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FT : Hanmi / Unstoppable Siblings
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Prends à deux-mains
ce que tu remets à demain.

Roppongi, 14h55

10, 12, 14, 16…
Ses doigts comptent sur la table, et s’échappent belles, des petites notes qui s’appliquent à incarner l’équation invisible.


<>

Plus d’un mois ; exactement cinquante et un jours.
Du deux novembre au vingt trois décembre deux-mille dix sept.
Un lapse de temps infini, lorsque la colère gronde mais que notre enveloppe frémit.

Elle pouvait dès à présent savourer son retour à la vie.
Il était temps de prendre les armes ; bientôt, une Vendetta remplacerait l’apathie et le calme.

Rinne s’était levée le cœur de bonne humeur ; l’esprit aéré. Aller s’entrainer était toujours une partie de plaisir ; même lorsque s’ajoutait au tableau pratique le visage rigolard d’Inochi Kyoshi, son éternel collègue (et rival) d’arme à feu. C’était un garçon somme toute assez amusant ; que Rinne avait rencontré il y a maintenant plus d’un an, aux alentours du printemps 2016, lorsque l’unique échappatoire à sa nouvelle vie de déboire s’était trouvée être la concentration extrême qu’incombe le snipe. Rinne était faible ; infiniment faible. Mais au tir de précision, c’était une étoile. Ce seul talent lui valait sans aucun doute d’être encore en vie aujourd’hui.

Elle ne communiquait pas vraiment avec Kyoshi en dehors de l’espace dédié à leur art. Aussi, elle se demandait malgré elle s’il serait surpris de ce sms impromptu.

    « Aujourd’hui 15h à la salle. »

Les règles étaient simples, comme toujours. Même calibre, même distance ; celui qui ficherait le plus de bastos au centre emporterait la gloire et un repas offert par l’opposition malheureuse.

Rinne était fin prête. Sa perruque solidement installée, son maquillage et sa mouche placardée, Rinne était de nouveau Riné. Elle s’engouffra dans le métro, pour le long trajet qui séparait son appartement d’Ikebukuro des ruelles du quartier Roppongi. Sa carte de membre en poche, la femme-enfant arriva sans peine jusqu’à la porte dérobée séparant un fantastique lieu de sport (mortel) du monde à demi rangé des citadins modèles.

Rinne salua le tenancier, et commença à s’enregistrer. Quelle arme, quelle salle, quelle durée ?

    « Kyoshi-san est déjà là ? »

Le garçon de service lui adressa un sourire un peu moqueur. En temps normal, Rinne aurait rougit. Elle, un garçon… Un malentendu, une proximité, quelque chose de trouble, sexe opposé… Mais Kyoshi avait un statut particulier par rapport à Rinne. Ou plutôt à Riné. Leur relation de camaraderie, au cœur d’une infanterie, modulait la représentation que l’adolescente avait du garçon. Elle ne le voyait pas tant comme un homme (ou peut-être choisissait d’elle de l’ignorer ?), mais bien comme un corps animé avec des capacités de tir intéressantes et parfois même agaçantes. Rinne avait cette impétuosité concernant le travail bien fait ; et cet orgueil éternel qui la poussait à toujours être meilleure, dans ses propres champs de compétences.

si tu rates je te claque




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RINNE
Les vacances, tu pouvais souffler un peu à présent, tu avais terminé ton remplacement dans l’ancienne école et les enfants avaient débuté leur période de long repos scolaire. C’était aussi cela l’avantage d’être prof, du moins en apparence, car certaines personnes oublient le temps de préparation consacré au cours des marmots, ces derniers ne tombent pas du ciel.

Ainsi, tu devais préparer ce qui allait suivre pour la nouvelle année, car tu avais été demandé dans une autre école pour remplacer une enseignante enceinte. Te voilà donc bossant un samedi pour ton avenir, tu as toujours l’impression d’être un éternel étudiant, ce n’est pas une sensation qui te déplaît, puis tu possèdes certaines activités qui viennent te sortir de ce quotidien monotone.

