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oshiete o s h i e t e boku no n a k a ni d a r e ga iru no? ✕ p u r e

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whaaaat ?
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musique — Deux semaines ont passé depuis votre discussion intranet ; deux semaines à cogiter, à éclater des gueules sans vraiment sourciller, cherchant un moyen d'extirper ce qui le ronge... Crescendo ne sait plus vraiment où il en est et il a beau avoir retourné la question ainsi que le problème dans tous les sens, son cerveau de génie n'a point trouvé la solution. Votre conversation est ancrée dans sa mémoire et rien ne pourra jamais l'effacer, car sa mémoire eidétique et photographique le condamne à tout se rappeler ; pour toujours et à jamais. C'est en se levant du canapé du Q.G que le jeune homme attrape ses affaires, son casque de moto et se dirige avec nonchalance vers la porte d'entrée ; son masque sur la tête, il sort. Son portable dégainé, le jeune homme enfourche le monstre de nouveau réparé, regarde l'heure ; 3h du matin, le bon horaire pour une entrevue solennelle ((ou pour un crime passionnel)) ; il ne se fait pas prier... Son texto est écrit, rédigé de façon rapide, avec des mots simples, c'est concis. "Si tu veux qu'on en finisse une bonne fois pour toute, rejoins-moi à l'adresse suivante ; il est temps d'avoir une petite discussion 'face à face." Envoyé. Mais Crescendo n'est pas fou, non, pas encore, même si cela ne saurait tardé ; son visage ne sera jamais découvert, son faciès ne sera jamais révélé... Il n'est qu'une ombre parmi les ombres, une identité calciné, réduite en cendres avec son passé.

Le moteur gronde, le casque est posé, il accélère sans hésiter. Il devait se diriger à la sortie de la ville, dans cet ancien parc d'attractions abandonné, un bon endroit pour faire tourner quelqu'un en bourrique vu les nombreux spots possibles pour se cacher. Sa veste en cuir vibre sous les assauts du vent de l'automne, le froid glace ses phalanges pendant plusieurs minutes et il lui aura fallu une heure complète pour éviter les voitures et les feux avant d'atteindre son point de rendez-vous. Son téléphone personnel ne fait que vibrer, il peut le sentir dans sa poche, les vibrations saccadées, un rythme effréné... Mais Crescendo n'a pas assez de courage pour contempler l'étendu des dégâts ; car il sait très bien de qui vient ce harcèlement intempestif ; sa petite sœur. Sa dernière visite à l'hôpital l'avait alarmé, Crescendo en était conscient, il ne pouvait décidément rien lui cacher ; malgré ses nombreux mensonges et ses imperceptibles émotions, elle avait vu très certainement en lui... Elle avait ce don, pouvoir lire en lui comme dans un livre ouvert. Le courage est enfin trouvé, il attrape son téléphone, regarde les nombreux messages, les appels manqués ; les paupières sont plissées, la salive ne se produit plus, les dents sont serrées. Elle a peur, pour lui, pour sa vie, pour leur famille réduit en charpie... Crescendo n'a plus qu'elle et... Elle n'a plus que lui. "Je vais bien, ne t'en fais pas, pense d'abord à toi." Oui, ça le tue, ça l'assassine et il sait très bien ce qu'il lui fait subir ; c'est un cercle sans fin.

Les minutes défilent et Crescendo se décide à faire un jour, arrachant la plaque d’immatriculation et la cachant un peu plus loin dans des décombres pour éviter que tu ne l'as relève ((même s'il la change tous les trois jours)) ; prudence est mère de sûreté. Une cigarette vient se glisser entre ses lèvres, sa capuche vissée sur sa tête, cachant la moitié de son visage ; son masque abaissé sur son menton, il avance. En soit, Crescendo ne sait pas si tu vas daigner venir ou non, il ne sait pas si tu vas oser t'aventurer dans ce nouveau jeu sordide qu'il te propose ; et pourtant, le hacker ne joue plus, si ce n'est joué cartes sur table. Contempler les ravages, voir si tu lui as dit la vérité, si tu culpabilises vraiment ; car après tout, c'est facile de mentir derrière un écran. Ses poings sont serrés, bien rangés dans les poches de sa veste en cuir, la capuche de son pull large de nouveau baissé par un mouvement de tête rapide. Est-ce qu'il est vraiment prêt pour ça ? Le jeune homme à la chevelure pâle n'en sait rien ; c'est fou, depuis peu, Crescendo ne sait pas grand chose et c'est encore pire quand cela te concerne. Pure. Jolie Pure. Imbuvable Pure. Toi qui lui semble si humaine que ça lui parait irréel ; que vas-tu faire ? Assis en hauteur, le messager de la mort attend... Pour qui sonnera l'heure aujourd'hui ?

Car, après tout, vous étiez tous les deux morts deux semaines auparavant...  

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FT : Satsuki Kiryuin — Kill la Kill
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Ton portable vibre.
Tu le sais pas encore, parce que tu daignes pas relever, donner de l’attention à l’appareil, mais c’est annonciateur de quelque chose. C’est le coup d’œil jeté avec lassitude à l’écran de ton ordinateur qui t’alarmes davantage en voyant l’heure. Tu comptes plus les heures, ni les minutes Pure, à te perdre et t’étendre dans des draps froissés, en prétextant pouvoir trouver le sommeil qui lui te fuis à merveille. Et puis quelque chose remonte à la surface, ça vient cogner avec amabilité au dos de ton crâne. Un rappel amical que les oiseaux de nuits font les sonars pour te rappeler à eux, à leur canular. Que lorsque les veines de la citadine cessent d’être alimentées, qu’elles meurent, c’est votre heure.

