a sweeter hell (pv rinne)
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momoka & rinne
Ce genre d'évènement était toujours source de stress, plus encore depuis quelque semaines. A chaque nouvelle ligne de produits dérivés, les dirigeants de MED+ organisaient une rencontre avec les fans, avec à la clef autographes et photo en compagnie de leur égérie, et parfois même, rencontres vip avec cette dernière. Et justement, c'était le cas aujourd'hui.

Avec soin, les cernes avaient été cachés ainsi que toutes les imperfections, passant plus d'une heure entre les mains d'un duo de maquilleuse, ainsi qu'un coiffeur. Plus aucun trait tiré, plus aucune marque qui la laisserait penser être trop humaine — parfaitement lisse, joli bout de plastique au sourire éclatant. Encore une couche de gloss appliquée, et la voilà prête à accueillir les consommateurs fidèles, jeunes comme beaucoup moins jeunes, à vrai dire. Et ce fut avec un sourire qui semblait naturel qu'elle passa une partie de la matinée à saluer et remercier ceux venus la voir, leur accordant quelques mots avant de passer aux suivants.

Les flashs étaient éblouissants, trop sourire lui donnait mal à la tête et pourtant, elle ne flanchait pas. La pause approchait, alors elle devait tenir, sans jamais faillir. Une autre signature, un sourire et quelques mots gentils, avant qu'on fasse finalement sortir tout le monde, pour son plus grand bonheur. Dix minutes de paix, dix minutes durant lesquelles elle pouvait se détendre, arrêter d'être aussi fausse — vivre. Dix minutes ponctuées par un sms envoyé à une fan qu'elle avait prise en affection sans réelle raison ; elle avait juste été particulièrement sympathique avec elle un jour, et Momoka était faible.

FROM : Momoka
MSG : J'espère que t'es dans la file, normalement t'es la première à pouvoir passer. A bientôt ♥️ .☆.。.:*・°

Elle lui avait refilé des billets pour des rencontres vip plus d'une fois déjà, ainsi que quelques goodies signées de sa main ; un geste généreux ne lui ressemblant pas vraiment, et pourtant. A présent, c'était l'attente et le stress à nouveau. Chaque personne ayant gagné un billet, une demi douzaine, allaient avoir droit à trente minutes en tête-à-tête privé avec Momoka la mascotte. Un vrai privilège, pour sûr.
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FT : Hanmi / Unstoppable Siblings
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Le prince charmant
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    Au plus près des étoiles
    des paillettes, comme un voile

Y’a un cœur qui bat comme tambour sous sa poitrine enflammée. Le rose aux joues qui lui monte, une excitation qu’elle même a du mal à rationaliser. Ce matin Rinne s’est levée avec la hâte du nouveau né, celle de croquer la vie, de s’y ruer tête baissée. Y’avais dans son corps tout entier ces frissons étranges presque oppressants, ceux qui font fourmiller de plaisir votre conscience. L’attente d’un heureux évènement. Elle avait eu du mal à s’endormir ; et tout à la fois, ça avait été l’insomnie la plus agréable qui soit. Pas de pensées sombres et rapiécées : juste l’excitation d’être privilégiée. Elle ne ‘expliquait pas tout à fait ce qui lui avait permis d’être dans les petits papiers d’une telle beauté, avec ses airs d’objets sacré, qu’on n’ose à peine approcher. Une sorte de fée sortie d’un conte pour enfant, d’un univers édulcoré où tout semble se passer en riant. Des cheveux parfaits, un regard de biche, et ces lèvres rosées qui vous tirent des soupirs. Rinne était taciturne, mais y’avais des gouts qui tranchaient littéralement son image caverneuse. Sa passion du kawaï était viscérale, et même si elle était souvent bien cachée — entreposée derrière la fatigue, ou la placidité — c’était avec les jeux vidéos la seule catégorie d’objet et de fantaisies qui la faisait fondre, en toute impunité.

Quand elle y pensait, Rinne avait l’impression d’être une cul-terreuse sur laquelle se serait penchée une bonne fée. Elle qui avait toujours évolué dans l’anonymat le plus complet avait pour une raison mystérieuse attirée les faveurs d’un être qui lui semblait briller, bien plus qu’elle ne le ferait jamais. Y’avais de l’idéalisation, bien sûr, et parfois lorsque Rinne recouvrait sa véritable nature, elle regardait son enthousiasme d’un air froid, mais y’avais aussi cet attachement providentiel à un des plaisirs rares de son existence.

Elle attendait depuis maintenant dix minutes dans le léger froid du milieu d’automne. Un col roulé masquait à la vue son cou encore endoloris d’un événement beaucoup moins enchanté. Des traces d’une violence, pour un autre versant. Son natel vibra dans sa poche et elle sursauta malgré elle, tremblement diffus le long de ses jambes, jusqu’à l'orée de sa tête.

