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low on self esteem so you run on gasoline ✕ r i n n e

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whaaaat ?
FT : katsuki bakugo // bnha {suga de bts irl}
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Habitation : il vivait à la campagne, il s'est établi à ueno maintenant
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manquerait la moitié des traits si j'devais t'faire un dessin
Musiquelong à la détente, mauvais sur la longueur, à quelques millièmes de secondes de laisser passer mon heure, la médiocrité commence là où les passions meurent c'est bête mais j'ai besoin de cette merde pour sentir battre mon cœur - casseurs flowters - inachevés

« Et merde... » Haine palpable qui plane dans la pièce, le jeune homme se fond un peu plus dans sa chaise en s'étirant bruyamment. Le v'la qui gueule un peu sa rage avant de mettre la musique à fond pour s'extirper de ses songes. Une erreur ? Non. Il n'avait fait aucun erreur et malgré qu'il puisse entrer partout, le système de cette nana lui résistait... Ce bras de fer commençait à l'épuiser ; mais il n'arrivait pas à s'empêcher d'vouloir y accéder. Se massant la nuque avec avidité et violence, c'est en s'approchant de sa salle de bain pour se laver le visage qu'il sent une odeur lui monter au nez. Reniflant plusieurs fois d'affilés pour être certain d'identifier la senteur néfaste qui régnait dans son appartement, c'est en se retournant qu'il en contempla la provenance. « Putain de... » Error shut down. Sympa. Le ventilateur de refroidissement venait de rendre l'âme, tout simplement. Des mois qu'il n'avait pas utilisé cette planque, qu'il n'avait pas fait la poussière, qu'il n'avait pas prit le temps de prendre soin de ce système et de tout son équipement. Il fallait donc bien que ça arrive un jour. Soupir profond, lassé de sa situation, Crescendo attrape deux tournevis avant de se laisser tomber sur le parquet, démontant sa machine de guerre.

Le verdict était sans appel, l'explosion du ventilateur avait fait fondre la carte mer. Heureusement pour lui qu'il était l'expert des sauvegardes... Seulement, il avait besoin de rester terrer ici quelques temps et sans matos, cela allait être compliqué pour lui d'finir certains d'ses plans. Alors c'est sans attendre que le jeune homme attrape un de ses téléphones jetables qu'il fourre dans la poche de son jogging noir ultra large, attrape son masque noir qu'il passe devant son nez et sa bouche puis un gros pull basique jaune dont il visse la capuche sur sa tête. Un écouteur dans son oreille droite, le jeune homme ferme la porte de son appartement à une quatrième vitesse avant de dégainer son téléphone pour contacter une connaissance qui bossait dans un magasin d'Asakusa. Les pièces y étaient chers, certes, mais au moins c'était un matériel qui valait son prix. Casque sur sa gueule, il enfourche sa moto après avoir remplacer la plaque au préalable, il devrait refaire la peinture à son arrivée également... Mais au moins, la course serait rapidement faite. Plus vite il serait rentré, plus vite il serait soulagé. Parce qu'il n'aime pas les bruits environnants et les gens, il n'aime pas la foule et ses désagrément, il n'aime pas tout ce qui découle de cette société et de son gouvernement.

Nakamise-dori, à Asakusa, quartier connu pour sa fraîcheur et sa végétation éblouissante, pour son côté apaisant... Mais qui lui fout étrangement la nausée. Le voilà arrivé devant le petit magasin de fortune, garant sa moto avec rapidité, il descend sans plus attendre, enlève son casque avant de pénétrer dans l'enceinte de l'échoppe, faisant retentir la sonnette qui contrasta avec la fin de sa musique. « Hé ! Satsuki, je suis là. Tu as ce que je che... » Et c'est à cet instant qu'il se rend compte qu'il n'est pas tout seul dans le petit magasin, son regard se posant sur toi que sa mémoire photographique détaille l'espace de quelques secondes... Il t'as déjà vu quelque part, c'est certains, mais ses pensées divaguent un peu. Alors il se contente d'hocher la tête en guise de salutation avant de s'approcher du comptoir ou la demoiselle se décida à apparaître. « Tu pourrais éviter de beugler comme un sauvage, tu n'es pas tout seul Akira. Et puis ôte ce masque pour me dire bonjour ! » Prénom d'emprunt pour une jeune fille qu'il a côtoyé quelques mois avant de changer de travail, comme à son habitude en soit. « Je sais Satsuki, mon côté pressé et sans façon, j'ai mes allergies. Bref, du coup, tu as la pièce dont je t'ai parlé au téléphone ? » Et elle la dépose sur le comptoir en soupirant avec lassitude, son côté blasée l'avait toujours amusé, lui rappelant un peu celui qu'il était au féminin. C'est sans attendre que le jeune homme dépose l'enveloppe avec l'argent après avoir attrapé le paquet, ébouriffant au passage la tignasse de la jeune fille avant de quitter l'échoppe et de se diriger vers sa moto.