Elle finit par ouvrir le clapet, de toute façon, on finira par le lui fermer. Elle lit les caractères, les mots s’imprègnent. Tes entrailles se tordent, s’emmêlent, l’angoisse les rigidifient avec acrimonie. Y a le doute, le une bonne fois pour toute qui viennent la peser, elle qui est incriminée, c’est un sentiment de jugement dernier. Mais ses côtes sont légères et dans sa manière d’être crispée, y a une certaine mollesse, presque une allégresse : le soulagement. Dernière soirée d’une condamnée. Qu’importe sur quoi l’on tape ce soir, demain matin, quelqu’un sera plus léger, libéré.

Tu te prépares, t’es pas pressée. Si tu dois rencontre cette vieille amie dédaigneuse, cette sorte de faucheuse, autant la flatter. T’as pas envie de te fondre parmi les décombres et qu’on te perde de vue dans ce paysage de désolation, qu’on te confonde. Tu saisis les clefs, tu noues ton écharpe, tu jettes un coup d’œil à l’appartement éparse. Un pied dedans, un pied dehors, tu pourrais encore annuler. Tu t’es pas encore annoncée, tu pourrais l’ignorer. Mais ça sonne faux, y a une erreur dans la setlist, y a un arrière goût défaitiste. Tu te demandes un instant si quelqu’un crèvera de chagrin si jamais tu revenais pas. De ce rendez-vous, d’autre chose, qu’importe. Ça t’effleures un instant cette pensée et aussi vite qu’elle est arrivée, elle disparaît.

Tu claques la porte, rentre l’adresse dans le GPS qui te demande déjà vers quelle promesse tu comptes rouler sordidement. Tu souffles dans tes mains frigorifiées, tu les tiédies avant de prendre le volant. Trajet inintéressant. Arrivé sur place, t’éteins les phares, les lumières, tu restes dans le noir. Tu fixes l’extérieur, l’appréhension en agitateur de tripes. Pure, tu te dis que t’es une belle idiote, une pauvre folle, que ce qu’il t’arrivera, tu le mériteras. Va, va te jeter dans les bras de ce qui t’attend, vas-y surtout aveuglément. Rien ne sert de se cacher, le bruit du moteur a dû attirer les rôdeurs. Alors tu sors, claque la portière. Tu t’avances, le nez en l’air, parce que tu sais dans le fond, qu’il finira par te trouver. Comme il l’a déjà fait par le passé.

Et puis tu la vois cette silhouette. Rien n’indique aucune individualité, le visage est caché et le mystère reste entier. Et bien que tu ne puisses rien entrevoir, ça te fais quelque chose de le voir. Que les mots virulents, la désolation en fond, elle ait de la chaire. Tu fixes, tu tentes de percevoir dans ce trou noir un visage, des traits communs. Tu te demandes s’ils se ressemblent. S’ils avaient la même rage dans le regard, la même fossette qui marque la mâchoire durement serrée. Pure, t’expires, tu souffles. Tu tires sur ton écharpe pour dévoiler davantage ton visage, mais tes phalanges se serrent sur le lainage, elles s’y accrochent. Parce que c’est beaucoup plus dur de confronter que tu ne le pensais. Et tandis que ça te lacères, que t’as le sentiment que c’est le froid qui te lances de léger spasmes dans les tibias, tu finis par parler. T’affiches étrangement un sourire imprévu, crispé au dernier moment afin de faire bonne impression. À croire qu’on t’as bien trop forgée à paraître agréable.

Mais c’est surtout parce que t’as sentie les larmes venir. Que dans ta nausée nocive, dans ton impression de vertige, t’as voulu rester digne. Tu détestes les prémices du chagrin. C’est une vague, un coup de chaud qui te fais prendre conscience que ça pourrait arriver, déborder, larmoyer. Alors pour l’empêcher, te leurrer, tu souris avec force, les lèvres étirées.

« Mon corbeau. »

Les voilà, tes premiers mots, emprunt d’une voix rauque, enrayée par ce que tu tentes de contenir. Mais étrangement, c’est prononcé avec douceur. Dans la peur qui a rigidifiée ta colonne, dans ta droiture frêle, y a quelque chose de bancale. On sent que ça tient à un fil, que ça pourrait s’effondrer à tout moment, que tu tentes de faire semblant. D’être courageuse.

« Me voilà, je suis là. » dans l’expectative, à attendre ce que tu veux de moi. « Il est enfin là notre face à face. » T’as eu du mal à terminer ta phrase, ton sourire a disparu, il s’est atténué bien qu’il reste encore quelques traces de celui-ci dans ton expression.