Citation :
« J'espère que t'es dans la file, normalement t'es la première à pouvoir passer. A bientôt ♥️ .☆.。.:*・° »

Même le contenu de ses messages était à mourir. Elle se disait que c’était rare, que les gens qui font ce genre de pub ne soient pas que faux semblant. Quelque part au fond d’elle, une voix murmurait de toujours se méfier des apparences. Mais sa hâte était trop grande pour y accorder plus d’importance. Elle supportait même la proximité des gens, et l’odeur parfois dégoutante que certains fans dégageait ; y’avais de tout, de l’Otaku jamais lavé à l’homme d’affaire propre sur lui, des petites midinettes et des enfants aussi. Rinne néanmoins faisait la queue pour quelque chose d’un peu plus VIP. Elle tappa du bout de ses doigts, le nez rougit.

Citation :
« J’Y SUIS. J’ai hâte. Merci. Beaucoup.(๑♜д♜)»

Bon Rinne et les textes, c’était pas trop ça. Elle avait flanqué un emoji à peine sûre que c’était bien ce qu’elle voulait signifier. Son cœur tambourinait toujours dans sa poitrine fébrile, qui se soulevait comme un ras de marée. Y’avais du mouvement. Bientôt, elle fut assez proche pour qu’on lui demande de décliner son identité et son pass. Elle le fit sans difficulté, bien que les deux mains tendant le bout de papier s’agitent de tremblement, impossibles cette fois-ci à diminuer. Tant pis ; c’était de la timidité ; et de son mignoi, on pouvait penser qu’elle entrait à peine dans la vingtaine. Y’avais aucune honte à avoir ; et puis Rinne était bien trop absorbée. Elle passa les barrières qui la séparait de sa reine de diamant. Et déboucha sur la pièce où la présence enchanteresse reposait son séant.

    « Bon—Bonjour Momoka-san ! »

Elle s’inclina fortement. En temps normal, déjà polie. Face à une poupée grandeur nature, c’était de la confusion sans répit. Pourtant, c’était pas la première fois qu’elles se voyaient. Mais fallait toujours un temps d’adaptation à Rinne, comme rentrer dans l’eau d’une piscine.

Fallait pas se noyer.


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momoka & rinne
Une réponse ne tarda pas à illuminer l'écran de son portable, dont elle prit connaissance avec un sourire. Si la prochaine demi-heure était agréable, peut-être qu'elle pourrait oublier celles qui suivraient, un peu de réconfort avant l'effort ; oh à penser ainsi elle semblait terriblement ingrate envers ceux qui avaient fait d'elle ce qu'elle était aujourd'hui, consommateurs crédules s'étant attachés pour certains bien plus à l'image qu'au produit.

Le fauteuil décoré de son nom était confortable, les coussins mauve pâle assortis à sa tenue du jour. Il n'y avait que très peu de choses laissées au hasard lorsqu'elle apparaissait en public, chaque chose millimétrée et contrôlée, ne lui laissant ainsi que très peu d'occasions de souffler. Bien sûr, avec le temps elle s'y était faite, mais cela ne faisait nullement disparaître l'impression d'être prise au piège, bridée dans sa propre existence — ça rendait tout juste le sentiment un peu plus tolérable, peut-être.

La porte s'ouvrit, la faisant presque sursauter et ranger son portable précipitamment, avant de se redresser. Un sourire resplendissant qui vacilla légèrement en voyant la demoiselle s'incliner. « Pas besoin de faire autant de façons, viens t'asseoir. » Elle se permettait une certaine familiarité, le ton doux cette fois alors que sa main désignait le fauteuil en face du sien. Il y avait une table passe avec du thé et des pâtisseries hor de prix, sans oublier les canettes de MED+ aux couleurs pastel, leur nouvelle invention. « J'espère que l'attente n'a pas été trop longue. » La voilà avenante, parfaite hôtesse pour cette entrevue éphémère.

Déjà la connaître lui permettait un peu de détente ainsi qu'un peu plus de sincérité, son sourire un peu moins forcé. « Tu veux boire quelque chose? C'est du thé aux fruits rouges, il est vraiment très bon. » Elle se servit tout en parlant ; la tasse de porcelaine était décorée à son image, elle aussi. « Comment vas-tu? » Cela faisait bien longtemps qu'elle n'avait plus grand monde qu'elle pouvait qualifier d'ami sincère, trop longtemps aussi qu'elle n'avait pas eu une discussion aussi simple que celle-là. Triste constatation qu'elle chassa d'un battement de cils. Et toujours un sourire aux lèvres.
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    Splendide peau parfaite aux parfums sucrés.

