dis-moi qui il est. [absinthia]
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À l'orée de la nuit
pour se retrouver.

    Lundi 23 Octobre 2017 - 18h30




Se renseigner.


Riné était assise sur un siège molteonné, aux contours de bois. Un porte cigarette fumait d’un long filet blanc aux relents âcres, à la morphologie diffuse. Dehors, le jour était déjà tourné vers son fatal soupir — la nuit allait éclore sur la ville.

Il s’agissait d’un rooftop bar de luxe, intégré à l’hotel hébergé au dernier étage de cette imposante tour de bureaucratie. Riné s’y rendait généralement pour rencontrer un homme en particulier, qui avait étrangement réussi à la convaincre de ses qualités. Un indic, ou informateur, Un murmure à l’oreille des murs. Bien qu’elle le fréquentait sous son identité d’Omega lambda, Rinne était convaincue de la fiabilité des informations de l’individu, et du sérieux qu’il consacrait toujours à son travail. Elle se méfiait juste toujours assez des gens qui font de l’information leur gagne pain : il est logique que toutes leurs données soient destinées à une circulation. Plus encore, la grande qualité des informateurs de talent, c’était de savoir flairer quand une parole, une phrase, laisse planer quelque chose de plus intéressant qu’au premier abord : un meta-discours, une méta-donnée, au potentiel illimité.

Rinne surveillait donc soigneusement ses mots en présence du garçon. Plus âgé qu’elle, c’était un homme au visage fin et aux manières distinguées. Toujours propre sur lui. Rinne aimait les gens soigneux et organisés. C’est tout naturellement qu’elle en était venu à l’apprécier, et à solliciter ses nombreuses qualités. La compétence — l’Assurance.

Le bar se déployait sur un des angles de l’étage, le long d’immenses baies vitrées qui noyait l’ambiance de reflets irisés relatifs au soleil couchant. Il y avait quelque chose d’apaisant, mais aussi d’extrêmement puissant, à constater la danse éternelle de l’astre en pleine chute. Rinne se plaisait à admirer ces nuances sanguines, vives tranches contre l’obscurité de l’infini. Elle avait commandé un martini, et le liquide sucré, saisit à petite gorgée, laissait sur ses lèvres un doux contraste fruité-âpre.

Le bar était installé un peu plus loin de leur table, les serveurs discrets, et les sourires affables. Le service était de haut standing ; et Rinne venait ici parce que la discrétion était de mise. De par sa fréquentation extrêmement upée, personne ne s’attardait sur les visages ; personne n’avait l’extrême désobligeance de pénétrer ne serais-ce que par le regard dans le périmètre des étrangers. Une sécurité appréciable.

Elle regarda son téléphone. Dix-huit heure vingt-cinq. Il était bientôt l’heure. Il l’avait généralement habitué à être ponctuel — un autre point dans l’étendue de sa fiabilité. Riné tapotait du bout des doigts la table de bois laqué. La raison de sa présence ici était bien différente des autres fois : c’était pour affaire personnelle qu’elle l’appelait cette fois.
Mais il n’en saurait jamais rien ; surtout si elle avait vu juste. Naruse-san avait de forte chance d’être lié aux entrailles de ces organisations-requins. Comme elle.

Rinne avait donc demandé tout naturellement à Absinthe de faire des recherches sur l’illuminé. De la plus sobre des manières. Il était important que les moutons soient bien gardés.

Un parfum de vanille,
sur le bout des doigts.



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Le haut roi du ciel abandonnait peu à peu son trône au centre des cieux, offrant sa place aux ténèbres de la nuit et à la souveraine de celles-ci : la lune. Absinthe adorait observer l’horizon, s’y perdre et contempler le monde : un être curieux qui avait cette habitude d’analyser bien des choses. Alors que le soleil tombait dans l’au-delà, il fit un mouvement de tête pour observer l’heure qu’affichait sa montre, dix-huit heures, il n’était assurément pas en retard, de toute manière il ne supportait pas cela : le retard, il était toujours à l’heure, ou légèrement en avance dans quelques rares cas, mais pour son travail d’informateur en tant qu’Absinthe, Jun appréciait être simplement pile à la bonne heure.

