Intrigue 2 — destruction
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Fahrenheit
bonjour
FT : occultic nine // hashigami sarai
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S/0
DestructionUne énorme explosion, de la fumée et des hurlements. Tout le monde panique, ça crie de partout et ça pleure en se couchant au sol, en priant un dieu qui ne répond jamais. Shibuya n'est plus la même, plus aussi belle, en proie à un désarroi que personne ne pensait voir. Tout s'enchaîne, tout s'accélère, mais même si les gens semblent se poser des questions, personne ne sait ce qu'il s'est passé - personne n'a rien vu. Et pourtant, sur le sol, un logo - un smiley teinté de jaune, couleur qu'arborent les terroristes de Meiji.

Vous ?

Membre d'Exodus, votre QG a explosé, votre boîte de nuit ne ressemble clairement plus à ce qu'elle était. Vous pouviez être à l'intérieur et être un rescapé - ou tout simplement pas loin sans pour autant avoir compris ce qu'il se passait. Vous pouvez poster à la suite de ce post, que vous soyez membres d'Exodus ou non - pour réagir à la situation... Qui sait ? Peut-être que quelque chose va encore se produire ?

Ps > Par contre, vous devez faire un choix, vous ne pouvez pas poster au deux endroits à a fois Intrigue 2 — destruction  2386599915

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(HRP: le dialogue peut s'adresser à n'importe qui, dans l'optique où vous souhaitez connaître Monsieur, ne serait-ce qu'un peu. )

Tokyo brillait de mille feux, ce soir encore. Ce fut l’affaire d’un appel, comme toujours. La voix implorait, suppliait et bien qu’attentif, il ne répondit rien et raccrocha. Les affaires des autres sont les siennes seulement lorsqu’il le décide. Machinalement, il se redressa, rejoignit la baie vitrée de son penthouse et observa. La pollution visuelle l’empêchait de bien distinguer l’œuvre des terroristes. Les rumeurs allaient bon train et Monsieur ne pouvait pas se permettre de se laisser balayer par les flots des ouïes dire et autres fabulations. Il se contentait d’observer, il n’était que spectateur. Les mensonges avaient cette fâcheuse tendance à s’essouffler avec le temps, la vérité, elle, perdurait. Il n’était pas pressé, contrairement aux autres. Pour l’heure, il y avait une opportunité. À savoir s’il allait la saisir ou non, c’était encore à déterminer.  Un murmure dubitatif franchit ses lèvres entrouvertes. Il devait voir de plus près.

Il enfila un long manteau noir, sobre et de circonstance. Quelques appels à l’arraché et le voilà en direction de la boîte de nuit, repère d’Exodus. Monsieur était en bons termes avec le groupe, plus qu’avec n’importe qui d’autre. Il n’était pas sage d’y aller pour affaires, il le savait. Les autres groupes pourraient y prendre offense. Ainsi, il ne représentait que lui-même dans cet événement. Un curieux souhaitant offrir soutient et voulant attester de l’étendu des dégâts.

C’était, pour ainsi dire, le chaos. Des corps, beaucoup. Certains vivants, d’autres non.  Il attirait forcément les regards, son visage n’étant pas inconnu. Il invitait à une sorte de respect presque craintif, comme un oiseau de mauvais augure. Il était un alchimiste transformant la mort en profit, il créait à partir de rien, véritable antithèse aux principes régissant l’univers. Si l’on questionnait souvent ses pratiques, il était impensable de songer s’en départir. Il était un arbitre de Tokyo, un maître du jeu. Sauf que même ces êtres arrivaient à être surpris. Et même s’il n’était pas sur les lieux pour affaires, il était un morbide rappel de l’horreur qui venait d’avoir lieu.

Sous le couvert d’un regard compatissant, il cherchait à comprendre, à l’écoute des discussions environnantes. Le nom des Meiji ressortait souvent. Il était tout naturel de les pointer du doigt, leur attitude juvénile incitant souvent à ce genre d’événements. Mais était-ce sage de se mettre à dos deux groupes à la fois? Ils n’étaient pas stupides, malgré leur impulsivité. Plusieurs hypothèses pouvaient l’expliquer, mais le manque d’information était malheureusement déplorable. Un visage familier s’arrêta à ses côtés. Sauf qu’il ne quitta pas la carcasse fumante du QG des yeux.

« Vous croyez qu’il s’agit d’un acte des Meiji? Je me demande moi-même.»

Il s’alluma une cigarette. Pas besoin de discuter des pertes ou de comment il se sentait. Cela lui était égal et trop évident pour susciter le questionnement.
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Destruction


Intrigue



Il aurait peut-être du se contenter de prendre à droite, plutôt qu'à gauche. Le dilemme l'avait saisi plusieurs minutes au paravent. Plusieurs mètres en amont. Le genre de question existentielle qui laisse Ledger songeur. D'ailleurs, il ne se rappelait même plus pourquoi il était dehors, dans les rues, à vagabonder comme ce clodo de Sunny. Il était chez lui, confortablement calé sur son canapé, et s'était levé machinalement, avait plié cinq feuilles de papier vierge et les avait fourré dans sa poche, prêt à partir. Son sweat à capuche lui couvrait le front. Le regard baissé, il entamait son périple sans but.

Toutes les cinq minutes Kosei découpait minutieusement un carré dans une feuille, la rangeait, et utilisait le morceau prélevé pour faire toute sorte de chose : une grue, une cocotte … quand il avait terminé il constatait le résultat, donnait un nom à son nouvel ami … avant de le balancer par-dessus son épaule sans le moindre regret. Arrivé à ce fameux croisement il s'était arrêté, avait tourné sur lui-même en quête d'une nouvelle direction. Loin derrière lui il pouvait observer sa petite grue blanche qui flottait posément dans une flaque. Plusieurs minutes passèrent, pendant qu'on le bousculait sans ménagement.
Et un son familier le sortit de sa torpeur. Un son aussi doux qu'une amante, un son qui le rendait mélancolique et fou à la fois, un son qui réveillait son esprit et sa créativité. Comme d'habitude, il s'ensuivit de drôles de sensations dans le corps de chacun, et enfin un concert de hurlement. Sans réfléchir, Ledger s'était élancé en direction de la détonation, à la fois surpris et furieux d'avoir loupé le spectacle. Assez paradoxal d'ailleurs. Enrager d'avoir loupé la scène alors que tu sais que c'est ce côté éphémère qui fait de ton art une discipline à part entière ...  

La scène à laquelle il assistait ne le réjouissait cependant pas. Les décombres, il avait l'habitude. La fumée qui brûle les poumons, c'était une formalité. Les passants choqués, détail. Mais les corps éparpillés et les blessés … jusque là Ledger s'était contenté de faire péter quelques bâtiments vides pour se faire la main, ou alors on lui avait fais gober que c'était vide … dans tous les cas de son point de vue les éventuelles victimes n'étaient pas visibles. Là, c'était autre chose. Tel un fantôme il se frayait un chemin parmis l'enfer, déambulant les yeux équarquillés. Son rythme cardiaque accélérait, son pou s'emballait. C'était trop d'un coup. La magie du "boom" l'avait quitté. Tout autour de lui il entendait susurrer le nom des Meiji, associé à "responsables". Etait-ce vrai ? Qu'importe, il devait se tirer, et vite fait.

Alors que Ledger faisait glisser sa capuche plus en avant, un homme à côté de lui entama la discussion, sans même le regarder. Il aurait put fuir, ignorer, feindre de ne pas entendre … mais le fait qu'il reste figé sur les décombres le faisait paniquer : l'avait-il reconnu ? Lui pourtant ne le connaissait pas, ou ne l'avait pas identifié. Partir serait suspect.

" Allez savoir, vu le monde dans lequel on vit … Mais je doute qu'ils soient suffisamment idiots pour signer leur méfait. Même par provocation."