Rinne jette son regard, et malgré la gêne, ne tarde pas à prendre place.

Elle ne pouvait pas s’empêcher d’être surprise à chaque parole que l’Idol lui adressait ; au ton amical sur lequel ces dernières surfaient. Rinne avait beau être enthousiaste, elle ne comprenait pas bien ce qui lui valait le privilège d’entretenir une relation un peu plus rapprochée avec la belle Momoka. C’était comme un cadeau trop beau pour être vrai ; parfois, elle se disait qu’il n’était qu’une question de temps avant de se réveiller.

Sa main saisit le dossier de la chaise et la recula doucement, dans la crainte de faire du bruit lors de son déplacement. Elle aurait aimée se détendre, mais c’était impossible. Il y avait quelque chose d’oppressant (et pourtant extrêmement agréable) à être en sa présence. Ses joues s’étaient d’ailleurs teintées d’une gêne non contrôlée à la première remarque de son ange. Elle d’habitude si indifférente et distante avait des réactions extrêmement infantile face à l’objet de ses convoitises.

Son regard enfantin circula sur la table où des merveilles tout aussi attirantes reposaient, en attente d’êtres dégustées. Rinne remarqua instantanément que le produit associé à Momoka avait changé. Une couleur lui rappelant les maisons de poupées revêtait à présent la canette. Elle se fit la réflexion qu’ainsi, elle s’accordait d’autant plus avec la jolie japonaise. Elle sursauta à peine lorsque Momoka s’adressa de rechef à elle ; son corps assis reprenant peu à peu contenance.

    « N-Non pas du tout ! »

C’était un peu formel, de ces réponses à la « oui mon colonel ». Mais patience, bientôt elle saurait lui offrir une discussion qui en vaille la peine. Même si elle n’y pensait pas trop, Rinne s’imaginait bien, d’après sa première remarque, qu’un comportement trop biaisé décevrai Momoka. Ou au pire, l’attristerait. Ce ne devait pas être facile tous les jours d’être un objet marketing. Quelque part, elle se fit la drôle réflexion que leurs univers si opposés, imposaient un type très similaire d’abnégation.

Son regard s’illumina davantage encore (surprenant que cela ai été possible) lorsqu’elle lui proposa du thé au fruits rouges. Cela rendait naturel et bienséant le fait d’engouffrer les pâtisseries attenantes, à l’apparence délicate et au prix sans aucun doute astronomique. Elle acquiesça avec plaisir, l’air gourmand, et rapprocha dans une petite assiette en porcelaine l’une des pâtisserie de son choix.

Qu’est-ce que c’était chouette — et le reste, si loin de là.

    « Je vais bien. »

Ce qui aurait été un mensonge une heure auparavant était à présent une réalité. Dans l’instant, Rinne était bien. Elle évacuait toute notion relative au monde pourri qui l’entourait. Le collier d’hématome, l’étrange séparation du réel, tout cela pouvait attendre. Devait attendre. Était irrémédiablement, placé en suspens.

    « Et toi, Momoka-san ? Tu n’es pas trop seu-… Tu n’es pas trop fatiguée ?? »

Elle s’était ravisée en buttant comme on frotte contre une marche un peu trop irrégulière. Que connaissait-elle ? Rien. La solitude comme sujet avait dut s’imposer dans son esprit encore un peu trop retourné. Le calme était revenu, mais elle ne pouvait nier qu’en arrière plan, certaines actualités focalisaient encore un peu ses idées sur des conceptions dramatiques. La fatigue serait un sujet plus convaincant et naturel.


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momoka & rinne
Dès qu'elle avait pénétré dans la pièce, son regard s'était accroché à elle, sans la lâcher ou presque. C'était peut-être impoli, voir même embarrassant pour son invitée, mais la mascotte avait besoin de quelque chose pour oublier son stress et rien de mieux pour ça que rediriger son attention sur quelqu'un qui semblait bien plus nerveuse qu'elle. Un sourire d'ailleurs pointa à cette idée, quoi que ça n'était pas très charitable d'en rire, et il s'effaça tout aussi rapidement. Comme quoi, célèbre ou non, chacun avait sa dose d'anxiété, un fait un tant soit peu rassurant, mine de rien.

Alors elle s'était radoucie faisait de son mieux pour être une hôte aimable même si c'était avant tout une partie de son job ; pour une fois, elle avait face à elle quelqu'un qu'elle appréciait sincèrement, même si leur relation était fraîche, superficielle. Dans ce métier, c'était rare et rien que pour cela, elle préférait savourer l'occasion, profiter de cette liberté édulcorée. Et son sourire s'agrandit légèrement alors qu'elle la regardait se servir parmi les pâtisseries — elle même ne pouvait pas en consommer, foutues allergie, alors autant que Rinne en profite.

