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chasing ghosts — toxic

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son portable vibra une, deux, trois, quatre fois avant qu’il ne mette la main dessus.
une entreprise rendue difficile par le carlin qui dormait docilement sur ses genoux - et tout le monde savait que réveiller un animal était le crime le plus impardonnable qui existe, juste derrière celui de marcher sur sa patte par accident.
c’est qu’il sursauta, vivaldi. il n’était pas tout à fait tombé dans les bras de morphée. à la place, il lui tenait la main. sur l’écran de sa télévision défilaient des images d’animaux, et il résonnait dans la pièce la voix d’un narrateur aussi fatigué que lui qui détaillait les étapes de vie d’un lion.

après un gémissement sans dignité, il attrapa son portable, et poussa un autre gémissement encore plus ridicule quand la luminosité de ses pixels lui explosa les yeux. le chien sur lui esquissa un mouvement, et vivaldi retint son souffle, curieux de voir s’il venait d’acheter un aller simple pour l’enfer. satan se frottait les mains alors que le carlin respirait presque un peu trop fort. puis il se détendit, et vivaldi soupira, rassuré d’avoir encore une chance de virer au paradis.

sur l’écran de son portable, plusieurs notifications qu’il considéra les unes après les autres.
dudeeee
dudeeee ? ça n’était pas
ah oui, c'était vrai.
répond
c’était visiblement trop tard pour ça.
rejoins moi à l’hôpital abandonné cette nuit si t'as pas la trouille j'ai des trucs à te montrer
hôpital abandonné ? de nuit ? si t’as pas la
il n'avait pas besoin de plus.
il n’avait jamais la trouille.

il fit glisser son chien comme s’il eut été en porcelaine vers un espace vide du canapé, et se redressa doucement. face à lui, le narrateur commençait à expliquer pourquoi les lions étaient de gros fainéants, contrairement aux lionnes.

l’instant d’après, il était hors de son appartement, un sac sur les épaules.
et l’instant d’encore après, sur sa moto, filant dans les rues de tokyo comme une balle.
il ne refusait jamais les aventures, et encore moins celles qui sonnaient comme de très mauvaises idées.

il arriva vite. à une vingtaine de mètres de sa destination, il devinait déjà la silhouette de toxic dans le brouillard. la nuit était fraîche, hostile, et sombre : la météo parfaite pour les horribles décisions. c’était par des nuits comme celle-ci qu’on squattait les parkings et confiait des secrets honteux aux mauvaises personnes, assis sur la carrosserie d’une voiture.

une fois à un pauvre mètre d’elle, il coupa son moteur et mit un coup de pied prudent dans la béquille de sa moto. hmmmhmmm, dit-il. on ne comprenait rien avec sa visière abattue. glissant hors de son siège, il affronta son casque un moment avant de réussir à le retirer, secouant la tête comme un chat quand celui-ci la quitta. son visage fatigué de plus tôt avait disparu. il était désormais gonflé de curiosité et d’adrénaline, un sourire immortel sur les lèvres. je disais : “promis, c’est pas une tentative de meurtre.” comment résister à ça ? sa main replaça quelques mèches qui s’étaient rebellées durant la ballade à leur juste place. un tueur en série préviendrait à l’avance, après tout. me voilà rassuré ! serein, j'dirais même. une fois à la hauteur de la jeune fille, il conclut avec un clin d'oeil satisfait : hey. c’était bien son genre, tiens, de tout faire à l’envers.

