Boom Shakalaka || ft. Arashi et Rinne la touriste. [Terminé]
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Boom Shakalaka
Arashi

Prendre des décisions à 3h du matin c'est jamais une bonne idée.
Alors quand en plus c'est en étant raid mort défoncé à l'alcool et au reste.. C'est jamais très glorieux. Ou ça l'est un peu trop peut être. Je sais plus tellement comment tout ça avait commencé. Quelques verres, de la hype, une bombe, deux trois verres en plus, et on était parti niquer le monde. Moi et Arashi, on avait l'habitude de péter des trucs, de foutre le bordel et de semer l'anarchie un peu partout. On le faisait pour Meiji, on le faisait pour la famille, mais on le faisait surtout parce que ça nous faisait bien marrer. Alors quand la guerre est ramenée sur le tapis. Quand on voit qu'on à l'air de bouffons à côtés des vrais patrons. Oméga. Alcatraz. Exodus. Ça nous foutait la haine, et la haine avec l'alcool ça finit souvent par péter.
Un petit tour du quartier général avait pas tellement arrangé la situation. Le taudis absolu se changeait facilement en caverne au trésors après quelques verres de trop. On avait passé une heure à fureter dans tout les coins à planifier la révolution du siècle. On l'imaginait grande, flamboyante et stupéfiante. Comme les nouveaux caïds de la ville, on s'imaginait déjà au sommet. L'alcool nous donnait des ails mais on oubliait que c'était surtout pour mieux nous voir se fracasser à atterrissage. Mais l’atterrissage c'est demain et on avait encore toute la nuit pour être des rois.
Un petit tour à l'atelier. La ou la magie ce fait, là ou on confectionne ces bébés qui rependent le chaos. Le chaos, c'est notre marque de fabrique, ça et les majeurs en l'air à tout ceux qui nous jugent ou nous condamnent. Alors comme on sait faire que ça on va pas s'en priver, surtout pas après une soirée à picoler.
Ça va être l'enfer.
Une bombe dans la poche, on parcourait la ville au volant d'une épave, la musique au max pour couvrir le moteur capricieux et la rouille qui grince. On était des Princes venu conquérir le royaume voisin. Les territoires ça voulait plus rien dire pour nous. On emmerdait tout. Y'avait plus de lois, plus de règles, juste la route qui s'enfonçait de plus en plus sur la terre des Omega. La parade était belle ce soir. Les mains en l'air et les pneus qui criaient sur le bitume sec annonçait notre arrivée. On savait pas ce qu'on faisait, mais on le faisait bien.
Il est 4h du matin et on avait jamais rien eu à perdre.

« Ici c'est parfait... y'a personne. »

Garé pas loin d'un konbini, je scrutais les alentours, toisant le ombres en étirant un rictus impatient sur mes lèvres alors que le moteur de notre bolide en mousse se taisait enfin. Dans la rue d'en face trônait notre objectif. Petit, sans prétention, un peu minable dans le fond. Bien à notre image. On allait y foutre la merde. On allait se remplir les poches et refaire le plein d'alcool pour rendre ce récit un peu plus grandiose, transformer ce plan foireux en raide à deux contre une armée. Raconter comme on a été beau, comme on a été fort et comme on leurs à bien montré à ses enculés qu'on pouvait baiser le monde nous aussi.

« A qui l'honneur ?»

Adossé au mur, planqué dans la pénombre, la bombe sous la veste, l’adrénaline et l'alcool faisaient un mélange explosif, au moins aussi explosif que le bijoux qu'on avait entre les mains. On a pris la plus petite, pas grand chose, juste de quoi faire péter la porte et faire peur au pauvre con qui devait se taper le service de nuit.
On entre. On gueule. On nique tout. On ressort.
Ce soir c'est la gloire.
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BOOM SHAKALAKA


-  HOOOOOOOOOOOOOOI ~!

Qu'est-ce qu'on branle, putain ? Je me retrouve le haut du corps en dehors de la vitre d'un vieux tacot roulant, une main accroché à la voiture et l'autre à côté de la bouche pour que ma voix résonne dans toute la ville. A mes côté ? Sunny a.k.a Kimura Sun a.k.a le putain d'eunuque-senpai au volant. Mes sens sont en pagaille, entre la musique qu'on à mis à fond dans la bagnole, les lumières tokyoïtes qui défilent à vive allure, le vent glacial d'une nuit d'automne et enfin les litres d'alcool qui me filent la berlue.

- Ici c'est parfait... Y'a personne.

Le chauffeur nous a déposé dans une petite rue, s'il ne s'est pas trompé on doit être à Ikebukuro, je saurais même plus dire à qui appartient la zone et puis je suis bien trop déchiré pour vérifier qu'on soit bien au bon endroit. De toute façon, n'importe où ça changerait rien à nos affaires, car tout nous appartient dans cette putain de ville.

- Ouais, on est bien là.

Je me rend pas trop compte si ma voix vacille, je fais de mon mieux pour rester cool et garder le contrôle. Sunny a bien le bijou sous sa veste, le pièce maîtresse du plan. Moi j'ai une petite veste ouverte avec un t-shirt jaune complètement dégueu et délavé, en vrai j'ai quelques frissons des fois mais c'est l'adrénaline, pas le froid. Je me tape les mains pour me chauffer. J'ai aussi un sac au bras, pour récupérer notre dû.

- A qui l'honneur ?

On est encore contre un mur, planqué devant la cible : un family mart. Pas grand chose pour commencer, on a pas les yeux plus gros que le ventre non plus, on sait ce qu'on fait et tout ira comme sur des roulettes.

- Attends, attends. Il faut d'abord revoir le plan.

Je garde la cible en visuel, je prend un ton sérieux car on déconne pas là. On sait ce qu'on fait. En vrai je me remémore surtout le plan en essayant de pas rater une miette de ce qu'on s'était dit plus tôt dans le repère.

- OK. Donc. On rentre tous les deux en même temps, tu vois ? Mais faut qu'on baisse la tête. Ces fdp ils ont sûrement mis plusieurs cameras et on se fera pas baiser. Limite, on fout nos capuches pour pas qu'le mec panique direct. Toi, tu restes à l'entrée à mater des trucs genre tu fais semblant de lire le dernier One Piece pendant que moi je vais chercher les bouteilles. Avant de passer à la caisse faut qu'on trouve un truc pour planquer nos visages. Comme ça, il nous grillera pas non plus quand on reviendra. ET LÀ ! PAF ! On lui met un coup de pression en revenant ensemble pour qu'il raboule la thune, on lui fiche la peur de sa vie à ce bâtard. Je veux qu'il fasse dans son froc, tu vois ??!

Sur la fin je tape un peu plus fort sur ma main, j'suis en feu, j'ai envie de le voir cramer ce putain de family mart. Le plan a zero faille, c'est obligé de passer. Il s'en remettra jamais le type.

- OK. On est parti ?


