Rassemblement || Shinsengumi
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FT : Aomine Daiki
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la loi, c'est nous.

- « Ouais, ouais. Merci… P'tain ! »

J’avais raccroché mon phone en grommelant. Une réunion. Encore ! Bon ok. On en f’sait pas souvent. C’était même rare à bien y r’penser. Mais il n’empêche que c’genre d’regroupement m’faisait bien chier et pas qu’un peu. Déjà parce que j’avais pas la gueule d’un gratte-papier, et ensuite parce que j’aimais pas les réunions, tout simplement : Trop d’paperasse. Trop d’stress. Trop de directives à respecter parce qu’on était « censés » représenter l’ordre tout ça. A chier. Néanmoins, s’il y avait bien une chose que j’pouvais pas m’permettre d’faire au shisengumi, c’était désobéir aux ordres du chef. L’était bien l’seul type -Hormis les boss des gangs et encore- à pouvoir m’faire réellement flipper. Et ouais. J’craignais moi aussi des gens. J’étais p’être tête brulée et je-m’en-foutiste, mais j’étais bien conscient d’ne pas être au-dessus d’la loi. C’qui était dommage d’ailleurs. Après, ça m’empêchait pas du tout d’abuser et d’faire quelques conneries par ci par là : Baiser gratis pas mal d'putains, revendre la coke perquisitionnée, avoir des contacts dans les différents gangs… Bref… Pas mal de micmacs assez condamnables surtout pour le « bras gauche » du chef du shinsengumi. Oui bras gauche. Parce que les affaires sales, c’était mon dada.

Hormis les tortionnaires, fallait bien que quelqu’un d’autre se salisse les pognes dans les autres affaires…

- « On va dire que t’as d’la chance aujourd’hui… »

Mon poing fracassa une dernière fois l’pif du p’tit dealeur que j’questionnais dans une ruelle sombre et pas trop fréquentable, avant qu’il s’effondre au sol, la tronche complètement ensanglantée. Bien entendu, j’pris soin d’récupérer tout l’fric et toute la came qu’il avait sur lui avant d’me barrer fissa d’l’endroit. J’avais pas vraiment l’sourire parce que l’gars avait pas fini d’me raconter c’que j’voulais savoir, mais c’était partie remise comme on dit et y’avait bien mon p’tit doigt qui m’disait que j’allais forcément tomber sur un autre con qui m’dévoilerait toutes les infos que j’essayais d’glaner ces derniers temps. J’avais beau être une ordure que j’faisais quand même mon taf, surtout quand ça m’arrangeait bien. Après avoir quitté la zone où nous étions, j’débouchai sur une avenue plus ou moins bondée d'monde et en jetant fissa un coup d’œil sur ma montre, j’constatai qu’il était quand même onze heures moins l’quart. Bientôt l’heure d’la pause déjeuner et il voulait qu’on fasse une réunion ? Putain… L’aurait pas été mon supérieur ou un gars respectable que j’lui aurais fait comprendre ma façon d’penser moi. Sur cette pensée, j’grommelai encore une fois avant d’me diriger vers un parking public où j’avais garé ma voiture.

Trente minutes plus tard, j’garai la bagnole d’vant l’commissariat. La réunion devait commencer à midi pile, un truc du genre. Première fois d’ma vie que j’étais en avance. Une fois à l’intérieur des locaux, j’saluai toutes les personnes que j’croisai avec une mine moins grincheuse et hostile que d’habitude. Si j’étais pas l’type l’plus sociable du coin, j’aimais cette faction et j’tolérais plus ou moins les gens qui y travaillaient. Quand on m’faisait pas chier, évidemment. Y’avait quelques gars que j’kiffais pas, mais c’était comme dans toute communauté ou société : On pouvait pas blairer tout l’monde comme tout l’monde pouvait pas nous blairer. C’était comme ça et on y pouvait rien. J’me dirigeai ensuite vers la secrétaire du chef pour demander tous les détails d’cette réunion, mais mis à part une liste d’personnes conviées à ladite réunion, la jeune femme n’en savait rien. J’finis par hausser les épaules sans même lui demander qui était concerné -j’allais voir leur gueule d’toute façon-, avant d’prendre la direction du sous-sol, là où était planqué notre QG. Après avoir parcouru quelques petits couloirs et gravi des marches d’escaliers, j’arrivai enfin au lieu d’rendez-vous, constatant par la même occasion qu’y avait personne.

Décidément, j'battais des records aujourd’hui...

D’quoi m’arracher un gros rire avant que j’aille poser mon cul sur un siège tout en sortant un paquet d’clopes.

Plus qu’à patienter un peu.

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FT : Satsuki Kiryuin — Kill la Kill
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D/1
« Comment ça? »

Tu t’esclaffes, ta voix porte davantage que ce que t’aurais voulu. Un mouchoir à la main, t’éponges le café imbibé sur ta chemise. Il y a de ces matinées où tout n’est que surprise. Où celles-ci s’enchaînent, sans vous laisser de répit quelconque. Tu finis par abandonner l’idée de sembler crédible, tu te relèves le menton haut, malgré la tâche. Tu sais bien que t’es pas à remettre en cause, que c’est l’autre cruche qui avait son nez plongé dans son téléphone et qui t’avais pas remarquée. Le pire est sûrement que tu t’es excusée et que maintenant que l’orage est passé, tu rages dans ton coin.

