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Rassemblement || Shinsengumi

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FT : Aomine Daiki
Âge : 31 piges.
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D/5




la loi, c'est nous.

- « Ouais, ouais. Merci… P'tain ! »

J’avais raccroché mon phone en grommelant. Une réunion. Encore ! Bon ok. On en f’sait pas souvent. C’était même rare à bien y r’penser. Mais il n’empêche que c’genre d’regroupement m’faisait bien chier et pas qu’un peu. Déjà parce que j’avais pas la gueule d’un gratte-papier, et ensuite parce que j’aimais pas les réunions, tout simplement : Trop d’paperasse. Trop d’stress. Trop de directives à respecter parce qu’on était « censés » représenter l’ordre tout ça. A chier. Néanmoins, s’il y avait bien une chose que j’pouvais pas m’permettre d’faire au shisengumi, c’était désobéir aux ordres du chef. L’était bien l’seul type -Hormis les boss des gangs et encore- à pouvoir m’faire réellement flipper. Et ouais. J’craignais moi aussi des gens. J’étais p’être tête brulée et je-m’en-foutiste, mais j’étais bien conscient d’ne pas être au-dessus d’la loi. C’qui était dommage d’ailleurs. Après, ça m’empêchait pas du tout d’abuser et d’faire quelques conneries par ci par là : Baiser gratis pas mal d'putains, revendre la coke perquisitionnée, avoir des contacts dans les différents gangs… Bref… Pas mal de micmacs assez condamnables surtout pour le « bras gauche » du chef du shinsengumi. Oui bras gauche. Parce que les affaires sales, c’était mon dada.

Hormis les tortionnaires, fallait bien que quelqu’un d’autre se salisse les pognes dans les autres affaires…

- « On va dire que t’as d’la chance aujourd’hui… »

Mon poing fracassa une dernière fois l’pif du p’tit dealeur que j’questionnais dans une ruelle sombre et pas trop fréquentable, avant qu’il s’effondre au sol, la tronche complètement ensanglantée. Bien entendu, j’pris soin d’récupérer tout l’fric et toute la came qu’il avait sur lui avant d’me barrer fissa d’l’endroit. J’avais pas vraiment l’sourire parce que l’gars avait pas fini d’me raconter c’que j’voulais savoir, mais c’était partie remise comme on dit et y’avait bien mon p’tit doigt qui m’disait que j’allais forcément tomber sur un autre con qui m’dévoilerait toutes les infos que j’essayais d’glaner ces derniers temps. J’avais beau être une ordure que j’faisais quand même mon taf, surtout quand ça m’arrangeait bien. Après avoir quitté la zone où nous étions, j’débouchai sur une avenue plus ou moins bondée d'monde et en jetant fissa un coup d’œil sur ma montre, j’constatai qu’il était quand même onze heures moins l’quart. Bientôt l’heure d’la pause déjeuner et il voulait qu’on fasse une réunion ? Putain… L’aurait pas été mon supérieur ou un gars respectable que j’lui aurais fait comprendre ma façon d’penser moi. Sur cette pensée, j’grommelai encore une fois avant d’me diriger vers un parking public où j’avais garé ma voiture.

Trente minutes plus tard, j’garai la bagnole d’vant l’commissariat. La réunion devait commencer à midi pile, un truc du genre. Première fois d’ma vie que j’étais en avance. Une fois à l’intérieur des locaux, j’saluai toutes les personnes que j’croisai avec une mine moins grincheuse et hostile que d’habitude. Si j’étais pas l’type l’plus sociable du coin, j’aimais cette faction et j’tolérais plus ou moins les gens qui y travaillaient. Quand on m’faisait pas chier, évidemment. Y’avait quelques gars que j’kiffais pas, mais c’était comme dans toute communauté ou société : On pouvait pas blairer tout l’monde comme tout l’monde pouvait pas nous blairer. C’était comme ça et on y pouvait rien. J’me dirigeai ensuite vers la secrétaire du chef pour demander tous les détails d’cette réunion, mais mis à part une liste d’personnes conviées à ladite réunion, la jeune femme n’en savait rien. J’finis par hausser les épaules sans même lui demander qui était concerné -j’allais voir leur gueule d’toute façon-, avant d’prendre la direction du sous-sol, là où était planqué notre QG. Après avoir parcouru quelques petits couloirs et gravi des marches d’escaliers, j’arrivai enfin au lieu d’rendez-vous, constatant par la même occasion qu’y avait personne.