Ton autre métier t’aidant pas mal, tu devrais penser à retourner voir le gang, cela doit faire une bonne semaine que tu n’as pas bougée ton derrière pour aller saluer la bande ou simplement boire un coup avec Sunny comme à l’accoutumé. En continuant de dériver dans ton flot de pensées, tu viens aussi te rappeler que tu as loupé ton entraînement quotidien au stand de tir. Tu as perdu de la motivation à t’y rendre, l’étincelle qui te donnait envie d’y aller n’a point montré le bout de son nez depuis quelque temps déjà et pas de nouvelle de ta rivale derrière.

Tes prunelles viennent se poser sur l’horloge trônant dans ton bureau, tu vois l’après-midi déjà bien entamé, ton estomac venant grogner pour t’informer de mon mécontentement. Tu manges alors rapidement quelques chose tout en bouquinant tranquillement, tes lunettes sur le coin du nez, tu te donnais un air de papi un peu aigri. Une légère sonnerie vint mettre fin à ton repas, ton téléphone qui venait te déranger à son tour, tu prenais l’appareil entre tes doigts pour constater qu’il s’agissait d’un message et pas de n’importe qui.

Le Karma fait bien les choses parfois, te voilà avec un message de Rinné, voilà la personne qui te motivait à aller au stand de tir ou plutôt vos petites compétitions. Un léger sourire presque carnassier se dessinait sur tes lèvres, tu n’allais pas te faire prier par une invitation à t’amuser avec des gros joujoux. Tu bondissais presque du fauteuil qui était le tient, juste le temps d’enfiler tes chaussures, d’attraper ta longue veste et un chapeau.

Te voilà donc passant de métro à métro pour te retrouver rapidement vers Roppongi, un lieu pas très classe, tu le disais toi-même, mais il regorgeait de lieu insolite et c’était surtout un endroit tranquille où l’on avait peut de chance de reconnaître le professeur que tu es. Ton regard se posait sur l’heure qu’affichait le smartphone, 14h45, tu avais un peu d’avance, tu pourrais profiter d’une bonne cigarette.

Tu sortais ton paquet, faisant glisser l’un de ses éléments dehors, une flamme embrassant rapidement le bout blanc de l’objet dont tu aspirais la fumée, celle dont on dit que tu vas mourir. Pourtant, au vu de ton métier, tu te considères chanceux, si cela est cette merde qui vient à bout de toi et non un morceau de plomb brûlant. Ton corps s’était posé à quelques mètres de l’enseigne, tu portais ton regard sur la porte, voyant alors passer devant la jeune femme que tu commençais à bien connaître, du moins dans ce stand.

Cependant, elle ne semblait pas avoir remarqué ta présence, il serait amusant de lui faire une petite frayeur ou de la surprendre. La clope était à moitié consommé que tu écrasais cette dernière sous ta semelle pour décoller ton fessier encore une fois, d’une surface destinée à accueillir ton royal postérieur. Ainsi, tu marchais à pas de loup jusqu’à se faire s’ouvrir la porte d’un paradis de poudre noire et d’éclat bronzé.

Les sons vinrent jusqu’à tes oreilles, une fois le bout de bois poussé, tu entendais la voix claire et légèrement aigüe de la jeune femme. Ton prénom venait aussi résonner dans ta cervelle, un léger sourire se dessinant sur ton visage de futur trentenaire. Tu pouvais voir le sourire de l’homme tenant l’entré en ce moment, son regard se levant sur toi, qui venait de pénétrer la pièce.

C’est avec vivacité que tu tapais alors l’épaule de la demoiselle, prenant encore une fois ton fidèle sourire de pub pour blanchisseur de dent et adressant une tirade digne du meilleur des nanars.

“Kyoshi vient d’arriver, celui qui va te mettre une bonne dérouillée ma chère Rinné. Tu m’as manqué, tu sais, je m’ennuyais sans toi, autant de tes talents de tirs que des avantages dont t’a pourvu la nature !”

Un rire cristallin vint passer à présent les lèvres, une boutade comme tu te permettais de faire, elle était bien l’une des rares demoiselles à qui tu ne faisais pas d’avance, la compétitivité qui t’empêchait sans doute de passer le pas pour une relation amusante et sportive dans un lit et non sur le terrain.