Ton portable coincé entre ton épaule et ton oreille, tu viens d’apprendre qu’une réunion avait été organisée. Ta surprise elle est sûrement dû au fait que vous vous réunissez jamais. Que la nouvelle tombe de nulle part. Que tu t’y es pas préparée. T’en es au point où tu te demandes pourquoi t’y as été conviée. Il est clair que ta conscience aurait tendance à te peser en ce moment en ce qui concerne ta loyauté. Il faut croire que t’as été plus emphatique que prévue, mais est-ce vraiment une excuse? Assez pour pouvoir la vocaliser, la dire à voix haute avec légitimité autour d’une table? Non, probablement pas.

Et puis tu te rappelles que le monde ne tourne pas autour de toi, qu’il y a eu des problèmes plus importants dernièrement. Tu rentres dans le qg, salue rapidement un ou deux visages familiers, ignorant le reste pour aller te terrer. Si certains ont la chance de travailler à la lumière du jour, tu sais que tu dois ton teint de porcelaine, loin des uv, à la cave qu’ils osent appeler vos bureaux. Tu déposes tes affaires avant de te diriger vers la salle. En entrouvrant la porte, tu hausses les sourcils, restant dans l’ouverture de la porte.

« Vraiment Dems? » Un sourire narquois finit par s’afficher, moqueuse. « Premier arrivé, hein? Quelle assiduité. » Tu finis par t’avancer, prenant place à ses côtés. Tu remarques le paquet de cigarettes déjà attablé, sûrement balancé là avec lassitude. Tu tentes de te rappeler si le règlement l’autorise, avant de te souvenir qu’effectivement, s’il y avait eu cette dite règle un jour, vous l’aviez tous probablement oublié pour vaquer à des choses plus importantes.

« T’as une idée de pourquoi on est convoqués? Aller, tu peux me le dire à moi. Qu’est-ce que t’as encore fait? »

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D/5
S'il y avait quelque chose que Wataya appréciait de plus en plus avec l'âge, c'était les emplois du temps bien calés. Il avait en horreur les imprévus et, parmi ceux-ci figuraient tout en haut de sa liste les rendez-vous fixés à la dernière minute. Parce que, pour parler franchement, il s'agissait tout simplement d'un foutage de gueule en bonne et due forme. Une réunion se prévoyait à l'avance, pour un certain nombre de raisons que Wataya n'aurait jamais pris la peine de lister, tant elles lui paraissaient évidentes. Seules les cellules de crise, organisées dans l'urgence, pouvaient se justifier, mais il doutait bien que ce n'était pas cela, car on n'aurait pas pris la peine de l'inviter. Or, Wataya n'avait pas grand chose à voir avec la vie du Shinsengumi, il se contentait de défendre en justice ceux qui n'avaient pas les moyens de se payer un avocat de luxe dans un prestigieux cabinet. Et il était loin d'être exemplaire dans son métier.
Parmi les habitudes que le présent n'effaçait pas, pourtant, celle d'obéir à un supérieur hiérarchique persistait. Elle avait quelque chose de pavlovienne, cette résignation qui lui faisait abandonner ses projets du déjeuner pour assister à une réunion qui ne le concernait qu'à moitié - mais le sens des priorités de Wataya plus encore que l'obéissance aveugle lui avait fait poliment annuler ses plans à la dernière minute, avec d'exemplaires excuses que l'on n'attendait pas forcément d'un type de son envergure. À cela, rien d'étonnant, Wataya n'avait jamais rien fait comme on s'y attendait.
On aurait sans doute voulu lui attribuer le prix de l'adaptabilité, en le voyant arriver doté d'un calme olympien au lieu de réunion, comme si rien de tout cela le dérangeait. Quel fabuleux contraste avec les deux jeunes gens attablés - alors même que moins de dix années le séparaient de l'aîné, et pourtant, Dems lui faisait l'effet d'un enfant mal élevé malgré sa trentaine déjà entamée. Pure était plus jeune, mais guère plus innocente, ce qui ne l'empêchait de l'apprécier - ce n'était pas le sang qui l'effrayait. Quand on songeait que ce beau duo incarnait l'essence du Shinsengumi, cela avait de quoi inquiéter, surtout si on y ajoutait un Wataya dont on ne savait pas trop où traînait vraiment sa loyauté. Peut-être étaient-ils un gang comme un autre, se cachant derrière la loi pour mieux anéantir les autres.

« Tiens, du bon monde, déclara d'un ton plutôt amusé Wataya. Ils ont rassemblé les mauvais éléments, c'est ça ? »

Son regard s'attarda lui aussi sur le paquet de cigarettes à demi-recouvert par la main de Dems, mais pas suffisamment caché pour paraître inaperçu - ce qui était bien entendu le dernier souci du principal concerné, cela va de soi. Mauvais éléments, c'était un mot gentil, mais plutôt approprié : si on les purgeait du Shinsengumi, celui-ci s'en porterait probablement mieux.
Wataya s'assit à proximité des deux autres, et cette petite distance disait tout sur sa position dans l'organisme. À le voir, on ne savait plus trop s'il était encore avocat ou yakuza, il confondait les rôles, comme toujours.