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Boom Shakalaka
Arashi

Je sais pas comment Arashi faisait pour pondre un plan avec autant d'alcool et de fumette dans le sang. Perso j'avais plus rien capté après trois mots, mais je faisais comme si tout étai trés clair dans ma tête, secouant la tête de bas en haut avec un sourire ravie. Il aurait tout autant pu me raconter sa dernière parti de jambe en l'air ou comment résoudre une équation trigonométrique que j'aurais eu la même tronche de con à secouer la tête pour faire genre j'imprime ce qu'il dit. Capuche sur la tête. Entrer. Foutre la merde. Faire péter. C'est en gros ce que j'avais compris. On était venu faire de la merde comme deux gros con mais fallait pas jouer les demeuré au point d'oublier de plaquer nos gueules. Y'avait des caméras partout, et même si on bénéficiait d'un hacker du feu de dieu pour effacer toutes traces de délits, valait mieux pas trop misé sur ce joker. A force ça allait finir par se voir. Mais Arashi parle encore..
C'est quoi déjà le plan ?
Plus le temps.
On est en feu et on est parti. Une capuche sur la tête, un bandana sur le nez, c'est des réflexe qu'on maîtrise même en étant bourré à force de tout ce temps passé dans la rue, à se mettre dans la merde et à niquer des mères. La bombe contre le torse, je la sentais vibrer contre moi alors que la clochette  de la porte sonnait notre entré. C'est quoi déjà le plan ? On entre. On met la bombe. On casse la caisse  et on bois des bières ? Mes yeux sucraient les rayons comme s'ils espéraient y trouver des réponses. Putain nique le plan.. est ce que j'ai la tronche d'un mec qu'a un plan de toute manière ? Improvisation. Y'a que ça se vrais et y'a que ça qui marche.

« Putain les cons y'a personne mec ! Go sur la caisse go ! »

Vide. Ce putain de truc est vide. Pas un chat, des boissons à volonté et une caisse à porté de main. Ricanant comme un dément, je m'étais glissé à travers les rayons pour y voler deux trois bouteilles en sautillant jusqu'à la caisse laissé à l'abandon. Mais pour combien de temps ? C'était un peu trop beau pour être vrais. Même torché jusqu’à l'os je savais que les miracles ça existait pas. Faut assurer nos arrière.. et quoi de mieux qu'une bombe pour ça. C'est une super diversion ça ! C'était parfait. C'était notre destin. Ce soir on mettait le feu. Ce soir on niquait tout.

« Attend va y j'y met ça là ! J'la fait péter ! Et puis le mec, quand il va remonter et voir qu'on peut lui faire péter la tronche.. Il va se pisser dessus le con. Il va chier dans son froc ce bâtard putain ! »

Un peu trop fier de mon idée de merde. Une idée foireuse mais glorieuse, je sortis la bombe de sous ma veste pour l'agiter dans tout les sens comme si c'était le st Graal. Pas trop inquiet de savoir que ça pouvait me péter dans la gueule. Parai que c'est sensible ces trucs, mais franchement si elle avait survécu à une ruée sauvage à bord de l'épave qu'on avait conduit.. un peu d’excitation de mecs alcooliser, elle devrait tenir.

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BOOM SHAKALAKA


J'entends le Sunny Delight acquiescer le plan à côté. PARFAIT. On est sur la même longueur d'onde, comme toujours. Je remue les épaules pour continuer de me chauffer pendant qu'on s'apprête à attaquer notre proie. On est des putains de prédateurs, des mâles alphas, des unreformed Tyler1.

Avant de rentrer, je vois mon frère d'arme enfiler son bandana sur le nez. SMART. Je remue le fond de mes poches, en tirant une gueule de mec bourré je pense parce que je trouve rien. C'est la merde si je me fais choper. J'improvise. J'enlève ma veste, puis mon t-shirt, et j'enroule le dernier autours de ma tête.

- Putain les cons y'a personne mec ! Go sur la caisse go !

OH PUTAIN ! Je crois en rien ni personne, si ce n'est nous, mais c'est un signe du destion. Ce family mart est là pour se faire piller par nos mains. Il n'attendait que nous ! J'ai encore un morceau du t-shirt qui pend contre ma joue, mais le visage est entièrement caché, le seul trou est une visière pour que je puisse voir à travers. Je suis un ninja de Konoha sa mère. Je remets la veste et je me saisis du sac.

La caverne d'Alibaba est devant nous ! Sunny profite déjà du trésor, je le rejoins au rayon alcool en faisant des doigts aux caméras, je tire aussi la langue sous le t-shirt. Il est vraiment crado en vrai. J'aurais pas du faire ça. Pas grave, je remplis le sac de liqueur. Je me retourne. Oh. Des yakisoba pan dès 4h, je peux pas les laisser là. Je repars à la caisse.

- Hihi, je te vois !

Je vois plusieurs petits écrans en noir et blanc qui donne une vue sur chaque petits recoins de la boutique. Mais plus important que la face de Sunny dans les bouteilles : la caisse. Je tire un peu, ça s'ouvre pas. Je commence à forcer, je force un peu plus jusqu'à complètement bourriner la machine. AAAAAAAAAAAH. CA ME CASSE LES COUILLES PUTAIN. Puis j'appuie sur un bouton. Et ça s'ouvre. Parfait, tout est bon. Je vide tout dans le sac, je récupère tout, ça m'appartient, même les pièces d'un yen et le bocal à pourboire.

- Attend va y j'y met ça là ! J'la fait péter ! Et puis le mec, quand il va remonter et voir qu'on peut lui faire péter la tronche.. Il va se pisser dessus le con. Il va chier dans son froc ce bâtard putain !

Héhé, trop bonne idée. Pour le féliciter j'attrape une canette au hasard dans le sac et la lui balance. Trop fort ? Trop moue ? Je sais pas, il va s'adapter. Ah, "ATTRAPE" d'ailleurs. J'en fais autant pour moi, sans me rendre compte que ce que j'ouvre ce n'est pas une canette mais un petit pot de sake. Pas grave, ça réhydrate tout autant.

- Go ! Go ! On fait tout péter. J'ai tout prit, t'as qu'à poser le bijou ici !

Je tape sur le comptoir, un peu fort peut-être. Je crois que je vais avoir mal au réveil demain. Je repositionne mon t-shirt qui commençait un peu à tomber et j'aperçois du coin de l'œil un truc bouger sur un écran.

- Le mec se pointe ! On va le fumer ce connard !


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J'ai plus

    Vendredi soir, la damnation est au bout du couloir.


Y’a des journées qui ont mal commencées ; et où tout va de travers, mais vraiment tout ; Genre rien à sauver, tout à brûler.
C’était, la clarté journalière en moins, la tendance qu’avait emprunté la soirée de Rinne.

Une nuit qui avait débuté n’importe comment, et avait décidé de poursuivre inlassablement en direction des tréfonds de la loose. Unique destination : le seum intégral.

Déjà, sa prise de service avait encore une fois été accompagnée d’une super nouvelle : celle de l’absence de son putain de collègue, soit de la solitude, et donc des pauses clopes risquées, voir interdites (mais y’avais jamais trop d’interdit quand on se fadait le travail d’un autre). Les longues heures qui passent, l’attente — à laquelle on s’habitue au bout de trois mois de taff — puis la volonté de s’en griller une, la direction prise, l’impression que cette soirée sera pas si mauvaise (Kogo était rentrée ici pendant ce type de nocturne solitaire). Et là le coup fatal du destin qui s’abat, le couperet inédit et comique d’un tour de passe passe non envisagé : l’irruption de la pire cliente du siècle, du monstre de l’économie et des petites gens, de la guenon impolie au visage somptueux mais aux manières détestables. Une nipponne comme on en fait rarement, ou plutôt, navrante de stéréotype, gerbante de mépris.