“Alors tu as déjà choisi le thème de notre affrontement cette fois-ci ?”
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Roppongi, 15h05

C’est un contact brusque sur ton épaule maigre ; où les os se dessinent sous les tissus de vêtements.


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Un impact succinct qui interromps l’interrogation que ton regard adresse au tenancier du jour. Extérieurement, c’est à peine si ton épaule frémit ; habituelle apathie de ton corps fatigué. Intérieurement, ton cœur joue de la corde a sauter, ou à l’élastique périlleux. Tu te retournes vivement (mais pas trop) vers celui dont la main s’est aplatie sans cérémonie. Le contact physique ; tu ne le recherche pas. Il te gêne, et parfois même, il t’oppresse. Mais le sien a la valeur fraternelle d’un ennemi auquel tu rattaches presque de l’affection. Kyoshi. Ses cheveux roux en bataille ; mer de feu pour un visage scié d’une virilité exemplaire. Rinne elle-même ne s’explique pas l’aisance qu’elle trouve à dialoguer avec ce garçon bâtit dans le marbre. Il a tout ; tout pour lui rappeler un autre qui fait frémir son corps et détonner son cœur (bon gré, mal gré). Mais Kyoshi, c’est Kyoshi. Kyo, comme elle aime à se l’appeler elle-même dans le fond de sa tête. ((un diminutif qui ne franchit jamais l’aurée de ses lèvres)) Reconnaître qu’il lui plait ? (Au sens platonique du terme) : Jamais.
C’est un sourire carnassier qui détend bientôt le visage figé de l’adulescente. Même lorsqu’il lui prononce des paroles dont les échos se perdent en de vagues suppositions ; elle ne bronche pas. Pas la gêne, ou alors si peu, masquée dans ses regards revanchards, dans son rire ouvert, que ses côtes affaiblies soutiennent avec peine (et pourtant, déférence ; Rien ne saurait marquer au monde extérieur la peine dont tu reviens si faible). Il lui a manqué. Elle ne sait pas grand chose de lui. Elle ne veut pas savoir — elle ne cherche pas.

Pourvu que dure l’ivresse de leurs défis toujours plus fous.
Leurs rires se côtoient comme un dialogue agencé de notes mélodieuses. C’est un accord commun imprononcé ; le contrat de leur amusement dûment échangé.

« Alors tu as déjà choisi le thème de notre affrontement cette fois-ci ? »

Et comment. Mais Riné ne veut pas tout de suite vendre la peau de l’ours ; ou l’encre ferrailleuse de l’hameçon brillant. Elle ne veut pas se précipiter ; donner quelque indice à Kyoshi de ce qui l’amène aujourd’hui. En vérité ; Rinne est grave. Elle est venue ici la boule au ventre, la rancœur bien présente. Des fils de pute ont fait sauter, il y a plus d’un mois, un lieu publique qui, il se trouve, lui servait de travail. Ce n’est pas tant le problème d’avoir été exposée au danger. Pas tant le problème d’avoir sentit sa peau fondre, ses os se nouer. Rinne connaît la douleur ; les coups ; le sang ; la sueur. Rinne a un jour été sensible aux effusions de chair qui se délitent en lambeau. Rinne a un jour eu peur pour sa propre vie ; fait face à son narcissisme égoïste ; à l’essence détestable de son âme en péril. (Je sais à quel point je suis noire). Mais son amertume trouve sa nourriture ailleurs aujourd’hui. Elle se nourrit du dégout qui pétrie sa vision lorsque les gang s’en mêlent. Deux fils de pute ont fait péter une bombe. Et la poudre, Rinne la connaît. Elle n’a pas un doute (peut-être qu’elle devrait). Il lui faut ; pour elle ; dans l’aveuglement de son dévouement coupable, récupérer de quoi sévir. Libérer la cité de ces dangers ambulant : voilà un but tout indiqué. Et pourtant… L’adulescente n’a rien d’un bourreau. Et à ce mot à peine évoqué mentalement, des frissons parcourent son échine. Un bourreau, elle en connaît un. Et pour rien au monde, elle ne substituerait son existence à son malin. Sa voix carillonne.