« Si on doit se faire renvoyer, autant fumer. » nota-t-il enfin en désignant ce que Dems tenait dans les mains.
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Oui.
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D/5
Je crois être de bonne humeur. Je n'en suis pas tout à fait sûr, mais en y repensant, comparant cet instant à d'autres, je pense pouvoir affirmer que le nombre de choses qui vont bien à l'instant t dépasse le nombre de choses qui vont mal. Donc, mathématiquement parlant, je vais bien. J’étais là paisiblement en train de siroter mon petit jus de fruit et manger des pâtisseries sous le regard de nombreux passant. Je n’étais pas là par hasard, nous avions reçu plusieurs plaintes concernant un type louche qui tabasse des pauvres innocents pour leur escamoter leurs pognons. Je n’arrive pas à croire que ce lieu puisse abriter des gens comme ça. Le parc. Un modeste endroit pour se reposer, se changer les idées, glander, bref. Mine de rien, je regardais le ciel, en ce début d'après-midi typique. Il ne faisait ni trop chaud ni trop froid, la température parfaite pour somnoler sereinement… Enfin, c’est ce que j’avais envie de faire. Mais j’ai été convié pour un rassemblement, encore… C’est tout le temps la même chose, je n’ai jamais de temps libre… Toujours du boulot. J’attrape mon téléphone pour regarde l’heure, 11 heure 40 minutes et 55 secondes… Ils me laissent donc 20 minutes pour arriver au rassemblement ? Cette bande de… Humpf ! Ils savent bien que je déteste être en retard et ils me préviennent que maintenant. C’est décider je ne bouge pas. Je n’ai pas que ça à faire...

A qui est-ce que j’allais faire croire ça. Au fond, je ne suis pas si je m’en foutiste que ça, juste je ferme ma gueule et fait tout pour rentrer dans les rangs, ou tout du moins faire genre de rentrer dans les rangs… Mais les rangs sont tous si différents, certains sont super simple d’accès et d’autres, trop compliqué pour moi… Je ne suis pas le genre de personne qui se bat pour être aimé ou apprécié je suis juste un gars qui aime avoir une vie sans trop de problème. Re-bref.  Je jette ma boite de gâteau dans la poubelle la plus proche avant de monte sur un vélo d’emprunt que j’avais depuis ce matin.La ville m’accueille, comme à l'accoutumée, par des sons agressifs et puissants. La ville qui ne dort jamais s'éveille. Je la parcours sans prêter attention aux détails. Pour le moment je ne voulais surtout pas être à la bourre. Quelques minutes plus tard j’avais déjà entamé la moitié du chemin vers le poste. Avec quelques détours, il est possible de prendre beaucoup de vitesse et je veux pénétrer l'enceinte d'un seul coup, sans étape. Debout sur les pédales, je sens ma belle qui s'emballe et mes muscles qui forcent. L'enceinte est maintenant en vue. Allant de plus en plus vite, je dépasse maintenant les voitures et les motos. Pas de limitation quand il s’agit d’être à l’heure. La liberté est notre seule entrave !

Mains sur les poignées, freins relâchés, à moins de cent mètres je suis encore à pleine vitesse. Alors je le remarque. Comme une provocation vulgaire sur un pan de la route. Un transporteur de véhicules, châssis bas et tremplin potentiel sur le dos. J'estime rapidement mes possibilités, analyse mes chances, et fonce sans réfléchir. A quoi bon, le temps presse. Le choc fait trembler le vélo et me déséquilibre un instant. Je redresse et profite de la vitesse pour transposer mon centre de gravité sur l'avant. Au moment où la première roue perd tout contact avec la matière, j'affirme mon envol avec un violent soubresaut sur l'arrière. Et ça y est. Une nouvelle fois, je vole. A plus de cinq mètres du sol, à une vitesse létale en cas de chute, je suis libre. Quelques secondes avant que la gravité ne reprenne ses droits, je passe par-dessus le mur d'enceinte. Le temps d'apprécier l'instant, et je reprends mes droits sur mon équilibre. La chute va être rude, m'assurer que ni moi, ni le vélo ne serons cuit. Comme prévue, la chute est rude. Violente même. Je reste sur le vélo au prix d'un terrible effort et sens, ardemment, le choc remonter le long de ma colonne vertébrale. Pas le temps cependant de s'en plaindre.

L'adrénaline me maintient vif et j'amorce un dérapage long et efficace. Le gravier vole sur plusieurs voitures qui était garer à cet endroit. Je perds violemment l'équilibre, bascule du côté droit et glisse sur quelques mètres avant de me redresser et de terminer la course, droit, le pantalon détruit et les mains en feu… La tension redescend d'un coup et j'éclate de rire. La sensation de liberté est grisante. Je viens de risquer ma santé, mes os et ce bon vieux vélo, mais nous nous sommes fait confiance mutuellement et tout s'est bien terminé.Sans accorder un regard au mur que nous venons de survoler ni au portail qui bougonne de ne pas avoir pu faire son office, je me laisse tomber sur le banc le plus proche, la respiration haletante et un sourire sur les lèvres. Un spasme soudain me pousse à éclater de rire encore une fois. « J’allais clamser mais ça en valait le coup. Juste pour ce moment. »  Dis-je à voix basse. Je regarde ma montre en regardant l’heure. 11 heure 59 minutes et 04 seconde. Pile dans les temps. Que dis-je, j’ai même de l’avance. Je me relève en regardant à droit puis à gauche… Où était mon camarade ? J’aperçois une roue derrière une voiture. Le vélo l’avait pas mal éraflé au niveau du parechocs. « Oula, c’est moche… Bon, ni vu ni connu hein. » Je gare le petit vélo à l’endroit prévu pour.

