de votre situation financière à votre situation familiale jusqu'au nom des clients avec lesquels vous entretenez des rapports sexuel rémunéré. »
dit-il en se raclant la gorge après cette longue tirade.

Bien entendu, il n'en savait pas autant qu'il voulait lui faire croire. A dire vrai, sa situation familiale était un véritable mystère à ses yeux. Il s'était contenté de lire des rapports à son sujet ainsi que sa fiche d'état civil, le reste n'était que le fruit d'une longue observation pendant ces derniers jours. Lui laissant un petit moment pour digérer les informations qu'elle venait de recevoir, il entreprit de saisir le poignard de survie rangé dans un étui sur sa cuisse droite qu'il agrippa fermement après un rapide jongle entre ses doigts. Dirigeant la lame de manière menaçante dans sa direction, il reprit toujours sur ce ton si stoïque qu'il en était presque robotique.

- « Je suis un lieutenant du Shinsengumi et j'aimerais m'entretenir avec vous au sujet de vos activités. Dans la mesure du possible et afin de ne pas limiter le champs de nos discussions, j'aimerais converser avec vous ici-même. Si vous n'y voyez pas d'inconvénient, je vous invite à vous retourner et à poser vos mains contre le mur. Vous avez aussi la possibilité de prendre la fuite, en espérant que cette rue ne se termine pas sur un cul-de-sac. Bien que la différence athlétique entre nous me permettrait probablement de vous rattraper sans trop de problèmes, je ne vous empêcherait pas de prendre ce pari. Sachez toutefois que je suis plutôt tendu à l'idée même d'avoir une conversation avec vous et, de ce fait, ne ménagerais pas mes efforts pour vous rendre plus coopérative. En signe d'approbation, tournez vous lentement comme indiqué auparavant. »


Un parfait chasseur. Mais un bien piètre être humain.

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Tu as cette impression désagréable qui te suit depuis que tes dents se sont rencontrées pour s'entrechoquer. Ta langue passe entre elles comme si tu pouvais faire passer cette douleur. Heureusement que tu ne l'y a pas laissée, sinon tu en aurais mordu ta langue. Un homme te surprend, apparaissant derrière toi tel un fantôme. Tu as juste le temps de te retourner et il n'attend pas que ton cœur se calme pour s'adresser à toi : ton prénom, ton âge, ta taille et bien plus encore. Il te lance des informations sur toi, il en sait beaucoup trop. Plus il avance dans sa tirade, plus ton nœud sinusal s'excite. Parfois tu as l'impression qu'il manque un battement ou que tout ceci est un cauchemar. Pourtant tes émotions sont bien trop fortes pour que tu sois juste endormie. Trop de peur.

Lorsqu'il fait une pause, tes muscles se tendent, prête à fuir. Pourtant, la biche que tu es observe ses gestes. Ton regard capte la faible lumière qui se reflète sur une lame, te coupant l'envie de courir. Ton ventre se tord, ton visage se ferme. Que tu veut-il ? Te tuer ? Ou c'est simplement pour te menacer ? Tu ne tardes pas à le savoir.

Figée au milieu de la ruelle, tes poings se serrent et se desserrent alors que tu essaie de trouver une alternative à ta situation désespérée. Fuir te semble perdu d'avance, même si tu es en bonne condition physique, il semble pas mal non plus. Tu le crois sur ce point. Alors tu décides tout simplement de lui faire face.

« Vous êtes un admirateur secret ? Vous n'avez pas besoin de me pointer avec ce truc vous savez ? Il suffit simplement de me demander et de me payer. Ensuite si votre délire c'est la rue et par derrière ... Qu'importe. »

Tu as beau jouer à la plus maline, ta voix est froide mais ne tremble pas. Pas pour l'instant. Sauf que tu n'es pas si bête. Tu sais de quoi le Shinsengumi est capable. Le souvenir d'être coincée sous plusieurs hommes te fait frissonner. Hors de question que cela recommence.

« Et puis vous pensez vraiment que me tourner pour discuter est une bonne solution, personnellement, je préfère papoter devant un verre. Alcool, café ... Ce genre de choses quoi. »

Tu essaies de lui faire comprendre que tu ne te tourneras pas. Ceci dit, tu n'as toujours pas pris tes jambes à ton cou, ce qui est un bon point. Tu ne vois pas bien son visage, il fait beaucoup trop sombre pour ça. Et pourtant tu te dis que si vous vous étiez rencontrés autre part, tu aurais pu le trouver à ton goût.

« Franchement, vous avez vu l'état de crasse de ce mur ? Où est-ce que je pourrais m'essuyer les mains ensuite ? »

Tu as le doigt pointé vers le-dit mur et tu as réussi à te créer un masque de dégoût malgré la peur. De toute façon tu sais déjà comment réagir s'il s'approche trop de toi avec son couteau. Tu cours, tu cherches pas à te sauver les miches en discutant. Tu prends tes jambes à ton cou et tu pries pour, comme il l'a si bien dit, que ce ne soit pas un cul-de-sac. Si jamais c'en est un ... T'as plus qu'à lui demander pardon en te tournant et posant tes mains tramblantes sur une poubelle s'il le faut.