Tu parles trop Ledger. Ferme ta grande gueule. Ce n'est pas le moment de fanfaronner. Le ventre douloureux, la nausée, la tête qui tourne … il faut lutter, ne pas faiblir. Un Meiji ne se laisse pas aller de la sorte. Se calmer. En priorité, se calmer. Le jeune homme avait besoin de papier, de s'occuper les mains. Alors qu'il voulait découper un nouveau morceau de feuille, il constatait que sa main était crispée dans sa poche, le papier froissé au maximum et totalement inutilisable. Non, ça ne va plus.
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DESTRUCTION
CHATON & EVERYONE


Au départ, elle devait juste passer une bonne soirée. A la base, elle sirotait tranquillement un verre, en regardant ces messieurs dames jusqu'à trouver la personne qui l'intéresserait, ou qui serait intéressée par sa silhouette et son visage de plus agréables. Elle avait eu tort, si fort que toute sa vie, son esprit serait marqué. Peu importe à quel point elle était forte mentalement, peu importe qu'elle s'en remettrait dans quelques jours, peu importe que ce ne soient que de simples égratignures, elle savait qu'elle garderait cet événement quelque part au fond de son être. Coincé entre deux remparts présents autour de son coeur.

Elle s'était rendu dans la boite de nuit, repère de son clan, de cette famille disparate qui était pourtant bel et bien une famille. L'antre où Karas les convoquait, là où elle savait se détendre en abandonnant son corps autrement que dans le lit d'un inconnu, d'un ami, ou d'un proche. L'endroit était brûlant, on pouvait presque voir les corps entremêlés fumer, se consumer, s'appartenir, tous, en une masse bougeant en rythme, collés serrés, dans un besoin pressant de danser, de parader. L'alcool aux coins des lèvres ou dans le décolleté, la musique dans l'air et dans tous les corps, c'était bon.

La demoiselle avait prit soin de s'écarter un peu, pour se rafraichir. Et c'était surement ce qui lui avait permis de ne pas mourir sous les décombres ce jour là. La musique était plus faible dans ce coin de la pièce, et lorsque toute la pièce s'ébranla autrement que par l'alcool et autres plaisirs moites, elle ne sut pourquoi son corps bondit. Elle avait attrapé un poignet, fin, elle ne savait de qui, elle ne l'avait pas regardée, mais c'était assurément une fille. En quelques secondes, on ne peut pas se sauver d'une explosion, mais on peut limiter les dégâts. Les deux silhouettes avaient presque atteints la porte lorsque la détonation les plaqua aux sols.

Elle toussa, longtemps, elle avait mal, partout, elle ne voyait plus, rien. Quand son ouïe cessa de siffler, cela faisait déjà un moment qu'elle se tenait là, au sol, recouverte de poussières qui empoisonnait plus que le tabac, ses poumons déjà entamés. Elle enta de bouger, douleur intense. Elle reposa la tête au sol. Trou noir. Lorsqu'elle reprit enfin connaissance, pour de bon, elle n'avait toujours pas lâché ce poignet, fins et féminin, elle regarda la silhouette qui était près d'elle. Elle aurait été rousse si l'incident ne les avaient pas transformées en poupées de chiffon. Elle tenta de nouveau de se mouvoir, elle y parvint, avec difficultés, mais y parvint.

Elle tapota cette joue qui étaient rosée, maquillée, pour réveillée la belle endormie, bafouée. Elle comptait bien s'en sortir, même si elle devait la porter. Dessein bien ambitieux lorsqu'on ne tient pas encore sur ses jambes, fini les escarpins prestigieux, bonjour les pieds nus et innocents, foulant le sol froid, chaud, douloureux.

Elles sortirent, la lumière du dehors rétracta la pupille de la brune, surement de même pour la rousse, elle lâcha enfin son poignet. Et enfin, elle la reconnut.

♣️ Kaya. Ca va aller ?

C'était celle tremblante sur ses jambes de faon qui demandait à l'autre si elle devait l'aider, n'était-ce pas le comble ? Mais en situation de crise, c'est souvent l'hôpital qui se fout de la charité.



Spoiler:
 
Kaya
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D/1
Intrigue
Tu ne viens que très rarement au QG. Quand on te le demande, ou simplement quand tu t'ennuies. Sauf que généralement tu es trop occupée pour ça. Pas aujourd'hui il faut croire puisque tu te trouves dans cette boite usée, un peu à l'écart du monde, cherchant des yeux ton job du jour. Pas de baise, tu dois simplement lui passer le mot comme quoi tu as bien déposé la poudre dans le verre de sa cible. Empoisonnement simple et efficace. Tu veux récupérer ton argent à présent alors tu attends.

Pourquoi fallait-il que tu sois arrivée à l'heure ? Cela restera une question sans réponse. Mais toujours est-il que le sol fini par trembler. Le plafond aurait pu te tomber sur la tête.

Tu es pétrifiée et la seule chose qui te sauve, c'est cette main qui te tire vers la sortie. Course furieuse vers le ciel, vers la vie. Cependant on en avait décidé autrement pour toi. La détonation vous envoie bouler un peu plus loin. Tu semble avoir perdu connaissance pendant un instant mais quelqu'un ne veut pas te laisser reposer. Le sang martèle à tes tempes, il te semble même que du sang inonde ton crâne. La jeune femme t'aide à te relever et tu poses une main sur ta tête. Du sang poisse tes cheveux mais tu dois t'inquiéter d'autre chose pour l'instant. Comme vous sortir de là. Alors tu t'accroches à l'autre, et vous finissez enfin par ressortir.

Tu te laisse tomber un peu plus loin, comme à bout de force. Tu as durement cogné ta tête tout à l'heure et tu as maintenant des nausées. Tu lèves les yeux vers la voix. Chaton.

« J'sais pas. On a faillit crever. »

Sur ces mots, tu ne sais pas trop si c'est à cause de la peur passé ou du coup sur la tête, mais tu vides tes tripes sur le bitume. Tu reprends ta respiration ensuite, tournant de nouveau la tête vers ta collègue.

« Tu trembles comme une feuille. Viens t'assoir un peu. Ou non un peu plus loin, ça pue la mort ici. »

Tu sembles détachée, presque comme si ça ne t'atteignais pas. Attends que le choc soit passé ... Tu verras ensuite.
@Panda

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Bookman
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D/4



Assis sur le canapé laissant le dîner cuire dans le four, tu continues de fixer l’écran du téléphone analysant les informations et rumeur publier sur le net.

Quand une explosion avait lieu, tout le monde sait que c'était les Meiji les responsables, serte, ils étaient des cassos, mais pas assez cons pour signer leur méfait. S’ils avaient vraiment voulu attaquer Exodus, ils n’auraient pas signé leur méfait d’un smiley jaune comme les autres fois, comme l’explosion de la tour de Tokyo et le Konbini d’Ikebukuro, aucune signature. Alcatraz ne pouvait pas être coupable, ils avaient un code d’honneur même si c’était eux, ils n’auraient accusé personne à causse de leur fierté.

Ça sentait le coup mentez pareille pour le QG d’Omega. Le « S » pouvait signifier « Shinsengumi » ou « Neverland » si le S était regardé différemment, ça ne tenait pas la route, Neverland était jeune encore et tu gardais un œil sur les moindres mouvements.

Quelque chose avait-il échappé à ta vigilance ?  

Et aussi longtemps que tu te souviens Shiki n’avait pas adopté la politique de Rodrigo Duterte. Il aurait probablement fait une décente surprise avec fouille sans faire exploser le lieu et blessé inutilement des innocents.

S’il y a des blessés Meiji non loin du QG d’Exodus et des blessés Shinsen non loin du QG d’Omega. Cela signifiera que Meiji et le Shinsengumi ne sont pas les coupables. Délico et Shiki ne sont pas le genre à laisser leurs hommes se blesser pour une simple couverture.

Tu te demandes si le responsable n’est pas lié à l’assassinat de l’ancien chef d’Alcatraz.

Ce qui t’inquiéter était le déséquilibre que ça créa. Ça avait réglé quelques problèmes d’un côté, mais provoqué d'autres. Plusieurs suppositions pouvaient être tirées, soit les gangs ce tapé dessus comme d’habitude et tu te faisais des films, ce qui t'arrangerait contrairement à l'option suivante, soit quelqu'un ou quelque chose, chercher à foutre la merde dans la ville, soit quelque chose de plus gros ce tramé dans l'ombre de la ville.