ꕤ quiel ꕤ

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chasing ghosts
après minuit, on dit que tous les chats sont gris - et qu’ils sortent les griffes et les crocs, se transforment en chat garou pour hurler à la nuit, probablement. ça se sait, ces vieilles légendes qui circulent de bouche à oreille et encore plus vite sur internet ; Toxic n’est pas insensible aux rumeurs, elle en est même friande et se laisse volontiers porter par l’appel des fantômes dans un lieu abandonné. Morbide - c’est le cas de le pire. Pire que l’hôpital où elle bosse ça c’est clair, et c’est de là que provient sa fascination ; tellement plus convivial qu’un lieu de travail, c’est un lieu de rendez vous. Tout ce qu’il manque, ce sont les invités et Toxic ne manque pas de numéros à appeler.
Les chiffres défilent, les lettres s’alignent et elle place ses mots à sa façon pour convaincre de la rejoindre - sans trop de succès. Pas de temps à lui accorder, même pas assez pour une réponse - c’est vrai, les gens bossent dans la vie mais un numéro vient attirer son attention,
souvenir d’un type bien sympathique, parti trop vite - et pourquoi pas remettre ça ? lui ne fous rien, non ? lui n’a pas vraiment de métier, du moins de ce qu’elle a compris, pas sûr qu’elle ait bien écouté.

sombre après midi, la nuit ne se fait pas attendre et le chevalier des temps moderne non plus ; son cheval blanc bruyant rompt avec le silence de ces heures - pas un chat à l’horizon. Seul le moteur ronronne et son pilote parle dans sa barbe. quoi ? dubitative, la vie n’est pas un conte de fée. Et heureusement, c’est plus drôle ainsi, elle en rit.
Haha. Te sens pas trop en sécurité non plus, peut être que les serial killer sont à l’intérieur. ses yeux se dirigent vers la vieille bâtisse délabrée. Et il faut bien avouer que le lieu ne donne pas vraiment envie d’y être convié. Un regard jeté sur son invité du soir ; Toxic réalise la chance qu’elle a, qui l'eut cru, il est vraiment venu.
Il est sorti de son lit pour elle, venu la sortir de son ennui et pour ça, elle l’en remercie. Sans plus attendre, portable en guise de lampe torche à la main - prend la peine de ne pas s’écorcher en prenant le risque de passer par une fenêtre brisée. Vite fait passée à l’intérieur elle l'accueille et le laisse entrer.  

Bienvenue chez moi. les bras élancés, en tournant sur elle même elle admire la pièce dévastée. je sais plus si j’te l’avais dit mais je bosse dans un hôpital. Il est un peu comme celui ci mais en mieux repeint avec des fenêtres en plus je dirai. sa voix résonne presque au fond de la pièce mais elle ne compte pas baisser d’un ton, ils sont en tête à tête
seul à seul
qui pourrait les déranger ? si ce n’est un esprit mais pas le temps d’y penser. Toi tu fais quoi dans la vie pour être aussi libre ?



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pour la première fois depuis qu’il était descendu de sa moto, vivaldi laissa son regard vagabonder sur l’hôpital, qu’il ne savait pas tout à fait décrire. une ruine, certes, mais une ruine imposante, large, écrasante. le vent s’écorchait sur les morceaux de verre de ses fenêtres brisées, les murs étaient sales et vieillis, et pourtant, il restait debout.

à côté de lui, toxic parlait de serial killer, et il ne pouvait pas acquiescer d’avantage. s’il y avait un endroit pour en trouver dans tout tokyo (en dehors des gangs, bien entendu), ce serait ici.

des serial killer, et des fantômes.
bizarrement, il ne craignait pas tant ces derniers.
il avait ses propres spectres à combattre.

ou peut être qu’ils sont ici, juste à côté de toi, finit-il par lâcher, la voix grave et taquine, une main sur la hanche. pour souligner son sous-entendu, il s’approcha de la jeune fille avec un sourire carnassier, se penchant vers elle du haut de ses quelques centimètres de plus. c’était rare pour lui de dépasser qui que ce soit, et il comptait certainement en profiter.

mais trêve de plaisanterie, il supposait. c’était l’heure de prouver son courage, ou tout du moins son inconscience. s’approchant d’une des fenêtres éclatées, il se pencha par delà le mur, un bras contre la pierre, observant avec amusement toxic qui y grimpait. dès qu’elle eut fini, il suivit son exemple avec presque autant de facilité.

il avait toujours eu le chic pour se glisser dans les endroits les plus retors. le chic pour faire fi du verre, de la pierre, des verrous.