J’entre dans le commissariat en direction des vestiaires, heureusement j’avais des vêtements de rechange, je les enfile au plus vite avant de rejoindre le sous-sol. Pourquoi faire ce genre de réunion au sous-sol ? J’espère qu’il y a la clim au moins. Une fois en face de la porte j’inspire un grand coup avant de tout relâcher, et de pénétré dans la salle. Etonnamment il y avait déjà 3 personnes. Waouh, très ponctuel. Je prends place en face des trois avant de prendre la parole.

« Doux jésus, Qui aurait crus qu’un jour nous ferions équipe… ? J’ai entendu dire que vous étiez un peu l’élite ici, ça change des bons à rien avec qui j’ai l’habitude de faire équipe… Ah, je ne me suis pas présenté, je suis Shuya Jibûn. Ravis de faire votre connaissance. J’ai hâte de faire équipe avec vous. »

J’ai fait en sorte de garder un petit rictus sur le visage. Ici, les gens ont tendance à sourire facilement, souvent par politesse ou par embarras et même s'il est dommage d'en user à des fins sociales, le sourire reste une marque chaleureuse lorsqu'elle n'est pas détournée. Le petit vieux il a l’air sympas, il respire la joie de vivre. La fille aussi, elle a quelque chose de drôle… Et le dernier il fait clairement peur. Je ne voudrais pas me briquer à lui un jour, il me ferait la peau 3 fois.
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FT : Aomine Daiki
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la loi, c'est nous.

J’m’étais tu. Depuis l’arrivée d’gros cul jusqu’à celle du gosse sorti d’nulle part, en passant par celle du sale vioque. Et c’était bien c’dernier qui m’avait bien cassé les burnes. Tant et si bien qu’ma poigne s’était refermée instinctivement sur mon paquet d’clopes qui fut complètement écrabouillé, ruinant ainsi toutes mes p’tites cigarettes. Mon visage n’était pas horriblement déformé par la colère, mais j’présentais cette mine presque meurtrière qu’en disait long : « J’sais pas trop c’que l’boss te trouve avec ta sale tronche d’constipé, mais la prochaine fois que tu m’parles comme à chien, j’te répondrai comme l’ferait un chien… » On était presque d’la même génération. Presque. Y’avait même pas une putain d’décennie qui nous séparait. Mais à mes yeux, il ressemblait plus à un vioque coincé du cul qu’autre chose. D’ailleurs, y semblait pas capter qu’en l’absence du boss, c’était moi et l’autre emmerdeuse de vieille peau qui tenions la baraque. Nul doute qu’elle serait propulsée à la tête du shinsengumi si jamais Shiki venait à crever ; même si malgré mon caractère d’fou furieux, j’avais aussi mes chances d’le succéder. Après, j’étais pas vraiment certain d’pouvoir assumer c’rôle qui faisait gratte-papier qu’autre chose. J’étais un type d’terrain moi. Un gars qu’aimait sentir ses jointures craquer contre la gueule des gens. C’était putain d’jouissif. Un peu comme si vous foutiez votre grosse teub dans l'fion d'un uc tout aussi énorme, quelque chose comme ça. Sympa comparaison hein ?

- « D’ailleurs, j’me demande c’que tu fous ici… »

J’aurai pu partir loin niveau menaces et injures, mais j’étais conscient que plus j’l’ouvrais et plus j’lui donnais du grain à moudre pour s’épanouir dans l’sarcasme, l’ironie et c’genre d’trucs qui m’faisaient plus rager qu’autre chose. Mes traits finirent d’ailleurs par s’détendre. Déjà parce que j’avais pas envie d’voir débarquer notre chef pendant que j’racontais d’la merde à son avocat préféré et ensuite parce que j’avais passé une paluche sur l’gros cul d’la meuf qu’était assise à mes côtés. Sans manquer. Elle y échappait quasiment jamais. Jamais. Au boulot, dehors, chez elle, chez moi… Fallait que j’le tâte. Comme pour m’assurer qu’il était bien réel. Que c’était pas un mirage. Qu’elle mentait pas. Qu’elle l’avait pas gonflé comme toutes ces tchoins qu’on pouvait rencontrer un peu partout. Qu’elle était une sorte de J-Lo, Béyoncé, Kardashian sauce japonaise quoi. Putain d’merde ! J’my faisais toujours pas ! Cette meuf était trop bonne ! ‘Fin, niveau cul. Son minois était pas du tout dégueu. Mais s’arrêter à l’impression qu’elle pouvait donner au premier abord tuerait n’importe quel envie de l’approcher, j’vous jure : « T’es culottée de demander à ton supérieur c’qu’il a fait. Genre, c’est moi la plaie du shinsen. Va faire équipe avec c’sale vioque, tiens ! » J’râlais quelque peu, mais elle m’connaissait assez pour savoir que j’m’amusais en vérité. Et puis, comment en vouloir à « booty queen » sérieux ? Elle avait beau être un peu timbrée qu’elle m’enjaillait toujours !