Ça s’était déposé comme une cerise pourrie sur un gâteau trop sucré : de façon inattendue, et dans un emballage agréable à la vue. Y’avais eu des menaces à la clé, la promesse de pourrir ton taff. Mais putain grognasse, est-ce que chaque mot qui sort de ta bouche est obligé d’avoir une signification et un intérêt creux comme le nombril de ton monde ? Rinne avait découvert que derrière son attitude d’apathie et sa générale bienveillance naturelle (ou plutôt, insignifiance) se cachait le même monstre de colère et plus encore de rancune et de haine que dans chaque âme humaine. Sauf peut-être celle du Dalaï Lama ou des moines en éveil. Enfin bref.

Du coup, folle de rage après que l’oiseau de malheur (le mot était faible) ai déguerpi (bruit de sonnettes divines, type absolution merci), l’informaticienne en parfaite petite civile avait tenté d’appeler son collègue. Du genre ramène ton gros cul de feignasse de merde j’en ai marre de toujours essuyer la merde que t’affrontes pas de face parce que t’as des jours de flemme, t’es le japonais le plus irresponsable ET EN PLUS ÇA PASSE. Mais bon, elle l’avait pas fait. Non. Non non non. Parce que son téléphone était tombé en rade ! OUI MESSIEURS. Et l’électricité du konbini avait commencé à vriller (parce que bon, ne pas trouver de chargeur aurait été un pompon d’une toute autre nature, les cables, c’était pas c’qui manquait). Et il était que trois heures du matin, on avait toute la night devant nous encore, enfin, pas vraiment, parce que le soleil se lèverait d’ici une ou deux heures, mais vous connaissez la maxime : tant qu’on a pas dormit, on est toujours la veille. Enfin un truc du genre.

Du coup direction le local arrière. Dans sa grande forme actuelle, Rinne oublie de placarder un panneau indiquant qu’elle s’est absentée. Mais bon au japon, le vol, tout ça, faut pas déconner. On est chez les Omegas ici ; la tranquillité du quartier est AUSSI garante de leur survie. Enfin pas de ouf. En fait quasi no rapport. Mais au pire tout sera filmé, si un client se pointe et entraine quelques produits suffira d’essayer le tracker et de faire comprendre à l’abruti que tout se paye dans la vie. Bon. Plus Rinne s’embourbe dans les fils qu’elle bidouille pour stabiliser la tension électriques (le hardware a laissé quelques notions pas si inutiles hein finalement ?), plus elle se dit que son cerveau a raté une marche. Merde, on laisse pas un konbini tout seul, MÊME AU JAPON. Tu fais partie d’un gang de salaud, tu devrais le savoir.

Pas son genre la connerie ; mais ce soir tout déraille.

Et dans ses réflexions intense, sous le grésillement incessant de la salle des fusibles, elle ne perçoit même pas le vacarme qui surgit.

Elle ne s’extirpe de son local que sur les coup de 4h et quelque. La porte s’entrouvre discrètement, sur une Rinne qui soupire en clignant des yeux ; le répit a peut-être sonné finalement. Elle va pouvoir aller s’en griller une, profiter de la fraicheur du moment…
Puis là c’est l’hallu totale. Un singe tout en abdominaux se ballade en liberté ; avec une gueule enchiffonnée. Il s’est approprié son poste de travail, la caisse. Puis y’en a un autre. Puis y’a cette chose dans sa main. Ce truc, là. Puis ce bordel en général. Est-ce qu’elle s’est fait sauter dans le local ? Et qu’en fait tout ça c’est des projections de son esprit ? Analyser rapidement la situation. Est-ce qu’on est bel et bien en train… DE VOLER SON PUTAIN DE KONBINI ?

    « C’est quoi ce bord… »


Dieu ne leur pardonnera pas
parce qu'il m'a déjà foutu en prison.


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Boom Shakalaka
Arashi

Le plan qu'on avait pas suivie se déroulait parfaitement bien.
Au top. Arashi s'était jeté sur la caisse pendant que je dévalisais les rayons un peu au hasard en prenant soin d'y foutre un max de bordel. C'est dans des moments comme celui ci que je regrettais de pas avoir pris deux trois bombes de peintures histoire de marquer notre passage de façon plus créatives et permanentes. Meiji est passé par ici bande d'enculé. Ça l'aurait grave fait comme tapisserie, mais tant pis on allait se contenter de foutre le bordel en braillant fort en en foutant la trouille du siècle au petit merdeux qui devait se taper le service de nuit.
Arashi me balança une canette que je réussi par je ne sais quel miracle à attraper au vol. Fier de mon exploit je le braillais dans un cris de victoire suivie d'un ricanement grivois et agaçant. La bombe en main, j'avais l'impression de tenir une révolution au creux de ma paume. Je pouvais la sentir vibrer entre mes doigts, c'était presque bandant comme sensation. Mais pas trop le temps pour se fantasmer chef des rebelles et du nouveau monde. Il fallait la faire péter. Le con remontait de sa pause café ou je sais pas trop quoi.

« Il va rien comprendre à sa vie ce con ! »


De ricanement en ricanement, on passait facilement pour deux dégénéré décervelé, mais avec ce qu'on s'était mis dans la tête toute la soirée on était forcément plus prêt de l'animal que l'être humain. La bombe en place, il suffisait d'appuyer sur un bouton et de se mettre à l’abri. Rien de compliqué, je l'avais vus des centaines de fois... Bon peut être pas cent mais au moins dix.. Ou cinq.. Bon en faite on m'avait simplement expliqué comment ça marche mais ça devait pas être si compliqué que ça. Mon doigt poussa sur le petit bouton rouge et tout mon corps trembla d’excitation et d'adrénaline.
Ça va péter.
Il est niqué.
Pas il en faite.
Elle.
Le temps s'était figé une seconde. Une seconde interminable durant laquelle nos regard se croisèrent, me laissant assez de temps pour détailler le visage qui venait d'émerger de derrière la porte. Un visage familier. Un visage agréable. Combien de chance y'avait il pour que ce genre de choses arrive.. Cette fille. A cet instant.

« Put... »

Boum.
Trop tard.
Mon cerveau avait calé, oubliant d'ordonner à mes jambes de foutre le camp. La bombe avait pété, niquant tout dans la boutique, nous y compris, mon corps s'était fait propulsé contre un frigo, le son assourdissant de l'explosion m'avait quasiment rendu sourd, je n'entendais plus qu'un sifflement strident alors que tout autour de moi commençait à vaciller sous les décombres de fumée et débris divers et varier.
La vache, c'était plus fort que ce que je pensais.. elle était pourtant pas bien grosse cette bombe.. mais elle avait manqué de nous buté. J'en grognais, j'en riais, ne savant plus tellement ce qui convenait de faire quand on avait failli de faire exploser tout seul. Mais j'étais vivant, du moins je crois. Debout sur mes jambes, je vérifiais avec hâte que chaque parti de mon corps soit intacte avant de chercher Arashi parmi l’apocalypse sous mes yeux. Mon cœur manqua un battement à l'idée qu'il se soit fait dégommé par l'explosion et que je sois obliger de chercher les morceaux de son corps un peu partout dans la pièce. Quand à l'invité inattendue.. Elle.. Aucune trace de son jolie visage, ni quoi que ce soit d'autre, elle devait certainement son salut à la porte qu'elle avait ouvert pour revenir prendre sa place derrière sa caisse.
Du moins j'espère.. Elle non plus j'avais pas très envie de la retrouvé collé au plafond en mode viande hachée. L'idée me fit presque gerbé.. mais c'était pas le moment de faire du sentiment. Mes oreilles sifflaient toujours ce qui me faisait certainement gueuler plus que nécessaire.