Tu espérais juste que certaines personnes ne suivraient pas le coupable
Qu’il ne cherchait pas à faire un mouvement.
Qu’un nouveau gang n’allait pas naître.
Soit il rentre dans l’équation, soit tu le feras disparaître.


Si cela arrivé, si un nouveau gang naissait et qu’il trouvait une place dans l’équation de l’équilibre cela t’arrangeait Bookman, mais s’il s’avérait être une menace pour l’équilibre de cette ville, tu étoufferas le mal tant qu'il est encore dans l’œuf avant qu’il n’arrive à maturité.

Le gang le plus avantagé était les Meiji et Neverland était encore présente pour tenir tête. Le shinsengumi pouvait avoir l'avantage sur les trois autres gangs avec un peu d'organisation et d’un plan bien élaborait.

Ta priorité était de te tenir une réunion avec chaque chef de gang et le Shinsengumi, pour régler les anomalies que tu juges alarmante pour l’équilibre de Tokyo né de cette attaque et faire par la même occasion le bilan des effectifs d’Exodus et d’Omega.

Un gang pouvait disparaître cela t’était indifférant
Du moment qu’il disparaissait sans déséquilibré la ville
L’équilibre de Tokyo prime à n’importe quel prix
À n’importe quelle vie.


Mais avant tout, il faut éteindre le feu dans la cuisine, le dîner avait brûlé à causse de ta négligence.
Intrigue 2 — destruction  1214026541 mon poste est aussi utile que le système unitaire de mon personnage
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D/2




badaboum.

- « Omega a été aussi attaqué ? »

- « Oui lieutenant ! Nous som- »


Bip ! J’avais aussitôt raccroché en commençant à mordre dans mon burger qu’avait l’air plutôt appétissant. Comme si d’rien était. Assis sur l’capot d’ma bagnole d’service à quelques encablures du tableau chaotique qui s’dressait devant moi et que j’matais sans vraiment d’ressentis. Ces attaques n’me faisaient ni chaud, ni froid. On pourrait croire que j’étais adepte du chaos et de l’anarchie, mais c’était pas forcément l’cas. D’ailleurs, not’ putain d’groupe allait d’voir s’sortir la paluche du cul pour travailler deux fois plus ; et cette perspective n’était pas forcément pour m’faire plaisir. J’aimais casser des bouches, briser des gueules, buter d’temps à autre, mais l’faire tout l’temps, ça ôtait toute la saveur au truc et ça finissait par m’faire chier plus qu’autre chose. Ça et d’autant plus que j’allais clairement tomber sur du menu-fretin à coup sûr. Y’avait pas grand monde capable d’me faire frissonner lors d’un combat…

D’loin, on pouvait entendre des sirènes. Des pompiers sans doute. Des flics lambda aussi. C’était pas l’genre d’attentat qui pouvait passer inaperçu et j’me disais bien que ça devait être la même chose au niveau d’Oméga. N’empêche que ceux qui avaient perpétré ces actions étaient plutôt bien couillus. Si Oméga n’était pas un gang trop craint -à mon sens-, Exodus, c’était pas du tout des enfants de cœur. L’un des deux autres gangs devait être coupable d’ce mouvement. Si j’devais parier d’ssus, j’miserais certainement sur les Meiji. C’était ces p’tits cons qui avaient cette manie et cette propension à faire tout sauter. Alcatraz était trop propre dans ses méthodes et attirer l’attention comme ça les desservirait carrément. S’il y avait un certain statu quo maintenu depuis un bon p’tit moment, une alliance entre les victimes serait pas déconnant à voir. C’était même plus probable l’temps qu’ils puissent trouver l’coupable et lui faire payer cher…

Toujours est-il qu’ils venaient d’encaisser un sacré coup. Et même que ma radio portative n’arrêtait pas  d’émettre concernant les deux explosions. J’avais aussi mon phone qui vibrait depuis, mais j’étais plus focalisé sur c’qui s’passait sous mes yeux. Après avoir dévoré mon burger, j’eus un soupir, avant d’me nettoyer ma gueule, mes mains et d’ouvrir une canette d’bière, toujours perché sur ma coche. J’allais pas bouger. Pas encore. Mais la suite des évènements pourrait p’être m’amener à l’faire. Qui sait c’qui pourrait s’passer ensuite…
Karas
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C/1
It was really close. I couldn’t see it, but I could feel it.
MUSIC • J’ai observé un escargot qui rampait le long d’un rasoir... C’est mon rêve... C’est mon cauchemar... Ramper, glisser le long du fil de la lame d’un rasoir et survivre.

Bouteille de Jack Daniels qui lui glisse des mains
Dos voûté et encastré dans son canapé en daim
Son regard vissé sur le plafond d'son antre
Il cherche à combler l'ennui qui lui ronge le ventre
C'est dans un mouvement lent et bien las qu'il se redresse, cherchant son téléphone dans chaque recoins de la pièce ; la sienne, son havre de paix dans cette boîte de merde qui sentait la corruption et la débauche à des kilomètres à la ronde. Une gorgée avant de s'allumer une cigarette et de redresser sa tignasse, il écoute l'écho de la musique que l'insonorisation de la pièce bloque ; mais l'homme sent malgré tout les pulsations des basses, il entend le fracas des verres sur le sol. Mouvement d'épaule, il quitte sa tanière le corbeau, messager fugace de son monde en déclin qu'il tire lui-même vers sa fin ; il passe la porte, observe ce qu'il se passe autour, arque un sourcil en constatant le nombre d'épave humaine avant de s'accouder au bar... S'enquérir des dernières nouvelles, c'était là ce qu'il était en train d'faire, voir comment allait les affaires et si des trouble paix avait été renvoyé aussi vite que l'éclair ; beaucoup de choses sont dites, mais la moitié est déjà oublié... Preuve que l'homme tombait dans une routine qui commençait très clairement à être dangereuse pour sa santé. Cependant, il acquiesce sans broncher à cette destinée, levant les yeux au ciel à la vue de cette triste réalité.

Il sent son téléphone vibrer dans la poche de son jean trop large, mais la flemme de le dégainer semble atteindre son paroxysme ; alors l'homme éteint sa cigarette sous son pied, avançant nonchalamment dans l'antre qui déchante... C'est à ce moment là que tout devient noir, que tout part en vrille, qu'une odeur de poussière et de produits chimiques lui chatouille les narines ; non, il n'aime pas l'odeur du napalm dès le matin. Son corps est lourd, il sent des gravas, mais comme un ver, il s'extirpe après plusieurs minutes à lutter contre le noir complet. Quand la lumière lui apparaît enfin, Takeshi ne peut s'empêcher de fermer les yeux rapidement, se redressant avec difficulté, complètement sonné. Son regard se perd, tout est flou et rouge ; le sang coule sur sa pupille ; tout est trouble. Ses oreilles ne fonctionnent plus, il n'entend qu'un bruit aigu ; et il tangue Takeshi. Il s'adosse à la carcasse d'une des voitures garés un peu trop prêt de l'enfer ((son havre de paix n'est plus que poussière.)) C'est avec difficulté qu'il met la main dans sa poche, cherchant son téléphone pour appeler Junichi à la rescousse ; pour avoir des nouvelles de Kerberos... Et c'est là que la réalité lui frappe la rétine ((le Q.G d'Omega a été frapper par un incendie volontaire.)) C'est la merde, tout part en couille et ses pensées s'embrouille pour mieux partir en fumée ; comme cette cigarette qu'il allume pour étouffer sa rage.