T'imagines déjà ton corps démembré, tes organes vendus aux plus offrants. Un violent frisson remonte le long de ta colonne vertébrale. C'était vraiment une si bonne idée de le défier alors que tu n'es pas armée et lui si ? Pourquoi tu te sens toujours obligée d'avoir le dernier mot ?

Parce que je ne m'appellerais pas Kaya sinon.

T'es prête à accepter ton destin, la tête haute. Ouais enfin jusqu'à ce que tu te mettes à chialer.
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Le sarcasme était une manière habile de pousser en dérision une situation pénible. Et tout ces jeux, les traits d'esprit et les ambivalences n'ont jamais été au goût du chasseur. La discussion n'est qu'un prétexte, seul comptait l'objectif et son accomplissement. La violence n'est pas une solution mais une manière de dissuader la cible d'emprunter un comportement inattendu, une manière d'installer son contrôle sur la négociation. Et pour ce faire, distiller de la peur était le meilleur chemin à prendre. Prendre le risque de répondre à un homme armé et faisant clairement preuve d'une envie de se servir de ladite arme était un scénario qu'évitait la plupart des gens. Tous ? Visiblement, ce n'était pas le cas de Kaya Nakamura. Et c'était agaçant, aussi bien pour le chasseur que pour l'évolution des négociations. Peut-être ne voyait-elle pas Dystopie comme une véritable menace ? Une ombre lointaine, capable de s'évanouir à la moindre bourrasque suffisamment puissante pour chasser un mauvais esprit. Il lui fallait prendre une forme plus matérielle, plus physique, plus viscérale.

D'un rapide mouvement, il se propulsa en avant en profitant de la surprise de son action pour réduire considérablement la distance entre les deux protagonistes. Que pouvait dorénavant faire sa lame, maintenant qu'il n'était plus qu'à quelques mètres de la jeune femme aux cheveux de feu ? Toujours engouffré dans une angoissante neutralité, il sorti de son stoïcisme pesant pour répondre sans la moindre pointe d'humour.

- « Il existe différentes méthodes, pour les interrogatoire. La plus répandu dans mon cas est celle qu'on peut traduire comme une technique d'interrogatoire renforcée. Elle comprend ce qui concerne la torture mentale et physique. Nudité forcée, postures douloureuses et stressantes ou la privation de sommeil. Sans oublier la fameuse simulation de noyade. J'ai plein d'armes et croyez moi, je suis méticuleux. Ils terminent tous par craquer. Je sais prendre le temps. Je n'en tire aucun plaisir mais, encore une fois, ils craquent. Malheureusement ou heureusement pour vous, le temps est une denrée rare. Si bien que je me vois contraint d'employer une mesure plus rustique afin d'obtenir votre attention. Alors n'essayez pas de détourner votre peur à l'aide de stratagèmes futiles comme votre manière de vouloir provoquer l’embarras ou détourner le sujet de notre conversation. Si c'est votre peur qui vous dicte d'agir ainsi, écoutez votre cerveau qui vous invite à être coopérative avec la personne en possession d'une arme tranchante. »

Ces mots avaient tous été prononcé avec une articulation impeccable et sans aucun temps de réflexion. Le discours était rodé, franc et violent. Glenn ne souhaitait pas faire preuve de clémence et encore moins de patience avec ce qu'il considérait jusqu'ici comme le problème intrinsèque à la situation délicate du gouvernement. Et il ne serait pas pris pour un bouffon, encore moins pour un lâche. Lorsque le soldat prenait en main une arme, c'était pour s'en servir. Pour faire acte de bonne foi et toujours dans la surprise, le soldat s'approcha à nouveau de la criminelle jusqu'à poser délicatement la lame de son couteau sur sa cuisse. Toutefois, bien qu'il soit toujours en position de force, Dystopie ne pouvait qu'admirer le courage dont avait fait preuve la proie acculée jusqu'ici. Elle avait réfléchit avant d'agir et plutôt que de se livrer directement sous la menace, préféra une manière de négocier. Elle était probablement bien meilleure que lui pour les négociations et de ce fait, l'utilisation de la violence physique devait devenir sa préoccupation principale.

D'une pression très légère sur le manche du poignard de survie, la lame de ladite arme vint appuyer sur la peau douce de sa cuisse afin d'y imposer sa marque, une fine entaille suffisamment large pour laisser couler quelques goûts du liquide vital. Témoin d'une volonté, d'une idée : celle d'avoir recours au plus désagréable pour obtenir ce qu'il cherchait.

- « Si vous ne souhaitez pas vous tourner pour recevoir les menottes, soit. Vous ferez face à la menace vous-même et j'espère que vos traits d'esprit seront plus affûté que la lame d'un couteau en acier de carbone. Détrompez-vous cependant des intentions que vous souhaitez me prêter, je ne cherche absolument aucun contact charnel avec votre personne pas plus que je ne cherche l'envie de discuter avec vous de futilités autour d'un verre et dans un cadre cossu. Nous allons négocier une association entre nos deux personnes et si jamais aucune entente ne peut être trouver, l'état de propreté de vos mains ne sera bientôt plus qu'une lointaine et tendre préoccupation. Êtes vous prête à faire preuve d'intelligence, mademoiselle Nakamura ? »

Et intelligente, elle semblait l'être.