« Ara ! T'es ou putain ! »

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BOOM SHAKALAKA


J'entends des bourdonnements dans ma tête. J'ai la tête qui tourne. Je la saisie d'une main comme si ça allait l'empêcher de tourner. Mon masque de ninja est toujours en place. Par contre, il est encore plus sale qu'avant. Je regarde autour de moi. Un nuage de poussière cache le désordre qu'on a causé. J'ai l'impression d'être sourd, ou alors c'est juste qu'il n'y a plus du tout de bruit. Il n'y a plus du tout d'ambiance. Même la petite musique de la superette s'est tue.

Visiblement, la bombe à déjà pété. C'est le choc qui m'empêche de bien positionné ce qu'il s'est passé avant ? Ca expliquerait ce que je fou par terre, adossé au comptoir avec tous les mangas à côté de l'entrée. J'essaye de me rappeler ce qu'il s'est passé... Sun a bien mis la bombe comme prévu... Mais il me suivait pas dehors... Alors je me suis retourné pour aller le chercher... Et là le vieux con n'était pas un vieux con... Mais une jeune femme ? Je crois que j'ai bugué au moment où ça a pété. C'était bien une femme non ?

- Ara ! T'es ou putain !

AH ! Je suis pas sourd finalement. J'essaye de me relever mais ma jambe me fait mal. Mon dos aussi, je crois que j'ai éclaté des trucs dans le sac en tombant. Il est pas très loin, après tout j'allais lui attraper l'épaule quand ça allait péter. Je crois ?

- Juste derrière toi, t'es en un seul morceau ?

Sa mère, j'ai galéré à me relever mais j'y suis parvenu. Je regarde dans mon sac. Aaaaaaaaaaah. Tous les billets sont mouillés, une bouteille s'est cassé, voir même plusieurs. En vrai j'arrive pas trop à discerner ce qui est entier et ce qui ne l'est pas. Fait chier, on va devoir s'amuser à sécher les billets avant de les utiliser. Je me tourne vers Sun, lui aussi il est plus crade d'un coup, mais il a l'air entier.

- Ahah, tu tires une de ces gueules.

Je le pointe du doigts en me marrant comme un débile. On en refait pété une ? Ca surprend sur le coup car on était vachement proche, mais en vrai c'est marrant. Je m'avance vers lui en boitillant, on se tiendra l'épaule si lui aussi galère à marcher. On devrait rentrer en vrai, il est toujours capable de conduire non ?

- Ah. La meuf, elle est toujours vivante ? On devrait check quand même.

Je me retourne vers l'endroit d'où elle arrivait, voir si elle nous fait un signe ou quoi. Je m'approche, prêt à tomber sur une jeune demoiselle en détresse. Ou alors morte.


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Une descente
sous terre.

    Vendredi 3 Novembre




Lutter


    Du larsen dans son corps
    et comme du verre qui se brise, s’explose, une désintégration qui arrache son envellope
    De part, en part.


Rinne est soufflée comme une feuille : d’une ridicule légèreté.

Il y a d’abord ce bruit sourd, qui tue ses tympans. Comme une lame acérée qu’on plante brutalement. Un coup sec, strident. La porte qu’elle vient de tirer se repousse contre elle, et un vent artificiel l’éclate contre le mur du fond. Sur le chemin de sa propulsion, sa cote tape un des meubles de la remise ; Et son os claque contre la structure en laiton. Il y a le choc, la douleur, l’étouffement. L’air devient une matière dense, viciée, dure à respirer. Il y a de la chaleur et de l’aveuglement, du désordre, et de la peine, sûrement. La réalité part en vrille, son crâne est une foule de valves agitées, on creuse dans ses neurones à coup de pioche.

Applatie au sol, ses jambes ont été marquées d’entailles diverses et variées. Il y a de la casse, et des bleux. La pièce est en chantier, un carnage inopiné. Elle tousse, crache ; sa trachée hurle en même temps que ses poumons. Purée, c’est quoi ce bordel ? Cet enfer ? Cette fournaise ? Elle rampe à l’aide de ses coudes, essaye de se redresser. Sa tête tourne, tourne, tourne. Elle sent que quelque chose est en train de couler. Son dos irradie, et elle sait que ce n’est pas parce qu’il est brulé. Tousse, tousse, tousse. Le souvenir d’une poigne sur sa gorge. Se relever. Faire quelque chose. Contre sa cuisse, un metal rutilant lui arrache un gémissement. Putain, le canon ! Une chance infinie que rien n’ai pris. Elle fouille dans son large pantalon doublé, récupère les mains tremblantes et moites l’attirail fatal. Putain. Putain. Putain.

Son cerveau essaye d’analyser — il le faut, elle est pressée. Les coupables sont peut-être encore dans le magasin. Mais elle ne peut pas s’en assurer, elle n’entends plus rien. Sa main s’aplatit par terre, le flingue tape sur le carrelage. Il est chargé. Rinne fulmine, mais elle sait aussi qu’elle est en danger. Si la police débarque, son gun va être étudié. Les dossiers bien en ordre mais discrets, vont finir par les intéresser. On va réellement se demander pourquoi la petite nippone à une autorisation de la porter. Dans son esprit confus, des objectifs se fixent. Relève-toi, Rinne. Tu as déjà vu pire. Ses jambes sont le cadet de ses soucis, quand bien même elles tanguent. Rien ne saurait égaler le mal qui tranche son dos d’un filet de douleur intense. Lorsqu’elle se lève, un gémissement est étouffé entre ses dents. Les trouver. Les coincer.

Elle connait ce genre de procédés. Cette marque, à reconnaitre parmi des milliers. Selon elle, aucun hasard. Si une bombe a frappé ce soir, c’est qu’un gang en particulier essaye de provoquer Omega. Et vu la teneur de l’attaque, la place laissée au doute est infime. Elle s’accroche au mur, aux meubles, à tout ce qui passe à sa portée pour l’aider à marcher. Ses yeux voient flous par intermittence. Tirer dans cet état là ?

Il y a une silhouette dans l’embrasure de la porte qui n’existe presque plus. Une moitié de bois arraché, taillé en pièce par l’assaut brulant. Rinne contracte ses membres, se tiens aux aguets. Elle se plaque contre un des meubles, cherche un maintien, prends son flingue à deux mains, le tend devant elle.

    « Vous… êtes… qui… bordel… »

Elle suffoque. Il faut se dépêcher. D’ici une dizaine de minutes, la police aura sans doute rappliqué, alarmée par le bruit identifiable entre milles.


De la fumée sinueuse
coure après les motifs inconnus.