Décidément, j'battais des records aujourd’hui...

D’quoi m’arracher un gros rire avant que j’aille poser mon cul sur un siège tout en sortant un paquet d’clopes.

Plus qu’à patienter un peu.

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FT : Satsuki Kiryuin — Kill la Kill
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D/2
« Comment ça? »

Tu t’esclaffes, ta voix porte davantage que ce que t’aurais voulu. Un mouchoir à la main, t’éponges le café imbibé sur ta chemise. Il y a de ces matinées où tout n’est que surprise. Où celles-ci s’enchaînent, sans vous laisser de répit quelconque. Tu finis par abandonner l’idée de sembler crédible, tu te relèves le menton haut, malgré la tâche. Tu sais bien que t’es pas à remettre en cause, que c’est l’autre cruche qui avait son nez plongé dans son téléphone et qui t’avais pas remarquée. Le pire est sûrement que tu t’es excusée et que maintenant que l’orage est passé, tu rages dans ton coin.

Ton portable coincé entre ton épaule et ton oreille, tu viens d’apprendre qu’une réunion avait été organisée. Ta surprise elle est sûrement dû au fait que vous vous réunissez jamais. Que la nouvelle tombe de nulle part. Que tu t’y es pas préparée. T’en es au point où tu te demandes pourquoi t’y as été conviée. Il est clair que ta conscience aurait tendance à te peser en ce moment en ce qui concerne ta loyauté. Il faut croire que t’as été plus emphatique que prévue, mais est-ce vraiment une excuse? Assez pour pouvoir la vocaliser, la dire à voix haute avec légitimité autour d’une table? Non, probablement pas.

Et puis tu te rappelles que le monde ne tourne pas autour de toi, qu’il y a eu des problèmes plus importants dernièrement. Tu rentres dans le qg, salue rapidement un ou deux visages familiers, ignorant le reste pour aller te terrer. Si certains ont la chance de travailler à la lumière du jour, tu sais que tu dois ton teint de porcelaine, loin des uv, à la cave qu’ils osent appeler vos bureaux. Tu déposes tes affaires avant de te diriger vers la salle. En entrouvrant la porte, tu hausses les sourcils, restant dans l’ouverture de la porte.

« Vraiment Dems? » Un sourire narquois finit par s’afficher, moqueuse. « Premier arrivé, hein? Quelle assiduité. » Tu finis par t’avancer, prenant place à ses côtés. Tu remarques le paquet de cigarettes déjà attablé, sûrement balancé là avec lassitude. Tu tentes de te rappeler si le règlement l’autorise, avant de te souvenir qu’effectivement, s’il y avait eu cette dite règle un jour, vous l’aviez tous probablement oublié pour vaquer à des choses plus importantes.

« T’as une idée de pourquoi on est convoqués? Aller, tu peux me le dire à moi. Qu’est-ce que t’as encore fait? »

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(c) électre.
FT : ogata hyakunosuke (gk).
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D/5
S'il y avait quelque chose que Wataya appréciait de plus en plus avec l'âge, c'était les emplois du temps bien calés. Il avait en horreur les imprévus et, parmi ceux-ci figuraient tout en haut de sa liste les rendez-vous fixés à la dernière minute. Parce que, pour parler franchement, il s'agissait tout simplement d'un foutage de gueule en bonne et due forme. Une réunion se prévoyait à l'avance, pour un certain nombre de raisons que Wataya n'aurait jamais pris la peine de lister, tant elles lui paraissaient évidentes. Seules les cellules de crise, organisées dans l'urgence, pouvaient se justifier, mais il doutait bien que ce n'était pas cela, car on n'aurait pas pris la peine de l'inviter. Or, Wataya n'avait pas grand chose à voir avec la vie du Shinsengumi, il se contentait de défendre en justice ceux qui n'avaient pas les moyens de se payer un avocat de luxe dans un prestigieux cabinet. Et il était loin d'être exemplaire dans son métier.
Parmi les habitudes que le présent n'effaçait pas, pourtant, celle d'obéir à un supérieur hiérarchique persistait. Elle avait quelque chose de pavlovienne, cette résignation qui lui faisait abandonner ses projets du déjeuner pour assister à une réunion qui ne le concernait qu'à moitié - mais le sens des priorités de Wataya plus encore que l'obéissance aveugle lui avait fait poliment annuler ses plans à la dernière minute, avec d'exemplaires excuses que l'on n'attendait pas forcément d'un type de son envergure. À cela, rien d'étonnant, Wataya n'avait jamais rien fait comme on s'y attendait.
On aurait sans doute voulu lui attribuer le prix de l'adaptabilité, en le voyant arriver doté d'un calme olympien au lieu de réunion, comme si rien de tout cela le dérangeait. Quel fabuleux contraste avec les deux jeunes gens attablés - alors même que moins de dix années le séparaient de l'aîné, et pourtant, Dems lui faisait l'effet d'un enfant mal élevé malgré sa trentaine déjà entamée. Pure était plus jeune, mais guère plus innocente, ce qui ne l'empêchait de l'apprécier - ce n'était pas le sang qui l'effrayait. Quand on songeait que ce beau duo incarnait l'essence du Shinsengumi, cela avait de quoi inquiéter, surtout si on y ajoutait un Wataya dont on ne savait pas trop où traînait vraiment sa loyauté. Peut-être étaient-ils un gang comme un autre, se cachant derrière la loi pour mieux anéantir les autres.