Il rejoignait une cliente régulière qui lui avait demandé des informations bien personnelles cette fois-ci, il ne savait pas exactement ce qu’elle voulait en faire, à vrai dire il s’en fichait pas mal tant qu’elle n’énonçait pas son identité et qu’elle payait le prix. Par chance, pour ce petit boulot, cette fois-ci, et pour sa régularité aussi, il appréciait parfois faire une petite réduction sur ses affaires : il n’était pas en manque d’argent alors ça l’importait très peu dans le fond. Jun avait simplement été étonné de sa demande, lui qui était habitué à des infos assurément pas personnelles pour la jeune femme, quand elle lui avait quémandé des informations sur Naruse, il avait premièrement été perplexe, il aurait même pu refuser si elle n’était pas qui elle est.  

Dix-huit heures vingt, il entrait dans le bâtiment de luxe, bien vêtu d’un costard ébène, les cheveux soyeux et bien coiffés : qui pourrait penser qu’il ne venait pas en tant qu’homme influent ici, personne, typiquement personne. L’ascenseur prit un certain temps à venir, l’agaçant, avant de s’ouvrir sur plusieurs personnes dont un enfant dont la morve s’écoulait de ses narines, dieu du ciel, cette vision était digne des enfers et lui donnait envie de mourir – ou plutôt de se désinfecter les poumons pour avoir respiré le même air que cet enfant sale. Il haïssait réellement la saleté, les microbes, la poussière. Bon dieu, quel sale môme.

L’épreuve de l’ascenseur passée, il arrivait au lieu du rendez-vous, un sourire fier aux lippes – hautain – avant de s’asseoir en face de la jeune femme : dix-huit heures trente pile.

« Bonsoir Riné, j’espère que tu vas bien. Le ciel est splendide ce soir. »

Il était quelqu’un de poli, il n’utilisait plus de vouvoiement avec Riné, après tout, ils s’étaient vu bien des fois et il restait un peu plus âgé qu’elle. Jun savait bien, qu’encore aujourd’hui, elle faisait bien attention à ses sentences, elle était méfiante et faisait bien de l’être : après tout il restait quelqu’un d’observateur et il aimait savoir bien des choses, de plus, elle pourrait un jour être victime de ses recherches.


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    Lundi 23 Octobre 2017 - 18h38




Se saluer.


Il était arrivé à l’heure (comme prévu, attendu).
A l’instant où Absinthe avait glissé la chaise pour s’y asseoir, un serveur s’était mis en mouvement. Riné connaissait à peu près bien, maintenant, les habitudes de consommation de son informateur favoris. Qu’elle considérait d’ailleurs assez comme un artisan. Au-delà de ses capacités, passer par Absinthe avait d’autres effets bienheureux. Partie d’Omega, il permettait à Rinne d’épier sous couvert de service les qualités de son travail, de grappiller à sa façon quelques micro détails. Malheureusement ; étant elle-même du crew et ne doutant pas qu’il le sache, elle ne pouvait utiliser sa position de cliente pour essayer de déterminer si les infos qu’il pouvait colporter risquait de nuire à sa propre faction. On n’est que des électrons libres dans ce monde sans vergogne.

Elle releva la tête, affable. Un sourire sibyllin, juste assez de chaleur, un peu comme un écrin pour leurs futures manœuvres.

    « Bonsoir Absinthe. »


Après s'être rassise, levée pour une courbette indissociable de son sens du salut, Rinne avait hoché de la tête en arquant ses yeux vers le couchant. Oui. Sublime. Ils joignaient sans nul doute l’utile à l’agréable ce soir. Un bruit de porcelaine claqua tout doucement sur la table : la boisson et l’accompagnement du grand homme venait d’être déposé. Un verre de vin rouge dialoguait avec un met à la fraise.

    « J’ai bien précisé que c’était pour déguster. »

Sous-entendu par là : pour que les deux se maria bien. Elle laissa tomber le bout de sa cigarette dans le cendrier. Son porte fumée posé sur le coté, Rinne s’empara de son verre à pied pour reprendre une gorgée. Une petite olive roulait sur les cotés. Elle le posa dans un bruit mât, arqua les sourcils en admirant les reflets du liquide sur le vernis du bois. Un instant court, à peine le temps d’un cœur qui bat. Puis apposa ses coudes, joint les mains l’air songeuse, fixa Absinthe dans la volonté de rester non anxieuse.