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Arashi

Peut être qu'il est mort.
Non les gens ça meurt pas comme ça.
Mais s'il est mort je fais quoi ?
Cette éventualité n'avait pas traversé mon esprit ne serait ce qu'une seule seconde. On était venu faire péter une bombe, on était pas venu mourir. Non ça c'était pas dans notre super plan improvisé. On devait se tirer avec le blé, et avec les bière. Alors Aashi avait intérêt à pas crever. La poussière et les débris rendait l'endroit chaotique, mais à travers toute cette merde, je pouvais voir quelque chose bouger, et quelqu'un parlé. Il est là ce con. Vivant et entier, du moins à première vus. Visiblement ça le faisait marrer d'avoir tout fait pété, j'avoue qu'en le voyant, je m'étais mis à rire moi aussi sans tellement savoir pourquoi. Parce que l'anarchie c'est fendard, ou parce qu'on venait d'échapper à la mort et qu'on s'en souviendrait sûrement pas demain matin . C'est con pour une fois qu'on fait un truc cool.. On aurait du filmer ça.. ou au moins prendre un témoin, parce que là personne allait nous croire.
Puis on s'en branle. On l'a fait, c'est tout ce qui compte.
Encore un peu sourd et sonné de l'intonation de la bombe, j'essayais vaguement de comprendre ce qu'il me disait, parvenant à distinguer le mot « meuf » et « vivante ». De quoi il parlait là ? Quelques secondes m'étaient nécessaire pour me rappeler cette fille que j'avais instantanément oublié en cherchant Arashi.. Dans mon état c'était difficile de faire deux choses en même temps...

« Putain la meuf ! »

Elle est mort.
C'est cette jolie fille de la ruelle.. et on l'a buté. Quel con quand même.. sauver des gens pour les faire péter c'est sacrément con.. Une fois de plus c'est en cherchant des morceaux de cadavre qu'on tombait sur un corps bien en vie.. celui de cette fille qui semblait tout aussi ahurie que nous devant le carnage. Bon au moins elle est en vie.. mais elle va être vénère..
Fallait pas se faire griller.. On était déjà bien roussit de l'explosion.. mais là, si cette fille me reconnais, je suis potentiellement bien dans la merde/ Heureusement que j'avais une capuche et un demis foulard sur la gueule ! Enfin je crois, j'avais même pas pris la peine de vérifié que tout était bien là après le carnage de l'explosion, mais on avait plus le temps pour ça.

« Prend l'argent on se casse !  Tu bouge pas toi ! J'en fais pété une autre si tu approche !»

Un gros bluff bien entendu, mais elle pouvait pas vraiment savoir que j'en avais d'autre en stocke. Je sais pas lui, mais moi j'avais aucune envie de taper la discute à cette fille. Rinne si je me souvient bien ? Moi et les nom ça fait trois de toute façon.. Et en plus on a pas le temps pour ses conneries là de toute façon ! D'une main, je le poussais vers les billets qui volaient partout dans la pièce, ce serait con de les laisser là après tout ce qu'on avait fait pour les avoirs ! Difficile d'agir efficacement dans ce genre de situation, je m'étais mis à m'agiter frénétiquement un peu partout en attrapant à la volé des billets et tout ce qui me passait sous la main pour nous constituer un butin de victoire, après le bordel qu'on avait fait les flics allaient pas tarder à débarqué quoi qu'il arrive.
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J'approche doucement ma tronche de ninja vers ce qu'il reste de la porte, et c'est là que je la vois. DEBOUT, UN FLINGUE ENTRE LES DEUX MAINS.

- Vous… êtes… qui… bordel

ELLE EST BARJOT LA MEUF. Mon sang se glace face à la même arme qui a mis fin aux jour de mon frère. J'te jure, j'ai p'tet perdu un gramme d'alcool juste en regardant le gun. ELLE A CRU C’ÉTAIT UN JOUET ? Je la regarde noir. Mes yeux -et p'tet quelques morceaux de cheveux- c'est tout ce qu'elle voit à travers mon masque. Fais pas la maline devant moi, tu sais pas ce que tu fais avec ce jouet. Presses la détente, t'as pas intérêt de me rater car sinon j'te saute dessus direct.

- Prend l'argent on se casse !  Tu bouge pas toi ! J'en fais pété une autre si tu approche !

Mon bro me fait reprendre conscience, on doit se tirer en vitesse. La meuf est en vie, je dirais même qu'elle pète la forme. ELLE ME POINTE UN PUTAIN DE GLOCK DESSUS. Et puis l'explosion a du réveiller les flics, ils devraient pas tarder. Le bluff de Sunny delight risque de pas prendre, elle a l'air trop déter' pour réfléchir. Moi, son truc m'a rendu lucide en tout cas. Je regarde à gauche, il reste un genre de sachet de poudre. De la farine ? J'arrache le sachet et le claque au sol.

- NUAGE EXPLOSIF NO JUTSU.

Un nuage de fumée se dresse à nouveau, l'art de la fuite c'est le b.a.-ba du ninja. Je me décale instant car si elle sursaute et tir, c'est direct sur moi. Je cours, ou plutôt je trottine en boitant, vers Sun et le pousse en avant pour qu'on se tire. Il a des billets en main. AH. Mon sac a du s'ouvrir, j'ai p'tet perdu un morceau du butin. Le vieux tacot qui nous a emmené ici va nous ramener à la maison. J'espère.


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Une descente
sous terre.

    Vendredi 3 Novembre




Lâcher prise

    Ça grésille dans ta tête
    ta raison, que des miettes -


Rinne en éboulis qui se meurent. Sa carcasse se traine contre les appuis muraux, le souffle court - que suffoque sa trachée.

« Tu bouge pas toi ! J’en fais péter une autre si tu approche »

Son visage échaudé se fends d’un sourire brusque et arqué. Il y aurait presqu’un rire si son buste n’était pas un bûcher.
Le hurlement du singe vient de te ramener à la réalité. Qu’est-ce qu’il bave, ce con ? Avec sa tête d’allumé. (c’est de rigueur, en tout bien tout honneur). Rinne sent au gout de férial qui glisse sur sa langue un parfum d’amertume et d’énervement. Qu’est-ce qui peut bien se passer avec son putain de quotidien ? Quels démons ont décidé de se déchainer sur son habituel calme serein ?
Le flash d’un visage masculin la transperce d’une courte fraction de seconde. Fais chier. Rinne n’a aucune envie de visualiser Akashita en ce moment même. Alors elle regagne le monde réel en un éclair. L’air est si vicié que la fumée y prends forme.

Regard en biais, trouble mais acéré.
Y’a des lambeaux de tissu sur vos gueules enfarinées. Rinne les toise avec précision dans l’instant de suspens ; les lames de vos menaces coulent sur elle. Son doigt est toujours arqué sur la gâchette prête à envoyer se ficher une bale délétère. Punition contre les sous-races dans votre genre qui n’ont aucune mesure du danger qu’ils exposent.

Il court il court, l’oiseau sauvage qui ne sait que faire de ses mains.
L’attention de Rinne s’est détournée de celui qui est le plus proche et qui semble lui aussi stoppé dans une action incertaine. Elle plisse ses yeux, légèrement. Fait un effort, maintien la cale de son flingue dans son autre main. Précision, détente. (Il n’y a aucune drôlesse à chasser ce qui déjà semble mort).
Ce n’est pourtant pas son genre. De chasser. Rinne a du respect pour la vie humaine - plus qu’il n’en faut, même.
Mais les tremblements se sont tus, et elle se sent prête. A réaliser un peu de vengeance, à peine.
Au diable les menace ; l’espace est trop réduit pour qu’il balance une autre bombe sans en faire les frais. Et les sirènes raisonnent dans les rues attenantes. Bientôt, si ton petit cul d’enfoiré n’a pas passé la porte ; tu seras aux néons d’une cellule, le regard hagard et les droits citoyens confus.