« Je t’écoute. »

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musique — Il attend, patiemment, comme un chasseur attend sa proie. Il attend, il s'impatiente et il tape du doigt. Le filtre de sa cigarette est pincée, puis littéralement charcuté par la puissance de ses dents, de sa mâchoire qu'il n'arrive pas à détendre... Puis vient l'entente d'un moteur qui tourne et puis qui s'arrête ; le moteur d'une voiture Japonaise qui résonne et qui emporte la mort du bruit dès que la clé du contact est retiré. Il reste là, suspendu sur son perchoir, en bon rapace, surplombant le monde et le désespoir qui y plane... Crescendo avait décidément bien choisit le lieu, un endroit totalement ravagé, ce n'était plus un parc d'attraction abandonné, mais bien un dépotoir délabré. Une silhouette s'approche, ses yeux se sont habitué au noir, il te discerne presque nettement de là où il se trouve ((son imaginaire le fait pour lui)). Son masque est remis devant son visage, il ne te laissera pas contempler les ravages de tes décisions, non... Ce serait te faire un cadeau, peut-être bien trop beau et tu ne le mérites pas, non, c'est hors de question. Les secondes lui paraissent être d'interminables minutes, le temps lui semble avoir été mis sur pause, les battements de son cœur percute tellement fort sa cage thoracique qu'il a cette impression étrange qu'il n'entend plus rien ; qu'il n'en réchappera pas vivant... Et voilà. La première sentence. Les premiers mots qui s'échappe de tes lèvres le laisse sur le carreau ; et un sourire vient s'étirer, un rire léger s'en échappe ; pour qui sonnera le glas ce soir Pure ? Mon corbeau. Il y a de quoi rire, il y a de quoi se trouver minable ; putain de sentences irrévocables. Et c'est en se levant sur cette montagne de cadavre d'attraction que Crescendo lâche dans un soupir qui pourfend le nouveau silence. « Mon fléau... »

Tout part en vrille aujourd'hui
C'est arrivé comme ça, sans un bruit
Cette entrevue va vous tuer
Et pourtant, vous semblez prêt à signer


Il saute de son perchoir ((vol d'un corbeau prêt à capturer sa proie)) ; il s'approche, mais garde néanmoins une distance ; juste pour mieux discerner ton visage dans la pénombre, il veut scruter chaque parcelle de ton visage, chaque changement d'émotion, il veut tout voir, juste pour sentir ta sincérité ; ou tes mensonges encore inavoués. Sa main passe sous sa veste en cuir et dans un geste lent, il sort un colt, arme que son frère planquait autrefois sous sa couette ; preuve de son insécurité... « Tu m'écoutes, mais est-ce réellement à moi de parler ? » sa voix est un peu cassé, mais son ton est cinglant. Chaque mot que Crescendo prononce est tranchant, à cette pointe d'honnêteté percutante... Il est prêt à tout pour comprendre, pour savoir, pour connaître la vérité ; celle qu'il n'a pas pu déceler au travers d'un écran, celle qu'il veut voir rouler sur ton visage déformer ; maintenant. « Notre face à face, comme tu dis Pure... Que crois-tu qu'il va se passer ce soir... ? Pour qui va sonner le glas ? » Une épée de Damoclès se trouve au-dessus de sa tête, comme de la tienne ; car il est prêt à retourner le canon du flingue contre sa tempe... Pour mourir comme Hideo Mishima ((le chef d'Alcatraz ne s'était pas suicidé lui, il avait été assassiné)) ; mais il avait besoin de savoir... Crescendo devenait cinglé, il perdait peu à peu la raison ; rongé par la rage et l'indécision ; corrodé par la haine et l'incompréhension. « Je veux savoir, je veux t'entendre le dire, mais de vive voix cette fois... Je veux savoir ce que tu ressens maintenant que tu te trouves devant ton "pire cauchemar". Sur celui qui t'harcèle et qui n'arrive plus à sortir du noir. Qu'est-ce que toi, tu veux me dire Pure ? »

La tension est palpable
Mais il se sent minable
Sa détresse est insondable
I n f l a m m a b l e


Sa main tremble, son index posé sur la gâchette, il est prêt à faire feu s'il n'obtient pas ce qu'il veut... Crescendo n'est plus à ça prêt, tu ne serais pas la première et certainement pas la dernière qu'il tuerait ; du sang sur les mains, il en avait plein ((pousser au suicide revient à être un assassin)). Il inspire, longuement et un tremblement à cause du froid et de la pression vient le faire tanguer légèrement... Des larmes. Encore. C'est net, catégorique et sans bavure... Autour de lui tout s'arrête, où va donc le mener cette "aventure" ? Son cœur se serre, encore et encore sans jamais s'arrêter, lui coupant la respiration ; mais ses convictions l'empêche de perdre pieds. « Raconte-moi Pure, qu'est-ce que la mort de mon frère a changé pour toi ? »

Et il se vend
Car il le sent
Il ne va pas en réchapper vivant
Alors à quoi bon continuer
A jouer les fantômes du passé ?  

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FT : Satsuki Kiryuin — Kill la Kill
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Son museau est allongé, la pointe du canon vient poindre le bout de son nez.
Tu peux pas feindre la stupeur car dans le fond, tu t’en doutais. T’as regardé derrière toi avant de partir, tu t’es demandé qui pourrait te pleurer. Parce que dans le fond tu savais vers quoi tu courais. Si tu t’es préparée, c’était pas par minauderie. Pure, dans ton reflet de la salle de bain, t’avais besoin d’un rituel, de quelque chose de factice auquel te raccrocher T’avais besoin de réaliser ces gestes simples et automatiques, de déposer les objets avec hasard. Comme si t’allais revenir.