    « Je t’ai demandé quelque chose d’un peu inattendu, je sais. »

Elle marqua une pause, son menton rejoignant le dessus de ses jointures.

    « Mais il est possible que ce garçon soit lié à une de mes affaires pour le groupe. Disons… »

La lumière décroissait, mais c’était comme une lente ritournelle, loin de la course du temps, la saveur de l’attente, du délicat recroquevillement.

    « Le genre de profil qui pourrait, crois-t-on, intervenir… Circuler au mauvais moment dans la mauvaise horizon ? »

Elle plissa les yeux, son sourire s’était élargit. Il comprenait sans doute. En gros, c’était un mec susceptible soit d’être un espion, soit de prendre part à une baston. Dans tous les cas : un élement perturbateur, gênant. Rinne avait prononcé ses mots avec parcimonie, en détachant chaque syllabes, avec soin. Comme si du bout de sa langue, s’était manipulés des petits diamants, à glisser dans du tissu de velour, à faire rouler, sans surtout, en laisser tomber un. L’informaticienne appréciait vraiment bien Absinthe. Il y avait quelque chose de familier chez lui, agréable : sans doute leur propension à se méfier d’autrui.

Et le gout,
du travail bien fait.



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Les salutations passées, les deux corps assit l’un à face de l’autre à cette table, ils reproduisaient simplement la même mécanique qu’aux rendez-vous précèdent, maintenant qu’ils avaient cette habitude, Rinne semblait connaître ses goûts gustatifs : un plat à base de fraise, un verre de vin ou une tasse de thé. Simple, raffiné, incroyablement ragoutant, il fallait l’avouer Absinthe était un grand friand des choses de la haute, après tout il avait vécu toute sa vie dans le luxe et l’abondance, il reconnaissait pourtant une valeur aux pâtes du super marché qu’il affectionnait particulièrement les mercredis midi, au repas avec Shin, un véritable régal que les repas modestes et qui avaient un prix bien plus raisonnable.

« Très bon choix dans ce cas, tu as bien vu que j’aimais particulièrement la fraise. »

Il prenait son verre de vin en main, afin d’en boire une faible gorgée et reposer l’objet sur la table, écoutant les sentences de la jeune femme, effectivement, il avait quelques informations sur Naruse, après tout c’était son travail, mais le peu de temps dont il avait disposé était un petit handicap pour quelques informations. Il devait avouer que c’était inhabituel pour lui, mais qu’il avait tout de même effectué son travail.

« Oui, je vois ce que tu veux dire. »

Il prenait une nouvelle gorgée de sa boisson avant de piquer à l’aide de son couvert dans son gâteau favori.

« Premièrement, il s’appelle Akagami Naruse, vingt-huit ans, selon mes informations il vivrait à Shibuya-Ku, dans un appartement. Il est d’ailleurs ouvrier de chantier, j’ai ses horaires. »

Les horaires n’étaient pas spécialement compliqués à obtenir quand il y repensait.

« Le lundi il se trouve à Shibuya de neuf heures à dix-huit heures, sa pause est de treize heures à quatorze. Mardi il est à Ikebukuro à partir de dix-neuf heures, il termine vers trois heures du matin le lendemain. De quatorze à vingt-deux, mercredi, il est à Shinjuku. Le jeudi il retourne à Ikebukuro à dix-huit heures jusqu’à six heures environ le lendemain. Le samedi il est à Shibuya de sept heures à dix-sept. Ses heures de pause t’intéressent ? »

Il sortait de sa poche un papier soigneusement plié avant de le lui tendre.

« Elles sont toutes écrites ici. »

Un sourire hautain toujours sur le faciès, il prenait à nouveau un air calme, sérieux.

« Cependant, il semblerait qu’il soit en lien avec un gang. Ma source n'est pas encore sûre. »

Sa voix se faisait bien plus basse, il ne devait se faire entendre que de Riné, et seulement d’elle.