Son index se arque. Malgré son état déplorable, Rinne se fait confiance.
Tu as joué au con ; et la paye n’était pas bonne.

      La vie
      est un battement
      de minutes qu’on sème.


« NUAGE EXPLOSIF NO JUTSU »

La balle sort du canon à l’instant où l’autre dégénéré balance de la farine sous l’exclamation d’une pop-culture poussiéreuse. Rinne ne cille pas mais sa cible se désagrège dans la neige artificielle. La balle a couru, hors de sa vue.

Lorsque le nuage se dissipe totalement, les malfrats ont déjà rejoins la rue.
Rinne regarde son flingue et roule des yeux frénétiquement.
Elle analyse ; essaye d’emmagasiner. Le recul a raisonné dans ses os ; preuve qu’ils sont peut être émiettés.
Détails visuels, architecture, foutoir ; où sont les objets originels, quels témoins se cachent des secrets qui la happe ?
Mais dans son exercice, sa tête fait la valse, et des bourdonnements atroce entonnent le glas. Rinne titube, regarde son flingue. Le hurlement gouvernemental s’approche en gémissements. Bientôt les flics seront là. Et ce flingue ne doit pas lui appartenir. La balle doit avoir été lancée à son encontre ; et son possesseur, inconnu. Elle s’affale, farfouille sous son pantalon. Une lime à ongle, encore fixée à sa cuisse, maculée du sang qui provient d’autre part.

Elle gratte avec acharnement le matricule fiché dans l’aluminium. Quelques minutes. Quelques minutes et tout doit être prêt. S’active. Récupère la farine. Soupoudre. Réfléchit.
La balle est sortie.
Si ils retracent quoi que ce soit, c’est foutu.
Rinne roule sur le sol alors que le moindre mouvement de son dos lui arrache un râle de souffrance. Elle pensait avoir dépassé ce stade — celui où on gémit parce qu’on a mal.
Un regard perçant (celui d’un serpent) regarde avec dégout la femme qui se meut comme un vers. Bientôt la farine recouvrira le sol et noiera dans son teint les traces de ses pêchés.

La lime à ongle roule jusqu’au mélange de produits divers. Une lime à ongle du magasin. Que Rinne se félicite d’avoir gardé sous la main.

L'omega fatigue. Elle se lasse de ses mouvements désordonnés ; glisse sur le sol fait de plancher. Les ondes parviennent encore jusqu’aux creux de ses oreilles, mais l’enfant-femme s’endort. Il y a des images de gens, plutôt vagues, qui trainent ci et là ; la rumeur d’amitiés ou de liens fraichement tissés.


Et dans son esprit, une dernière lueur
raisonne cette formule si con, à contre cœur

« NUAGE EXPLOSIF NO JUTSU »

Le timbre de cette exclamation
te semble revenu de l’ombre
et quelque chose chuchote
qu’il n’est pas abscons.



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Arashi

C'est la merde.
C'est la merde, c'est la merde, c'est la merde ! Si elle m'avait reconnu, j'étais un mec mort. Un mec encore plus mort que le mec qu'avait fait exploser cet endroit qui lui aussi allait de toute façon certainement mourir... Je lui avais pas laissé assez d'info pour qu'elle me vende aux flics, mais ça faisait quand même sacrément chier. Fallait sa barrer. Se tirer de là. Arashi se remuait frénétiquement à ramasser la thune le temps que je braille mes menaces à travers mon foulard en lambeau. Tout se passait trop vite, mes yeux n'arrivaient pas à suivre les mouvement, à comprendre ce qui se passait. C'était simplement le bordel et c'était ce qui y'avait de plus beau. Plus qu'une question de secondes. Les flics allaient débarquer. Tout allait finir. Aussi vite que ça avait commencé, dans l’anarchie la plus totale au milieu des décombres. Il était temps de partir dans un dernier éclat de rire. Arashi avait géré notre sorti. Un paquet de farine pour faire de nous les ninjas du siècle avec la sorti la plus classe du monde. On y croyait, on le vivait.
Mais la réalité ça faisait mal comme un coup de pied dans les couilles.
Et un coup de pied qui chausse du 40 hein.
Un autre bruit se mêla au brouhaha des sirènes, des grincements de ferrailles et des alarmes. Un bruit de plus c'était rien, mais celui là m'avait heurté de plein de fouet. Depuis quand les bruits ça fait mal putain ?!

« Putain ! »

La douleur était fulgurante. Comme si quelque chose venait soudainement de me mordre. Ou me brûler. C'était plutôt confus comme sensation, ça faisait simplement un mal de chien. Et en plus de ça c'était ma fesse droit qui trinquait. C'était pas le moment de chercher à comprendre. L’adrénaline c'était ce qui me tenait debout. Mieux que tout les shoot du monde, ça faisait de nous des survivants s'enfuyant à toutes jambes. Les sirènes s'approchaient encore, elles résonnait à mes oreilles comme si j'avais la tête plaqué contre la carrosserie de leurs putain de bagnole. Après tout ça, après cette gloire, pas question de se faire prendre.

« Grouille grouille démarre la bagnole ! »

La douleurs prenait le dessus, me faisant boiter sur le dernier mettre qui me séparait de la portière. Heureusement pour nous les ruelles étaient nombreuses ici et les flics n'étaient pas encore arrivé.. de toute manière, y'avait un trou béant là ou se tenait la vitrine de cette supérette, une très bonne raison d'hésiter à nous poursuivre pour le moment. Mais autant pas prendre de risque.
Portière ouverte, je m'étais jeté sur la banquette dans un râle douloureux, prenant enfin le temps de tourner la tête vers la blessure qui me faisait un mal de chien.
La vue de sang c'était toujours délicat. Mais quand en plus de ça c’était le sien.. y'avait de quoi tourner de l’œil.

« 'J'crois que je suis blessé.. .. »

Vus la quantité de sang qui imbibait mes vêtements et qui se rependaient sur le siège défoncé, c'était peut être plus qu'une certitude, pourtant, comme preuve, je fis glisser ma main ensanglantée vers mon coéquipier de galère.
La gloire ça faisait quand même sacrément mal au cul.

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BOOM SHAKALAKA


Je continue de tracer, avec un rythme complètement boiteux certes, jusqu'à notre vieux tacot. je traine un peu Sun pour qu'il aille plus vite. Qu'est-ce que tu branles mec, j'entends les sirènes, c'est pas le moment de trainer y a pas moyen que les flics nous embarquent avec la petite fortune qu'on vient de ramasser. Je l'entends geindre, qu'est-ce qui lui arrive ? Bouges ton gros cul ou j'vais le bouger à coup de pompe bordel.

-  Grouille grouille démarre la bagnole !

Quoi ? OK. Je pose pas de question. Je lâche la prise que j'avais sur lui pour monter à l'avant de la bagnole en balançant le sac et les billets sur la banquette arrière, côté conducteur. POURQUOI JE SUIS CÔTÉ CONDUCTEUR ??????? Damn, j'ai déjà conduit vite fait bien que je n'ai pas le permis, mais c'était pas non plus exceptionnel quoi. BREF. FAUT QU'ON SE GROUILLE. Les clés sont restés sur le contact, j'ai juste à lancer. Je force un peu pendant que j'entends Sun geindre un peu plus fort en se posant sur la banquette arrière. MAIS WESH POURQUOI J'Y ARRIVE PAS ????? Ah. C'était pas le bon sens. le moteur s'allume avec la même musique qu'à notre arrivée et en faisant un bruit de vieux tacot qui va bientôt rendre l'âme.