Il allait retrouver les coupables
Leur faire subir une souffrance inimaginable
Bientôt, il verront ce qu'est réellement
Un produit i n f l a m m a b l e



ft. intrigue • color 589ee0 • hrp il était temps que j'réponde
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en soi, être ici n'était peut-être pas la meilleure idée, mais ça, elles les accumulaient depuis le temps. sans parler que l'alcool et la débauchent n'ont pas de frontières, pas même celles d'une guerre de gangs qui gronde en fond sonore. alors elle avait accepté l'invitation sans y penser à deux fois, rejoint quelques connaissances qu'elle n’appellerait jamais amis et c'était surement mieux ainsi — pour eux.

alcool fort dans le sang et cigarette au bord des lèvres, la soirée avait été faite de rires et commentaires déplacés, de danseurs bien trop rapprochés pour que ce soit réellement décents et d'espoirs qui surement n'aboutiraient à rien. parce que les faire courir l'amusait bien plus que la finalité, parce qu'elle n'était pas d'humeur et que son verre lui plaisait bien plus. et c'était ainsi sans remords qu'elle s'était échappée, quitté la chaleur moite et saturée du nightclub. j'ai besoin d'un nouveau paquet de clopes qu'elle leur avait dit avant de tourner les talons et d'ignorer leur réponse, sale habitude qu'elle ne changerait jamais.

par contre, elle s'était imaginé les retrouver au même endroit à son retour et pas un amas de gravats et de fumée, de corps sans vie et une terreur étouffante — chez les autres, du moins. alors, c'était ça d'avoir l'habitude de voir la mort? fallait dire que quelque part, ça vous changeait, surement. surtout après avoir du gratter d'un tapis la cervelle d'un gosse à peine sortit de l’adolescence. c'est ce que s'était dit Rosie, se surprenant elle-même, autant pour la réflexion impromptue que pour le calme. et oui, c'était mieux qu'ils n'aient pas été ses amis : ça faisait moins de regrets pesant sur ses épaules.

puis son regard s'était porté autour d'elle, sans un mot ; instinctivement, elle avait resserré son blouson, même si ça ne servait pas à grand chose, entre la jupe bien courte et le débardeur qui ne cachait ni son décolleté ni l'encre étalée sur sa peau. s'en aller maintenant serait surement le meilleur choix qu'elle pourrait faire ce soir. mais non, elle restait là sans un mot, à fixer les décombres sans trop s'approcher. probablement parce qu'elle ne voulait pas trop être mêlée à ça sans cependant pouvoir se résoudre à partir. puis c'était suspect cette merde, ça puait et pas juste les produits chimiques, non.
l'autre raison, c'était la présence de son employeur, impromptue et inattendue — embarrassante. il ne l'avait probablement pas encore remarquée, elle était arrivée derrière lui et le bruit de ses talons avalé par le brouhaha ambiant. ça l'arrangeait bien, parce qu'elle n'était pas certaine d'assumer son allure actuelle, pas alors qu'elle s'était efforcée de prétendre être quasiment décente depuis qu'elle bossait pour lui. foutue soirée, hein. « Hey boss. » la décence n'avait pas gagné cette fois ; quelques pas de plus esquissé mais toujours en retrait, les mots soufflés d'un ton absent quoique accompagné d'une inflexion presque malvenue vu les circonstances. là, elle aurait voulu blaguer, c'était la norme quand elle était sur un job, mais non. plantée là comme une potiche, sa veste serrée contre elle et un sentiment dégueulasse lui tordant les tripes après avoir échappé aux griffes de son inconscient. « Sacré soirée, hein. » inapproprié. mais son expression troublée trahissait la vérité.
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Destruction



Atlas était relou, histoire de changer. Adossé au bar de l'Ocean Eleven il tentait sa chance avec une poulette pas trop dégueulasse à regarder, voire plutôt appétissante. Mais comme d'habitude Atlas se ferait remballer. Étrangement le statut de "bras droit" n'ouvre pas toujours les portes. Au fond, il pourrait peut-être avoir sa chance s'il se contentait de fermer sa gueule et de jouer les âmes torturées. Il n'aurait pas beaucoup d'effort à faire pour ce dernier critère. Alors qu'il allait tenter sa dernière carte, il se retrouva propulsé contre le mur de droite, le souffle court et les poumons douloureux. Entre autre. Un bruit assourdissant lui lamina les tympans et il perdit connaissance l'espace de quelques minutes. Quand il rouvrit les yeux, deux mecs tentaient de le dégager de sous l'un des pans du mur en question.

Les ignorant royalement, Hiroki se dégagea sans ménagement. Son bras n'était pas écrasé, les décombres lui avaient gentiment laissé un petit espace. Heureusement, conclure avec un seul bras aurait été totalement impossible. Quand il réussit à se hisser sur ses coudes, son sens de l'humour disparut aussitôt. Une vision d'horreur, un truc qu'il n'aurait jamais cru possible. Un truc QU'IL aurait du empêcher. Plus de boîte de nuit. Des corps inertes, des gens blessés, … une hécatombe. Il fixa plusieurs secondes un putain de smiley jaune qu'il n'avait alors jamais remarqué. Coïncidence ?

Quand il réussi à se remettre debout il constata qu'un bout de verre était niché sous son genoux. Il l'arracha en serrant les dents et le conserva dans sa main sanglante. Au cas où le fils de pute responsable de se désastre ait la décence de venir se présenter à lui. Un coup d’œil circulaire lui permit d'apercevoir Kaya et Chaton au milieu des badauds et des victimes. Ça avait l'air d'aller. Et Karas ? Son cœur s'emballa en une fraction de seconde et il sentit les vertiges le prendre d'assaut. Où était-il déjà ? Au fond de la pièce ? Non. A l'extérieur ? Non. Dans sa cage isolée ? … Il resserra son étreinte sur le morceau de verre tout en essayant de partir au galop. Mais sa course le fit tomber par terre. A quatre pattes, il sentit la rage le gagner et l'angoisse le consumer. Quelques gouttelettes de sang perlaient de son front. Des égratignures sûrement, il ne les sentait même pas. Et soudain le miracle.

En relevant la tête il aperçu Karas un peu plus loin. Il clope, tranquille, l'expression de son visage figée comme à l'accoutumée. Mais son regard veut tout dire. Hiroki tente de se relever et se dirige vers son frère en tanguant. Faut dire que le monde tourne, enfin il tourne chelou par rapport à d'habitude, comme quand tu finis une autre bouteille de Jack alors que t'en avais pas envie. Il s'appuie lui aussi sur la voiture. Karas n'a pas l'air trop mal.

" - chaton et kaya ont l'air d'aller bien. les autres j'en sais trop rien. putain c'est quoi ce merdier ?! "

Mais le visage de son frère lui rappela son rôle. Non il était pas là pour lui mettre la pression et l’inonder de questions. Takeshi allait mal, et son rôle était de le faire sourire. Dédramatiser.

" - … si tu voulais qu'on agrandisse fallait le dire, j'aurai fais ça plus "soft" "

Un humour noir. Très noir. Mais il fallait tenter le coup et sauver les apparences. Beaucoup de monde s'était amassé alentours. Des gens qu'il connaissait, d'autres non. Des bons, et des mauvais. Cette journée sentait décidément mauvais.


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Utopie
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UTOPIE
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Asuna s'était retrouvé au QG ce jour-ci. Son travail en tant que chef de gang lui avait prit énormément de temps depuis quelques jours, aussi elle n'avait donc pas pu s'occuper de son travail secondaire à la morgue. Assise dans son bureau, à bouger la tête au rythme de la musique qui venait ambiancer le club. Asuna avait une toute nouvelle idée pour la prochaine forme de propagande à proposer à Karas. Elle venait tout juste de boucler les maquettes quand tout à coup elle fut propulsé à l'opposé de son bureau. Réouvrant les yeux peu à peu, elle porta sa main à son visage et vit cette dernière ensanglantée. Sa tête avait heurter un morceau de pierre laissant un liquide rougeâtre couler le long de son visage. « C'est quoi ce bordel.. » La chef de propagande mit quelques temps à se lever et à tenir debout mais réussi en se tenant à l'un de murs intact de la pièce. Il y avait beaucoup de monde présent ce soir. Des membres de sa famille, le boss et tant d'autres. Asuna arracha un morceau de sa robe pour venir l'appliquer contre son crâne, et une seconde parcelle pour sa main entaillée par des morceaux de verre.

