comme un bruit de côtes cassées // absinthe + nótt
Nótt
écoute le silence comme ça sent bon
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Sometimes things go wrongft— Absinthe
Music— Voleur. Traître. C’est tout ce que tu seras pour lui quand dans quelques minutes il apprendra ton nom. Mais pour l’instant Nótt a les yeux bloqués sur son ordinateur. Dans son regard, un mélange de colère et d’envie de meurtre. Un simple mail d’un acheteur potentiel. Ou plutôt ex acheteur potentiel. Le texte est court, sans formule de politesse, sec. « Votre information ne m’intéresse plus. J’ai trouvé la même chose ailleurs et pour moins cher. Le marché est rompu. » Il le lit et le relit encore et à chaque fois c’est cette même impression de se prendre un mur de béton dans la gueule. Impossible. Cette information c’était une exclusivité. Nótt le sait. Il en est sûr. Ce n’est pas possible. Il ment. Oui c’est ça il ment. Il cherche à faire baisser le prix. Encore un type trop prêt de son fric. Non. Attend. Se calmer. Respirer. Expirer. Réfléchir. Aligner des pensées cohérentes.

Le garçon attrape une cigarette, l’allume et commence à tirer dessus. Nótt ne court jamais après un acheteur. Si on lui dit c’est terminé alors il remballe la marchandise et se casse. Tout le monde est comme ça dans ce milieu. Il écrit rapidement un message sur téléphone prépayé. Il veut en avoir le cœur net. Savoir si ce mail est un mensonge ou non. Son contact, un mec qui bosse dans la boîte de son acheteur, lui répondra vite. On travaille toujours plus vite quand y’a de la tune à la clef. En attendant il remu tout ce qu’il sait dans sa tête. Comme un puzzle il cherche où vont chacune des pièces pour refaire le joli dessin sur la boîte. Sauf que là il a pas la boîte. Parce que s’il l’avait il serait pas à réfléchir en boxer dans son appartement mais en train de casser la gueule au connard qui lui a mise à l’envers.

Le téléphone posé sur la table basse du salon se met à vibrer. Alors a-t-il raison ou tort ? Non. La question c’est plutôt quelle réponse il préfèrerai voir s’afficher. Il écrase sa cigarette dans le cendrier posée sur la table. « Tout est vrai […] Le vendeur se faisait appeler Absinthe […] ». Le portable fait un vol à travers la pièce pour finir sa course en mille morceaux dans le mur. La rage qui attendait gentiment que son tour arrive pour prendre possession de son esprit. Nótt est d’un tempérament calme habituellement. Le genre de mec qui n’aime pas s’énerver parce que c’est une perte d’énergie. Mais comme tout le monde il a ses limites. Et là les limites sont largement dépassées. Parce qu’Absinthe c’est un nom qui fait tilt dans sa tête. C’est ton nom. Il le connaît même bien pour t’avoir déjà croisé une fois ou deux. Toi aussi tu vends des informations aux plus offrants. Un genre de concurrents. Mais il ne s’est jamais méfié de toi jusqu’à présent. Pas qu’il avait confiance mais comme vous êtes dans le même gang Nótt se disait que t’aurais une éthique. Mais non. Il avait envie de se coller des poings dans la tête. Comment avait-il pu être aussi naïf ? Quand on vend des infos, le reste du monde se divise en deux catégories. Soit c’est des vendeurs et dans ce cas c’est des ordures à coincer dans un carton en direction du Ghana. Soit c’est des fournisseurs et faut s’en servir avant qu’ils ne deviennent vendeurs.

Il a envie de te refaire le portrait. Il sait pas comment t’as réussi à faire capoter sa vente mais il va le découvrir. Et ensuite il t’arrachera pas les dents une par une. Non. C’est pas son genre la violence Nótt. En même temps quand on est aussi épais qu’une crevette on peut pas être crédible dans ce rôle. Il va refaire ta vie à l’envers. Retrouver toutes les personnes avec qui t’as parlé un jour. Et à chaque fois qu’il apprendra que t’as fait un truc de travers, il le notera dans un carnet. Et quand ce carnet sera plein il le balancera sur la place publique. Comme ça. Gratuitement. Par pure charité. Pour le plaisir de voir le monde se repaitre de tes secrets les plus sombres, de faire de ta vie un enfer. Nótt il est pas du genre à régler son problème avec une balle dans la tête. Il vit sa vie comme un guépard chasse une gazelle, mais pour la vengeance il aime prendre son temps. C’est l’enseignement de son père qui ressort. « Si quelqu’un essaye de te détruire mon fils. Retourne la situation. Deviens l’araignée qui, tapit dans l’ombre, attend que sa proie tombe dans sa toile. » Lutter contre ses origines c’est essayer de revenir sur la rive alors qu’un fleuve en colère nous emporte. On a beau essayer, on a beau se voiler la face, on sait que c’est impossible.