« Exodus certainement, mais je n’ai aucune certitude vis-à-vis de cela. Je ne sais pas du tout s’il fait parti du gang, mais il semble lié à celui-ci d’une quelconque manière. »


ps : ce rp est nul, je n'ai même pas corrigé sorry ;;


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    Lundi 23 Octobre 2017 - 18h48




Apprendre



C’était ce qui était si appréciable chez cet homme. Il ne s’encombrait de rien ; allait droit au but, rendait main dans la main un résultat, fiable, clair, concis. Pour Rinne, Absinthe était le reflet même de l’alcool qu’il avait choisi comme pseudonyme. Quelque chose de distingué, mais aussi très rituel. Il y avait de l’esthétique dans sa façon de parler, de la beauté, à n’en pas douter. Rinne se perdait parfois à réfléchir sur les raisons — genèse — de la grâce du garçon. L’argent ? Elle n’en était pas sûre. Mais il y avait du délicat, et de la stature. Elle l’écouta lui donner les informations avec application, tandis que sa main s’enivrait de la pièce fruitée que le serveur avait ramené. Oui, elle avait remarqué son gout pour la fraise. D’une certaine façon, n’importe qui aurait put y voir l’avertissement du regard « je te regarde ; moi aussi ». Mais c’était sans chichi qu’elle avait choisi ; il s’agissait plus d’un remerciement indiscible, inscrit dans les gestes plus que dans la parole. Absinthe était un formidable travailleur ; Riné souhaitait tout simplement que leurs rencontre soient d’agréables moments.

Il aurait de toute façon été criminel de ne pas profiter des lieux.
Un frisson inévitable avait couru sur son échine au prénom de Naruse. Akagami. Du rouge pour l’homme au regard polaire. L’image du jeune homme avait traversé son esprit, fer blanc contre l’écran de sa rétine. Son poul s’était accéléré ; mais Riné n’en avait rien laissé paraitre. Elle laisserait à la nuit l’occasion de réfléchir, au pourquoi, au comment, à ce qui chez lui la troublait autant. (Tu ne le sais toujours pas ?). Absinthe avait été brillant, pour les maigres heures que son appel avait laissé libre du labeur. Rinne avait en effet dut le contacter samedi, sur les coups de midi, après que l’ingénu soit passé à son konbini lui laisser le défi. « Trouve-moi ». Elle avait besoin de l’objet en sa possession. C’était son bien. Absinthe n’avait donc eu que deux jours pleins ; noyé dans l’effervescence de la ville et de ses propres affaires.

Elle continua de boire tranquillement tandis qu’il parlait, et enfila une nouvelle cigarette au bout du long manche noir précédemment reposé. Le jet du porteur était sertit de quelques reflets brillants. Une fois la mèche iridescente allumée d’un coup de Zippo, ses mains manucurées — ça arrivait — volèrent au dessus de la table pour récupérer le papier qu’Absinthe lui offrait. Elle le consulta naturellement comme une carte, de sa seule main libre. Un menu. Tiens, demain. Demain était vide.

Quelque chose l’arracha néanmoins à ses premières envies.

    « Il semblerait qu’il soit en lien avec n gang. Ma source n’est pas encore sûre. »

Le problème des délais trop court ; des choses restent obscures. Rinne s’emballa mentalement. Garder la face, surtout vers Absinthe. Exodus. Merde. Les choses prenaient une sale tournure. Et pourquoi était-il difficile de s’en assurer ? Etait-il haut gradé ? Elle se fit la réflexion que non. Son appartenance devait être trouble parce qu’à l’inverse, il n’était pas très remarqué. Ni remarquable ? Plaisanterie un peu mesquine dans les décombres du problème.

    « Merci Absinthe. Comme toujours, ton travail est remarquable. »

Elle laissa une pause, comme un faux suspens. Sa voix était d’un velours liquide, causé par le chuchotement.

    « Exodus, c’est problématique. »

Une gorgée sirupeuse.

    « Je n’aime pas ces gens. Enfin, qu’importe. »

Elle indiqua d’un geste de la main au serveur qu’un nouveau verre s’imposait.

    « Je vais profiter de cette entrevue pour te poser une nouvelle question si tu le veux bien. »

Ses yeux s’étaient mis à briller. Elle ne s’inquiétait pas d’être particulièrement épiée ni entendue. La question à venir était un fait de société — la réponse attendue, un avis personnel. Pure curiosité.

    « A ton avis. Qui l'as tué ? »
Il n'y avait pas à tergiverser pour comprendre de quoi il s'agissait. De l'individu tué dont le décès courrait sur toutes les lèvres. Mishima, Hideo.

Une marche anguleuse
laisse glisser un pied
Infortuné.