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Ca ne se passe pas comme tu le veux. T'aurais préféré qu'il te baise comme une chienne dans cette ruelle plutôt qu'il ne se rapproche ainsi. Tu n'as même pas pu le voir venir. Trop rapide, beaucoup trop rapide. Maintenant qu'il est là, tu peux voir que ses yeux sont étranges. Trop sombres.

Il prononce ses mots d'une manière qui te fait frissonner. Pas de plaisir bien entendu. Tu as juste l'impression d'avoir une machine en face de toi, un robot incapable d'humanité. Sans humanité, pas de pitié. Tu viens mordre ta langue pour ne pas répliquer. Tu meurs d'envie de lui dire que la nudité c'est ton métier, que les positions bizarres tu les connais sur le bout de tes doigts. Mais tu saisis que c''est pas vraiment le moment. Sa lame est posée sur ta cuisse à présent. Tu sais que tu as bien fait de te taire. Tu sais qu'un pas de travers pourrait te coûter la vie. Alors tu préfères la douleur de ta langue pincée.

Il trace une ligne sanglante sur ta peau blanche. Un trait brûlant pour appuyer ses mots. Qu'il n'est pas là pour plaisanter et que t'as intérêt à faire ce qu'il te demande. Sauf que t'es pas prête, tu ne vas pas te laisser marcher sur les pieds comme ça. T’as jamais vraiment aimé te faire dicter ta conduite hors de ton boulot.

« D’accord … Les menottes alors ? J’aime bien les porter du moment que ça ne me laisse pas trop de traces. »

Tu lui tends tes poignets collés. Ton visage n’est plus si serein. Parce que tu ne vas pas être une bonne et gentille fille. Avant qu’il ne comprenne quoi que ce soit -ou au moins tu pries pour- tu envoies ta jambe en direction de son ventre. Prise dans ton élan, ton pied vient s’écraser contre ses côtes. Tu en perds ta chaussure d’ailleurs, alors tu laisses l’autre derrière toi aussi. Tu perds pas plus de temps à regarder si ton coup à porté ses fruits, tu te tourne pour fuir. Et tu espères de tout ton coeur que ce ne soit pas un cul-de-sac. Qu’il n’y ai pas d’éclats de verre non plus, t’aimerais pas t'abimer les pieds ou attraper une maladie contagieuse.

Sauf que la chance n’est pas avec toi, tu devrais le savoir depuis le temps. Un cri désepéré s’échappe d’entre tes lèvres lorsque ton regard tombe sur le mur en face de toi. Impossible de monter, c’est bien trop haut. Ton cerveau tourne à plein régime, ton regard cherchant une issue de secours. Dans les films, il y a toujours une poubelle pour grimper dessus et s’enfuir. Ici il n’y a même pas un vieux carton. Et la porte de derrière un grand restaurant ouverte comme par magie ? Que du béton terne autour de toi.

Ton dos prend appuis sur ce qui te bloque le chemin. Tu ne le vois pas mais tu sais qu’il n’est pas loin, tu le sens. Tes dents viennent mordre fortement ta lèvre, signe de ton désespoir.

« Donc nous disions … Se tourner et mettre les mains sur le mur, c’est bien ça ? »

Tes mains sont positionnées sur ton ventre, triturant les boutons de ta chemise rose. Te voilà bien partie, en jupe courte et pied nus face à la bête sauvage qui ne devrait pas tarder à sortir de l’ombre.
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Les souvenirs sont les images rémanentes d'expériences passées. Le don immuable de la mémoire était pour certains une malédiction, pour d'autres une effroyable prison humide et terne. C'était ce deuxième cas de figure qui s'appuyait dans le cas de la Dystopie, empreint à un souvenir désagréable au moment même où la proie porta un coup désespéré et violent à un endroit stratégique pour le chasseur. Ses côtes. Elles étaient fragiles, ses côtes. Non pas qu'elles l'eût toujours été, bien entendu. Mais elles le devinrent, suite aux nombreux coups infligés par son paternel lors des différentes sessions d'entraînements ou plus précieusement lors de ses punitions. Le frapper à un endroit précis et particulier dans un rythme établit était une manière humiliante de le conditionner à une chose : la peur. C'est pourquoi machinalement et fatalement, alors que le pied de la rouquine s'écrasait contre ses côtes, il fut prit d'un sursaut et d'une certaine forme de honte. Non pas que le coup avait été douloureux, même s'il avait eu un impact plutôt important, c'était la symbolique de ce coup et la manière avec lequel il avait été effectué qui perturba le soldat.