    « Et comment, Kyoshi-san ! »

Pourtant, elle t’affuble toujours de cette marque de politesse. Comme une pudeur immuable entre vos aimables adresses. Elle porte son poing à ton plexus ; de la force de fillette que son corps lui amène.

    « Aujourd’hui, on va tater un terrain de précision. »

Elle adresse un regard au garçon de service qui, intérieurement, doit se lêcher les babines. Ce lieu de tir est isolé pour des raisons bien précises. L’une d’entre elle est la spécificté des modes de pratique qu’il propose. En réalité, la superficie des lieux s’étends sur plus d’un kilomètre. C’est un hangar déguisé en immeuble. Dans les sous-sol, un labyrinthe propose d’essayer des cibles mouvantes. Une cinquantaine, qui se lèvent et s’applatissent en laissant une dizaine de seconde pour être criblée de balles. Une fois la cible touchée ; elle ne se relève plus.

    « On va a la salle 0. 15 minutes. Celui qui en a tué le plus gagne. Tué j’entends. »

A ces mots ; elle t’indique la circonférence a atteindre. Crâne ; cou. Pas plus bas, pas plus haut. Tu pourrais jouer ; et tenter le cœur. Elle laisse le bénifice du doute. La concernant, Rinne ne veut que la tête. Celui qui en aura placé le plus gagnera. Parfois, Rinne aimerait se substituer en poupée ; juste pour voir qui de vous deux parviendrait à tuer l’autre en premier.

Elle pose les liasses de billets sans plus de cérémonie, récupère son arme, son badge (son permis). Enfile ses protections ; dépose des lunettes oranges et longues sur le bout de son nez. Des règles de sécurité que la rue a vite fait d’oublier. Seul écart : pas de casque. Rinne limite le confort à son strict minimum — et tu feras sans doute de même dans votre périple entamé.

    « Ah et… »

Elle se rapproche de toi, son arme en main ; ses cartouches dans l’autre. Pose le canon contre ton cœur.

    « Ce soir, c’est de la cuisine italienne ! »

Elle se détourne en sautillant ; presque enfantine. Elle ne te dira rien de ces secrets qui la rongent ; des angoisses qui piétinent le peu d’assurance que les années de labeur avait réussi à ériger en vaincœur. Mais quelque part ta présence fait déjà office de calmant. Voilà venu le jeu sans avances.

que s'ouvre sur le monde
un peu de notre fureur adéquate


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Ton air d’enfant qui jubile se calme légèrement, laissant toujours figé sur ton visage vieillissant, un sourire plein de jeunesse et de fougue, ce dernier venant rendre ton air aigri moins présent, tranchant avec ta barbe grisante et rasé de prêt pour une fois. Tu viens retirer ta main de son épaule, coupant légèrement le contact physique, mais ton regard te liant toujours à elle par ce que tu pouvais voir d’elle. Tu te faisais une légère remarque en ton fort intérieur, elle te donnait l’impression d’être encore plus fine qu’avant.

Déjà que pour toi, la demoiselle semblait avoir la peau sur les os, tu trouvais cela étrange qu’elle semble encore plus maigrichonne que la dernière fois. Tu avais la forte impression que si tu avais décidé de lui faire une accolade, elle aurait pu se briser en deux entre tes mains, ce qui aurait fait ta première victime, mais non par balles, ce qui aurait été une première. Tu aurais sans doute pleuré la morte de ta rivale, mais tu mets fin à ce raisonnement morbide avant de pousser la réflexion un peu trop loin, tu as bien mieux à faire sur le moment.

Le sourire aussi carnassier que le tient avec lequel te répond la demoiselle vient allumer la flamme de la compétition en ton esprit, venant embrasser le reste de ton corps, tu sens bien que ton affrontement avec elle ne vas pas être aussi simple que les autres, d’un point de vu physique. Elle te donne la légère impression qu’elle compte rattraper le temps perdu, ainsi que les compétitions qui vont avec en une seule fois. Tu venais déjà retirer ta veste pour la laisser au garçon, tandis que tu attendais d’en savoir un peu plus sur le défi.