- J'crois que je suis blessé.. .

Quoi ? Je me retourne. Je suis pas sûr d'avoir bien entendu avec le son de la musique à fond. Soudainement, mon visage se glace, dites moi que je suis en train d'halluciner et que c'est de la sauce que je vois sur son cul. J'arrache ce putain de  t-shirt qui était encore sur mon visage et le jette sur le côté. Il approche sa main dégoulinante de moi, c'est clairement pas une odeur de bouffe ça. Y a plein de sang putain.

- T'es pas sér....

J'ai pas le temps de réfléchir. J'ai l'impression que le son des sirènes va me rendre dingue, il est de plus en plus fort. J'actionne la marche arrière comme un forcené. BOUGES TOI, PUTAIN DE BAGNOLE. Je me remets sur la route et je trace.

- YO C'EST QUOI ÇA ???? TU T'ES FAIT ÇA QUAND ÇA A PÉTÉ ?? TU VAS PAS MOURIR COMME ÇA HEIN MEC ?????

Je suis en plein stress, je trouve rien de mieux à faire que de lui hurler dessus en balançant des coups d'œil vers l'arrière. Yo mec, me fait pas ça, t'as pas le droit. Je fait à peine attention à la route, je suis en plein milieu mais wesh je peux pas faire attention aux petits détails là. Je suis déjà content qu'il n'y ai personne devant nous.


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Arashi

Maintenant que je m'en étais rendu compte c'est comme si y'avait plus que cette putain de douleur.  J'avais brusquement mal, un mal de chien qu'il était difficile d'ignorer surtout quand Arashi venait de perdre trois teinte de couleurs. Est ce que c'était si moche que ça ? J'essayais de me convaincre que non mais fallait bien avouer que c'était pas hyper crédible quand on était littéralement assis dans une flaque de sang. Fallait bouger de là. Se tirer rapidement. Se tailler le plus loin possible parce qu'à la seconde ou les flics nous rattraperont, on était mort. Dire que notre survis reposait sur Arashi et que ce con avait même pas son permis. Il était parfait ce plan mais y'avait quand même quelques détails foireux. Comme celui de se prendre une balle dans le cul.
Il pouvait pas se grouiller un peu ? Et surtout arrêter de gueuler ! J'essayais de réfléchir, c'était déjà assez compliqué en temps normal.. mais en étant défoncé et criblé de balle c'était encore pire.. en plus de ça si je crevais pas sur ce siège c'est lui qu'allait m'achever en nous crashant dans le décor

« PUTAIN MAIS REGARDE LA ROUTE BORDEL JE VAIS PAS CREVER ! »

Il était en flippe totale et moi aussi. Heureusement, parce que c'était certainement l'adrénaline de la situation qui me permettais de pas décéder là tout de suite.
Qu'est ce qu'on allait faire ? Parce que clairement, on pouvait pas passer la nuit à semer les flics.. et je on pouvait pas se pointer comme des fleurs à l'hosto pour qu'on me retire cette balle du cul.. Autant se foutre en prison directe.

« 'tin quelle merde... »

Au loin on entendait la sirène des polices qui hurlait comme si la fin du monde avait sonnée. Ok, fallait vraiment trouver une solution. Mais j'avais mal putain.. je sentais à peine ma jambe et je commençais à me sentir un peu bizarre.. a croire que c'est dans les moments critiques que mon cerveau se mettait à bien marcher.

« Ok attend attend.. Tu vas tourner à droite là.. On va laisser la bagnole sur l'parking et prendre les ruelles ils pourront pas nous suivre dedans avec leurs caisse à la con et ils pourront pas nous suivre tout les deux...»

Avec de la chance on allait tomber sur les gras du bide en service de nuit à moitiés endormis, une chance pour qu'on s'éclipse dans la nuit sans trop de soucis. Même si on était pas sur notre territoire, les rues ça nous connaissait assez bien. Du moins moi je connaissais ça par cœur. Arashi lui, j'étais pas certain, peut être qu'il fallait lui faire un cour expresse de comment ne pas se prendre les flics sur la gueule quand on à la tronche du parfait coupable.
Me redressant dans un gémissement en m'accrochant au siège comme si ma vie en dépendait, j’essayais d'organiser mes penser pour lui expliquer quoi faire.

« Tu prend l'fric avec toi, tu reste dans les ruelles derrière, c'est celles de l'avenue donc y'a masse poubelles. T'en choisis une grande, pas dans un cul de sac, et tu te planque dedans. T’attend une heure, voir deux. Et tu sors. Parce que vus ta tronche et tes fringues si on t'vois comme ça dans les rues ça va pas le faire hein.. »

Puis qui irait chercher les gens planqué dans les poubelles hein ? Surtout quand y'en avait autant au mettre carré.. Après quelques heures, le jour allait se lever, les gens allaient envahir les rues et Arashi pourrait rentrer au QG sans problèmes, on le prendrait simplement pour un clodo crado qui devrait aller voler des fringues neuves.
Plan parfait. Maintenant, j'avais plus qu'à trouver comment ne pas mourir.. et je crois que j'avais pas vraiment le choix en faite. Les medic de gangs y'en avait pas des masses. J'avais un nom, une adresse.. suffisait d'y arriver en vie..
Attendant qu'Arashi arrive a destination, j'avais profité de son t-shirt déchiré pour me faire un garrot à la jambe, chose assez compliqué et périlleuse quand on était assis dans une voiture...

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BOOM SHAKALAKA


C'est délicat de conduire, mais tant que c'est un boulevard je n'ai qu'à rouler tout droit, à vive allure. Inconsciemment, je prends la direction d'Ueno à l'est. Une première voiture croise notre route, elle se range un peu sur le côté en voyant notre dégaine. OUAIS C'EST ÇA CRAINT NOUS. Le fait que sunny me gueule dessus me fait reprendre mon sang froid, un peu. C'est pas le moment de rentrer dans une voiture ! Par contre les lignes, elles, me paraissent pas très droites.

J'écoute les instructions, en gardant les yeux sur la route. Quand il me dit de tourner à droite, je m'exécute immédiatement. Le tacot, lui par contre, a eut plus de mal à suivre. J'espère qu'il était bien accroché derrière, en vrai vu son état je sais pas, car un peu plus et la bagnole se renversait. Rien que moi, ça m'a bien secoué. Le temps qu'il continue de me parler, je continue de tracer, un parking ? AH. On l'a raté. PAS GRAVE. Y'en a un autre juste après. Je m'arrête juste un peu plus loin que prévu, je laisse les clés sur le contact, la musique est toujours à fond. Par contre, je prends facilement trois places à moi tout seul mais on s'en bat les couilles.

Il veut que je me tire tout seul, en me cachant dans une poubelle. Ouais, ça c'est la base, je sais faire. MAIS JE M'EN BALANCE DE CE QUE JE DOIS FAIRE ??? On a pas le temps, et il a l'air de savoir ce qu'il fait. Je le fixe droit dans les yeux, j'espère qu'il sait ce qu'il fait car on a pas le temps.

- Tu me prends pour un con ?

Je sors de la caisse en speed, en vrai on devrait la bruler non ? Putain faudrait de l'essence, tant pis. AH, une deuxième bombe aurait été parfaite. J'ouvre la porte de Sun en grand et l'attrape avec le sac rempli de billets.