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L’échange qu’ils avaient semblait plonger Rinne dans ses songes de longues secondes – durant lesquelles Absinthe notait des changements de lueurs dans ses yeux – il comprenait bien que ce garçon, Naruse, semblait avoir une importance dans le mental de la jeune femme. Il ne savait en aucun cas quoi, en réalité, il s’en fichait bien. Après tout, ce n’était en aucun cas ses affaires, il n’était ici que pour les siennes, et savoir les raisons de l’intérêt de Riné pour un garçon provenant certainement d’un gang lui était complètement indifférent. Après tout, la jeune femme pouvait bien garder ses secrets et ce genre d’informations – pour le moment – n’avaient pas de réelles intérêts aux yeux de Jun.

Ses doigts s’enroulaient autour du pied de verrre, qu’il portait à ses lèvres dans un geste gracieux, ses pulpes caressant la porcelaine alors qu’il prenait deux pauvres gorgées du liquide pourpre. Il aimait la luxure, il y avait baigné depuis son plus jeune âge, et quand bien même il pouvait apprécier les pâtes au beurre, il adorait tout particulièrement sa liqueur favorite : le vin.

Absinthe aimait simplement les informations qui étaient bénéfiques, il savait bien qu’en savoir plus sur Riné serait une bonne chose, mais il n’avait pour le moment aucune raison de le faire, elle était une cliente régulière, ce n’était pas dans ses principes de fouiller dans sa vie : quand bien même il avait cherché quelques informations comme son nom, pseudo ou gang au début pour savoir qui elle était. Il fut étonné que son travail soit satisfaisant, il était incroyablement frustré de sa dernière information : elle n’était pas totalement fiable alors, aucune affirmation sur le gang, du fameux Naruse, était possible. Elle semble réfléchir, il faut dire qu’elle ne semblait pas des plus heureuses de savoir qu’il était possiblement d’Exodus.

« Je n’apposerais aucun jugement sur eux. »

Elle continue dans sa lancé, il l’écoute, avant de lever les yeux au ciel à l’entente de l’ancien chef d’Alcatraz : Mishima Hideo.

« Sincèrement, je serais simplement déçu si c’était l’œuvre d’Exodus. »


ps : désolé pour le temps de réponse &
la longueur inexistante !



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    Lundi 23 Octobre 2017 - 18h59




Demander


« Je n’apposerais aucun jugement sur eux. »


Elle n’en attends pas moins de toi. Pourquoi le ferais-tu ? Toi si secret ; et dont le travail appareille la défiance, discrétion essentielle aux distances vitales du métier. Rinne a ce luxe : elle peut dessiner son avis du bout de quelques mots ; ça n’aura jamais aucune retombée. C’est un avis lancé au hasard, sous l’impulsion d’un souvenir (celui d’Akagami Naruse-san). Il y a des mensonges qui ont plus ou moins d’importance pour nous. Elle qui n’aime pas l’idée de donner sans recevoir — donner de sa personne, au sens littéral, te pardonnerait bien tous tes silences. Tu es l’informateur qui pour elle, a le plus de velléité. Parce que tu prends soin de tes sources autant que de tes témoins ; clients ; passagers de fortunes sur la route plus ou moins longues de tes cotés.

Riné reçoit son second verre quand les yeux d’Absinthe quittent la table pour aller vers le ciel – obscurcit du toit qui surplombe leurs têtes. Ah. As-t-il trouvé la question bête ? Inutile ? Inintéressante ? Lui as-t-on déjà beaucoup posée ? Pour Rinne, c’est la première fois que le sujet est abordé. Elle ne s’est jamais politisée ; a gardé les pieds au bord du bassin, ne s’y est pas trempée. Ses problèmes prennent racines autre part : les litiges qui agitent la ville sont les rares dont –ironiquement- elle a sut se préserver. Elle sirote un peu bruyament : mais rien qui ne casse l’ambiance paisible, voir silence, du lounge d’altitude.

« Sincèrement, je serais simplement déçu si c’était l’œuvre d’Alcatraz. »

Sincèrement. Sincèrement ? Déçu. Déçu ? Elle trouve ses mots rigolos. Ils ont une couleur nuancée ; quelque chose qui retourne d’une forme de plaisir, d’appréciation du litige. Il y a déception parce qu’il y a attente. Il y a sincérité si il y a avis formé ; réfléchit ou à défaut, éffleuré ; sinon, pourquoi prendre la peine de le préciser ? Et cette simplicité. Est-ce simple, d’être déçu ? Elle cligne des yeux. Saisit une nouvelle cigarette, encore, toujours : la fumée est comme une enveloppe.