- « Bienv’nue blanc-bec ! »

C’est qu’à cet instant précis que j’avais enfin tourné ma sale gueule vers l’enfant qui venait s’installer. Plutôt mignon d’ailleurs. On lui donnerait l’bon Dieu sans confession. Sauf que toutes les personnes qui intégraient le shinsengumi étaient plutôt « malades » dans leur genre. ‘Fin… Selon ma perception des choses. Y’avait sans doute des types biens, mais ils faisaient jamais long feu par ici. C’boulot nécessitait un certain détachement vis-à-vis d’la morale et d’tout c’qui concernait la loi. Loi que j’violais allègrement d’ailleurs. Que j’respectais pas du tout. Comme ma main qu’arrêtait pas d’peloter grassement l’derche d’ma subordonnée. Quoique non. Moi j’le respectais son p’tain d’séant. J’le vénérais même. Y’avait moyen que j’construise un temple en son nom et sans déconner. Elle m’rendait trop baba. Mais bon, là n’était pas du tout la question, ni l’propos d’ailleurs. « T’as l’air d’savoir comment lécher les pompes d’tes ainés. C’bien. Mais j’espère que t’crèveras pas comme une merde dans ton taf. Des p’tits anges comme toi, j’en ai vu tellement passer ici… » J’me mis à dévoiler mes canines presque trop pointues sous un sourire goguenard avant d’me fendre définitivement la poire. J’avais rien contre lui pour l’instant. J’dirais même qu’il avait gagné des points en nous brossant dans l’sens du poil. Restait plus qu’il confirme son « talent » et qu’il continue à respecter ses ainés/supérieurs et tout irait bien. En attendant, une dernière mise en garde s’imposait quand même…

- « Par contre, si l’chef nous a fait appel que pour nous présenter ta face, j’te jure que tu vas passer un sale quart d’heure mon pote… »

Là-dessus, j’arrêtai d’me marrer et j’adoptai une mine presque flippante en l’matant.

On pouvait pas être on n’peut plus clair que ça.

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D/5
Wataya connaissait suffisamment les deux personnes déjà présentes avant lui pour savoir que l'une d'entre elles allait poser problème, sans qu'il songeât pour autant à s'en inquiéter. Voir Dems réagir au quart de tour parce qu'il se sentait insulté par... par quoi, au juste ? Quand même pas par l'expression « mauvais éléments », quand même ? Wataya aurait pu trouver pire tout en restant dans cette politesse qui le caractérisait. Mauvaise graine, par exemple. Mais même la pire expression qu'on aurait pu sortir aurait déjà été un compliment envers Dems. Il aurait été difficile de dire qui est le pire membre du Shinsengumi, mais une chose était sûre, Dems concourrait en première place, et avait même un peu d'avance sur ses concurrents. Wataya avait du mal à comprendre les raisons pour lesquelles un type comme lui avait encore sa place ici. Mais en juger ne faisait pas partie de ses attributions, et puis, il n'était que trop bien placé pour comprendre que les critères d'admission étaient un peu trop lâches pour le bien de toute l'équipe.

« Ah bon ? répondit Wataya, provocateur. Je croyais que t'étais déjà en train d'aboyer. »

Il n'avait pas pu résister : Dems lui faisait effectivement l'effet d'un chien furieux passant plus de temps à aboyer des insultes qu'à mettre en route la chose molle qui lui servait de cerveau. Mais il n'avait pas l'intention de continuer plus longtemps les insultes, car cela lui paraissait tout à fait inutile. Personne ne remettrait Dems sur le droit chemin, tout comme personne ne faisait céder Wataya avec des menaces - et cela les perdrait tous les deux.
Ceci dit, la question de sa présence était légitime, et Wataya préféra hausser les épaules en signe d'indifférence. Lui aussi était curieux de la raison pour laquelle il avait été appelé alors qu'il n'avait manifestement rien à voir avec les deux autres, mais il ne se cassait pas la tête à essayer d'obtenir des réponses qui lui seraient de toute façon fournies en faisant preuve d'un peu de patience. Il suffisait simplement d'attendre que le chef pointe le bout de son nez.
Et puis, Dems se montrait aussi odieux avec Pure. Ce n'était pas les affaires de Wataya, il ne s'en mêlait donc pas, mais le harcèlement sexuel de la part d'un officier du Shinsengumi, bof bof, quoi. Il y avait des gens dans les gangs qui se comportaient mieux que lui. Mais cela ne le concernait pas. Il n'était pas le héros des causes perdues, en tout cas, jamais sans argent.
L'arrivée d'un quatrième membre, que Wataya ne connaissait pas vraiment, vint détourner l'attention de Dems de ses premières victimes. La façon dont ce dernier accueillit le petit nouveau était particulièrement désagréable. Wataya n'hésita pas à se lever et à s'approcher du dénommé Jibûn pour se présenter en bonne et due forme :

« Enchanté, Jibûn. Je suis Wataya, Kazunari Wataya, avocat pour le Shinsengumi. Nous n'avons pas eu l'occasion de nous rencontrer, mais je suis ravi de faire votre connaissance. » Il jeta un regard méprisant à l'abruti qui s'agitait près de lui. « Parce qu'il y en a certain dont on aimerait bien se passer. »

Il ne s'attarda pas et s'en retourna à sa place. Il était assez curieux du prochain débordement de Dems et espérait secrètement qu'ils avaient tous été appelés pour le voir se remettre à sa place, parce que franchement, il le méritait.
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Devinez qui est en retard ? Delta comme toujours, les réunions ce n'était pas son truc à lui, mais il avait un bon alibi pour être en retard. Delta avait été bloquée pour une intervention, le démantèlement d'un groupe qui vendait de la drogue, enfin lui ne savait pas trop ce qu'il vendait. Pour lui, c'était toujours de la drogue et s'il était la, c'était au cas où il y aurait des armes à feu et un risque de victime. Il était posté sur son toit à attendre les ordres du chef pour une éventuelle intervention. Delta était bien obéissant malgré son sale caractère. L'intervention, c'était passer sans de problèmes voir même aucun, tout, c'était réglé dans le calme. Il avait soupirais, il était monté sur un toit pour rien, il avait fait le guet pour rien et il avait fait des effort à monter son équipement qui n'était pas léger pour rien. Mais bon, il avait été content d'être sur le terrain. Et puis, un sniper à plusieurs fonctions et faire le guet et être en soutien faisaient parti de ses fonctions. Il avait surtout était content de sortir de l'uniforme de flic banal à celui de sniper. Faire la pervenche il n'aimais pas ça ou les contrôle routier ou autre ce n'était pas son truc, mais il aimait faire respecter les ordres, donc il était toujours disponible et toujours volontaire pour le moindre petit travail que le chef lui confier du plus beau au plus ingrat, il s'en fichait. Il ne fallait juste pas le mettre devant un bureau, car la, il devient un vrai nul.