Ses paroles te font pousser ton sourire encore plus loin, elle semble bien poli, tu as l’impression d’être avec certains collègue de boulot qui reste à la limite entre amitié et situation. Tu sens alors le poing de la demoiselle te toucher au vu de sa force et malgré le tissu qui couvre ta peau. Ton regard se plisse sous la précision de ses paroles, un terrain de précision ? Tu déglutissais doucement, si tu pensais à la même chose quel, il te faudrait faire preuve de rapidité autant dans les tirs que dans les rechargements, c’était ce qui pourrait te faire perdre plus de temps au final.

Ton attention est donc redoublé en écoutant sa nouvelle phrase, une précision sur le temps, il s’agissait donc d’être véritablement efficace, elle aussi devait être dévorer par la flamme de la compétition sur le moment. Ton cerveau est déjà en réflexion de savoir ce que tu comptes viser, le choix est simple : la tête. Tu pourrais choisir une autre partie, mais le but est de tuer, la tête est la meilleure solution, un espèce sensible et plus grande que le cœur et si tu viens à mal viser sur le moment, tu as des chances de toucher la nuque, ce qui reste tout aussi mortel au bout du compte.

Tu la laisses faire en premier, tu pouvais ainsi prendre ton temps de faire remonter les pans de ta chemise, laissant tes avants bras libres et au frais, te sentant plus à l’aise ainsi. Te voilà, toi, aussi sortant une liasse de billets, le laissant au commis d’office, drôle de nom pour la personne qui tenant le stand en ce jour. Tu pouvais ainsi, récupérer ton arme, tu préférais prendre quelque chose de plus récent, une charge de munitions classique, tu prendrais moins de temps à recharger qu’avec un pistolet à l’ancienne, c’était à regret, mais il fallait faire ce sacrifice pour espérer l’emporter, tu prenais la fillette bien au sérieux.

Ton corps se tournait légèrement pour te mettre en direction de salle qui allait bientôt crouler sous le son des cartouches tombant à terre. Tu commençais à enfiler les lunettes de protection, minimum syndical à respecter dans ce lieu, ainsi que tes gants de cuirs, une paire que tu avais toujours sur toi, signe que tu passais du mauvais côté de la barrière sur le coup. Tu étais tellement concentré que tu ne sentais même pas la demoiselle s’approche de toi et coller le canon froid de son arme contre ton torse.

Ton regard venait de nouveau se poser sur elle, un sourire permanent incrusté sur le visage. Tu veux doucement te lécher les babines à l’idée de lui faire payer un repas italien, tu avais une envie de bon dessert européen aujourd’hui. Tu commençais alors à la rejoindre, restant simplement derrière et collant ton flingue sur le crâne de la demoiselle par-derrière, comme une réponse à son invitation.

“J’ai hâte de te faire payer, j’avais une envie de semi-freddo aujourd’hui et de bonne pâtes”


Tu prenais alors les devant, commençant déjà à régler ton arme, pour venir préparer les chargeurs et défaire le cran de sûreté. Tu lançais un regard provocateur envers la demoiselle. Le premier chargeur se clapsant dans ton arme, faisant entendre un léger bruit qui te faisait frissonner de plaisir, cela fait un moment que tu n’avais pas tiré avec une arme, cela changeait de quand tu les vendais.

“Allez Rinné-chan, tu ne vas pas te débiner maintenant, tu as peur de t’être rouillé pendant ton absence ?”


Ton regard se portait maintenant vers l’homme qui commençait à ouvrir l’accès à la salle, venant te permettre d’entrer et de te diriger vers le premier slot, occupant la place la plus à gauche, une fois que l’on regard en direction des cibles.
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Roppongi, 15h15


Il n'y a pas toujours besoin d'une grande histoire
pour mobiliser de grandes émotions.


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“J’ai hâte de te faire payer, j’avais une envie de semi-freddo aujourd’hui
et de bonne pâtes”

“Allez Rinné-chan, tu ne vas pas te débiner maintenant,
tu as peur de t’être rouillé pendant ton absence ?”

Indubitablement, tu le sais. Kyoshi-san t’a manqué. Tu éclates d’un énième rire sonore tandis que vos corps s’activent à se préparer. Il te dépasse ; et tu l’entends fanfaronner. Un peu de provocation en guise d’introduction.