Puisqu’il n’a plus de téléphone, Nótt t’écrit rapidement un mail. Une chance qu’il sache te contacter. Il prétexte un besoin de te voir rapidement. Un gros stock de documents à revendre. Le genre de trucs qu’une personne seule ne peut pas gérer et qui peut rapporter des millions. Il sait que tu mordras à l’hameçon. Pour lui t’es pas du genre à laisser passer une occasion pareille de remplir ton compte en banque. Le lieu de rendez-vous ? Un lieu public très fréquenté. Devant la statue d’Hachikō à côté du Shibuya Crossing, juste à la sortie de la gare de Shibuya. Dans une heure. Le temps d’enfiler les premières fringues qui lui passent sous la main, un pantalon gris, un tee-shirt uni blanc et une veste en jean, et de sauter dans un taxi. Une fois là-bas il s’assis sur un banc à côté du chien de pierre. Et il attend. Le visage fermé. Les mains dans les poches. Il rumine sa haine à ton égard.
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Absinthe
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et de doigts brisés.


Une migraine encore présente en ton esprit – une vraie connerie que ces choses là – tu soufflais de désespoir, les yeux clos pour tenter de calmer la douleur qui te traverse le crâne. Que tu hais cette sensation – tout sauf agréable – et qui pourtant t’agresses si régulièrement. Dieu n’est pas le seul à voir ton faciès déformé de douleur, d’agacement en grande partie, alors que tu massais doucement tes tempes pour atténuer légèrement tes maux. Les pieds au sol, tu avais pris le chemin de ton armoire à pharmacie pour y trouver du doliprane (japonais), tu espérais sincèrement qu’il agisse rapide (ou qu’il agisse tout court) pour apaiser ton humeur qui allait finir par être massacrante. Tu commençais à croire que tu avais fait quelque chose de mal et que le karma – bien que tu n’y croyais pas toujours – se retournait contre toi. Cette idée ne t’enchantée pas, surtout qu’au fond : tu n’avais jamais été très clean. Il fallait avouer – en tout cas pour ton cas personnel – que ton enfance avait été aussi douce que compliqué dans un sens éducatif. Tu n’apprenais pas toujours à comprendre des problèmes mathématiques, mais aussi à manipuler autrui ou à jouer de tes influences. Tout cela pour subir des migraines terribles à bientôt trente-deux ans.

Exténué, tu allais dans la cuisine, une casserole sur une plaque afin de faire bouillir de l’eau et te préparer un thé ‘Earl Grey’ que tu aimais tant, tu en avais bien besoin. Un besoin frappant, tu étais réellement un énorme obsédé du thé : une obsession pas spécialement dangereuse (pas plus que ta tendance à la cigarette) et qui avait des vertus bien trop bonnes sur tes songes. Il fallait avouer que tu te prenais énormément la tête, sans cesse : entre ton fils, ton travail légal comme illégal, tu n’avais pas tant de temps libre que cela – quoique tu t’en offrais tout seul quand la charge de travail devenait insupportable pour toi. Thé enfin dans la tasse, tu retournais dans ton bureau, ton fils chez un oncle en Angleterre pour quelques jours (trois seulement) : il ne te manquait plus qu’à terminer ce terrible dossier pour enfin te reposer.

L’écran illuminait à nouveau tes traits, tu soupirais avant d’entreprendre l’écriture du dossier, ça te prenait le crâne mais dans quelques paragraphes, cette torture serait terminée. Tu étais pourtant d’un naturel travailleur : mais tu voulais énormément jouer à Journey sur ta PS4 pour te détendre ne serait-ce qu’un peu. Et près de trente minutes plus tard, le dossier enfin bouclé, tu soupires de soulagement. Pourtant un mail attire ton attention, tu le lis, attentif avant de ronchonner. Tu n’as clairement pas besoin de l’argent, mais les informations pouvaient être précieuses alors, tu soupirais et tu te décidais à y aller : surtout que le rendez-vous était dans moins de dix minutes.

Dix minutes durant lesquels il arrivait sur le lieu convenu, clope entre ses pulpeuses alors qu’il repérait assez vite le garçon qui lui avait ainsi demandé de venir : Nótt. Tu t’avançais avant de le regarder dans les yeux.