Il marqua un temps d'arrêt pendant lequel il ne prêtait plus la moindre attention à celle qui avait entreprit de se lancer dans une fuite désespérée à travers une rue peu accueillante. Un frisson lui parcourait l'échine alors qu'il se remémorait sans la moindre volonté les corrections passées qu'il avait eu à subir suite à ses différents échecs. Le coup dans les côtes était devenu signe d'humiliation, de soumission. Et comme le petit être humain conditionné qu'il est, il prit cette position de soumission pendant quelques instants. Ce fut le cri de son gibier empreint à une détresse grandissante qui permit au soldat de reprendre ses esprits. Le lieutenant se redressa avant de toucher nerveusement ses côtes pourtant intactes. Brutalement, il se lança à la poursuite de la femme aux cheveux carmin. Il était prit d'une rage qu'il avait du mal à contenir, les souvenirs douloureux qu'elle avait fait remonté en lui n'étaient pas réellement à son goût. Une envie de vengeance, de châtiment, qu'il avait du mal à contenir. Alors qu'elle prit appui contre le mur qui signait la fin de sa courte victoire, il s'approcha lentement et songeur de ce qui semblait tout désigner comme étant sa prochaine victime. S'il venait à la tuer ici et tout de suite, dans cette ruelle, il est probable que le crime puisse être maquillé sous couvert d'un contrôle qui s'était mal passé. Un individu récalcitrant et menaçant dont il avait été obligé de se débarrasser. Quelques feuilles et éventuellement un sermon de la part de Shiki, c'est tout ce que la vie de Kaya représentait à présent. Pourtant, il reprit le contrôle de lui-même.

S'approchant toujours de manière plus menaçante et faisant fit de la tentative de négociation de la jeune femme, il l'attrapa finalement à la gorge avec une poigne ferme et violente. Sa main était crispée par la colère qu'il ressentait sur le moment et après quelques secondes intense, son emprise se relâcha et ses doigts s'écartèrent pour laisser tomber la jeune femme au sol, sur les fesses. A peine avait-elle touché le sol de son postérieur qu'il empoigna avec force le haut de ses cheveux avant d'ajouter d'une voix rauque, vouée à dissimuler son tempérament colérique actuel.


- « Je vous ai laissé l'occasion de fuir et de ce fait, je ne peux réellement vous blâmer d'avoir saisit cette occasion en faisant preuve d'un courage respectable. Toutefois, j'estime que votre tentative visant à porter atteinte à mon intégrité physique constitue un un grave délit. C'est pourquoi il serait judicieux de ma part de mettre fin à votre existence ici et maintenant, sans plus attendre. Vous devez comprendre que je ne peux pas permettre que n'importe quel énergumène s'autorise ce type d'action, n'est-ce pas ? »

Il laissait un silence pesant s'installer le temps de ranger son poignard, un silence qui ne fut brisé que par le bruit sourd que fit son arme après qu'il l'eut sorti de ton étui. Toujours avec cette brutalité qui lui était propre, il releva la tête de Kaya pour la basculer en arrière en conservant sa poigne sur ses cheveux. Le canon de l'arme vint se poser doucement sur le front de la jeune femme. Il s'exprima ensuite d'un air autoritaire et dominateur.

- « Considérons que vous êtes morte ce soir, Kaya Nakamura. Que pensez-vous laisser derrière vous ? Quelques larcins et une vie de débauche peu enviable. Éventuellement, deux ou trois personnes se présenteront à votre enterrement. Sûrement le peu de famille qu'il vous reste. Que diriez-vous de laisser une trace plus importante dans notre société ? C'est ce que je vous propose. Comme tout travail mérite salaire, je m'engage bien entendu à rémunérer les informations que vous m'apporterez. Dans un premier temps, que diriez-vous de prendre les quelques secondes pendant lesquelles vous êtes encore en vie comme un acompte sur votre salaire et répondez enfin à cette question : êtes-vous prête à coopérer ? »

Et si elle souhaitait un jour quitter cette ruelle vivante, il valait mieux pour elle que la question se porte sur le positif.  

(hrp : bien entendu, j'ai demandé l'autorisation à Kaya avant toute violence physique dans ce rp. 👀 )

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Il s'approche bien trop vite de toi. Tu pinces les lèvres et t'as pas le temps de te retourner pour faire ce qu'il te demandait tout à l'heure. Il t'attrape violemment par le cou, sa main resserrant sa prise, bloquant tes voies aériennes. Tu suffoques, les mains posées sur les siennes en essayant de te libérer. La sensation est atroce et même la bouche ouverte, l'air rentre difficilement dans tes poumons. Lorsqu'enfin il te lâche, tu te laisses retomber en toussant, les doigts posés sur ta peau qui tu sais, sera contusionnée demain. Sauf que tu peux t'inquiéter d'autre chose pour le moment. Comme du blond qui t'agrippe par les cheveux. Une énième grimace de douleur vient prendre place sur ton visage alors que tu viens de nouveau essayer de le faire lâcher. Ce n'est qu'une tentative bien inoffensive mais c'est presque un réflexe. Et plus il parle, plus ton ventre se tord. T'as tellement été bête sur ce coup, et lorsque tu entends qu'il veut te tuer, tes muscles se crispent. Tes yeux sont plus humides tout à coup parce que tu sais qu'il ne bluffe pas cette fois. Tu entends au ton de sa voix, que tu as dépassé les limites.