bienvenue chez moi, déclara sa partenaire de la nuit alors qu’elle enchaînait les pas à travers la pièce au silence pesant. j'aime beaucoup la déco, complimenta vivaldi. admirez moi la jolie couleur moisie de ce mur. un régal pour les yeux. il eut une pensée pour hotaru, qui se serait probablement évanoui s’il était là. l’obscurité était totale, absolue. elle étendait ses longs bras jusque dans les plus lointains couloirs, et le bruit du vent se muait en murmures lugubres une fois à l'intérieur du bâtiment.

fouillant dans son sac à la lumière de la lune, il en sortit une lampe torche jaune fluo, qu’il alluma dès qu'il le put. désormais, un faisceau lumineux parcourait la grande salle à la recherche de quoi l’effrayer. et sans l’odeur de mort, j’espère ? autrement, je te conseille de muter. il risqua quelques pas devant lui. quelque chose craqua sous les semelles de ses baskets.

sa lumière éclaira bientôt un ascenseur, évidemment hors service. le seul moyen d’y grimper serait d’escalader les épaules de l’autre, mais étant donné leurs tailles respectives, il n’était même pas certain que cela suffise. pour cette fois, il leur faudrait prendre l’escalier. ahah, une excellente question. disons que je fais un peu de tout. je trouve toujours quelque chose.

et bien sûr, il y avait la question des gangs. mais même un électron libre comme vivaldi comprenait qu’il n’était pas bon d’en parler avec tant de désinvolture, surtout avec un rôle comme le sien.

replaçant son sac correctement sur ses épaules, il enjamba le bureau d’accueil à la recherche de dossiers dissimulés dans un tiroir oublié. quelle déception de voir que tout avait été débarrassé. je dois avouer, commença-t-il en pliant les genoux histoire de voir si les étagères les plus basses cachaient quoi que ce soit. que je ne m’attendais pas à ton message. puis un rendez vous dans un endroit pareil... là aussi, il fit chou blanc. poussant sur ses genoux avec un souffle, il finit par se pencher sur le comptoir, fixant toxic derrière ses longs cils noirs. je te manquais à ce point ?

ꕤ quiel ꕤ

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chasing ghosts
les yeux attirés par la lumière émise par vivaldi, le regard qui se perd entre les décombres - la pénombre (et lui) pour seule compagnie. loin de s’en plaindre, sinon elle aurait passé la soirée à contempler la bâtisse sans y entrer - pas qu’elle ait peur non loin de là, la présence humaine est  tout de même plus agréable que la présence des rats.
les yeux perdus dans chaque recoin de la pièce ; c’est quand même beaucoup mieux vu de l’intérieur - pour l’instant, on ne peut pas dire qu’elle ai peur mais elle aimerait analyser son environnement plus vite. Histoire de garder sa longueur d’avance sur son invité, faire comme si elle s’y connaissait c’est sa spécialité.
Armée de fausse confiance et d’une grande volonté,
elle se plongerait sans crainte dans des jeux les plus dangereux - la langue bien pendue. ahah, une excellente question. disons que je fais un peu de tout. je trouve toujours quelque chose.
les vivants sont plus parlants que les morts, mais cette conversation ne l’avance pas beaucoup. Ce n’est pas comme si sa question précédente jetée dans le vide l’intéressait réellement de toute façon, elle avait même déjà oublié d’y donner une réponse - dans un champ de vision raisonnable elle aurait donné au minimum un hochement de tête
mais elle restait silencieuse.
comme s’il valait mieux se taire et laisser à la liberté d’explor
je te manquais à ce point ?
tête aussitôt tournée vers son interlocuteur, comme ramenée de force à la réalité. on se connaît depuis peu, ne crois pas que tu me manquerais si jamais tu venais à nous quitter. nous, sans ambiguïté remarque, tu deviendrais un fantôme et tu viendrais me hanter, je le sais.
pas comme si il hantait ses pensées, loin de là,
elle y repense juste quand ses yeux l’amènent à visualiser son numéro - rien d’autre qu’une série de chiffre, mais surtout une voix. Elle repense à ce qui l’intrigue chez lui, à ce qui l’a attirée auparavant mais sans trop s’approcher,
quelques pas vers l’avant du comptoir qu’est ce qu’il peut bien regarder ?
elle se fiche pas mal de connaître les raisons de son pourquoi du comment si elle peut en apprendre un peu plus sur lui personnellement.
y a pas quelqu’un que tu irais mater pour le restant de tes jours de fantôme ?