« Ravie de l'apprendre. » La sincérité sonnait toujours de façon étrange lorsqu'elle s'échappait de ses lèvres, si bien que parfois elle ne se reconnaissait plus. Et le réaliser laissait une certaine amertume croitre au creux de sa gorge, venant gâcher le goût du thé avant de se dissiper. Cet univers lui avait offert autant de choses qu'il avait pu en vicier, et les regrets venaient par vague avant de disparaître ; elle aimait Momoka mais Yui lui manquait, quand tout était plus simple, qu'elle était sans ambition ni vie sociale. Un mal pour un bien, quoi qu'elle commençait à avoir quelques doutes.

La question — ou plutôt l'hésitation et changement de sujet — lui fit hausser les sourcils, quelques instants interdite avant de reprendre son expression précédente, comme si de rien était. « C'est gentil de t'en soucier. » Si elle était fatiguée? Elle l'était oui, et plus d'une façon. Cependant, bien que nullement filmées, Momoka savait très bien qu'elle ne pouvait pas laisser libre court à ses mots — les murs avaient des oreilles. Ainsi, un soupire fila, suivit d'une gorgée de thé. « Je vais bien. Certains jours sont éprouvants mais on s'occupe bien de moi. » Une non réponse, quelque part, un sourire plus crispé l'espace d'une seconde à peine. « Et puis, vu mon job, ça serait tout de même ironique que je sois fatiguée, non? » Un rire, et celui-là était un peu faux, un peu triste aussi. « Une autre pâtisserie? » Voilà, changer de sujet pour mieux rebondir, c'était la base après tout.

Cela dit, une part d'elle était peinée de ne pas pouvoir parler librement, de lui avouer que beaucoup de choses lui pesaient sur le coeur, l'épuisait à petit feu. « J'espère que tu te reposes suffisamment aussi. Tu travailles toujours au même endroit? » Elle faisait référence au konbini où elle l'avait rencontrée la première fois, préférant parler de son invitée plutôt qu'elle-même — plus simple ainsi.
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    Elle est belle, Momoka.
    Et elle te lâche pas du regard.

Tu les sent ces prunelles un peu claires au milieu du minois, qui freezent presque sur ton visage.

Rinne continue de manger, de savourer son thé. Elle l’écoute lui répondre en se demandant si ce qu’elle lui répond est vraiment la vérité. Dans quelle mesure ce qui se passe ici est enregistré ? Même si elles sont seules ; Rinne a cette impression d’être dans une fausse intimité. Y’a les mots qu’elle emploie, la façon de lisser. Mais Rinne connaît pas assez Momoka pour vraiment savoir ça ; ce qui est à demi prononcé, sous-entendu de ses paroles idéales. Alors elle garde son rose au joue et sa gêne qui s’estompe ; et lorsque la belle lui renvoi la balle, elle se dit que dans le doute, elle va faire un effort. Rinne pourtant, elle sait jamais trop quoi raconter. Puis là, qu’est-ce qu’elle peut balancer ? « Il y a quelque jours, j’ai manqué de tuer quelqu’un. » « Puis il m’a étranglé. ». « Et j’ai manqué de me le taper. ». L’expression qui éclot dans sa tête fait mugir ses joues déjà empourprées ; elles picotent un peu, davantage échauffées. C’était pas le bon mot, et elle est heureuse que y’ai que elle pour s’entendre penser. Puis elle veut pas se ramener à tout ça. Elle veut pas penser à Naruse-san. Akagami, comme elle l’appelle maintenant (enfin, elle sait pas) (tout change tout le temps avec ce gars-là). Elle est pas venue pour ça, et tout a si bien commencé. Qu’est-ce qu’elle en penserait, Momoka ? Puis, ça la regarde pas. Alors elle acquiesce vivement pour la seconde pâtisserie ; même si quelque part elle se dit que c’est une façon de se donner contenance, à toutes les deux.

Elle aime pas être gauche, Rinne, mais là, c’est plutôt râpé. Elle saisit le nouveau gâteau, le porte à ses lèvres. Et lorsqu’il atteint leur entrée, elle se stop, prends le temps de respirer.

    « Oui, je travaille toujours au konbini d’Ikebukuro ! J’ai aussi un job super chouette depuis septembre, dans un salon de thé, il faudra absolument que tu trouves le temps d’y passer. Je t’inviterai. Leur carte est extrêmement chiadée, c’est vraiment fait pour ceux qui savent apprécier. »

Elle s’aperçoit que y’a bien ce sujet, sur lequel elle sait s’épancher. Le Chat Noir.

