take care — ( Hotaru )
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take care
Toko rappelée à l’ordre du jour par les lumières clignotantes des chambres entrouvertes ; un rideau d'intimité, elle esquive les patients les collègues et passe à travers les gens pour se rendre à la salle où on l’a convoquée. On a besoin d’elle, sans cesse, sans jamais s’arrêter - marche au pas sans regarder derrière soi. Et elle l'aperçoit ; un visage qu’elle avait l’habitude de voir en ces lieux et auquel elle aurait presque pu prendre goût si le cadre ne l’en dégoûtait pas - non pas qu’elle ait peur du sang et autre blessures qui coulent entre ces murs, mais la vue de cet individu s'attristait parfois plus qu’elle ne l'enchantait
empathie
pitié
pas le temps pour faire la différence, elle l’a déjà salué.  encore toi ? sourire au coin des lèvres, un doux mélange de stupéfaction et affection pour sa présence un brin réconfortante - Toko a prit l’habitude de lui parler.
Elle se pose à ses côtés et commence à le soigner sans jamais se taire (pas une pause, jamais un soupir) comment tu t’es fais ça…? Toko elle ne le soigne pas seulement, elle est aussi présente pour écouter ses problèmes jusqu’au bout de la nuit
curiosité morbide qui la pousse à presser un peu plus sa main sur son bras orné d’hématome.



Invité
J'étais de nouveau à l'hôpital, mais cette fois, je n'étais pas malade. Une simple visite pour aller voir ma mère avait mal tournée. Très mal tournée. Ma mère était en psychiatrie depuis longtemps et maintenant que j'étais majeur, j'avais le droit de la voir sans l'accord de mes grands-parents. Ils étaient contre cela, ils ne voulaient pas que j'y aille et ils avaient peut-être raison. Au départ tout allée bien, elle regardait la table. Mais quand nos regards se sont croisés, elle a déraillais comme à l'époque. Elle m'a frappé encore et encore jusqu'à ce que le personnel arrive. Elle m'a crié dessus comme dans mon enfance. « Ou est mon fils ? Tu a tué mon bébé ! Je veux voir mon Hotaru ! Je veux voir mon amour. Rends-moi mon fils ! Maudit soit le gouvernement, c'est encore eux qui t'envoies me faire du mal. » Encore et toujours les mêmes phrases. Les médecins m'avaient dit qu'elle était calme et qu'elle n'avait pas eu de crises depuis quelque temps. Mais des qu'elle ma vu, elle est devenue folle. Cela m'avait vraiment rappelais mon enfance.

Mes grands-parents ne voulaient pas que j'aille là-bas, que je reprenne contacte avec eux, ils avaient raison. Mais je voulais essayer, je ne voulais pas l'abandonner. Toutes ses années, je l'avais abandonné, mais c'était à cause de mes grands-parents qui refusaient que j'aille la voir pour mon bien et pour son bien. Depuis qu'elle était rentrée dans cet établissement, ce n'était pas pareil à la maison et elle avait disparu des conversations, une honte pour mon grand-père, une douleur pour ma grand-mère. Pour moi, c'était encore ma mer, celle que j'aimais encore et toujours malgré le mal qu'elle avait pu me faire. Et je pense que cela restera pareil, même après des milliers d'années.

Mais mes souvenirs s'arrêtaient brusquement quand une voix familière se fit entendre, elle était assez proche pour que je l'entende. Elle me presser le bras, bras qui était couvert d'hématomes à cause des coups de ma mère. J'avais mal, mais je disais rien, je la regardais en souriant. « Oui encore moi, même si cette fois, je n'ai pas voulu venir. Pour ça c'est rien, juste une visite en psychiatrie qui à mal tournée. J'aurais dû écouté mes grands-parents, mais cela à était plus fort que moi. Bête et stupide comme dirait mon manageur. »
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