« Tiens, du bon monde, déclara d'un ton plutôt amusé Wataya. Ils ont rassemblé les mauvais éléments, c'est ça ? »

Son regard s'attarda lui aussi sur le paquet de cigarettes à demi-recouvert par la main de Dems, mais pas suffisamment caché pour paraître inaperçu - ce qui était bien entendu le dernier souci du principal concerné, cela va de soi. Mauvais éléments, c'était un mot gentil, mais plutôt approprié : si on les purgeait du Shinsengumi, celui-ci s'en porterait probablement mieux.
Wataya s'assit à proximité des deux autres, et cette petite distance disait tout sur sa position dans l'organisme. À le voir, on ne savait plus trop s'il était encore avocat ou yakuza, il confondait les rôles, comme toujours.

« Si on doit se faire renvoyer, autant fumer. » nota-t-il enfin en désignant ce que Dems tenait dans les mains.
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Oui.
FT : Frey
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D/5
Je crois être de bonne humeur. Je n'en suis pas tout à fait sûr, mais en y repensant, comparant cet instant à d'autres, je pense pouvoir affirmer que le nombre de choses qui vont bien à l'instant t dépasse le nombre de choses qui vont mal. Donc, mathématiquement parlant, je vais bien. J’étais là paisiblement en train de siroter mon petit jus de fruit et manger des pâtisseries sous le regard de nombreux passant. Je n’étais pas là par hasard, nous avions reçu plusieurs plaintes concernant un type louche qui tabasse des pauvres innocents pour leur escamoter leurs pognons. Je n’arrive pas à croire que ce lieu puisse abriter des gens comme ça. Le parc. Un modeste endroit pour se reposer, se changer les idées, glander, bref. Mine de rien, je regardais le ciel, en ce début d'après-midi typique. Il ne faisait ni trop chaud ni trop froid, la température parfaite pour somnoler sereinement… Enfin, c’est ce que j’avais envie de faire. Mais j’ai été convié pour un rassemblement, encore… C’est tout le temps la même chose, je n’ai jamais de temps libre… Toujours du boulot. J’attrape mon téléphone pour regarde l’heure, 11 heure 40 minutes et 55 secondes… Ils me laissent donc 20 minutes pour arriver au rassemblement ? Cette bande de… Humpf ! Ils savent bien que je déteste être en retard et ils me préviennent que maintenant. C’est décider je ne bouge pas. Je n’ai pas que ça à faire...

A qui est-ce que j’allais faire croire ça. Au fond, je ne suis pas si je m’en foutiste que ça, juste je ferme ma gueule et fait tout pour rentrer dans les rangs, ou tout du moins faire genre de rentrer dans les rangs… Mais les rangs sont tous si différents, certains sont super simple d’accès et d’autres, trop compliqué pour moi… Je ne suis pas le genre de personne qui se bat pour être aimé ou apprécié je suis juste un gars qui aime avoir une vie sans trop de problème. Re-bref.  Je jette ma boite de gâteau dans la poubelle la plus proche avant de monte sur un vélo d’emprunt que j’avais depuis ce matin.La ville m’accueille, comme à l'accoutumée, par des sons agressifs et puissants. La ville qui ne dort jamais s'éveille. Je la parcours sans prêter attention aux détails. Pour le moment je ne voulais surtout pas être à la bourre. Quelques minutes plus tard j’avais déjà entamé la moitié du chemin vers le poste. Avec quelques détours, il est possible de prendre beaucoup de vitesse et je veux pénétrer l'enceinte d'un seul coup, sans étape. Debout sur les pédales, je sens ma belle qui s'emballe et mes muscles qui forcent. L'enceinte est maintenant en vue. Allant de plus en plus vite, je dépasse maintenant les voitures et les motos. Pas de limitation quand il s’agit d’être à l’heure. La liberté est notre seule entrave !