    « Je sais pas comment j’ai fait pour pas y penser avant. »

Ça y est, c’est presque comme avant. Avant, quand elle savait discuter.

    « Il y a un plat que tu apprécies particulièrement ? »

Ok, tu lui renvois l’ascenseur. Mais c’était pas vraiment ton but, t’avais envie de lui permettre de se reposer. Alors tu fais un effort, prends tes armes à deux mains.

    « Moi, j’adore tout ce qui est sucré. »

Et quand je te regarde Momoka, j’ai l’impression de voir quelque chose dans cette idée.

    « Le nouveau packaging est joli. Il s’accorde bien à ton identité. »

Ton identité. Mais qu’est-ce que tu en sais ? Toi qui déteste ce terme et tout ce qu’il ramène. T’as un peu envie de te frapper ; mais c’est pas grave, tu sais qu’elle va te pardonner. Que de toute façon, même si ça lui plait pas, elle fera mine que tout va. Tu sais pas pourquoi t’as cette manie de t’inquiéter de tout, là. Pourquoi t’es soucieuse de la outrer, comme si c’était une poupée fragile, prête à se briser ? N’importe quoi. Mais y’a tellement de bordel dans ta tête durant ce dernier mois, que c’est normal que tu saches plus vraiment comment l’organiser.

Peut-être que c'est à force qu’Akagami la mette face à ses propres masques, qu’elle en recherche chez les autres. Mais elle n’est pas assez bonne pour percevoir quoi que ce soit de probant chez toi.

Elle aimerait aussi
bien s’occuper de toi
Pourtant c’est pas sa place (pas son espace)
Et votre relation a peine née
Mais y’a un truc chez toi qui lui donne presque envie
De Veiller.

Peut-être qu’au fond, elle a juste envie de se rapprocher.
Comme un enfant en face de la fille la plus populaire d’la récrée ?


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momoka & rinne
Il y eut un temps mort avant que la discussion ne reprenne vie pour de bon ; une seconde de battement qui sema les graines du doute chez la mascotte, un pic de stress tout sauf bienvenue dans cet instant qui se devait d'être sucré et reposant. Heureusement, la voix de la noiraude finit par venir crever le silence, la sauvant de ses propres pensées.

La mention du salon de thé éclaira son visage, son intérêt soudainement piqué — si elle ne pouvait pas profiter des pâtisseries la plupart du temps, elle pouvait après tout se consoler avec le thé, surtout s'il était de qualité. Ainsi, la proposition obtint un léger hochement de tête intéressé accompagné d'un sourire, tandis que son regard venait se perdre dans le liquide rouge sombre de son thé. Quoi que Rinne eut tôt fait de s'attirer à nouveau son attention en la questionnant, à croire qu'elle n'avait plus l'habitude qu'on s'intéresse à elle, à ses envies et ses goûts. Habituellement après tout, c'était surtout des questions superficielles, contrôlées au millimètre près par sa production : pas de question sur sa vie privée, que ce soit relations ou encore sur Yui elle-même. Momoka, c'était toujours Momoka et rien d'autre. « Les pâtisseries au thé vert. » Pas trop sucré en général, un arôme indescriptible si on parvenait à se procurer des confections de luxe, quelque chose qu'elle pouvait se permettre depuis que son compte en banque se remplissait bien.

Et elle eut un petit sourire lorsque son invitée pointa la raison de sa présence ici. Leur présence à toutes les deux, quand on y pensait. « Tu trouves? » Son identité, hein? Elle n'était même pas certaine de savoir qui elle était réellement, quoi que vu les mots qui venaient d'être prononcés, la balance penchait plutôt vers Momoka que Yui. De toute façon, les gens réalisaient-ils encore que derrière le marketing et ce visage de poupée parfaite se trouvait un véritable être humain? De plus en plus souvent, elle en doutait, et quelque part, peut-être que tout serait plus simple si ledit être-humain disparaissait au profit de la mascotte.