Alors ce moment, tu peux pas te mentir. Car dans le fond, tu l’avais vu venir. Tu souffles, parce que le poids d’une arme braqué sur soi, c’est toujours quelque chose d’étrange. Un sentiment de funambulisme idiot, dans lequel ta survie ne t’appartiens plus. T’es malmenée par le désir d’un autre, bachoté intérieurement par une sorte de patenôtre. Les questions fusent, elles sont un étrangleur, un étau fin qui amenuise la patience. À ce moment-là Pure, t’es dans l’incapacité de savoir si tu peux te sauver. Tu te moques de ta situation, de ce que tu es. Sauve-toi toi même avant de vouloir sauver les autres.

C’est après coup que tu remarques sa voix, que celle-ci te percute réellement, outre les mots. Tu peux dorénavant allier silhouette et voix à ton corbeau et il y a une étrange jeunesse rouillée, enrayée qui sommeille dans celle-ci. Ça te pinces le cœur, car sans voir son visage, tu peux t’imaginer des traits juvéniles effacés, probablement rongés. Malgré un sol meuble, dur et froid, vous tanguez chacun à vos extrémités. Vous êtes tout deux aussi bancals l’un que l’autre, aucune fiabilité ne peut être détectée.

« Je sais pas. C’est pas moi qui tient l’arme. » Pure, t’es honnête, presque trop pragmatique. Il y a plus de chances que tu sois la victime qu’inversement, parce que t’entrevois pas la fragilité sous-jacente. Aujourd’hui encore, malgré cet incident, tu crois toujours que l’homme est fort. Que son instinct primaire le sauvera de ces dilemmes. Et tandis qu’il t’ordonne, tu maldonnes tes pensées désorganisées, à la recherche de quelque de juste à dire. Pas quelque chose qui te sauvera, mais qui apaisera un tant soit peu. Tu continues de croire qu’il y a quelque chose à dire.

Mon frère. C’est un couperet qui te guillotine les pointes du cœur, te ligature les artères. À cet instant, tout cesse. Tu pousses un léger rire qui résonne en désespoir majeur, tu poses ta main tremblante sur l’un de tes yeux, le regard s’évanouissant doucement au sol. Tu ris parce que tout s’explique, qu’il y avait un fond d’évidence que t’as pas su lire. Encore une information qui t’as échappée, quelque chose que t’as pas su voir ni comprendre. Tu peux pas t’imaginer ce que c’est, quelqu’un du même sang qui n’est pas un parent. Qui est toi en quelque sorte. Tu ris Pure, parce que si tu pensais avoir eu le cœur brisé, tu te trompais. Maintenant, oui, il l’est.

Plus que de la peine qui pourrait provoquer des larmes, c’est le choc qui te paralyses. Ce coup de froid soudain, il a pénétré tes os, il est mordant. La chaire de poule te fais mal, la surface de ta peau est étirée, aiguillée de toute part. Mais la patience est limitée, tu le sais qu’elle est décomptée.

« Tout. Ça a tout changé. C’est pire que perdre un être aimé. Parce qu’on a pas conscience de qui ça va toucher, en quoi ça va impacter la vie d’autres. C’est terrifiant de pas savoir, d’être responsable. » Tu trembles Pure et tu le sens. Tes épaules se crispent, elles fondent sur ton cou. T’étais jeune, beaucoup trop jeune pour surmonter ça. T’as dû te montrer trop confiante, t’as peut-être même été illusionniste. Assez pour qu’on puisse penser de toi que t’avais les épaules. Que tu pourrais t’occuper de ça. La nausée te guette, t’as l’impression de revenir quelques années en arrière.

« Personne veut être responsable de ça. Ceux qui disent qui peuvent... Ce sont des menteurs. » Et tu lâches un nouveau rire nerveux à menteurs, c’est un spasme qui te secoue, qui creuse davantage ta silhouette déjà frêle. T’as l’air si fragile Pure à ce moment-là, qu’on se demanderait presque ce que tu fais là. À quel moment t’as assez merdé pour continuer. Tu t’en rends plus compte, mais les larmes coulent le long de tes joues, et tu te recroquevilles petit à petit.

T’en serais presque à en vouloir au Shinsengumi. Si t’en avais encore l’occasion, tu leur demanderais. Qu’est-ce qui vous a pris? Vous vous êtes cru drôle? J’suis censée en rire? Qu’est-ce qui vous a pris de me faire croire que j’avais ma place là-dedans, de m’accepter parmi vous. J’suis une autre espèce, un autre énergumène. Je suis pas comme vous, je le serais jamais. J’ai rien à vous donner, par contre vous, vous avez réussi à me prendre alors que je pensais ne rien avoir.

Tu te mords la lèvre inférieure, la mâchoire lâche, à force de trembler, tu pourrais presque t’arrachais un bout de peau par accident. Une pensée te traverses, tu sais bien que tu devrais te taire. Mais c’est plus fort que toi, alors les poings serrés, tu relèves ton visage mouillé. « Est-ce que tu lui ressembles? » Ta voix elle se brise, tu plaques ta main contre tes lèvres pour éviter qu’un gémissement s’en échappe. T’aimerais savoir à qui tu parles et t’as peur de voir en lui ce que l’autre a été. Mais dans le fond, malgré la peine causée, tu veux voir. Te faire encore du mal. Ton regard éploré, il supplie. Il supplie qu’on lui montre un visage humain, qu’on lui montre quelqu’un. « Est-ce que vous vous ressemblez? » Tu réitères ta question.