    « Déçu ? »

Elle allume sa cigarette, et le tube de tabac s’embrase d’une flamme qui volette.

    « Pourquoi cela ? »

Rinne n’a jamais été très bavarde. Elle n’a pas grand chose à ajouter. Il répondra, ou esquivera. Dans tous les cas, ce sera une forme de réponse. Et Rinne n’a aucune raison de vouloir nuire au garçon. Il y a plus de respect que de défiance — une chose assez rare pour être soulignée. Parfois, Rinne se demande quel âge Absinthe a. Mais comme il fait partie des gens qu’elle ne veut pas inviter à fouiller ; elle se garde d’aller investiguer. Le laisser là où il est.
Parfait.

La biche, voyant la lumière allumée
Invita le loup autour de sa table.
Il ne pouvait pas voir que dans son poil bien dressé
Roulaient les poils d’un semblable blessé.




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Il était vrai que tes mots avaient un sens étrange, cette mort était un peu comme une énigme, une série plutôt divertissante, quelques indices parfois visibles, tu es ce type de personne à faire des recherches, parfois, pour combler le temps et faire des statistiques des « personnes les plus probables » comme assassin d’Hideo. Riné semblait ne pas complètement te comprendre, tu devais avouer être parfois un peu ailleurs, dans ton monde, quand il s’agissait de faire des hypothèses.

« Pourquoi je serais déçu ? Car il n’y aurait rien de palpitant si cela venait d’Exodus, une piste trop simple, je ne dis pas que ce n’est pas un Exodus, seulement que ce n’est pas du gang en lui-même, ils sont les ennemis directs d’Alcatraz, de plus, n’est-ce pas mieux pour eux d’attendre qu’un autre tue cet homme ? Tuer Hideo, ce n’est pas rien, c’était un homme craint et respecté. Quand cette personne sera démasquée, elle aura des problèmes, que ce soit de la part d’Alcatraz que du Shinsengumi. Qu’il soit un chef ou non, il restait humain, et c’est une vie d’arrêter pour des querelles d’idiots. »

Tu lâchais un pauvre soupir, avant de passer une main dans tes cheveux pour les plaquer en arrière.

« Exodus n’est pas derrière tout ça, j’en suis presque certain. Pourquoi pas le gang lui-même, son fils Karma ? Mais cela semble impossible, il aimait terriblement son paternel, et lui aussi cherche son meurtrier, seulement quand il le trouvera, si c’est lui le premier à mettre la main dessus, je pense qu’il le tuera, simplement, une réaction logique : je ferais comme lui, si on tuait mon père. »

Alors, tu prenais une gorgée de vin, avant de lever les yeux aux cieux, tu n’avais pas de piste sur un tueur potentiel, en réalité, tu savais seulement qui n’était certainement pas le coupable.

« Peut-être un membre traitre du Shinsengumi, un traitre d’Alcatraz, Meiji ou bien même, nous, oméga. On n’en sait rien, il y a peu de pistes, pour le moment. Il est mort d’une pauvre balle dans la tête, n’importe qui peut tuer ainsi, de plus, cela peut mener sur la piste d’Alcatraz, mais j’en serais aussi déçu, je ne pense pas à eux, quoique, je n’en sais rien, mais les hauts placés comme Midnight ou Karma n’ont sûrement rien à voir dans la mort de l’ancien chef. »

Un regard vers la jeune femme, et tu lui lances un fin sourire.

« Et toi, tu en penses quoi de cette mort ? »




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    Lundi 23 Octobre 2017 - 19h06




Répandre


Elle t’écoute déplier le fil des pensées et des pistes sans vainqueur à l’arrivée.
Riné a des lueurs qui dansent dans le fond des prunelles, ce sont les reflets d’une fumée âcre qui balaye l’espace vide de la pièce, tel un diapason. Ses oreilles ne se lassent pas de t’entendre. Est-ce que tu lui sert ta vérité, ou de quoi sustenter son appétit d’aveux avortés ?