« J'essaierais de passer au salon de thé. Pense à m'envoyer l'adresse, et quand tu y seras, histoire de faire d'une pierre deux coups. » Son sourire avait retrouvé de son naturel tandis qu'elle se raccrochait au sujet précédent ; pourtant sa façon de parler n'avait rien d'inné, les mots trop bien choisis, le ton poli, tout ça, ça n'était pas Yui. Parce que la vraie Yui était grossière et impolie, le langage tout aussi peu châtié que le comportement. C'était un genre de torture qu'elle s'infligeait sans pouvoir s'arrêter. « Et c'est pas trop difficile de jongler entre deux emplois? J'ai parfois du mal à trouver suffisamment de temps pour un seul, alors deux, j'ose pas vraiment imaginer. » Un petit rire, une minuscule bouchée de pâtisserie, pour la forme. La question cela dit était sincère, et le souci qui se dessina lorsqu'elle fronça les sourcils n'était pas feint. Ce serait après tout dommage qu'elle se surmène.
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T’es heureuse quand tu vois les lignes de son visage qui se détendent derrière ce mascara et ces poudres liquides. Si bien appliquées qu’on n’y voit que du feu, que l’épiderme semble intact, comme si on y avait jamais touché. T’es fascinée ; parce que toi tu t’es jamais vraiment maquillée, t’y connais quedall, et ce que tu connais pas, ravive toujours chez toi l’envie de te renseigner. Mais tu veux pas aborder ce genre de sujet bercés de superficialité, pas ici, pas maintenant, en plus, ça te semblerait déplacé. Elle a de l’interêt pour ce qui te plait ; pour ce salon de thé que tu vendrais corps et âmes à ceux qui, tu le penses, doivent le mériter. Elle te sourit, elle t’écoute ; et ça te fais un bien fou. Une discussion si joviale, banale, si « normale ». Tu te rappelles vaguement ton lyçée, et l’époque où échanger avait pour toi la même familiarité qu’ont aujourd’hui les sévices et séquelles des atrocités.

« Les pâtisseries au thé vert. »

Y’a un sourire qui fends ton visage ; et tes yeux qui brillent un peu : tu l’étouffes par pudeur, mais t’es super heureuse. La spécialité du Chat Noir, c’est ces pâtisseries là. Tu la trouve raffinée, tu te demandes si dans son boulot où le corps est premier, elle a le droit parfois, au moins un peu, de se laisser aller. La discussion suit son cours des paroles que Rinne a lancées. Momoka lui demande ; mais Rinne a l’impression que c’est plus pour la forme que parce qu’il y a réellement quelque chose à en penser. « Tu trouves ? ». Elle ne sait pas ; elle a dit ça parce que la couleur est douce, douce et belle comme toi.

Lorsque la poupée évoque de passer au salon de thé, Rinne se rappelle que son emploi du temps doit être surchargée. Elle se rappelle soudainement que son porte monnaie contient des cartes du lieu dit ; et sa tête se hoche vers le haut, comme relevée par l’idée. Le temps qu’elle se saisisse de son sac, Momoka a posé d’autres phrases sur le lit de leurs mots. « « Et c'est pas trop difficile de jongler entre deux emplois? J'ai parfois du mal à trouver suffisamment de temps pour un seul, alors deux, j'ose pas vraiment imaginer. » Et son rire cirstallin éclaire la pièce, ricochet sur les murs aux oreilles bien cachées. Rinne a un petit voil au fond de son cœur ; elle a envie de murmurer. « Si tu savais… Deux est un chiffre maigre ; une façade sous laquelle j’ai tout mis, pour cacher. ». Mais elle n’en fera rien. Elle grignotte à son tour, du bout des doigts.

    « En fait, j’ai trois boulots ! Je travaille à un second konbini, à Shinjuku, depuis septembre. »

Elle lui sourit tranquillement, parle avec engouement.

    « Et ça me fait à peine une semaine complète ! Ça permet de tenir la tête hors de l’eau. »

La métaphore est d’autant plus juste qu’elle n’en a l’air. Rinne tends à deux mains la carte de visite qu’elle a plus tôt sortie.

    « Puisque je l’ai avec moi, j’en profite. Et puis… »

Ses joues de petites filles sont encore carmin.

    « Ça te fera un souvenir de cette après-midi. Enfin, même si c’est plutôt moi qui devrait… Fin… »

Elle rigole un peu, de sa propre bêtise.

    « J’y travaille tous les mardis et mercredis, de quatorze-heure à dix-huit heures. Tu dois être très occupée en effet… Mais si jamais tu n’as pas le temps dans ces horaires, n’hésite pas à me joindre, ou si tu préfères que je te joigne, je me libèrerai. Je travaille seulement le jeudi soir, vendredi soir et dimanche soir en dehors de ces horaires, donc je suis assez libre tu vois. »

Nonobstant les circuits nocturnes que Rhyme chaperonne ; dans le plus grand des secrets. Mais qu’importe ; tant que le travail est fait. Elle se demande si tout ça est bien raisonnable. Au fond d’elle, la tokyoïte ne peut pas s’empêcher de se demander si elle a le droit ; le droit d’avoir une amie si jolie, ou même de l’appeler son amie, alors qu’elles se connaissent à peine ; si le temps qu’elle passe à discuter de thé et de sucrerie est légitime, tandis que dans les tréfonds de la ville des corps humains découpés transitent en fourguant des milliers. Y’a cette ambivalence permanente qui lui donne la sensation d’être schyzo ; et Rinne reprends une bouchée pour couper les accès : empêcher l’arrivée d’eau de submerger son esprit, de gâcher son plaisir. La vie est ainsi faite. De plaisirs coupables et de culpabilités douloureuses ; d’entretiens personnels avec soit-même à déterminer si la vie que l’on mène n’aurait pas put être plus heureuse ; ou pire, mieux, plus juste.