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musique — C'est vrai. Celui qui tient l'arme c'est lui, ce n'est pas toi. Crescendo le sent, tu n'as rien dans tes poches pour te défendre, pour le mettre à la mande, il le sait ; ça se voit dans ton regard, dans ta façon de bouger et surtout, ça se sent dans ta voix. Pourtant, tu ne sembles pas avoir peur, tu y étais préparé ; et Crescendo ne l'avait effectivement pas cacher. En fonction de tes réponses, de ta façon d'agir, il saurait ((presser la détente contre ton crâne)) ce qu'il devrait faire ((ou contre sa tempe)). Un soupir, encore une fois, alors qu'il t'écoute en silence, c'est ce qu'il fait de mieux Crescendo, écouter et analyser et ce depuis de nombreuses années ; c'est ce qu'il avait toujours fait, une tâche dans laquelle il était impliqué et à laquelle, il s'appliquait. Sa tête est relevée, son regard te crible de balles, mais le chargeur lui, est toujours plein.

Tout. Ça a tout changé. Oui. Cela a tout changé, il en est conscient, il l'a vécu comme personne, il a vu ce que cette mort a engendré... Que ce soit pour lui, pour son père, pour sa mère et pour sa sœur... Tout a changé, tout a été gâché ; c'est parti en fumée en une fraction de secondes, même pas sur la durée. Son bras subit une secousse un peu violente alors que sa prise sur son flingue se resserre ; ça lui brise le cœur autant que le crâne. Si ça a tout changée pour toi Pure, imagine donc ce que sa disparition à représenter pour lui... Pour la chair de sa chair, le sang de son sang. Imagine. Mais il n'est pas de ceux qui font la course à la victimisation, non, ce n'est ce qu'il est. Et le jeune homme t'écoute, relâchant un peu l'étreinte sur son pistolet, le bras toujours tendu à son maximum, les muscles endolori par cette position qui sollicite un peu trop son épaule ravagé par le manque de sommeil. Crescendo est las, il est fatigué, blasé de cette situation dans laquelle il s'est jeté sans réfléchir, sans arrière pensée, juste pour rayé son pire regret du passé. Ce qu'il te reproche Pure, il se l'envoi à la gueule également ; parce que lui, il savait, il avait remarqué, mais il ne pouvait lui venir en aide... Hide' était comme ça ; oui, toujours à faire le fier, celui qui n'accepte pas la main d'autrui... Crescendo sait tout ça et étrangement, il avait compté sur le bras armé de la loi avant d'agir... C'est sa plus grande erreur, sa plus grande déception, son plus grand regret.

La peine plane dans les airs
Vous enveloppant dans une brise passagère
Il écoute tes mots en humant à plein poumons
Les douces sentences d'un semblant de trahison


Un dicton dit "Qui sème le vent récolte la tempête" ; cette citation semble avoir été taillé pour votre situation. Crescendo est ta tempête et tu es son ouragan ((le corbeau & le fléau)) ; imperturbable, le jeune homme reste de marbre, écoute tes paroles, tentant de s'imprégner de tes intonations, de tes changements d'expressions... Il voit ta détresse, il la ressent, mais elle ne l'atteint pas, car les larmes qui coulent avec lenteur sur son visage font barrière. Et il devient ce qu'il n'est pas, il est la victime et tu es le bourreau ; ce n'est pourtant pas ce qu'il croit ; mais ça résonne comme ça. Tu te recroquevilles sur toi-même et tu lui parais désormais si frêle, si faible, qu'il ne peut s'empêcher d'abaisser son arme de quelques centimètres, plissant les yeux et reniflant un peu. Qu'est-ce qu'il doit faire ? Crescendo n'est pas un maître en émotion, il n'est qu'un homme anxieux et solitaire qui n'a jamais été véritablement proche de quiconque ; il n'a jamais connu ce qu'il est en train de vivre ((un profond sentiment d'incompréhension et de frustration)). Puis vient l'apogée, une question, une demande ou une complainte ? Le jeune homme reste stoïque, mais ses yeux sont bels et bien écarquillés de stupeur ; le sillage de ses larmes se fait vraiment une place sur son visage pâle et les tremblements le prennent de part en part. Il a froid Crescendo et quelque chose monte, lentement, mais sûrement, le figeant sur place... Le pistolet redressé, les paupières closes, il réfléchit l'espace de quelques secondes.

Et d'un mouvement rapide, sa capuche est baissée
D'un de ses doigts, le masque est enlevé
Son regard mouillé entre en collision avec le tiens
Et il avance, pour que votre monde ne fasse qu'un


« Je suis son portrait craché. » Et pourtant, ils ne sont pas nés d'un même oeuf, ils n'étaient pas jumeaux, mais leur traits sont identiques. Sa tignasse en pétard se retrouve malmené par une de ses mains, cela faisait des années qu'il n'avait pas enlevé son masque, fantôme qui souhaite rester caché. Le pistolet toujours braqué sur toi, il n'est plus qu'à un mètre de distance ; te toisant de sa hauteur, son regard plus éloquent que les mots, Crescendo cherche quoi dire. « Toi aussi... » Un arrêt, un instant mis sur pause, sa plane dans l'air, le suspens est palpable et l'attente sans doute insoutenable, mais ça le torture de penser ainsi, il se dégoûte pour ce qu'il est en train de ressentir... Et les tremblements se font un peu plus prononcés, la mâchoire est serrée et les morts sont lâchés. « T'as l'air de souffrir... » Pourquoi ? Pourquoi bordel ? Pourquoi est-ce qu'il ressent cette compassion alors qu'il ne devrait éprouver que de la haine à ton encontre ? Pourquoi est-ce que tu arrives à ce point à retourner la situation à ton avantage ? A le rendre plus coupable qu'il ne l'est déjà ? Ce n'est pas comme ça que cette histoire doit se régler, c'est hors de question, il ne pourra jamais survivre... Et un coup de feu est tiré,
la balle se figeant dans le sol, passant juste à côté de ton visage...
Ce n'est qu'une nouvelle hésitation de sa part ; car Crescendo sait très bien visé, il pourrait régler cette histoire... Mais quelque chose l'en empêche. « Pourquoi... ? Pourquoi j'peux pas... ? »