Tu reprends ton souffle dans le silence, tes gémissements de douleurs le cassant et résonnants dans la ruelle. Il tire beaucoup trop fort et tu sais déjà que tu vas perdre une belle poignée s'il continue comme ça. Ton cerveau essaie de trouver n'importe qu'elle distraction pour ne pas penser à ce qui pourrait arriver. Tu te tais et tu essaies de ne pas faire trop de bruit pour ne pas l'énerver un peu plus. Est-ce que tu attends qu'il se calme ? Peut-être bien, mais tu n'as pas choisi la bonne pioche. Parce que cette fois, il tire sans douceur ta tête vers l'arrière et pour une fois tu peux observer celui qui te tient de sa main de fer. Tu as le temps de voir ses yeux beaucoup trop noirs. Aussi noirs que son humeur.

Le froid de l'arme sur ton front te ramène à la réalité qui fait mal et qui te fait peur. Tes yeux grands ouverts et ta bouche entrouverte sur un appel silencieux montrent qu'il a eu raison de toi. T'as pas vraiment envie de dire au revoir à tes proches et encore moins penser au peu de personnes présentes si enterrement il y avait. Dans l'état dans lequel tu es, il n'a qu'à te faire sursauter et tu pourrais te pisser dessus. D'ailleurs les larmes que t'essaies de retenir roulent, traçant une seule ligne sur tes joues rougies par la course et par la peur. Tu écoutes attentivement ce qu'il a à te dire et une fois fini, tu n'oses pas hocher la tête. Alors tu laisses filer ta voix apeurée.

« Oui. »

T'as pas envie d'en dire plus de peur de le contrarier une nouvelle fois. Du coup tu te contentes du strict minimum. T'as quand même envie de lui dire que tu commences à être raide au niveau de la nuque, et qu'il te fait mal à tirer sur tes pauvres cheveux.

« Est-ce que je peux ... Me relever ... ? Je vais coopérer. Vraiment. »

Et qu'il éloigne son arme de ta tête. Se faire exploser le cerveau ce n'est pas ce qu'il y a de plus glamour disons.

La jambe qui est coincée sous toi commence à manquer de sang, des fourmis venant l'engourdir. Sauf que la proie que tu es maintenant ne décide pas de ce qu'elle fait. Enfin tu le supposes, c'est quand même lui qui tient l'arme. C'est lui qui te fait mal. Tu te mords la joue pour ne pas sortir une nouvelle connerie. Tu viens juste d'espérer que tu lui as vraiment fait mal avec ton coup à ce connard. T'as beau trembler devant lui, au fond de toi tu lui souhaite le pire. Mais aussi qu'il te laisse la vie sauve, t'étais quand même venue pour trouver ton frère, pas pour mourir de la main d'un beau gosse.
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« And so the wolf lay with the lamb »
Brutaliser une jeune femme n'avait jamais été un plaisir en soit. A vrai dire, brutaliser qui que ce soit n'avait jamais été la source d'un quelconque plaisir. C'était une conséquence de ses missions et des actions qu'elle entraînait. Pourtant, il n'éprouvait rien au moment de déposer délicatement le canon de son arme sur son front. Ni anxieux, ni effrayé, ni même excité. Le pouvoir de vie et de mort était terne, fade, éphémère. Presser la gâchette était si facile. Effacer une vie, si rapide. C'est devant ce genre de situation que le soldat doutait de l'importance même de l'héritage qu'il avait reçu, des valeurs qui lui avaient été inculqué. C'est aussi pour ça qu'il ne cherchait pas réellement à l'effrayer mais plus à l'exposer à la réalité de la situation dans laquelle elle se trouvait. Il aurait appuyé sur la gâchette, si nécessaire. Le bluff n'était pas une option.

Il suffisait d'une réponse positive de sa part pour qu'il mette fin à ses menaces et c'est exactement ce qui s'est déroulé ensuite. Après l'approbation prononcée faiblement par la femme aux cheveux enflammés, il prit le temps de doucement ranger son arme dans son holster. Il n'avait pas pour autant relâché la poigne qui agrippait ses cheveux, quitte à les arracher si elle cherchait à se débattre. Son regard n'avait pas un seul instant quitté les yeux de sa proie, comme s'il était simple juge de son honnêteté.

― Mademoiselle Nakamura, vous vous souvenez lorsque j'avais évoqué la posture douloureuse comme une manière d'interrogatoire ? Eh bien, nous sommes en plein dedans. Non, vous n'avez pas l'autorisation de vous relever. Comme vous avez pu le constater, je suis un homme de parole. Et je peux vous assurer qu'aucun mal supplémentaire ne vous sera fait si vous respectez notre engagement et si vous répondez simplement à mes questions. Je peux aussi vous assurer que dans le cas contraire, j'enverrais une balle de calibre 11,43 mm traverser votre os frontal jusqu'à l'occipital. Bien entendu, avec ce calibre, le mot traverser est un euphémisme. Je me répète : je suis un homme de parole. »

D'un mouvement régulier de ses doigts, il fit craquer ses articulations, comme pour préparer son poing à frapper à la moindre incartade comportementale du sujet à ses pieds. Son regard restait froid, son visage stoïque. Il ne prononçait pas de paroles en l'air, chaque acte qu'il décrivait était exactement ce qui avait permis à sa proie de tenter de s'enfuir la première fois : un souvenir. Et ils n'étaient ni douloureux ni joyeux, c'était simplement de l'expérience martiale. Il ne pouvait jusqu'ici juger la personne qu'il avait en face de lui, en revanche, il pouvait lui accorder une part de crédibilité par son courage. Peut-être même une certaine forme de respect, même si ce respect n'empêcherait pas l'humiliation.