« Palpitant ». Elle n’est pas surprise que tu trouves dans les déboires de ces nuits violentes de l’amusement à faire battre ton cœur. Riné retiens le mépris qu’elle voudrait vomir sur vous âmes noires qui s’esclaffent de la misère d’autrui. « Il restait humain, et c’est une vie d’arrêtée pour des querelles d’idiots. ». Sans doute la sentence pour laquelle l’esprit de Riné a le plus de résonance raisonnée. Oui. Il n’en restait pas moins une vie. Et une vie pour des querelles d’idiots. Mais es-tu bien placé pour juger ainsi les choses ? Idiot ? Est-ce aussi simple ? Est-ce à ça que tu résumes ce qui constitue en soit ton gagne pain ? Riné cligne des yeux, sirote son délice liquide.

Absinthe, du robinet de ta fontaine en cristal, déverses des goutes aux reflets d’émeraude.

Ainsi Karma aimait-il terriblement son paternel. Toi Riné, tu ne t’es jamais intéressée à tout ça. Tu restes dans le couloir du chemin que tu t’es tracé. Jusqu’à ce que la ligne d’arrivée te permette de t’envoler. Petit à petit, des cailloux qu’on transformera en or…

« Et toi, tu en penses quoi de cette mort ? »


Elle sourit finement. Comme un sursaut au bord de ses joues ; et un frisson de délicatesse.

    « Moi ? »

Le renard s’éveille dans la peau d’une poupée sans fils.

[list][color=#8888FF]« Je pense que ce ne sera pas aussi simple qu’un règlement de compte. »
Des mimétismes s’activent sur le visage de la fille déguisée. Sous son maquillage, des vaisseaux sanguins pulsent d’une identité qu’ils tentent de s’approprier. Rinne l’a vu faire des tas de fois. Elle se remémore sa voix languissante, ses sourires gourmets, son insatiable amour du déliquescent. Riné s’exprime comme le ferait son pire ennemi.

    « Ça ne se finira pas d’une nouvelle balle dans la tête. Parfois, je vais aux cartes. »

Elle bois, et l’eau de feu qui coule dans sa bouche n’en est que plus délicieuse.

    « Ce qui se trame à Tokyo est de mauvaise augure. Et peut-être pas pour ceux que l’on pense. Il est plus facile d’arriver à ses fins sur un terrains où les dés sont pipés. »

Rinne ignore de quoi elle parle. Riné entraperçois des desseins dans les hypothèses fugaces qu’elle installe. Rhyme réalise quelque chose dans ces paroles chiquées. Pourquoi pas ? Du mensonge sur du mensonge… Elle se remémore avoir vu une série dans ce gout. Ou un film. Des images pas bien nettes lui murmurent que la vérité n’est peut-être pas bien loin. Sur son faciès, rien du doute, tout d’un amusement retenu ; d’un mysticisme incarné.

    « Peut-être que les puissants gagnerait à lire leur destin ! »

Et Riné éclate d’un rire cristallin. Leur entrevue ne tardera pas à prendre fin. Mais la jeune femme apprécie le vis-à-vis et la dégustation. S’inspirer du serpent aurait dut la révulser et la dégouter. L’idée cependant de tirer quelque chose de son infâme personne baigne d’un peu de réconfort ses blessures encore vive ; tâpie dans l’ombre des secrets qui ne fâneront jamais. Polir son rôle ; se fondre dans cette Omega crée de toute pièce. Bientôt plus de deux ans passés en cache-cache. Son regard navigue un peu jusqu’aux amarres du visage d’Absinthe. C’est un homme fin et brillant — la raison précise pour laquelle il est son principal Indic. C’est aussi sa relation la plus périlleuse, sans doute. Celui qui ignore son principal rôle à jouer ; mais qui est le plus à même d’en avoir une idée. C’est aussi celui qui la rencarde le mieux sur des affaires de deals à venir ; qu’elle rebalance ensuite à ses compères pour donner contenance à son identité de fouine à bon plans. 

Rinne n’aime pas l’idée d’utiliser quelqu’un. Mais la partie de dames entamée avec Absinthe à l’aube de leur rencontre à des allures d’enjeux réciproques.

Advienne que pourra ; les ombres sont encore bien gardées.




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Rinne a une identité multiple ; il faut au moins ça 
pour protéger son propre petit jardin secret s a c r é.
* rinne < civile >  ** riné < omega > 
*** rhyme < gérante du marché noir pour omega >
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