Au regard de qui et envers quoi ?
Rinne réalise souvent ainsi
Qu’elle est encore bien jeune.

Son regard replonge vers son sac, duquel elle sort un carnet et un pinceau. Le reservoir d’encre est ce qui compose le manche ; et l’informaticienne trace habilement quelques lignes étranges ; des kanjis épais, aux longues pattes noires.


moment, temps

Elle plie le petit papier qu’elle a décroché, et du bout de ses mains un peu bancales, réalise un origami en forme de fleur.

    « Tiens. C’est un porte-temps. »

Elle sourit un peu gênée. Mais quelque chose d’un peu ferme sertie le fond de ses yeux ternes.

    « Si tu le portes assez longtemps, il te redonnera les minutes passées avec toi. »

Sans doute que Momoka n’entends rien à tout ça. Rinne ne sait plus où elle a apprit ce truc là. Une voix ancienne qui lui murmurait d’enfermer d’une cage de papier ses désirs, même les plus inavoués.

L’arbre est encore en vie dans l’espace aplati
Si tu lui donnes de l’eau noircie
Le temps venu, il se remémora ce que tu as fait pour lui.


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momoka & rinne
En fait, j'ai trois boulots! L'enthousiasme avec lequel elle sembla lui confier ce fait la laissa muette, la surprise cependant très vite remplacée par l'inquiétude. Oh, elle était parfaitement consciente que parfois, les gens n'avaient pas d'autres choix : avant d'être Momoka, elle n'était qu'une fille moyenne avec un niveau de vie tout aussi moyen, mais trois emploi pour une seule personne, c'était beaucoup. Et elle ne se voyait pas vraiment glorifier l'épuisement à la tâche sous le coup d'un capitalisme pernicieux ; si c'était compréhensible, la voilà qui se retrouvait malgré tout inquiète pour la jeune femme en face d'elle, et ce en dépit de cette dernière lui assurant qu'elle n'était pas si surchargée que ça.

Ce fut avec une moue soucieuse qu'elle prit la carte tendue dans sa direction, observant avec attention ce qui y était écrit. Et un sourire finit par poindre à nouveau, particulièrement à la vue des joues rougies de son amie. Elle avait quelque chose d'adorable dans sa façon de se comporter avec elle, amicale mais un poil gênée peut-être, tout en se gardant de n'est qu'une fan. Non, il y avait quelque chose dans leurs interactions de bien plus sincère, et ça lui mettait peut-être bien un peu de baume au cœur.

« Ne t'en fais pas, je trouverais du temps. » Elle voulait que ces mots-là sonnent comme une promesse, malgré les incertitudes liées à sa profession — sans parler d'une liberté plus que restreinte quant à son emploi du temps. Pourtant, elle voulait pouvoir tenir cette promesse-là, un peu naïvement peut-être.

Au moins, le thé était là pour la consoler de ses sombres pensées, ainsi que son invitée actuelle. Un coup d'œil vers l'horloge lui rappela qu'elles n'avaient pas tout le temps du monde à leur disposition, et qu'une bonne quinzaine de minutes s'étaient déjà écoulées. Un moment agréable mais bien trop court à son goût.

Un haussement de sourcils manifesta sa curiosité face à ce que le demoiselle faisait, suivant ses gestes avec attention alors que la tasse de porcelaine demeurait toujours ente ses doigts, son mouvement suspendu. Et cette même expression perdura sur son minois alors qu'elle récupérait l'origami, l'observant avec délicatesse, de peur de l'abimer. « C'est gentil. Vraiment. » Le sourire dessiné sur ses lippes était des plus sincères, et dans sa voix un vacillement qui trahissait son émoi contenu ; elle était touchée par l'attention, quoi qu'un tantinet étrange.