    « T’aimerai bien hein ! » tu lui réponds, revancharde.

Avec Kyoshi, les armes prennent les coloris d’un jeu : le jeune homme dédramatise malgré lui une pratique qui aurait put, somme toute, la ramener mentalement à ses intraitables démons. Rinne note du coin de l’œil les détails de sa physionomie ; cette manie qu’il a de remonter ses manches, les quelques veines qui courrent sur le long de ses bras, les poils vieux de deux jours qui flanquent son visage d’un peu d’ombre. Et ces gants qui font office de serment. « Bientôt, ces mains serviront de couperet ». Puis quelque chose lui saute aux yeux, tandis qu’il prends place dans le slot à sa convenance. Son arme. Les yeux de Rinne luisent d’un amusement nouveau. Kyoshi est fin stratège ; malgré son éternelle rengaine humoristique.

Elle a prononcé précision, il a entendu vitesse. À raison. Elle hoche la tête ; pour elle-même. La pièce de départ s’ouvre sur le grincement d’une porte en metal tandis que les cibles se dessinent déjà dans l’embrasure des slots. En fait, chacun de ces derniers donne un accès différent à un labyrinthe global : le but est de courir le long des murs entrelacés, en dégommant un maximum de cible. L’illégalité du stand de tir y trouve sa source.
Comme le labyrinthe est commun : il s’agit de tirer sur l’inanimé, en prenant garde à ne pas plomber son pote. Les risques sont réels. L’adrénaline plus présente — l’entrainement, plus probant.
Rinne le sait. A un moment donné de leur course effrénée, ils vont se croiser. Engager un jeu pareil ; c’est livrer sa toute confiance à son partenaire et rival attitré. D’une certaine façon, au-delà de son envie furieuse d’être carnassière, Rinne offre à Kyoshi une preuve ultime de son respect pour lui.

Ou un indice sur l’état actuel de sa psyché personnelle.
La mort ; La violence ; Le sang ; Le risque : tout prendre, tout recracher.


Elle se place dans le slot le plus à l’opposé. Retarder leur confrontation. Plusieurs centaines de mètres les séparent à présent, tandis qu’une rambarde leur fait face, en l’attente du décompte qui libérera les fauves. Rinne souffle doucement, rajuste ses lunettes. Le monde teinté de jaune lui paraît différent. Il y a une grande contradiction dans cette forme de pratique. L’envie de se rapprocher du réel pour expérimenter les risques ; s’y habituer ; s’y confronter pour apprendre à s’en sortir. Et l’appareil des objets techniques, qui tranche la vision habituelle avec une colorimétrie déformée. Comme une résistance de l’expérience sur l’exercice. Le garçon de service rappelle les spécificités du parcours ; et le décompte s’en mêle.

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9


Elle ferme les yeux, étire ses bras, ajuste ses mitaines.
Rinne porte des mitaines de cuir ; parce que les gants lui tiennent trop chaud. Et qu’elle a besoin du toucher pour sentir. Son arme est plutôt légère. Ses recharges sont fichées dans une sacoche rattachée à son tour de cuisse. Pas la taille. Rinne a des habitudes ; et peu de chance d’avoir, au cœur de son quotidien, l’occasion de porter des bastos à la ceinture. Elle conserve donc l’emplacement habituel de son flingue, dissimulé sous d’épais pantalon.

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6
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Il y a aussi un grand plaisir à pouvoir porter un pantalon à sa taille. Rien de trop ample ni de trop contraignant. Rinne est droite, elle avance sa jambe gauche. Pliure : posture d’un départ de course. Le but est de trouver les cibles et de les achever en premier. Donc de parcourir la distance la plus grande, en un temps record, tout en tirant le plus exactement et efficacement possible.

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Rinne quitte la stratosphère. Les portes des slot s’ouvrent à la volée sur le parcours tant attendu. Son esprit est déjà devant ; et ses jambes se ruent pour l’y rattraper. Les premières cibles sont à portées de tir et Rinne porte sa seconde main au culot de son flingue. S’assurer du maintien. Si il faut tirer en courant, il faut palier aux tremblements et décalages.


L’exercice de fait
a tout pour être formateur.