― Comme dit précédemment, je porte un intérêt grandissant envers le gang auquel vous seriez liée, c'est à dire exodus. La liste de mes questions essayera donc d'être la plus exhaustive possible, libre à vous de choisir dans quel ordre vous souhaitez y répondre. De quelle manière êtes-vous liée à ce gang ? Êtes-vous un membre actif de ce dernier ? Quel est le nom des principaux acteurs de ce gang et plus important encore... il prit soin de s'abaisser lentement à son niveau pour que son visage soit quasiment en face du sien, afin qu'elle constate le sérieux de son visage. Où se cachent la vermine après la destruction de votre minable quartier général ? »

Il était prêt à mettre la main sur les insectes échappés de leur ruche, c'était le moment idéal pour frapper un grand coup : quand ils étaient vulnérables. Et s'il pouvait mettre la main sur un grand nom de cette organisation, ce serait encore plus parfait. Pas au nom du shinsengumi, bien entendu. En son nom.

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Tu le regardes ranger calmement son arme, comme si c'était une simple formalité. Alors forcément tu te sens déjà mieux, avec le canon loin de ton crâne. Par contre c'est la colère qui prend la place de la peur en toi. Il refuse de te laisser bouger alors que la douleur grandit petit à petit dans ta jambe gauche. Tu sais bien, la douleur qui s'insinue dans ta tête, qui n'est pas insupportable mais que tu ne peux pas oublier. Celle qui envoie des signaux à ton cerveau de plus en plus fréquemment. Où tu dois réfréner ton envie de bouger pour laisser ta jambe se déplier. Tu penses bien que si tu désobéis, c'est pas tes cheveux qu'il va juste arracher. Alors tu caresses ta cuisse de ta main gauche pour oublier cette sensation désagréable et tu concentres le peu d'attention qu'il te reste sur le blond. Comme tu t'y attendais, il veut que tu lui obéisses. Tu réponds à ses question et il ne devrait pas te faire plus de mal.

Tu viens mordiller ta joue parce que tu n'en es pas convaincue. Des questions ? T'étais tellement peu de fois au QG, que t'es au courant de pas grand chose. Il ne te l'a pas encore dit mais c'est par rapport à Exo qu'il est là, tu n'es pas si bête. Et au vu de sa personne, il risque de ne pas apprécier si tu lui dis que tu ne sais pas. L'anxiété grimpe au même niveau de la colère. Qu'est ce que t'as pu être conne de venir ici en pleine nuit. Et ta jambe putain, t'as juste envie de la déplier un peu, merde.

Il ne t'a toujours pas lâchée, tu sens la pression exercée sur ton cuir chevelu. Tes cheveux tirés vers le bas pour te faire lever la tête. Prise au piège. Surtout que les questions arrivent. Ton cerveau tourne à plein régime pour savoir ce que tu vas bien pouvoir lui répondre et qui lui fera plaisir. Il est à ta hauteur à présent et tu espères qu'il ne voit pas la panique dans tes yeux, sinon t'es foutue.

« Alors le gang ... J'y suis entrée juste pour ne pas être seule. J'suis à mon compte donc je ne leur dois rien mais je ... collabore avec certains membres parfois. »

T'as pas du tout envie de lui dire que tu tues lorsque Fyodor te le demande. Surtout que tu ne le déteste pas au fond. Alors si tu dois lui apporter des ennuis ... Tu espères qu'il ne va rien te demander de plus.

Et cette jambe bordel.

« C'est Karas notre chef ! Enfin notre est un bien grand mot. J'me considère pas sous ses ordres. Je ne lui obéis pas, ni à personne. Je préfère faire ce qu'il me plait. »

Tes paroles sont un peu fébriles. Tu ne mens pas, tout ce que tu lui racontes est vrai. Sauf que tu veux juste que ça se termine vite. Alors tu parles sans t'arrêter. Sauf que là t'es bien obligée de faire une pause. Parce t'as pas la réponse à sa dernière question. Alors tu détournes le regard un instant, tu réfléchis rapidement à ce que tu vas bien pouvoir lui dire. Tu viens mordre ta lèvre inférieur et tu viens de nouveau chercher son regard.

« Hmm. C'est que ... J'sais pas où sont partis les autres. »

Tu fixes ses yeux aussi étranges que lui. T'aimerais bien qu'il te prenne en pitié, mais ce n'est qu'un rêve de gamine. tu bouges légèrement ta jmabe pour être un peu plus à l'aise, t'en pouvais plus, c'était plus fort que toi.