Parce que tu n'es pas un tueur Crescendo
Tu défends les faibles, ceux pris dans un étaux
T'essayes de venir en aide aux âmes oubliées
Que la justice range sans affaires classées


Une goutte qui tombe sur le sol.
La tête baissée, les larmes tombent dans un flot incontrôlable.
Et il s'étonne de ce qui sort de ses orifices.
N'était-il pas à sec ? Pas totalement vidé depuis deux semaines ?
Et ça le tue à petit feu, ça l'assassine... Et le canon du flingue se rapproche petit à petit de son œil droit. Il ne contrôle plus rien, sa détresse le manipule à sa guise. « Hideyoshi...? » Il croit le voir au travers du canon de ce flingue, il croit entendre sa voix dans les airs... Crescendo devient fou, il faut que toute cette histoire s'arrête.
KILL ME WITH KINDNESS // with pure // p.3 // tu me tue //
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D/2

Il y a un mouvement dans ces gestes, quelque chose qui semble le remuer qui te donne le sentiment que ta requête pourrait t’être accordée. Si celle-ci t’as faite vacillé, il en est de même en face. T’as presque envie de te dire que dans le fond, vous êtes pas si différents. Mais ta pensée ne franchira jamais le seuil de la parole, elle restera morte et inaudible. Tu le regardes se révéler, devenir entier. Comme une persistance rétinienne, les traits se superposent dans ton esprit, c’est comme l’avoir face à toi, revenir pour te punir. Pure, tu le fixes de tes grands yeux humides et au lieu d’être achevée, tu t’acharnes à vouloir scruter, examiner. Tu pensais que ça viendrait te finir, que son agonir t’avais fais crachée ce qu’il te restait. Mais tu semblerais presque déterminée, comme une volonté de s’achever.

Le soulagement se lit dans dans les sillons de ta figure, Pure. De pouvoir lire cet œil, de sentir ce regard humain qui porte le deuil. Mais l’accalmie est chassée, balayée par ce coup de feu qui t’as évité. T’as eu ce réflexe idiot de détourner brusquement la tête, de te recroqueviller. Comme si ça pouvait te sauver, t’épargner. Une main posée sur ton oreille, la vision encadrée maladroitement par tes cheveux noirs, tu souffles entre les mèches. Le palpitant battant, la perception en affliction, t’entrevois pourtant les faits. Il aurait pu te toucher, mais il t’as manqué. Tu penses que c’est une chance, que le barillet pourrait finalement se vider dans l’impunité.

Tu le vois flancher, se parler. Et ton œil cesse de jouer au jeu des différences, car il l’entrevoit clairement. Là où l’un n’aurait pas hésité, l’autre a résisté. C’est pas lui, c’est l’autre.

Et il perd pied.
Tu le vois bien, qu’il est en train de se noyer.

Tu te révèles doucement, il prononce son nom, fixant le canon. Ça déforme tes traits apitoyés, ils deviennent effarés. Presque effrayés. Tu crains plus pour toi-même, tu crains pour lui. Il te l’avais bien dit, que ce soir ça serait finit. T’as le sentiment injuste qu’on te confie à nouveau aveuglément, la vie d’un forban. Qu’on te dit, toi qui est tortionnaire, t’as le choix de faire cesser le calvaire. D’en faire quelque chose de funéraire, qu’importe si c’est arbitraire.

Tes mouvements sont lents, sporadiques, tu tiens à nouveau sur tes jambes, de toute ta hauteur. Et là où tu te tiens, y a plus rien d’impressionnant. C’est juste la silhouette d’un gamin se perdant. Y a ce laps de temps, infiniment factice mais profondément lent pour qui ressens la pression de l’instant. Ça te crispe, tu réfléchis pas. Tu refuses qu’on t’impose quoique soit. T’aimerais hurler, ça suffit, ressaisis-toi. Le poids de l’arme dans la main est intransigeant, ça pèse sur la conscience, ça requiert de la sapience.

Tu préviens pas, pas assez aimable pour ça. Mais tu te jettes sur lui, tu frappes le bras détendeur de l’arme, tu la fais sauter un peu plus loin. Et dans ta chute tu l’entraînes, sachant bien qu’il n’y aura pas de pardon pour ton acte. Vous heurtez le sol et tu cries. « Ressaisi-toi! » Tu sais bien que les coups pourraient partir, mais tu continues de hurler, parce que ton but est pas de le blesser. Tu te répètes, tu t’époumones. « Réveille-toi! Ressaisis-toi! » Tes bras sont en croix devant toi, folle mais pas assez bête. Tu tends pas l’autre joue pour te faire battre. Pure, ton corps entier est en pleine défense, ta position pourrait signifier la violence, mais tu t’évertues à pas dupliquer le passé.