Quand il était descendu, ont lui avait dit que son téléphone avait sonner et qu'il avait un message. C'est là qu'il découvrit qu'il avait un rendez-vous enfin une stupide réunion. Pour lui, c'était du blablabla qui n'en finissait jamais. Et puis, il avait à Saaya sa fille. Il n'allait pas rentrer toute suite, il avait soupirais et râlé sur tout ce qui passer. Avant d'aller à la réunion à laquelle il était en retard, il avait envoyé un message à sa mère pour qu'elle garde Saaya. Lui qui penser rentré après l'intervention, c'était raté. Il ne prit même pas le temps de se changer, il restait en uniforme d'intervention et il gardait son Mark 12 Mod 0/1 Special Purpose Rifle ou MK12 sur l'épaule, il le déposerait à l'armurerie plus tard. Vu qu'il doit le déposer lui-même cela ne changer rien qui le garde pendant la réunion auquel il était déjà très en retard.

Il arrivait enfin à l'endroit de la réunion et il soupirait encore et encore, comme si cela pouvait l'aider à y échapper. Delta était un homme de terrain pas un mec qu'on met dans une salle et avec qui ont discute de la pluie et du beau temps. Avant de rentrer, il lâcha un « Putain, je n'ai pas mon café. Merde ! Fait chier ! » Il ne savait pas qui était déjà là et il s'en battait bien les couilles, il n'était pas là pour se faire des amis. Il était la pour suivre les ordres, malgré ce retard qui l'emmerdais plus qu'autre chose, il aimait pas être en retard. Mais bon, c'était comme ça, il pouvait rien y faire. Il rentrait s'en frapper et regardait le monde. « Yo ! Pardon du retard, j'étais en intervention. » Puis allait s'asseoir directement. S'asseoir était un grand mot pour lui, il allait plutôt s'affaler dessus. Un peut comme la neige qui fond au soleil, lui allait fondre sur sa chaise. Il posa son MK12 sur le dos de la chaise comme les gosses qui mette leurs sacs à dos. Delta s'ennuyait déjà alors qu'il était là que depuis quelques secondes, avoir le cul sur une chaise n'était vraiment pas son truc. Il commençait à soupirer déjà.
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shinsengumi
Les événements se chamboulent et la discorde prend doucement place. Nul ne semble réellement s’y intéresser. Alors que le nom de Shinsengumi permet d’instaurer l’ordre, c’est le désordre qui semble mener le jeu. Il était temps d’y mettre fin. Si tu souhaitais voir le règne des gangs arriver un son terme, il semblait que tu allais devoir commencer par éveiller les conscience des tiens.

Un rendez-vous, une réunion. Donnez-le nom qui vous chante à ce rassemblement improvisé, mais qui ne peut être ignoré. Après tout, tu es la voix de l’autorité. Celui qui ose aller contre ta volonté, n’aurait certainement pas le droit de connaître la pitié.

Il t’était impossible d’ignorer les récents événements, c’est pourquoi tu avais rassemblé une partie de tes membres allant du plus haut grade au plus petit, tous allaient pouvoir jouer un rôle dans les desseins de votre entreprise.

Tu es le dernier à arriver, suivant les pas maladroits des derniers retardataires. Les autres membres du Shinsengumi avaient visiblement de l’énergie à revendre, sauf qu’ils ne l’utilisaient ((pas encore)) à bon escient.

Tu passes le seuil de la porte, sans un mot. Tu n’es pas là pour t’amuser à la dînette comme ils semblaient le faire joyeusement, naïvement. Des enfants. Tu avances, ne jetant pas un regard sur le groupe avant d’arriver au bout de la pièce où tu te retournes pour enfin leur faire face.

« Bonjour à tous. » Ta voix est clame, posée. On ne se douterait à peine que le sang bouillonne dans tes veines. « Je vois que vous ne vous sentez pas encore concerné par la raison de ce rassemblement. Une idée ? »

Tu posais la question pour la forme, tu n’attendais pas de réponse de leur part. Un soupire s’échappe d’entre tes lippes avant que tu ne reprennes la parole d’un ton plus sec.

« Evidemment, vous n’en avez pas.J’ai une autre question dans ce cas pour vous. Tu sais qu’elle ne trouvera pas d’écho à la réponse. Où est passé votre Lieutenant, Némésis ? »

Disparue du jour au lendemain, elle était ton bras droit. Tu regardes l’assemblée, l’avaient-il seulement remarqué ? Tu te le demandes. Quoiqu’il en soit, maintenant tu le leur imposais le fait de le constater.

« Morte ? Disparue ? En Exil ? Je veux savoir. »

Tu optais sans aucun doute pour la première option.