@vivaldi ;; petit délai et petite qualité 360p sorry


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le constat est sans appel et,
il éclate de rire. il s’attendait à une moue embarrassée tout au plus, à des joues rougies, de regards fuyards et fuyants, honteux, timides. à la place, il avait eu ça, peu importe ce que c’était. pour une définition, quelques idées germaient à son esprit : ça, c’était divertissant, direct, osé. à l’image de celle qui prononçait de telles paroles, il n’en doutait pas.

alors entre deux rires, il lâcha, c’est le programme, oui. j’doute pas que tu as une vie très intéressante à observer. et il parlait sincèrement. non pas que les standards de vivaldi soient très élevés : la beauté, il la découvrait en tout, il la montrait du doigt, l’étudiait, l’expliquait. elle inondait ses yeux brillants, son cœur lourd.

et toxic était une curiosité, à l’image de ses questions. celle à laquelle il devait faire face était peu conventionnelle, mais méritait la réflexion. une réponse lui était apparue immédiatement mais
non.
ou alors peut être. il lui fallait considérer la question.

désormais assis face à elle, bien à sa place sur son comptoir, ses yeux se perdaient dans le vide alors qu’il pensait bras croisés. puis après un instant de silence, il se pencha vers elle sans quitter sa place, déclarant d’une voix déterminée, me juges pas mais un sourire fier, comme un père qui s'apprêtait à parler de son enfant. mon chien. mes quatre chats sont débrouillards, mais lui est un tel abruti que je me sentirais mal de ne pas veiller sur lui. pouvoir regarder son adorable visage écrasé toute sa mort, un accomplissement.

après, ce n’est pas une personne personne. et à nouveau, il croisa les bras, encore plus énergique, réfléchissant avec un audible “hmmm”. pour ce qui était des humains, il était capable de sortir une liste de noms. certains, pour garder un oeil sur eux. ne disait-on pas d’un mort qu’il était toujours avec nous ?

c’était une pensée terrifiante.

pour d’autres, parce qu’ils vivaient d’une façon très divertissante. il ne sut choisir, alors plutôt que de se taire plus longtemps, il finit par se lever avec un sourire narquois, s’approchant une nouvelle fois de toxic, juste assez pour s’élever au dessus d’elle de ses quelques centimètres. joker. je te choisis toi. il se mordit la lèvre avec un regard malicieux, avant de demander, et toi ? quelqu’un à qui tu tiens ?

ꕤ quiel ꕤ

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chasing ghosts

Vivaldi, esprit libre la tête ailleurs ; aussitôt parti. Elle se contentait jusqu’à présent de l’observer - une mise à distance dans sa tête chaque fois qu’il sortait un mot, une réponse. Elle ne pouvait pas s'empêcher de tout analyser - mais sans se donner des airs intellectuels - elle était simplement perdue dans ses pensées.
à la recherche de ces mots percutants qu’elle mémorise à peine,
elle fait un effort aujourd’hui, totalement sobre et rarement aussi attentive. Le tout pour une tentative d’en apprendre plus, parler jusqu’à des heures tardives,
aucun problème.
Elle commençait même à visualiser à travers le brouillard que lui laisse Vivaldi entre les yeux ; quel genre de mec il pouvait être au delà de ses airs mystérieux. Célibataire à chat, et surtout à chien. C’est donc là la raison d’un célibat endurci ? la fidélité se doit d’être donnée à un être qui ne pourra pas vous trahir - ça faisait sens. Même pour Toxic qui n’a jamais été une grande fan ni même propriétaire d’animaux. Elle ne pouvait que constater l’adoration des propriétaires de chat envers ces derniers,
et bien que les choses effrayantes se faisaient rare en son monde déglingué ; elle devait admettre que ces gens là la faisaient plutôt flipper.  