« Nótt je présume ? Je ne viens pas pour l’argent, seulement pour les informations quand bien même tu sembles louche à me proposer cela alors qu’on ne se connait assurément pas. Je présume ainsi : que tu ne m’as pas fait venir pour une vente de dossier, mh ? »

Tu tires sur ton bâton de nicotine, tout en le regardant dans les yeux : un pressentiment incroyablement mauvais au-dessus de la tête. Car tu n'es pas idiot, tu te doutes que trop bien qu'il n'était pas là pour rire autour d'une bonne tasse de thé.


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Nótt
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Oh dear it’s bad for you—ft— Absinthe
Music— Une brise caresse son visage. Un vent calme en contradiction avec la tempête qui se prépare. Les doux sentiments de colère et de rage montent en lui alors que le chemin te séparant de lui ne fait que se réduire. Nótt ne réfléchit plus. Il laisse parler ses sentiments les plus profonds. Sa véritable nature en quelque sorte. Ou plutôt celle qu’il a hérité de son père, l’autre comme il l’appelle. Sombre fardeau que porte l’adolescent sur ses épaules. Son esprit n’a jamais été aussi proche de celui qu’il hait du plus profond de son cœur. Mais incapable de s’en rendre compte, la chute n’en sera que plus brutale dans quelques instants. Si le chien de pierre attendait son maître par le passé, aujourd’hui il semble surveiller la scène. Comme s’il pressentait l’avenir.

Après dix minutes d’attente, te voilà. Tu t’approches de lui. Cigarette entre les lèvres. Un air de pouriture riche au-delà de l’imaginable sur le visage. Le regard de Nótt se ferme. Son regard devient sombre. Tu as osé lui prendre son contrat. Son argent est devenu ton argent. C’est pas qu’on lui ait piqué un job qui le fait chier, quoique, mais plutôt que t’es empoché tout un paquet de billets qui auraient dû atterrir sur son compte offshore. L’argent c’est sacré aux yeux de Nótt. Il n’en aura jamais assez. Pas parce qu’il est avare ou cupide, mais parce qu’il croit que plus il en amassera plus il pourra fuir son passé. L’argent n’achète pas le bonheur, mais la liberté oui. Et toi, avec ton air supérieur, tu t’es mis en travers du chemin. Tu es le tronc d’arbre tombant sur la route sans prévenir. L’éléphant dans le magasin de porcelaine. Le caillou dans la chaussure. Bref. Le truc qui dérange et qui va virer de là le plus vite possible.

Les poings de Nótt se serrent de plus en plus. Il lui tarde de les enfoncer dans ton beau visage. Mais pas maintenant. Pas en public. Pas tout de suite. Il faut savoir se mesurer dans ce genre de situation. Inspiration. « Nótt je présume ? Je ne viens pas pour l’argent, seulement pour les informations quand bien même tu sembles louche à me proposer cela alors qu’on ne se connait assurément pas. Je présume ainsi : que tu ne m’as pas fait venir pour une vente de dossier, mh ? » Tu ne viens pas pour l’argent ? Forcément puisque tu as pris le sien. Abruti. Le jeune homme décoche un sourire angélique. Oh oui il va prendre son temps. La haine s’accompagne d’une envie de comprendre. Connaître son erreur pour ne plus se faire avoir. Et ensuite ? Ensuite on verra. « Tu es direct j’aime ça. » Silence « Je vais l’être aussi dans ce cas. J’ai actuellement une terrible envie de te coller une droite dans ta sale gueule de con. Pourquoi me demanderas-tu ? Parce que tu as pris un contrat qui m’était destiné et que je déteste me faire doubler. Surtout par des mecs dans ton genre. »

Il se lève brusquement et arrache la clope de ta bouche. Son regard mélange colère et rationalité. Deux éléments qui ne peuvent aller ensemble. Il glisse Nótt. Doucement. Inexorablement. Il s’engage sur une pente dangereuse et il commence à s’en rendre compte. Est-ce trop tard pour revenir en arrière ? Peut-être. Sûrement. On verra. Il approche son visage du tien et te dit le plus calmement possible, même si ses sentiments à ton égard sont mal dissimulés, « Donne-moi une bonne raison de ne pas te pousser sous les roues d’un camion. » Toujours ce sourire.

Il n’est pas crédible Nótt. Le costume de criminel bourrin ne lui va pas. Tout cela manque de subtilité et de finesse, comme si l’acteur ne savait pas comment jouer son personnage mais essayer quand même. C’est le bordel dans sa tête. Il est incapable de réfléchir. Et toi, tu dois bien rire de tout ça. Profite.
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