« Autre question, lequel de vous a avancé sur le dossier de la mort d’Hideo Mishima ? Cette fois-ci, c’était une véritable interrogation. Quand bien même sa mort était arrangeante pour profiter du désordre qu’elle a engendré, elle t’incombait, parce que l’ordre que cet homme faisait régner étant sans nul doute des plus arrangé. Je veux vous voir travailler en équipe. Débrouillez-vous de qui et avec qui, ne me forcez pas à vous associer deux à deux comme on le ferait avec des enfants. Et s’il le faut capturer, interrogez ceux qui semblent tenir la moindre information. Faites-les parler, qu'ils soient ou non adulte ou encore mineur. Compris ? »

Il était temps de remettre de l'ordre.


hrp ; coucou surprise du chef en retard, askip j'ai le droit de profiter de la MAJ pour faire des anciens membres des cadavre so ENJOY
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Il y a des regards échangés qui en disent long, des mots vains d’apparence aux interprétations querelleuses. L’ambiance est lourde de sens, elle intensifie les défauts de chacun. Pourtant, c’est pas pour te déplaire. Y dans l’air, malgré des chamailleries, un tu-ne-sais-quoi qui te ravie. Peut-être trop habituée à travailler seule, mais cette fausse camaraderie qui n’était en réalité que le stigmate d’une cohésion de groupe inexistante, était cependant assez pour t’en amuser. C ar de toute évidence, tant que le chef de meute ne serait présent, il y aurait de quoi débattre inutilement sur la raison et le pourquoi du comment. Se renvoyer la faute était une activité soit, satisfaisante pour la spectatrice que tu étais, mais finirait rapidement par user les nerfs du reste.

Les derniers intéressés font leur entrée, à commencer par une nouvelle recrue dont la juvénilité te glace un instant. Tu cherches des regards autour de toi, mais tu sembles être la seule frappée par ce détail. Tu souris à l’écoute de ces paroles qui contrebalancent celles de l’avocat. Jibûn. Tu lui souris, pensive mais chaleureuse. Parce que malgré ce visage, tu te dis que vous ne devez pas être si éloignés que cela en terme d’âge. « Ravie de te rencontrer Jibûn! Je suis Pure, la tortionnaire du Shinsengumi. » Ton regard coule jusqu’à Dems, un sourcil haussé malgré tes lèvres étirées. « L’élite, hein? » Malgré tes pieds sur terre, tu peux pas contredire l’effet que ça prodigue, d’être brossée dans le sens du poil, vérité ou non. La dernière pique de Wataya, tu sens qu’elle pourrait être fatale, alors avant que les esprits s’échauffent davantage, tu poses ta main sur le genou de Dems et tu secoues lentement, négativement la tête en le regardant. Tu chuchotes un « pas la peine » tout en le fixant.

Parce que c’est mal connaître Dems, que de croire qu’il réagira pas, qu’il se laissera faire.

Delta arrive, le nombre de chaises disposées semblent déjà être arrivées à saturation. Ils ne seront donc pas nécessairement plus nombreux. « Hey, Delta. Quel enthousiasme dans ton regard dis moi. » Tu souris, quelque peu moqueuse mais pas méchante, plutôt agréablement surprise de croiser ce matin des collègues. À force de traîner dans tes affaires, t’avais tendance à te demander si un tel ou une telle étaient toujours parmi vous.

La porte s’ouvre enfin, une dernière et unique fois. Il y a immédiatement un grand froid qui est jeté, ton regard est dorénavant baissé. Les mots tombent, comme des couperets et ta gorge se noue lorsqu’il évoque Némésis. La réponse la plus réaliste, celle qui t’attristes, est la première. Probablement morte. Il enchaîne sur le reste, vous mets au pied du mur. Les bras croisés sous ta poitrine, le bout du pied se balançant sous la table, tu finis par relever ton regard. Tu croises pas tout à fait le sien, parce qu’il y a dedans quelque chose d’éteint. « Concernant Némésis, il y a clairement eu un problème de communication. Je pense que la plupart ici la pensait en mission. » Si tu osais, tu ajouterais, c’est pas comme si tout le monde ici en faisait qu’à sa tête, avec une pointe d’ironie. « Ce qui n’excuse évidemment pas la méconnaissance des faits. Ni la perte causée. »

Mais tu appuies là où tu penses qu’il y a eu un problème, qui fût démontré bien avant l’arrivé de Shiki. Une cohésion inexistante. Dont tu fais évidemment parti, car tu es bien la première à avoir cette tendance horrifique à prendre les décisions par toi-même, ne pas en parler. À tenter tes propres méthodes en oubliant le reste. Il est clair que ce qui est arrivé à Némésis aurait pu en être de même pour toi, et le résultat aurait été le même. Disparue mais ignorée, jusqu’à être révélée, dans un oubli général glaçant. Première prise de parole, tu t’attends évidemment à recevoir le retour de bâton dans une appréhension à peine contenue. « Quoiqu’il en soit, je peux m’occuper si besoin du cas de Némésis. Tu marques une pause et regarde les autres, un poil plus chaleureuse dans le regard. Pour le reste, si vous trouvez des gens à faire parler, amenez-les moi. »

HRP — Mais bien sûr que tu peux Delta! À partir du moment où t'es marron, t'as ton ticket d'entré voyons. Et pour Shiki › OUH LE GRAND MANITOU EST LÀ, LET'S DO THIS.

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la loi, c'est nous.