Une fois sur ses deux jambes, et tenant parfaitement debout elle se dépêcha de courir vers la pièce centrale de l'établissement. Et vient la vision d'horreur. Des corps jonchant le sol, le QG de son groupe en miettes. Asuna chercha rapidement du regard les membres de son gang, et pu apercevoir au lien Kaya et Chaton, et en déplaçant ses yeux vers la gauche, les battements de son coeur se calmèrent très rapidement, voyant Karas accompagné d'Atlas. La demoiselle esquissa un large sourire de soulagement et tout en essayant de marcher vers eux trébucha sur un corps et tomba à la même le sol. « Ca va aller chef .. » elle porta une nouvelle fois ça main à sa tête et vu la plaie ne s'arrêtant pas de saigner. Sûrement un léger traumastisme crânien dû au choc, rien ne bien méchant, mais ses études de médecine lui permettait de savoir qu'elle ne pourrait pas se mouvoir normalement avec tout ce sang perdu, et un état de choc présent.

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«Et dans quel monde vivons-nous, exactement?»

Il souffla la question en même temps que la fumée de sa cigarette, levant les yeux aux ciels. Il n’aimait pas particulièrement ce genre de déclarations. Il y avait une amertume, une certaine résignation à souffrir du monde plutôt que de chercher à le changer. La raison pour laquelle les gangs existaient, n’est-ce pas ? Un discours si faible, si soumis qu’il était presque impossible de ne pas en tirer profit. C’est parce que le monde est ainsi que les gens se droguent. C’est parce que le monde est ainsi que les gens se tuent. Et les gens meurent. Et il ne reste personne pour les pleurer.

Sans même le regarder, il devinait à qui il s’adressait. Ce genre d’attitude, même si ce n’était pas dit avec la plus ferme des convictions, expliquait leurs positions relatives. Monsieur, en haut, et lui, ground zero. Il tourna le dos au terrible spectacle pour observer la cohue dans les rues. Plusieurs curieux, évidemment. Des secours, aussi. Des gens blessés, d’autres qui souffraient. Monsieur n’était pas triste, vraiment, mais il demeurait empathique. Plusieurs avaient sans doute péri dans l’explosion et pour les gens présents, le choc devait être incommensurable. Subsistait également une question à laquelle il ne souhaitait pas trop réfléchir. Est-ce que de ses employés se trouvaient parmi les décombres ? Un mélange de crainte et de colère le tiraillait, mais il devrait attendre. Comme tout le monde. Certaines choses échappaient même à son emprise, malheureusement. Avant de quitter le jeune homme, il lui donna au moins raison sur un point.

«Je suis d’accord avec vous que ce serait idiot de signer un tel geste. Sauf que s’en tenir uniquement au bon sens serait de se limiter un peu. Je souhaite seulement que ce ne soit pas le cas. Pour vous comme pour moi.»

Qu’importe où se situaient ses allégeances, si les Meiji étaient reconnus coupable de cet attentat, les répercussions affecteraient tout le monde. S’apprêtant à quitter les lieux, une voix le stoppa net dans son élan. Croisant le regard de son employée, des sueurs froides le firent frémir tandis que l’espace d’une microseconde, il envisagea le pire. Un mauvais tour de son esprit, un jeu d’associations malsain. Il ne tint pas compte de ses vêtements, ni même de ses paroles. Dans un mouvement rapide, il chercha à se poster face à elle, posant une main sur son épaule et forçant son regard dans le sien. Elle semblait bien aller, une inspection brève –dans laquelle il détailla sa silhouette, prenant conscience de son habillement par la même occasion – concluant qu’elle n’était pas blessée et dans un toussotement visant surtout à le ramener à l’ordre, il lui posa la question.

«Tout va bien ? »

L’inquiétude dans son regard se dissipa progressivement. Il s’en voulait un peu de le penser, mais il était content qu’elle, plus que tout autre, aille bien en ce moment. Sans doute exagérait-il sous le coup de l’émotion, justement parce qu’elle était face à lui.

«Tu…étais dans la boîte ? Avec des amis ?»

Il ne releva même pas qu’il l’avait tutoyé, c’était dire à quel point il n’était pas dans son calme habituel.
Ophélia
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It's my pleasure—ft. peopleUn peu plus tôt. La jeune femme est assise derrière son bureau au dernier étage des studios de la Fuji TV. Elle prépare l’édition de demain. Travail. Encore et toujours. Le déroulement du journal, les différents sujets abordés, tout passe entre ces mains. Son téléphone vibre. Machinalement elle le saisit et regarde l’écran. Alerte : explosions dans la capitale. Le Stray Wolf et l’Ocean Eleven, lieux célèbres de la vie nocturne tokyoïte ont été détruits. Les témoignages rapportent plusieurs blessés et même des morts. Soyez prudent dans vos déplacements. Enfin. On peut lire un sourire mauvais sur le visage de la belle Ophélie. Les gangs ont fini par payer. Maintenant eux aussi connaissent la douleur de perdre un proche, la vision d’horreur à la découverte de son corps inanimé. Ce jour est la fin du règne de terreur des gangs. Le début d’une nouvelle ère où tout est à faire pour les honnêtes gens.

Pas une minute à perdre. Elle enfile son long manteau blanc, prend ses affaires et lance à son assistante :

« Envoyez quelqu’un au Stray Wolf immédiatement. Je veux aussi une équipe prête à tourner dans quinze minutes devant l’Ocean Eleven. Et qu’on me libère l’antenne pour une édition spéciale dans vingt minutes. »
Le journal de ce soir aura droit à un supplément en direct d’un champ de ruines. Et d’un air grave elle annoncera la merveilleuse nouvelle aux millions de téléspectateurs. Sans rancune Omega, mais cette fois c’est Exodus qui sera mis à l’honneur. La prochaine fois sera pour toi promis. La vieille Jaguar ne passe pas inaperçue dans les rues animées, mais les badauds n’ont pas le temps de l’admirer. La voiture file vers Shibuya. Elle avale les kilomètres telle un monstre en furie, doublant et zigzagant dans la circulation encombrée. Un scoop n’attend pas. Surtout lorsqu’il s’agit d’évoquer la mort de plusieurs membres de gangs.

Crissement de pneus sur le bitume. La jeune femme se gare le long du trottoir au milieu d’un chaos mêlant sirènes de police et ambulances. Elle arrange sa jupe noire alors que les talons de ses escarpins claquent en cadence sur le macadam. Sa grâce et son charme détonnent au milieu de cet amoncellement de gravas. Elle s’approche de la boîte de nuit. Ou plutôt de ce qu’il en reste, pas grand-chose. Une odeur reconnaissable flotte dans l’air. Le sang. La mort. Mais ça ne la rend pas triste. Au contraire. Coupables. Tous. Sans exception. Ceux qui profitaient de la vie dans ce lieu de débauche n’étaient pas innocents. Ils savaient qui étaient les propriétaires. Tout le monde le savait. Ils engraissaient un gang. Ils méritent leur sort. Aucun sentiment sur son visage. Rien ne transparaît et pourtant intérieurement elle jubile. Qui est l’heureux élu qui a eu cette idée de génie ? Qui a osé transformer cet endroit en tas de cendre qu'elle le félicite. La réponse est sous ses yeux. Au sol un smiley jaune arbore un sourire malicieux. Meiji. Ainsi donc ces gamins immatures peuvent faire des choses utiles. Intéressant.

Un madame Kirishima résonne dans le tumulte la sortant de ses réflexions. L’équipe est là. Il est l’heure de monter sur scène. La camionnette de la Fuji TV se reconnaît entre toutes avec son antenne parabolique sur le toit. Le temps d’arranger ses cheveux, de vérifier son maquillage et le décompte se fait. Visage grave comme prévu. Antenne dans cinq secondes. Quatre. Trois. Deux. Un.