Mains sur les poignées, freins relâchés, à moins de cent mètres je suis encore à pleine vitesse. Alors je le remarque. Comme une provocation vulgaire sur un pan de la route. Un transporteur de véhicules, châssis bas et tremplin potentiel sur le dos. J'estime rapidement mes possibilités, analyse mes chances, et fonce sans réfléchir. A quoi bon, le temps presse. Le choc fait trembler le vélo et me déséquilibre un instant. Je redresse et profite de la vitesse pour transposer mon centre de gravité sur l'avant. Au moment où la première roue perd tout contact avec la matière, j'affirme mon envol avec un violent soubresaut sur l'arrière. Et ça y est. Une nouvelle fois, je vole. A plus de cinq mètres du sol, à une vitesse létale en cas de chute, je suis libre. Quelques secondes avant que la gravité ne reprenne ses droits, je passe par-dessus le mur d'enceinte. Le temps d'apprécier l'instant, et je reprends mes droits sur mon équilibre. La chute va être rude, m'assurer que ni moi, ni le vélo ne serons cuit. Comme prévue, la chute est rude. Violente même. Je reste sur le vélo au prix d'un terrible effort et sens, ardemment, le choc remonter le long de ma colonne vertébrale. Pas le temps cependant de s'en plaindre.

L'adrénaline me maintient vif et j'amorce un dérapage long et efficace. Le gravier vole sur plusieurs voitures qui était garer à cet endroit. Je perds violemment l'équilibre, bascule du côté droit et glisse sur quelques mètres avant de me redresser et de terminer la course, droit, le pantalon détruit et les mains en feu… La tension redescend d'un coup et j'éclate de rire. La sensation de liberté est grisante. Je viens de risquer ma santé, mes os et ce bon vieux vélo, mais nous nous sommes fait confiance mutuellement et tout s'est bien terminé.Sans accorder un regard au mur que nous venons de survoler ni au portail qui bougonne de ne pas avoir pu faire son office, je me laisse tomber sur le banc le plus proche, la respiration haletante et un sourire sur les lèvres. Un spasme soudain me pousse à éclater de rire encore une fois. « J’allais clamser mais ça en valait le coup. Juste pour ce moment. »  Dis-je à voix basse. Je regarde ma montre en regardant l’heure. 11 heure 59 minutes et 04 seconde. Pile dans les temps. Que dis-je, j’ai même de l’avance. Je me relève en regardant à droit puis à gauche… Où était mon camarade ? J’aperçois une roue derrière une voiture. Le vélo l’avait pas mal éraflé au niveau du parechocs. « Oula, c’est moche… Bon, ni vu ni connu hein. » Je gare le petit vélo à l’endroit prévu pour.

J’entre dans le commissariat en direction des vestiaires, heureusement j’avais des vêtements de rechange, je les enfile au plus vite avant de rejoindre le sous-sol. Pourquoi faire ce genre de réunion au sous-sol ? J’espère qu’il y a la clim au moins. Une fois en face de la porte j’inspire un grand coup avant de tout relâcher, et de pénétré dans la salle. Etonnamment il y avait déjà 3 personnes. Waouh, très ponctuel. Je prends place en face des trois avant de prendre la parole.

« Doux jésus, Qui aurait crus qu’un jour nous ferions équipe… ? J’ai entendu dire que vous étiez un peu l’élite ici, ça change des bons à rien avec qui j’ai l’habitude de faire équipe… Ah, je ne me suis pas présenté, je suis Shuya Jibûn. Ravis de faire votre connaissance. J’ai hâte de faire équipe avec vous. »

J’ai fait en sorte de garder un petit rictus sur le visage. Ici, les gens ont tendance à sourire facilement, souvent par politesse ou par embarras et même s'il est dommage d'en user à des fins sociales, le sourire reste une marque chaleureuse lorsqu'elle n'est pas détournée. Le petit vieux il a l’air sympas, il respire la joie de vivre. La fille aussi, elle a quelque chose de drôle… Et le dernier il fait clairement peur. Je ne voudrais pas me briquer à lui un jour, il me ferait la peau 3 fois.
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