après, ce n’est pas une personne personne. vrai. Et Toxic aurait aimé savoir se contenter d’une bête à poils pour passer ses journées de solitude un peu moins dévastées. Mais c’était pas pour rien qu’elle conservait autant de numéros - la compagnie humaine, c’était la seule dont elle avait besoin ( enfin jusqu’à l’overdose ).

joker. je te choisis toi.
oh. qui aurait pu rester dans sa tête mais sa surprise n’était pas des moindre comme c’est original, c’est pas comme si je t’avais donné l’idée y a 5 minutes. surprenant, un peu décevant - mais Toxic lui tend la remarque accompagnée d’un sourire car dans le fond, elle ne se considère pas comme plus intéressante que lui loin de là, loin d’avoir une vie trépidante
s’il s’approchait de plus près, il verrait l’ennui, le vrai.

quelqu’un à qui elle tient ? hmm. Pas vraiment. triste constat fait dans sa tête mais elle a beau faire défiler tous les numéros un à un, pas un qui sort du lot. je suis pas très attachée aux gens, non pas que je t’aimes pas hein, y a plein de gens que je trouve très sympa mais … à long terme, vaut mieux ne rien espérer de moi. et comme ça ne répond pas à la question : joker. Je choisis de devenir un fantôme avec toi, c’est plus passionnant que s’espionner mutuellement.
sur la pointe des pieds, elle abandonne l’idée de le dépasser pour un court instant puis tourne les talons dans la direction opposée. je crois qu’on a tous les deux peur de s’engager ou tout simplement pas envie.
Elle avance, continue d’explorer chaque recoin de la pièce avant de songer à monter.  

@vivaldi ;; awkward


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sa fierté s’efface sous le verdict de toxic : c’est qu’elle était sans détour. de sa plus belle comédie, il surjoue l’embarras, le blessure. rien ne vous échappe, belle demoiselle. la main sur le cœur, désormais - à croire qu’il saignait vivement. regard langoureux, et il ajoute : mais il faut copier les maîtres pour progresser, n’est-ce pas ? son sourire charmeur revient au galop, parce qu’il était trop bon, décidément. comme un marionnettiste, c’était un art de manier les reproches taquins pour les tourner à son avantage.

pourtant, il retrouve son sérieux alors que toxic lui parle d’attache, soudain très pensif. introspectif, s’oserait-on à dire. deux électrons libres, ce qu'ils étaient ? la définition convenait à vivaldi. car certes, il s’attachait beaucoup, avec trop de facilité, mais il disparaissait des vies tout aussi aisément, dans un soupir, un brouillard,
un écran de fumée.

ouais, je crois que je comprends. et c’était tout le problème. voilà ce que disait ses sourcils froncés et ses yeux perdus vers le sol. il se demandait sa raison, à elle, de fuir, de rompre les liens. le pseudo, peut être. toxic. vivaldi. des titres épais comme des barrières : ils n’étaient jamais eux-mêmes.

bah, quelle importance, de toute façon. il croise les bras, dérangé par ses propres pensées, creusant jusqu’à la justification. les meilleures choses sont courtes, ou un truc du genre. l’adage exacte, il l’avait oublié. probablement parce qu’il le trouvait un peu stupide, malgré sa pertinence pour cette situation particulière.

les meilleurs choses sont éternelles,
voilà ce que prouvaient galeries d'art et musées.

un autre joker, et un autre éclat de rire. c’est vrai, c’est vrai - c’est qu’on ferait une sacré équipe d’esprit frappeur. il la suit, mais dévie de sa route pour s’aventurer jusqu’aux escaliers. il distinguait à peine l’étage supérieur, dans l’épaisse nuit. je n'ai jamais peur. des mots digne d’un enfant au bord des larmes, qui dénie sa terreur. mais ils étaient dits avec une telle confiance, une telle flamme dans le regard, qu’on pourrait presque les croire. j’ai mes raisons, c’est tout. il pose son pied sur la première marche, et réalise que, contrairement à ce que montraient les films d’horreur, tous les objets ne grinçaient pas, surtout ceux en pierre. quelle déception. et toi, toxic ? c’est une peur banale ? ou un secret inavouable, peut-être ? de son escalier, il se retourne pour chercher son regard.

ꕤ quiel ꕤ

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