« Mesdames, messieurs bonsoir. Nous interrompons votre programme pour une édition spéciale. Je me trouve actuellement à quelques pas de l’Ocean Eleven, célèbre boîte de nuit de la ville, qui vient d’être détruite par une violente explosion comme vous pouvez le voir derrière moi. Aucun communiqué de la part des autorités pour l’heure, mais il ne fait aucun doute que cet événement, déjà qualifié par certains d’attentat, s’inscrit dans l’affrontement entre gangs qui sévit depuis quelques années à Tokyo. On rapporte qu’une autre explosion a eu lieu dans un bar d’Ikebukuro, une de nos équipes se rend sur place actuellement, mais on peut supposer que les deux drames sont liés. Impossible pour le moment de chiffrer le nombre de victimes mais le pire est à craindre malheureusement. Nous reviendrons vers vous dès que nous aurons plus d’informations. »
Coupez. Elle tend le micro à un assistant et se retourne pour contempler le spectacle. Cigarette entre les lèvres. Le pire est à craindre malheureusement. Le monde policé de la télévision la fait sourire intérieurement. A aucun moment elle ne trouve malheureux toutes ces victimes mais il faut jouer son rôle de journaliste impartial et Ophélie fait ça avec talent. Quelques pas au milieu de la foule. Il lui faut un témoignage maintenant. Un anonyme ou mieux un policier. Elle doit mettre un visage sur ce drame pour toucher ceux qui la regardent.
Code by nutty—   color #FF6B98—   790 words—  ♪ music
HRP— Je cherche quelqu'un pour passer à la tv donc hésitez pas à interpeller Ophélie huhu

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ophélie kirishima
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ou quand j'ai failli crevé à walp' dans les chiottes d'une boîte
L'attirail à l'air, fallait se frayer un chemin à travers les décombres. Nobuo était tranquillement en train de fourrer une pépète dans les chiottes de la boîte lorsque l'explosion les fit tout deux projeté contre le mur. La puissance du choc était tel, qu'ils avaient perdus connaissances les deux. A son réveil, il fut prit d'une certitude à ce sujet :
l'explosion LUI avait fait perdre connaissance. Pour elle, c'était la fin de l'histoire. Allez savoir comment ça s'est produit, peut être un coup du lapin. Il pose ses doigts sur ses yeux afin de les fermer. Sa première réaction ne fut pas de chercher son futal qui était dans les décombres, mais de récupérer ses clopes qui étaient intactes une fois qu'on aurait enlevé les gravats sur le paquet. Son briquet était quelque part par là, il palpait, et après avoir trouvé son bonheur il tentait de retrouver la sortie.

Enjambant quelques cadavres, il examinait l'artère principale de ce qui était jadis le quartier général et qui à présent n'était qu'un chaos sans nom. Un tas de gravats par-ci, un départ de feu par là. De la fumée à te violer les bronches et les poumons. Des cris. Des larmes. De la douleur. Il eut une montée de nerfs assez violentes. Il n'était pas membre depuis très longtemps chez les Exodus, un mois, ou peut être un mois et demi à tout casser. C'était peut être la plus jeune recrue - dans le sens où il était le dernier arrivé - et pourtant il se sentait ici comme chez lui. Et lorsqu'on n'a pas de famille à proprement parler, alors c'était encore plus important à ses yeux. On lui avait offert quelque chose qu'il n'avait pas jadis, et en l'espace de quelques secondes, tout s'était envolé.

«putain d'fils de p..»

Il n'eut même pas le temps d'injurier les auteurs de ce crime que la fumée le fit tousser comme un asthmatique. Il n'arrivait plus à prendre son souffle. Il lui fallait de l'air, de l'air frais. Il jetait un œil, mais tout n'était que chaos ici. Y'avais du mouvement, mais impossible de définir qui était qui, il lui était impossible de reconnaître quiconque ou quoi que ce soit. Le bougre se relève tant bien que mal, titubant un peu, la projection lui avait certainement heurté bien plus que le dos. Il jette son dévolu sur un trench coat en assez bon  état. Via ceci, il pourrait éviter de dévoiler ses parties intimes à la télévision - qui était certainement pas très loin à présent - même si l'idée de poser devant une caméra de télévision pour montrer qu'il en avait une grosse à la terre entière ne le dérangeait absolument pas.

La bête allume une clope, sa gueule en disait long sur sa méforme, mais au moins il était vivant. En quittant les lieux, clope au bec, il ne pouvait s'empêcher de remarquer l'attroupement général. Certains s'en fuyaient au loin, d'autres rejoignaient une personnalité Ô combien importante du gang. Le boss, en chair et en os mais surtout, en vie. Il s'en approche, les jambes qui tremblaient encore du choc mais surtout, parce que le vent avait la fâcheuse tendance dans cet accoutrement, de venir lui chatouiller les parties.

L'animal grognait intérieurement - voir extérieurement si on prête attention à son visage grimaçant, mâchoire fermée, regard noir.

«si y'a b'soin de quoi qu'ce soit, j'suis votre homme.» annonça t-il.
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Karas
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Toute action entraîne une réaction, et une réaction d'Exodus, ça fait mal.
MUSIC • J’avais envie d’ouvrir les vannes de dégazage de tous les pétroliers et de polluer toutes ces plages françaises que je ne verrai jamais. J’avais envie de tout salir d’une fumée bien noire.

Sa cigarette se consume lentement, peut-être un peu trop pour se fumeur invétéré ; mais il se fait calme, patient, malgré la rage qui bouillonne dans ses veines, qui tape comme de l'acide sulfurique ; ça pique, ça le brûle de l'intérieur. Combien de personnes étaient encore piéger dans les décombres ? Combien de blessé ? Combien de mort ? L'incertitude totale, qui se veut fatal ; il a l'impression d'être laissé sur le carreau après avoir pris plusieurs balles... C'est abominable, c'est effroyable ; mais Takeshi est prêt, il sent qu'il devient une arme létale prête à tout dévaster sur son passage, non, rien n'échappera à sa rage. Le filet de sang qui coule le long de sa tempe le ramène à la réalité, ainsi que la voix de son frère qui apparaît dans le coin de sa vision. Tenter de faire de l'humour maintenant n'arriverait pas à le dégriser, beaucoup trop en colère pour ne serait-ce esquisser un sourire. Il le rassure en lui disant que Chaton et Kaya sont en sécurité, qu'elles ne semblent pas trop amochées ; mais... Les autres ? Est-ce que tout le monde se trouvait dans le Q.G ? Est-ce que les autres membres sont au courant ? Beaucoup de questions en suspend dans les tréfonds de sa tête, mais rien ne lui semble très cohérent ; il est juste en train de partir en couille intérieurement. Secouant la tête, le chef d'Exodus passe une main dans sa crinière carmine, se relevant en époussetant ses fringues plein de poussière ; il essuie d'un geste nonchalant le sang qui coule inlassablement de sa tête avant de voir apparaître Utopie dans son champ de vision ; bien plus en mauvais état que lui ne l'était. Sa "famille" venait de prendre un grand coup, il s'en rendait compte au fur et à mesure du temps qui passait ; devant ce spectacle dont il se serait bien passé.

Puis c'est au tour de Blacky d'apparaître, lui aussi laisse transparaître de la colère, c'est bien, c'est ce qu'il faut ; oui, en cet instant, c'était bien la rage qui dictait sa ligne de conduite... Sa cigarette est terminée, alors c'est en ouvrant un peu plus grand la bouche qu'il daigne la faire tombée, l'écrasant du bout du pied, les mains dans les poches et les sourcils froncés, Takeshi s'avance vers son frère, passant son bras autour de ses épaules, ne quittant pas la carcasse en ruine de ce qui était autrefois leur Q.G des yeux. « J'veux que cet acte contre nous soit punis, mais j'veux que nos membres soient en sécurité, alors tu m'fais évacuer tout ce beau petit monde. Tu laisses le choix à personne, tu leur dis d'se tirer et d'attendre les instructions. Je sens qu'il ne faut pas qu'on reste ici, je compte sur toi. » Une main dans la tignasse de son frère, il l'ébouriffe dans un geste un peu fort, comme pour lui faire comprendre qu'il ne fallait pas s'inquiéter, que sa carcasse en avait vu d'autre et qu'il n'allait pas se laisser démonter. S'approchant désormais d'Utopie, l'homme l'attrape par le bras, la maintenant sur ses deux jambes et examina de plus prêt sa plaie à la tête. Pas le temps de rester ici, la police commençait déjà à envahir les lieux et il était persuadé que ça grouillerait bientôt de membres du Shinsengumi ((comme les journalistes qui commençaient à affluer)). De sa poche, il dégaine ce qui ressemble à un bandana et le plaque contre la blessure de la demoiselle. « Tu pars d'ici et tu te diriges vers une adresse que je vais t'envoyer, il y a un médecin clandestin qui pourra te prendre en charge ; il faut éviter le plus possible les hôpitaux, c'est le meilleur moyen d'être rapatrié au poste, bien compris ? » C'est en guidant la main de la jeune fille vers la sienne pour qu'elle tienne le bandana contre sa blessure que Takeshi adresse une tape virile sur l'épaule de Blacky, regardant tout autour de lui, toujours trop méfiant d'être épier par on ne sait qui, même dans ce brouhaha infernal. « Si tu veux l'accompagner, j'pense qu'elle en aura besoin. Sur le chemin, n'hésite pas à poser des questions, si quelqu'un à vu quelque chose de suspect ou quoi que ce soit d'autres. Apporte ton soutien à Atlas également, je pense qu'il va en avoir besoin. J'vais aller mener l'enquête de mon côté. On se retrouve plus tard.» Sur ces derniers mots, il tape une nouvelle fois, ne laissant pas le choix à ces frères d'armes de répondre, il était bien trop en colère, bien trop fatigué et il lui fallait quitter cet endroit au plus vite.