« Me dit pas que t’as plus rien à perdre! » Parce qu'il y a encore quelque chose de bon à sauver en toi.

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EVERYTHING THAT ( KILLS ME ) MAKES ME ( FEEL ALIVE )
musique — Son coeur roule sur les montagnes de détritus qui jonche le sol de ce parc d'attraction délabré ; mais son regard reste perdu à l'intérieur du canon de ce pistolet qu'il rapproche de son œil embué. Les rouages de l'engrenages se sont arrêtés et sa vie bascule en arrière, un retour dans le passé auquel le jeune homme ne peut échapper. Il se revoit, des années auparavant, tenant le bras de son frère ; sa chair et son sang ; un sourire aux lèvres. Il revoit la gestuelle de Hide', sa voix bienveillance et sa main chaleureuse ; d'où il est, Crescendo peut en ressentir ses effets ((qu'il a remplacé par la morphine aujourd'hui.)) L'écho d'un rire qui envahit sa conscience, qui se perd dans les limbes de son esprit, prenant place partout, sans lui laisser aucun répit. Hideyoshi est partout, il réside dans tout ce qui l'entoure... ((Dans ce flingue également)). Il y a des êtres que la mort prend et ne rend pas, c'est comme ça, c'est un fait indéniable ; le destin et sa fatalité ; une force contre laquelle Crescendo ne peut rien ; car il n'est pas dieu, il n'est pas omnipotent... C'est juste un gamin qu'à mis fin à sa vie ; celle qui était en suspend depuis longtemps.

H i d e & t o i
Vous étiez à part
Le monde vous ouvrait les bras
Vous alliez en devenir les rois


Un sourire capture ses lèvres, s'ancre sur elles comme si c'était le dernier ; mélancolique et résigné... La mort est très certainement la plus belle aventure ; Crescendo semble prêt à la vivre, à accepter l'étreinte de la faucheuse de ses deux bras, de s'y jeter corps et âme. Le retour à la réalité est fatal, comme un coup dans les cervicales, le vent froid vient se glisser dans sa paroi nasal alors qu'il ouvre la bouche pour prononcer ses derniers mots ; malgré les larmes, malgré son désespoir indéniable. Mais le jeune homme n'en a pas le temps, pendant l'espace de quelques secondes, il a oublié ta présence ; une absence. Sa main lâche le colt qui tombe au sol loin de lui et vous chutez en arrière, toi sur lui ; mais Crescendo ne bronche pas, la douleur est un concept qui lui est quelque peu étranger ; bien trop shooter à la morphine pour sentir quoi que ce soit et cette soirée ne dérobe pas à sa règle. Et tu gueules, tu gueules sur lui tout en te protégeant, mais lui, il se perd dans les profondeurs de ton humanité. Pourquoi ? Pourquoi l'en empêcher ? Par égoïsme ? Pour ne pas avoir à subir un autre drame dans ta vie ? Crescendo ne comprend pas, il ne sait pas ce que tu cherches, ni pourquoi tu agis ainsi avec lui ; pourquoi tu es venue dans le fond Pure ? Qu'est-ce qui ne va pas chez toi ? Qu'est-ce qui ne tourne pas rond chez lui ?

C'est vrai, tu as raison, tortionnaire
Il a encore quelque chose à perdre, elle
Enchaînée à ce lit d'hôpital, entourée d'infirmière
Sa sœur est encore là, elle ; sentiment conflictuel


Et sa main vient se poser sur ta joue ; signe étrange venant de sa part ; mais c'est instinctif, Crescendo ne sait plus ce qu'il fait. Le dos encastré au sol, il reste là, allongé, caressant de son pouce le sillage qui avait tracé sa ligne sur ton visage opale. Les larmes coulent de nouveau sur son faciès, mais son souffle est normal tout comme les battements de son cœur ; il est calme... Mais les flots débordent, encore. C'est dans un nouvel élan qu'il ne contrôle pas, que Crescendo entoure ta tête de ses bras, te guidant vers son torse en douceur, son menton posé sur le sommet de ton crâne. Son regard est suspendu sur la voûte céleste, sur la lune et ses rayons sélénites qui semblent vous bénir. Il n'a plus la force de lutter, plus la force de te faire souffrir... Et sa voix cassée quitte la barrières de ses lippes dans un soupir. « La vérité, c'est que je suis déjà "mort". Mais tu as raison, j'ai encore des "choses à perdre". » Et il continue de se vendre Crescendo, parce que désormais, il n'est plus à cela prêt ; tu as pris conscience de la consistance de son existence, à quoi bon disparaître dans un nuage de fumée ((tu sais qu'il existe, c'est suffisant pour le nuire.)) Ses bras resserrent leur étreinte ; c'est étrange ; il ne savait pas qu'étreindre quelqu'un pouvait être aussi réconfortant ((détail oublié en même temps que son passé rayé.)) Avec une douceur qui ne lui ai pas étrangère, ces doigts viennent se mêler à ta chevelure, reniflant un peu, il lâche dans un murmure. « Je te crois... Ta souffrance n'est pas un mensonge, je le vois... » Et malgré sa voix basse, le jeune homme sait que tu as tout entendu ; même si sa voix est brisée par le poids de sa culpabilité, il sait que tu l'as compris... Et son étreinte se resserre de nouveau, en quête d'une chaleur bienfaitrice ; celle qui pourrait le soulager ; panser ses plaies... Une chaleur réparatrice.
STAY HERE // with pure // p.4 // jpp de toi //
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soumets toi, rencard à quatre heure sur le toit, amène tes arguments j'amènerai mon nunchaka ; ma colère gronde, j'te ferai cuire au micro-onde j'irai pisser sur ta tombe ce sera immonde comme la fin du monde