- Et toi, t'as un plan ? Je te lâche pas si t'en a pas, vu l'état de ton cul tu seras le premier qu'ils vont choper.

Yo, je vais pas perdre un autre frère comme ça. Et puis d'abord, c'est quoi cette blessure putain ? Il avait l'air bien avant de sortir. Je comprends pas, ça m'énerve. Il a juste à me dire qu'il a un plan, s'il ment je le saurais, puis je me tire. S'il en a pas, je le traîne avec moi dans une poubelle le temps que la voie se libère puis je le soigne moi-même.


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Arashi

Ok ça devenait compliqué de réfléchir là.
La douleur, la redescente et la panique. Me faudra bien un miracle pour arriver à me sortir en un seul morceau de ce merdier. Heureusement y'avait Arashi. Je savais que je pouvais compter sur lui pour exécuter les ordres plus ou moins correctement. Il avait pas raté le parking ce con ? Heureusement que ça manquait pas dans le coin. Complètement défoncé à la panique et l'adrénaline, j'arrivais étrangement à me traîner en dehors de la voiture après qu'il se soit garé comme le pire des mec sur trois places. Mais fallait bien ça pour que je sorte. Ça et l'aide d'Ara qui s'inquiétait un peu trop pour moi. C'était si, moche que ça ? Je regrettais un peu de pas avoir pris ces bouteilles avant de tout faire péter. Un peu d'alcool là tout de suite ça aurait été parfait.
Parce que mon cerveau me lâchait lentement là.. Mais si on restait tout les deux, on allait se faire chopper et ce serait con vus qu'on avait encore pleins de thunes à dépenser. Puis j'avais pas envie de me vider de mon sang au fond d'une poubelle, même pour moi c'était pas assez glorieux.

« T'inquiète. J'ai le bon plan... Un medic. J'ai l'adresse. »

Formuler une phrase complète c'était devenu trop compliqué.. parce que le sang dégoulinait encore le long de ma jambe et parce que quand même, avoir mal c'était pas le truc le plus agréable du monde. Mais j'ai vus pire. J'allais y arriver, comme toujours. Appuyé contre mon frère de galère, je retenais un grognement de plus, planquant le sac plein de billet dans ses bras pour attraper ce qui restait de nos t-shirt et foulard pour faire pression sur la plaie sanguinolente. C'était bien une balle. On m'avait tiré dessus. Putain on m'avait tiré dessus !
Dans des circonstances moins critique je m'en serais presque vanté tien, mais là tout de suite. Décédant à moitié.. autant rester calme et poursuivre le plan. Téléphone en main, mes doigts tentaient de dénicher l'adresse perdu quelque part dans mes mails et messages. Au loin les sirènes geulaient toujours.. Il fallait qu'Arashi se taille, et vite.

« Prend le fric, casse toi. Garde le et je t’appelle demain.. J'suis increvable tu sais, et j'ai plein de joker dans ma manche. »

Même si ça me faisais chier de le sortir celui là, j'étais trop dans la merde pour m'en passer.. en plus ça faisait un moment que j'avais pas croisé sa gueule d’emmerdeur. Bousculant un peu Arashi pour qu'il décide de s’arracher, je mis enfin la main sur mon salut. L'adresse du Medic.

« Et dépense pas tout sans moi hein ! »


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BOOM SHAKALAKA


OK. Il connait quelqu'un, c'est tout ce que je voulais entendre. Il a l'air de plus en plus en dans le mal par contre. Je savais qu'il avait une tête de cul, mais là il en a même la couleur, ça va pas. Il s'appuie sur moi et me confie le sac. Ça me fait grave chier de le laisser, mais c'est ce qu'il veut et j'ai confiance en lui, il sait ce qu'il fait dans ces moments là.

- J'te fais confiance, débrouilles toi pour pas te faire attraper.

Je commence à partir dans une direction opposé à la sienne. Je remets ma capuche sur la tête. Ma veste est toujours ouverte et laisse apparaître mon jolie torse, mais au moins je suis un peu plus discret en dissimulant vite fait mon visage.

- Remets toi vite, je te payerai ton gigolo quand ton cul sera en état d'encaisser !

Puis je me volatilise, en sautant par dessus une rambarde. Aie. Je me suis cassé la gueule à l'atterrissage. C'était un peu plus haut que prévu. PAS GRAVE. Je me relève direct, J'AI PAS MAL. Enfin si un peu quand même, surtout depuis l'explosion. Je trottine d'un pas discret comme un chat de gouttière dans les rues sombres. J'avance de quelques rues car s'ils sont pas cons ils regarderont les poubelles aux alentours de la voiture. Plus j'avance, plus la musique que j'ai laissé dans la bagnoles se fait discrète.

OK. J'entends des gens dans la rue à côté. J'approche d'un endroit assez agité, la prochaine poubelle sera la bonne. Dès que je la vois, je me jette dedans. PUTAIN ÇA PUE LA MORT ! Je ferme ma veste et la remonte jusqu'à mon nez. Objectif : ne pas régurgité tout ce que j'ai ingurgité dans la soirée. Je patiente, il n'y a pas un bruit, ça caille, je ferme les yeux. Aaaah, on va tellement être des petits princes quand on reviendra au QG.


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Boom Shakalaka
Arashi

Il est têtu mais il est pas con. Il sait bien que ça sert à rien de me servir de béquille jusqu'à mon salut. Qu'on se fera prendre, qu'on aura fait tout ça pour rien et qu'on aura pas l'occasion de dépenser toute cette thune si durement acquise. On avait sué pour ça ! Et j'avais pris une balle,c 'est quand même pas rien. Après ce qui ressemblait un peu trop à des adieux déchirant digne d'une vieille série moisie de série B, Ara pris le sac pour partir à la conquête de la poubelle idéal. Prenant soin de le lâcher un « courage » à sa manière. Ce con m'avait fait rire, ce qui n'était pas tellement conseillé dans mon état car chaque crispation du moindre muscle de mon corps me faisait un mal de chien.
Fallait pas traîner ici.
Se casser vite fait bien fait. J'avais justement le temps de voir Ara se péter la gueule et disparaître dans une ruelle opposé avant d'entendre les voitures de flic gueuler à l'autre bout du boulevard. J'irais pas loin avec mon garrot improvisé et ma démarche de boiteux bourré. Y'a vraiment des fois ou la vie c'est de la merde, heureusement qu'on s'était bien marré sinon j'aurais peut être un peu regretter cette balle dans mon cul.
Parce qu'elle était carrément dans mon cul.. et que j'avais aucune envie qu'elle y reste, le seul problème que j'avais, autre que de me rendre à cette adresse qui n'était peut être pas bonne, c'était de savoir comment j'allais rentrer, comment j'allais survivre et comment j'allais payer. Autant de problèmes que mon cerveau assailli par la douleur avait du mal à analyser. Marcher encore. Partir loin. Ravler sa douleurs et les grognement qui vont avec.. ça me faisait chier mais j'avais pas tellement d'autres moyen de m'en sortir que de l’appeler Lui.
J'en râle. J'en soupir. Mais je sorts quand même mon tel pour lui filer rancard chez ce médic..
Maintenant, y'avait plus qu'à y arriver en vie.. si possible sans se vider de son sang tout le long en marchant aussi dignement que possible.
Mais la dignité et les balles dans le cul c'était pas hyper compatible.

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