Car les nouvelles sur son téléphone étaient formelles... Le Q.G d'Omega aussi avait été pris pour cible et il voulait s'assurer d'une façon ou d'une autre que Valéria était bien vivante. Hors de question de se faire chopper par la police ou par le Shinsengumi maintenant.



ft. intrigue • color 589ee0 • hrp Karas a donc quitté les lieux

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Utopie
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Utopie releva les yeux le temps d'un instant, et vu au loin la silhouette de Blacky se dessinait, suivit de celle de Karas qui s'approchait rapidement d'elle. Il serait là pour les guider comme il l'a toujours fait. Un seul de ses battements de cils et la machine ne saurait plus s'arrêter. « Tu pars d'ici et tu te diriges vers une adresse que je vais t'envoyer, il y a un médecin clandestin qui pourra te prendre en charge ; il faut éviter le plus possible les hôpitaux, c'est le meilleur moyen d'être rapatrié au poste, bien compris ? »  Utopie hocha la tête et lui esquissa un léger sourire, malgré la douleur elle pouvait au moins lui offrir un semblant de joie. Il ne laisserait pas cet acte impuni. Personne d'ailleurs. Il sufissait de porter son regard au plus profond du sien, pour remarquer la haine grandissante qui venait d'y naître.

Utopie regarda Blacky, et se reposa sur lui. Acquiessant une seconde fois aux dires de son chef de gang.  « Si tu veux l'accompagner, j'pense qu'elle en aura besoin. Sur le chemin, n'hésite pas à poser des questions, si quelqu'un à vu quelque chose de suspect ou quoi que ce soit d'autres. Apporte ton soutien à Atlas également, je pense qu'il va en avoir besoin. J'vais aller mener l'enquête de mon côté. On se retrouve plus tard. » Utopie porta sa main sur le bandeau qui venait alors compresser sa plaie pour arrêter au mieux le saignement. Elle devait se faire aider. Et dans l'état actuel des choses, jamais elle ne pourrait se soigner elle-même. Ses mains tremblaient trop, et le sang qu'elle avait perdu n'arrangeait en aucun les choses.  

« Merci patron. »   Utopie s'agrippa de toutes ses forces au bras de Blacky, ses jambes fébrilent ne pouvant la tenir debout sans aide. Il fallait la soigner le plus rapidement possible, et surtout quitter les lieux avant que trop de curieux, ou de suspects, rapliquent et viennent fourer leurs nez où ils n'auraient jamais dû.  « Nous devons y aller. » Elle lança un regard à Blacky avant de tirer sur son bras. Ils ne devaient vraiment pas traîner par ici. Utopie pouvait déjà entendre les journalistes à l'extérieur du bâtiment spéculer sur l'évènement. Ils allaient se faire un maximum d'argent sur tous ces blessés, et tous ces morts.  

A deux, ils commencèrent à emjamber tant bien que mal les débris, et certains corps à mêe le sol. Elle n'en connaissait heureusement aucun. Tout ce qu'elle savait. C'est que dès demain, une fois soignée, elle devrait s'occuper de chacun d'eux ainsi que faire face à leurs familles. Leur dire droit dans les yeux qu'ils sont mort pour une cause qui peut-être, ne les regardait même pas. Certains étaient sans doute venu dans la seule optique de s'amuser sans penser à mal. D'autres voulaient tout simplement trouver la personne qui partagerait leur nuit une fois le soleil endormi. « Je doute que nous puissions avoir des informations ce soir.. »    Elle baissa la tête. Honteuse. Utopie ne pourrait pas aider à trouver dans son état actuel les auteurs de cette atrocité. Et rien que pour cela, la jeune femme pouvait sentir au plus profond de son corps son coeur se serrer.

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Destruction



Karas était furieux. Et ce n'était pas son passage de main dans les cheveux du blond qui le rassurerait. Non clairement pas. Dans cet état là Karas était capable du pire, et ce n'était pas le moment de partir se promener tout seul. Pourtant Atlas ne retint pas son frère, c'était inutile. Sa décision était prise et rien ne le ferait changer d'avis. Avec un peu de chance cette excursion lui permettrait de se défouler et d'en revenir sans trop de casse. Sinon Hiroki irait aussi casser des dents. Les ordres avaient été donné, les rôles dispatchés. Il ne restait plus qu'à obéir. Ce qu'Atlas fit. Il n'appréciait pas des masses que Blacky lui soit retiré, mais mieux valait effectivement qu'il accompagne Utopie. Avec un peu de chance il reviendrait à temps pour lui donner un coup de main.

Un coup d’œil lent et circulaire donna un aperçu du travail qui attendait le bras droit. Beaucoup de personne sous les décombres, beaucoup de curieux. Trop de curieux. Il fallait agir vite. S'occuper des membres du gang, laisser les autres aux secours, ils étaient là pour ça. Atlas se dirigea rapidement vers Chaton et Kaya.

" - faut dégager de là et vite fait. le shinsen ne devrait pas tarder. planquez-vous, évitez les hôpitaux, préférez les toubibs clandestins, on vous contactera. "

Il avait été froid sans le vouloir, ça ne lui correspondait pas. Mais le temps pressait. Kaya avait l'air plus amochée que Chaton. Il fixa cette dernière.

" - ça va aller ? tu vas pouvoir l'aider à bouger ? désolé c'est un peu la merde là. si ça devient compliqué attendez pas trop loin, je vous enverrais blacky. "

Atlas ne resta pas plus longtemps et partit aider le reste des ses comparses, toisant d'un mauvais œil les médias qui profitaient de leur malheur. Lui aussi devait disparaître, mais il ne pouvait pas partir avant que l'ensemble des Exodus encore en vie ne se soit éclipsé. Avec un peu de bol, il passerait inaperçu, ou tout simplement pour un civil cherchant à aider son prochain.


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on joue à la nounou..
Tu te gèle les noix. Quelle idée aussi de ne pas avoir récupérer ton futal dans cette histoire. Mais bon, faut dire, il était sous les gravats encore fumants, et l'idée de rester ici alors que ça pouvait s'effondrer, même un type aussi idiot que toi savait comment ça allait finir. Ceci étant, la petite brise légère de la nuit n'arrangeait en rien ton état. T'avais mal au crâne, mais ça allait. Et tu te gelais les miches. Et si un journaliste voyait ça, ton boule allait faire le tour des chaînes de télévision. Mains dans les poches, tu essayais de préserver un peu de dignité devant le boss. L'ironie de la situation.

« Si tu veux l'accompagner, j'pense qu'elle en aura besoin. Sur le chemin, n'hésite pas à poser des questions, si quelqu'un à vu quelque chose de suspect ou quoi que ce soit d'autres. Apporte ton soutien à Atlas également, je pense qu'il va en avoir besoin. J'vais aller mener l'enquête de mon côté. On se retrouve plus tard.»

«Ok boss. J'vous tiens au jus.»