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« And so the wolf lay with the lamb »
Des yeux remplit de panique. Elle n'était plus aussi assurée qu'auparavant. C'est incroyable, ce que la menace d'une mort imminente peut provoquer comme changement chez l'être humain. Dystopie connaissait ce type de changement. Le regard de ses compagnons quand ils rendaient leur dernier souffle. Une expérience unique, macabre, excitante. Ou encore, celui de ses victimes. Mais victime il n'y aurait pas ce soir, le sang n'éclabousserait pas les murs, le linceul de la mort n'allait pas recouvrir la chevelure carmin de la prostituée. Pas ce soir. Pas sous sa surveillance. Car il savait. Il reconnait.

― Vous n'êtes pas stupide, mademoiselle Nakamura. Et vous n'êtes pas une menteuse. Pas en ce moment, en tout cas. Croyez moi, je connais ce regard. Vous ne mentez pas... Mais vous ne dites pas tout non plus. Loin de moi l'idée de vous en blâmer, c'est un juste retour. Mais vous avez prononcé le nom de votre chef devant moi. De ce fait, vous êtes maintenant une traître à votre gang. Menacée par une arme ou non, vous avez parlé. C'est tout ce qui compte.

Toujours aussi brutalement, il relâchait son emprise exercée sur le cuir chevelue pour laisser retomber sa tête en avant. Sans pour autant relâcher son attention et alors qu'il se redressait, sa main vint se loger dans une des poches de sa combinaison de combat. Sa main en sorti empoignant une épaisse liasse de billets qu'il fit négligemment tomber sur la jambe dépliée de la jeune femme. Symbolique d'une douleur récompensée, d'un accord pas si tacite que ça. Et malgré la vue de l'argent, la menace de l'arme était toujours présente par la simple existence dudit calibre. Son regard restait froid, l'argent n'avait que peu d'importance pour le soldat et il était prêt à faire de son informatrice un investissement conséquent. Si l'argent n'avait aucun impact sur lui, en était-il de même pour elle ?

Probablement pas.

― Vous pouvez transformer votre malchance en une opportunité, mademoiselle Nakamura. Donner un véritable sens à ce que certains appelleront une trahison. Faites de cet argent ce que vous voulez, dilapidez le dans des bars ou dans n'importe quel autre activité. Vous pouvez même quitter la ville, si c'est votre envie. Cependant, si vous souhaitez en gagner encore plus, c'est possible.

Après lui avoir laissé un court instant pour se remettre de la tension qui retombait progressivement à mesure que l'idée d'une potentielle alliance se dessinait, il reprit.

― Je souhaite éradiquer la vermine qui pullule dans cette ville. Mais comme vous pouvez vous en douter, mon visage est maintenant plus ou moins connu comme appartenant au Shinsengumi. De ce fait, il m'est impossible de me rouler dans la luxure et dans la crasse avec vous. C'est pourquoi j'ai besoin d'avoir des yeux dans ces gangs, des yeux sur les membres, des informations. Et vous m'avez l'air tout à fait apte à remplir ce rôle. Voici l'accord : travaillez pour moi comme indic. Si vous restez dans cette ville, vous gagnerez plus d'argent que vous n'auriez jamais pu rêver en gagner en faisant des folies de votre corps. Remplacer la souillure que vous impose ces hommes par un devoir civique. Regardez-vous dans un miroir sans honte. Ce boulot n'est pas sans risque mais, votre vie d'avant comporte elle moins de risque ? Après tout, vous êtes morte ce soir, mademoiselle Nakamura.

Mot.


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Un souffle passe entre tes lèvres comme si tu avais retenu ta respiration jusque là. Parce qu'il croit tes paroles, et ne pense pas avoir affaire à une menteuse. Par contre il sait clairement que tu caches certaines choses, mais n'a pas l'air de t'en tenir rigueur pour le moment. La fin de sa phrase se termine et ta tête repart en avant, la pression à disparue. D'ailleurs il se lève alors que tu te frottes la nuque, une grimace imprimée sur la face. Et avant que tu ne le réalises, de l'argent te tombe dessus comme une espèce de récompense. T'as vraiment l'impression d'être un chien qui a réussi le tour que lui demandait son maître et qui lui offre une friandise. L'image ne te plait pas, mais de toute façon qu'est ce que tu peux y faire ? A part ramasser l'argent et enfin déplier la jambe qui était sous toi ...

Et puis tu te rends compte de la situation alors qu'il te parle de trahison. La lumière se fait dans ta tête. Tu n'es plus vraiment Exodus, pas que tu l'as déjà été un jour mais ce soir marque la fin d'une époque. Comme il le dit si bien, la Kaya pute qui vendait son cul est morte. Tu réfléchis aux avantages que tu peux trouver à une possible association entre l'homme qui vient de te brutaliser et toi. Tu recomptes les billets entre tes doigts et ton cœur se serre. C'est bien plus que tu n'aurais pu avoir en passant une nuit avec un homme. Tu serres les dents et après avoir massé légèrement ta jambe, tu lèves la tête vers lui et te redresse lentement. Les billets finissent sous la bretelle de ton soutif. T'es toujours méfiante alors tu surveilles ses gestes mais tu as pris ta décision.