Un souffle fila alors que son regard se trouvait toujours sur la forme de papier reposant sur sa paume, un tantinet pensive. « Tes proches ont de la chance d'avoir quelqu'un d'aussi prévenant dans leur entourage. » Un pincement au cœur lui rappela le vide de sa propre vie, en grande partie provoqué par sa propre faute. Une triste vérité qu'elle chassa avec un sourire, relevant le nez vers la demoiselle. « Je suis vraiment contente que tu sois venue. J'ai plus vraiment le temps d'avoir une vraie vie sociale, et puis. Dans ce métier, avoir des amis c'est souvent à double tranchant. » Elle mordit ses lèvres à cette confession, son regard désolé traduisant ce qu'elle ne saurait dire : son but n'était pas de rendre l'ambiance maussade, après tout. « Et tu devrais toi aussi prendre du temps pour toi. Essaie de ne pas trop te surmener non plus. » Voilà, une touche de souci mâtiné de sincérité pour conclure sur une note plus douce.
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Le prince charmant
peut attendre.



« Tes proches ont de la chance d’avoir quelqu’un d’aussi prévenant dans leur entourage. »

C’est une voix douce qui a prononcé ces mots. Avec gentillesse. La volonté de bien faire, et de remercier. Mais quelque chose a roulé sur le bout des épines qui enserrent ton cœur : c’est quelque chose qui appelle au vide, au néant abyssal qui dévore tes entrailles. Tu as accusé le coup sans sciller, à moitié fendue par la propreté éclatante de ces mots tout en sincérité. La même impression étrange que l’émoi du sublime provoque parfois. Une fascination admirative et une tristesse infinie, comme le rappel qu’au fond, on est pas grand chose. Et le thé a cette amertume qui sied si bien aux relents que la belle a convoqué - malgré elle, sans vouloir y toucher. Quel entourage ? Quels proches ? Rinne, tu te sent si seule ; et tu te mens. Parce qu’il faut inventer des sortilèges pour se réchauffer l’hiver approchant. Se soutenir sois-même.

Puis y’a ce jugement que tu t’apposes, d’être trop nulle, pas assez belle ; resplendissante ; sincère ; réconfortante. Peut-être que c’est toi, qui a posé ces barrières, mais depuis, tu ne sais plus comment t’y prendre. A mille lieu de deviner que la poupée qui t’a parlé reflète ton humeur soudain maussade. Mais sur ton visage imparfait ; rien ne circule. Juste ce vide impénétrable, et ce sourire gêné de ta timidité précédente. Tu aimerais lui servir autre chose que des paroles fuyantes.

Elle a relevé la tête ; et coule des mots si plein de tendresse. Tu hoche la tête sans trop le notifier : c’est naturel, parce que ce qu’elle te raconte fait écho à tes propres pensées. « Avoir des amis, c’est souvent à double tranchant. ». Tu aimerais te lever et aller te lover sur son épaule. Lui dire que tu prendras soin d’elle ; que tu es là, sans serpe. Elle n’a pourtant rien dit qui le sollicitait. Mais c’est sans doute ton éternel besoin de projeter sur autrui tes propres problèmes. Remplir ton vide en comblant les siens.

Ta main tremble un peu, la tasse à l’air plus lourde. Ses lèvres se sont fendue d’une rangée de dent. Tu n’as pas envie d’aplatir davantage les échos de vos humeurs fluctuantes. Tu veux faire bien. Peu à peu, l’atmosphère devient enveloppante. Comme si le nuage de mauvais présage avait clos au monde extérieur votre échange. Et pourtant.

« Tu devrais toi aussi prendre du temps pour toi. »

Prendre du temps. Ne pas se surmener. Tu rougis. Tu as l’impression depuis longtemps que quelqu’un veille sur toi. Et ça te fais quelque chose, un tu ne sais pas trop quoi. Alors tu bégayes pour lui répondre à nouveau, et tu veux te lever pour la remercier parce que les minutes files et tu ne t’en aperçois pas. Sauf qu’à l’instant où tu te redresses…

    « Me…Merci Momo-kaaaa… »

Tu fais preuve d’une maladresse que tu ne reconnais pas. Tu viens de buter contre la table et ton genou à ployé, ta tasse quitte tes mains et le liquide coule sur ton col roulé duquel tu es emmitouflée. Hébétée, tu t’échoues vers l’arrière, recouvre ton siège comme par magie - la gravité, merci. Et te voilà trempée d’un liquide encore chaud ; le tee-shirt tout à fait humide, la tasse tombée sur le sol sans s’être brisée. Tu risques de te bruler si tu restes ainsi.

    « Ah, je, je ! »

Tu ? 
En fait tu ne sais pas, mais ça brule sur ton torse et tes cuisses, et tu t’abaisses pour ramasser la tasse et te cognes la tête comme une bécasse. La fatigue ou les angoisses ? Catastrophe. Tu lui rajoutes des emmerdes, au lieu même où elle bosse.

Ce qui te glisse des mains
est soit insaisissable
soit trop dur à soutenir



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pour protéger son propre petit jardin secret s a c r é.
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