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FT : Satsuki Kiryuin — Kill la Kill
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D/2

Le sentiment que la tempête est passée.
Tu le sens parce que malgré tes bras croisés, ton corps crispé afin d’encaisser, rien ne vient. Rien n’est là pour te heurter, pour croiser le fer ou te contredire. Alors ça te surprend, tu te détends. T’es essoufflée à force de t’époumoner, t’étais prête à te sacrifier. Toi-même tu comprends pas. Pourquoi t’es incapable d’immoler la minorité pour l’intérêt du plus grand nombre, pourquoi c’est l’individu que tu primes. Pourquoi t’es bornée à ce point Pure? T’en sais rien et pourtant, c’est lui qui te donnes la réponse. Le contact de sa main sur ta joue te fais sursauter. Parce que cette même main aurait pu te tuer, que toi le contact humain t’as toujours dérangée, que t’es incapable d’en donner.

Tu peux pas mentir, cacher ton faciès ni cette légère détresse. T’es celle qui se veut imperturbable face à un canon, mais qui fléchie au premier contact. Si l’heure tardive ne te permet pas d’observer son visage, d’en tirer quoique soit, tu crois entrevoir du chagrin au coin de ses yeux, sans en être réellement certaine. T’aimerais pouvoir dire quelque chose Pure, dire pardon à nouveau même si les mots s’accumulent en un monceau, qu’ils n’ont plus de sens. T’entrouvres les lèvres, pour parler, t’exprimer, mais tu es rapidement coupée. Entraînée vers un corps inconnu, tu te laisses faire. Parce que le geste est plein de douceur, que la méfiance est morte il y a longtemps, bien avant que tu te rendes sur ce terrain vague.

Une oreille contre son torse, tu épies des battements incroyablement lents. T’es nichée contre un corps inconnu que tu pensais capable du pire, qui était prêt à tout détruire. Tu admires son calme, ce soulagement qu’il possède et dans lequel il t’entraîne, tu souffles enfin avec saccade. Parce que même toi tu peux le sentir, qu’un poids est mort. Qu’au lieu de te peser, il s’en est allé, que toute pression, crispation se détend. Et dans sa voix cassée, t’entends la vérité. Tu plisses les lèvres, tu t’enfonces davantage, tu te tais et hoche la tête. Pure tu saurais pas dire si t’as réussis à le sauver, si tu peux te l’attribuer. Mais tu es rassurée de ne pas avoir eu à perpétuer.

En réalité, s’il n’en avait pas dit davantage, s’il s’en été arrêté là, t’aurais pu conserver ce qui te restait. Éviter de te vider à nouveau. Mais ça t’a remuée, parce que ça équivaut au fait que t’es pardonnée. Que même si t’as merdée, que vous pouvez plus revenir dans le passé, il y a une sorte de point final dont vous aviez besoin. Tu te mords la lèvre inférieure depuis tout à l’heure, tu la mâches, la massacre, mais il faut croire que c’est trop pour toi. Alors, puisqu’il vous a donné un peu d’intimité, que tu ne peux être vu, t’en profites pour déverser ce qu’il te reste. Le tissus serré entre les poings, tu te caches, tu te lâches.

Parce que tout ça te pesait que t’as eu peur d’y passer ou bien d’encore regretter. Qu’il t’en as fallu du courage ou bien de la bêtise, pour en arriver là. Et que tu pensais pas que ça finirait comme ça. « Pardon… » Le son de ta voix est couverte par le pull contre lequel tu rinces tes larmes. « Pardon d’avoir été celle qui a tout chamboulé… qui t’as fais devenir ce que t’es. » Pure tu sais que tu devrais pas, que t’as déjà trop investie dans tout ça. Mais t’as ce sentiment de responsabilité qui te dit que tu dois veiller. Veiller à réparer ce que tu as cassé, veiller sur ce qui reste d’un héritage damné.

Car t’es en quelque sorte la créatrice de tout ce supplice. Alors tu tentes de te reprendre, d’être l’instigatrice. T’es pas celle qui faut consoler alors cette fois-ci, tu prends le temps de rendre ce qui a été donné. Tu déplaces tes bras, tu les fais glisser pour l’enlacer. Parce que c’est pas toi qui devrais en profiter. Pure, t’es hésitante, tu sais pas si tu devrais rajouter ce qui hante ta pensée. Lui dire, laisse moi te réparer. « Je peux rien faire pour tout changer. » Parce que tu sais mieux que quiconque dorénavant que c’est facile de tout briser mais que réparer paraît impossible.

« T’es pas mort. » Tu resserres ton étreinte, quitte à ce que celle-ci soit quelque peu désagréable. Tu veux lui prouver qu’il a tort, insinuer avec légèreté, va dire ça aux condamnés, à ceux qui ont claqués, que tu fais partie du même monde qu’eux. Parce qu’ils te riront au nez, que même si ta souffrance a bouffée ta vitalité, qu’elle l’a sucée jusqu’à la moelle, tu peux pas te considéré ainsi. Alors tu renifles, tu te prends en main, affichant un sourire discret et maladroit. « C'est des conneries ça. »


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