« Et je dois chercher qui si jamais j'ai des infos ? »

T'imagines bien qu'il ne va pas te donner son vrai nom, mais accrocher son visage à un pseudo sera déjà bien. Même si tu ne trouves pas que c'est très équilibré entre vous. Il te connait bien alors que toi tu ne l'avais vu. De toute façon tu t'attendais à quoi ? La trace de sa lame sur ta cuisse a laissé le sang couler. Pas grand chose puisqu'il est déjà coagulé, mais il vient de marquer le tournant que prend ta vie à présent.

Tu frottes ton pied nu contre ta cheville. La plante est abîmée après avoir couru dans la rue sans chaussures. Tes pieds froids te ramènent à la réalité de la situation. Il te fait croire que tu as le choix. Que tu peux prendre tes propres décisions. Alors que t'es juste en train de devenir un outil. Toi qui te proclame toujours libre et indépendante, te voilà prise au piège. La bête joue toujours avec sa proie avant de la croquer définitivement.

« Enfin je pense bien que vous sauriez me retrouver si l'envie vous en prenait. Corrigez-moi si j'ai tort. »

Tu n'as qu'une envie c'est de rentrer chez toi, t'enfermer à double tour et fermer les yeux pour oublier ce qu'il s'est passé ce soir. Oublier que tu ne gères plus grand chose. Oublier que tu peux mourir n'importe quand. Oublier ces yeux jaunes de prédateur.

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L'alliance avait dorénavant été mise en place. Peu importe que l'association entre les deux parties ne soit pas la plus équitable du monde. Le lieutenant avait à présent la possibilité d'obtenir des informations utiles et plus encore, agir au coeur même d'un des gangs de la capitale. Bien entendu, l'éventualité d'une trahison de la part de la jeune femme n'était pas une option à écarter. Il semblait toutefois peu probable qu'elle s'y risque, tout simplement car il avait imprimé en elle un terme pour la qualifier qui ne sortirait certainement pas de son esprit : traître. Et si il y a bien une chose dont les organisations criminelles pouvaient se targuer de posséder, c'est une haine féroce de la désobéissance et de la traîtrise. Risquer une exécution barbare alors qu'elle avait simplement à se baisser et ramasser l'argent qu'on lui lançait ? L'un dans l'autre, l'offre était bien trop alléchante pour qu'elle se permette de passer outre.

Dystopie comprenait sans le moindre mal la méfiance qu'elle arborait face à lui. Et cela n'avait pas la moindre espèce d'importance, elle n'avait pas à devenir son amie, elle n'avait pas à le croire, elle n'avait qu'à obéir. Obéir et ramasser son argent, c'est là sa mission. D'un sourire on ne peut plus faux, il prit la parole afin de sceller définitivement l'accord, sans se retenir de proférer encore quelques menaces dans éventualité d'une contradiction.

―  Mes félicitations, vous êtes dorénavant un membre à part entière de mon projet. Comme promis, aucun mal ne vous sera fait et je m'occuperais personnellement de garder un oeil sur vous et de vous fournir une protection, si cela devait se révéler nécessaire. Bien sûr, tout ceci ne fait office qu'à partir du moment où vous respectez votre part du marché. A la moindre information divulguée à mon sujet et ce à qui que ce soit, j'éliminerais les personnes misent au courant en guise en punition.

D'un rapide geste de la main et en s'écartant dans un même mouvement, il accorda à son associée de s'en aller. Non pas sans lui fournir une information qu'elle semblait réclamer, bien que sa sommation à lui fournir un nom n'avait pas la moindre emprise sur lui, cela pouvait rendre leurs échanges plus fluides si elle était capable de mettre un nom sur son visage.

―  Comme vous l'avez si bien fait remarqué, je saurais comment vous retrouver. Mais si vous veniez à rencontrer une urgence et que vous souhaitiez me contacter, déposez simplement une plante devant votre fenêtre. Après avoir reçu le message, vous aurez un entretien. Cependant, comme prudence est mère de sûreté, je ne me présenterais pas à votre appartement. Je ferais simplement en sorte de vous intercepter à un moment ou à un autre. Concernant un éventuel patronyme, allons pour "Astaroth". N'y voyez aucune signification ou sous texte, c'est simplement une appellation quelconque. Il me semble important de vous le préciser une seconde fois, ne parlez de moi à personne. Passez une bonne soirée, Kaya Nakamura. J'ai hâte que vous revoir.

Son sourire factice le quittait rapidement pour laisser place à nouveau à un visage stoïque. Maintenant que les termes avaient été exposés, il pouvait passer à l'étape suivante. Et à mesure que la femme s'éloignait dans la ruelle jusqu'à disparaître sous les directives du lieutenant, son bras se repliait. Il n'avait pas apprit grand chose aujourd'hui mais soit, c'était un bon début. And so the wolf lay with the lamb.


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