Tu acquiesce d'un signe de tête, te courbant légèrement envers le boss.Vendu. Tu allais jouer les nounous et ça te convenait. Dans tout les cas, fallait avant tout que tu trouve un futal parce que ça n'allait pas le faire dans l'état actuel des choses. Utopie avait raison sur un point, ils n'allaient pas avoir masse d'informations pour le moment, parce que de toute façon, celui qui avait fait ça devait être bien loin à présent. Ce fils de pute, celui qui lui avait retiré son quartier général, allait payer cher cet affront. On pouvait te rabaisser plus bas que terre et ça ne te dérangeait pas. Ceci étant, qu'on te retire ta maison et une partie de ta famille, là c'était déjà plus emmerdant. Ça te montait au crâne. Un sentiment de chaleur alors que tu marche tant bien que mal, à t'en geler les noix, avec une demoiselle accrochée à ton bras. Péniblement, tu essayais de te rapprocher de ta moto, garée un peu plus loin, pas trop loin d'une boutique de fringues qui appartenait à Exodus. De l'autre côté, tu ne l'entendais pas, mais Atlas parlait de toi. T'envoyer t'occuper d'une collègue qui était blessé. Blacky ici, Blacky là-bas, Blacky au parc et Blacky à la plage. Pourquoi pas. Dans tout les cas, tu n'allais pas rechigner. Si tes collègues avaient besoin de toi – et surtout si tu peux faire quelque chose pour eux – tu allais le faire volontiers. Offrir ton soutien à Atlas, bien évidemment que tu allais le faire.

Tu déposais Utopie vers ta moto, bien gentiment, lui demandant d'attendre un peu. Tu allais faire vite. Entrer, prendre un futal, et te barrer. Le gars était conciliant, tu le connaissais ce bougre, t'avais protégé sa boutique en éclatant deux trois petits cons qui avaient voulu forcer l'entrée pour y dérober la caisse. Une fois de retour avec des sapes plus convenables, tu enfourne ta moto, conseille à Utopie de bien s'accrocher à ce qu'elle pouvait et démarrait en trombe pour rejoindre au plus vite le médecin clandestin.
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DESTRUCTION
CHATON & EVERYONE


La demoiselle à la chevelure flamboyante avait un teint cadavérique, et la brune eut juste le temps de tenir sa crinière lorsqu'elle évacua une bonne partie de ses tripes. Elle posa un regard inquiet sur sa collègue, et l'aida à s'asseoir non loin, avec elle. Elle constata l'étendue des dégâts. Son corps était bleutés sur des zones si importantes qu'elle n'aurait jamais pensé ce que soit possible. De nombreuses griffures plus ou moins profondes, les ongles complètement difformes, et de la poussière partout pour ne pas laisser les plaies en paix. C'était brûlant, tout son corps irradiait, poisseux d'un sang qu'elle n'aurait pas du perdre. Mais partout autour d'elle, c'était la panique. Les civils courraient, certains regardaient, d'autres étaient sortis, évanouis, d'autres ne ressortiraient surement pas vivant, dans cet enfer urbain. Elle eut un accès d'angoisse, puis son corps se calma. Ne laissant plus grand chose à exprimer. Elle le savait, elle ne dormirait pas avant un moment, et elle ne remettrait pas les pieds ici avant un moment plus grand encore.

Soudain, une silhouette blonde se dirigea vers elles deux. Atlas. Elle le regarda, morne, mais concrètement moins amochée que sa consoeur qui venait de rendre son dîner tout bonnement sur le macadam maintenant blanc comme neige, neige impure constituée de déchets, de piliers, de bonne humeur et de projets évanouis. Elle l'écouta, distraite, perturbée, essayant d'assimiler ce qu'il était entrain de dire.

" - faut dégager de là et vite fait. le shinsen ne devrait pas tarder. planquez-vous, évitez les hôpitaux, préférez les toubibs clandestins, on vous contactera. "

Le sang de la demoiselle se réveilla, lentement, le félin se mit en branle, toutes les connexions se firent de nouveau. Elle lui envoya un regard mi glacial mi compréhensif. Elle s'était levée, avait simplement acquiescé, pas la peine de faire d'histoire maintenant. Ses yeux pâles avaient du parler pour elle, puisqu'il se rattrapa en pleine chute.

" - ça va aller ? tu vas pouvoir l'aider à bouger ? désolé c'est un peu la merde là. si ça devient compliqué attendez pas trop loin, je vous enverrais blacky. "

Elle se radoucit, et si l'affaire n'était pas si urgente, elle aurait presque pu sourire. Elle ne savait même pas comment elle faisait pour ne pas tomber sur le sol et pleurer toutes les larmes de son corps. L'ego, la seule réponse à l'énigme Akisa. Elle regarda kaya, lui demandant d'un regard si elle pouvait tenir debout, prête à la soutenir pour se rendre chez Saya, qu'elle savait la seule personne assez impliquée dans la vie de gang pour ne rien dire, puis elle saurait la remercier en adresses, informations, et surement cash. Elle reporta son regard sur Atlas.

♦️ Je pense qu'on peut se débrouiller, je connais un médecin clandestin, j'emmène Kaya chez moi, et je l'appellerais là bas, si je ne t'envoie pas de nouvelle dans la nuit vers 3h, envoie Blacky à mon adresse, je te l'envoie par texto si jamais.

Elle tendit la main à Kaya pour qu'elle se hisse contre elle, et dans un regard entendu, celui qui promettait des nuits d'angoisses lorsque le calme serait de nouveau là, étouffant les événements dans une bulle, lointaine et toxique. Elle donna un dernier regard à Atlas, celui qui devait sceller le deal, celui qui déclenchait toute l'opération, ou qui y mettait un terme, suivant le point de vue.

Elle se mit en marche, téléphone en main, kaya contre son flanc opposé, envoyant l'adresse à Atlas, et envoyant un message à Saya, bien qu'elle la rappellerait chez elle. Ses talons cliquetèrent lentement, boitillant sur le bitume.

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tout était baigné dans un flou rendant certaines choses difficiles à discerner, ou peut-être n'était-ce que ses réflexes qui se retrouvaient amoindris. et en faisant face à lui, jamais n'aurait-elle imaginé se confronter à autre chose que Monsieur, l'homme d'affaire détaché et digne, cette facette-là qu'elle connaissait depuis le début de son emploiement ; et elle avait pu avoir un aperçu de l'homme se cachant derrière, tant de familiarité n'avait été ni espérée ni attendue.

sa main sur son épaule lui tira un frisson qui la fit grimacer, et ce ne fut qu'après quelques instants de flottement qu'elle réalisa l'avoir brusquement agrippé, sa poigne tremblante quoi que ferme. et elle resta ainsi figée, la main de son patron tout juste décollée de ladite épaule tandis qu'elle le fixait, sans mot. définitivement plus secouée que prévu, suffisamment pour éveiller des réflexes qu'usuellement elle gardait en laisse.

« Je— » encore une fois, elle détourna le regard, le portant derrière la silhouette de l'homme lui faisant face, quand bien même il semblait tenter de l'en empêcher. « Je crois que oui. » mais il y avait quelque chose de lointain dans son ton, quelque chose d'incertain ; ses doigts avaient relâché leur pression mais elle ne l'avait toujours pas lâché, comme si elle craignait de s'effondrer en le faisant.

la question posée s'était douloureusement imprimée dans son esprit ; Rosie baissa le regard pour fixer ses propres chaussures, renifla, secoua la tête. « Pas vraiment des amis, non— » était-ce réellement le moment de faire dans les précisions, de jouer avec les mots? « Ils sont morts quoi qu'il arrive, hein? » si le ton de l'interrogation était là, les mots n'en étaient pas vraiment. ils étaient morts. ça la peinait, à présent. et sa lèvre trembla alors qu'elle y portait une nouvelle cigarette, sans pour autant l'allumer. un peu déconnectée, ou juste obnubilée par cette mort à laquelle elle avait tout juste échappée.

finalement, elle se racla la gorge, le lâcha sans mentionner son propre embarras et secoua la tête. ses mains se battaient avec le briquet extirpé de sa poche tandis qu’elle tournait le dos aux décombres. « Vous— Tu ne devrais pas être ici. J'ai pas envie qu'il t'arrive quelque chose aussi. » elle aussi le tutoyait, parce que c'était le cadet de ses soucis ; sa cigarette désespérément éteinte, c'était bien plus grave. et le juron qui fila ne l'allumerait certaine pas, mais aidait au moins à contenir des larmes sorties de nulle part et dont elle ne voulait pas.
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