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RINNE

Ton regard venait se perdre dans le dédale en face de toi, ton esprit devenait aussi sinueux que le labyrinthe qui allait devenir ton terrain de jeu d’ici peu. Tu venais alors sortir cette scène de ton esprit pour te concentrer sur le placement de ta partenaire de jeu, d’adrénaline, tu pensais sur le moment qu’il n’y avait qu’elle pour comprendre ton plaisir à jouer avec une arme, cette sensation qui fait trembler l’entièreté de ton corps.

Un léger sourire venant se dessiner sur ton visage, elle voulait sans doute retarder votre confrontation, mais cela impliquait autre chose. On pouvait penser que cela rendrait les choses moins risqué, bien au contraire, plus le temps passait, moins la tension sera présente. Ta concentration et la sienne sera pleinement tournée vers les cibles, il faudra réagir au quart de tour, agir ainsi,c’est d’avoir une incroyable… Tes pensées se stoppent soudainement, tu viens de comprendre.

Un large sourire se dessine sur tes lèvres, elle veut jouer ce duel sur la confiance mutuel, un échange, un respect entre tireurs, entre amis. L’excitation s’écoule de plus belle en toi, tu sens une chaleur s’emparer de ton corps et ta vue se grise sous une telle expérience. Tu vas donner toutes tes capacités dans cet échange, ton esprit vient visualiser le dédale comme un quartier, parfaite représentation de ce qui pourrait réellement t’arriver.

Le décompte commence alors, tes pieds se placent pour te donner le meilleur démarrage, tu avances ses épaules sans pour autant les tendres, il te faudra cela au minimum pour accuser le recul des coups. Tes avants bras sont cependant plus tendus pour te donner une meilleure stabilité, tu viens défaire le cran de sûreté et charger l’arme. Ainsi, commence le jeu, tu pars comme un forcené dès le lancement, ta foulée t’imposant un rythme constant.

Ta main gauche tient la crosse pour guider horizontalement l’arme et appuyer au moment fatidique, ta main droite tient le dessous de la poignée afin de stabiliser l’arme. Il s’agit d’une comparaison étrange, mais c’est comme guider comme il faut un ballon de basket, mais en plus violent au moment de l’envoi, il faut connaître son corps pour ne pas subir violemment les retours d’impact.

Pendant cette ligne droite, aucune cible, tu tiens ton arme de son long contre ton torse, c’est la meilleure position pour toi. Tu peux tendre tes bras plus rapidement et tu as moins de risque en tirant dans la précipitation de faire partir une balle par terre ou de te viser un pied. Voilà donc le premier virage, tu as la douce sensation que les choses sont beaucoup plus lentes, mais il en va aussi de même pour ton corps, il s’agit juste de l’adrénaline qui te faire percevoir au mieux les choses.

La première cible vient se montrer, d’un coup sec tes bras viennent s’armer pour laisser partir la première balle, puis une seconde, tu ranges l’arme par la suite, tu te tiens trop proche de la cible sans que cela soit risqué pour toi. Un rebond est si vite arrivé, tu continues donc ta course, tu as donc claqué deux balles, il te reste dix balles, heureusement que tu as opté pour un long chargeur. Te voilà donc continuant de courir à l’intérieur de ce labyrinthe, tu as déjà passé un chargeur et la moitié d’un autre.

Tu as simplement arrêté de compter où tu en étais dans ce chemin et l’écoulement du temps, tu commences à te sentir essoufflé. Cela est normal à force de courir et bloquer ta respiration pour être stable vient briser ton cycle de recyclage de l'oxygène. Tu viens faire voler les deux premiers boutons de ta chemise, te donnant l’impression de ne plus mourir étouffé.

L’adrénaline semble encore faire son effet, tu ne perds point de temps et te voilà courant à nouveau, ne passant que deux balles au maximum sur les cibles. Tu te demandes bien où en est Rinné, peut-être que vous êtes proches maintenant. Il existe un moyen simple de le savoir et de rendre la rencontre la plus imminente possible. Tu viens alors prendre une bouffée d’air et hurler comme un idiot.

“ALORS RINNÉ, TU T’EN SORS ?”
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