- « Je vais être sur les deux dossiers en même temps. »

C’était pas tant l’fait que Pure ait essayé d’me calmer vis-à-vis d’l’autre saleté d’avocat là, mais c’était bel et bien la présence intimidante d’notre boss. Intimidante ? Mwarf. Au final, pas vraiment. J’avais juste l’respect d’la hiérarchie, mais l’borgne m’faisait pas vraiment peur. Y’avait peu d’gens qui réussissaient à m’faire pisser d’ssus. Pour n’pas dire aucun. J’étais intérieurement certain qu’en one vs one, j’avais toute mes chances d’le foutre au tapis. Cependant, j’respectais son vécu, son expérience, l’charisme certain qu’il dégageait et sa putain d’habilité à tous nous commander sans trop d’efforts. Y’avait pas à dire, c’était un type l’Shiki. Par contre, j’captais toujours pas pourquoi il avait chopé ce connard d’Wataya en tant qu’avocat. C’type, j’allais l’buter. Un jour, j’allais l’fumer et l’faire crever comme un sale chien en pleine rue, la gueule ouverte. Il perdait rien pour attendre, vraiment. En termes d’choix d’merde d’ailleurs, j’pouvais m’prendre comme exemple. Si sur l’terrain, j’faisais un bon job, j’étais pas forcément l’élément l’plus docile du Shinsengumi. C’était tout bonnement l’contraire. A un tel point que j’captais toujours pas pourquoi il m’avait donné c’rôle d’lieutenant. Après tout, s’il venait à crever maintenant, c’était pratiquement moi qui prendrais la succession du groupe en attendant  d’trouver quelqu’un de décent.

Parce que oui, moi et la paperasse, ça faisait 50000.

- « Si elle est morte, les gens qui ont réussi cet exploit sont pas des amateurs… C’est évident certes, mais ça souligne la dangérosité de l’affaire. »

Et c’était clairement pas une tortionnaire aidée d’quelques larbins qui réussirait à déboucher sur quoique ce soit. Non en fait, j’avais plus peur pour Pure qu’autre chose. Elle me donnait pas l’air d’être une personne fiable autre part que dans une salle d’torture. On pourrait bien penser que je la sous-estimais, mais c’était plus pour protéger ses grosses fesses qu’autre chose. Grosses miches que j’avais arrêté d’peloter comme un chien du reste. En la présence d’Shiki, j’pouvais pas trop la ramener au risque d’me faire virer voire même d’finir dans une cellule, c’qui était pas très emballant comme perspective vous avouerez. Après, si la mort de Némésis était avérée, j’allais l’prendre comme une affaire personnelle. Elle faisait partie des rares personnes qui avaient su m’canaliser et pour qui j’avais un profond respect. Une vétérane pareille, on en voyait pas à chaque coin d’rue. D’ce fait, j’devenais automatiquement l’sous-chef du shinsengumi et l’bras droit d’Shiki. Honnêtement ? La position était barbante. L’commandement depuis le haut, j’laissais ça très volontiers aux stratèges. Moi ? C’était la réalité du terrain qui m’faisait bander et presque baver. C’était dans des rues malfamées et dans des endroits sordides que j’pouvais exprimer tout mon art. J’étais sûr qu’on me recaserait tortionnaire si jamais j’avais un accident d’travail quelconque.

J’avais la gueule d’l’emploi en même temps, haha !

- « Pour Hideo, j’ai rien malheureusement. Il me semble justement que c’était Némésis qui était sur le coup et qui monopolisait le dossier. Si mes souvenirs sont bons, elle a un agenda dans son bureau où elle notait toutes ses avancées et qui pourrait nous servir pour avancer. Faudrait qu’on ait le double des clés de son local pour y accéder et continuer éventuellement les recherches. »

Et c’était p’être à cause de ça qu’elle était morte tiens. A trop fouiner dans les affaires louches des gangs, on finissait par s’y perdre et c’était  ce qui l’avait dépassé et ce qui avait marqué la fin de sa vie… Pourtant, son meurtre paraissait trop facile. On parlait quand même d’Némésis ! Elle avait plus son côté fringuant d’antan, mais elle était quand même un poids lourd d’notre groupe. Ces chiens venaient quand même d’nous porter un sale coup ! Presque fatal. Mais pas d’quoi nous briser. Non… Vraiment… Les paluches fourrées dans mes poches depuis l’arrivée du big boss -surtout pour cacher mon Zippo histoire qu’il pète pas une durite pour rien-, j’finis par les extirper desdites poches et par les réunir pour faire craquer mes jointures. « Si ça dérange pas, j’vais prendre notre nouveau venu comme partenaire… » Là-dessus, j’adressai un sourire complètement carnassier à Jibûn. J’savais pas trop quel poste il avait c’petit blanc-bec, mais y’avait largement moyen qu’il puisse servir à quelque chose sur le terrain. Même en soutien, il m’arrangerait surement. J’passai mon regard vers Delta, enfin, avant d’froncer mes sourcils. Si c’mec était un bon, il était également « bon ». Redondance ? Non. Juste que s’il était efficace dans ses interventions, il m’semblait trop gentil, trop guimauve et j’avais pas besoin d’ça dans mes pattes, clairement…

Surtout que j’avais aucun scrupule à passer à tabac ou à tuer mes proies si nécessaire…

Maintenant ? Y’avait plus qu’à attendre c’que dirait le boss et s’il était d’accord pour que j’gère les deux fronts.
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