Mais quelle ne fut pas sa surprise quand il se rendit compte qu'un de ses pneus venaient d'être crevé. Soupir profond, blasé, énervé. Il ne peut s'empêcher de gueuler son agacement avant de se pencher sur les dégâts. Il n'avait pas prévu ça, clairement pas. Qu'est-ce qu'il pouvait faire ? La laisser là ? Ou la pousser jusqu'à un garage lambda ? Crescendo explose, ne tente même plus de contenir ses émotions et se contente de shooter dans un débris qui vient péter un pot de fleur pas loin... Ce n'est pas sa journée, c'est officiel ; et il en a encore plus conscience quand tu sors du magasin et que tu le toises... Es-tu en train de le juger ? Ou d'avoir pitié ? « ... Il y a un problème ? »

Et voilà
Il ne peut pas s'en empêcher
Être désagréable quand il est énerver
Un petit con quand il s'y met



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soumets toi, rencard à quatre heure sur le toit, amène tes arguments j'amènerai mon nunchaka ; ma colère gronde, j'te ferai cuire au micro-onde j'irai pisser sur ta tombe ce sera immonde comme la fin du monde

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FT : Hanmi / Unstoppable Siblings
Crédit : Kayou & Sunsun & Absinthe (l) & Arashid e_e & Pureté infinie (l)

Âge : 24 ans
Habitation : 3 Chome-19-7 Nishiikebukuro Toshima-ku, Tōkyō-to 171-0021 Japon
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Holy shit.

        « Votre colis est bien arrivé. »

Il y a quelque mois, Rinne avait commandé sur un site internet étrange une pièce très particulière pour l’une de ses machines de guerre. Elle s’en frottait depuis les mains, dans l’attente tant espérée de pouvoir observer le petit bijou en réalité. Une merveille de technologie : un micro-traceur GPS, avec carte mémoire intégrée, émetteur, enregistreur. Le nec de la discrétion la plus ultra. Ce type d’objet aurait put être considérés illégaux, mais il ne l’était pas. Sans doute parce qu’ils étaient davantage utilisés en robotique qu’en tout autre type de pratique ; et qu’au japon, ce type de technologie attirait plus d’un néophyte. Qui plus est, vu le prix de ce fleuron, il était peu probable qu’on investisse dedans dans l’idée de suivre un individu seulement — cela impliquait le rôle de perdre ledit traceur par inadvertance. Un sacrifice bien trop douloureux. Même si la liste de ces observations constitue de pures suppositions, le résultat était de toute façon là : Rinne avait put commander en importation cette pépite.

Néanmoins, pour une raison qu’elle ne s’expliquait pas — le manque de sommeil ? La boutique relais qu’elle avait décidée de sélectionner se situait loin de chez elle, à Asakusa. Il lui fallait pour s’y rendre prendre deux lignes différentes afin de rejoindre la Asakusa Line. L’idée de payer un supplément l’irritait, non pas pour son montant mais pour son inutilité manifeste : si elle s’était chargée de remplir correctement les champs, le trajet n’aurait jamais eu lieu d’être. Au-delà de ces préoccupations matérielle d’un premier ordre (à peine) ; Rinne s’interrogeait aussi sur le type d’apparence qu’il convenait de prendre. Après tout, il s’agissait d’un matériel acheté pour des activités en lien aux Omega. D’un autre coté, Rhyme, son identité en tant que dirigeante du marché noir, n’était jamais sortie de ses locaux pour ordis, et seule la boss, son bras droit et son informateur en connaissait l’apparence. Concernant Riné, son identité physique d’Omega lambda, il lui semblait étrange de la choisir : c’était son déguisement de sortie, de sociabilité, bref, son visage le plus connu au sein des gangs. Or elle souhaitait aujourd’hui éviter toute rencontre fortuite. D’une part parce qu’elle n’aimait pas se balader en dehors d’Ikebukuro et de Shinjuku, voir de Roppongi, en tant que membre de gang (la sécurité avant tout) et d’autre part, parce qu’il fallait le reconnaitre, elle brûlait d’envie de découvrir son bébé.

Fruit d’une longue discussion personnelle, ou bête erreur (l’avenir nous le dira), Rinne en conclut que c’était bien sous l’apparence de Rinne, d’elle-même, de sa plus banale parure, qu’il convenait de rejoindre ces locaux-là. Après tout, une petite vendeuse de Kombini Otaku avait bien le droit de s’intéresser aux méchas et de vouloir construire quelque robot télé-traqué.

Tee-shirt blanc, pins gudetama près de la poitrine (au dessus) ; short, basket blanche à semelles légèrement compensées, et petit sac à dos en cuir. Elle était fin prête. Le trajet lui parut long, par impatience, et court, par nouveauté (elle se rendait très rarement en dehors de ses zones de confort). La ballade d’accès fut plaisante, la verdure avenante lui procurant plus de bien être qu’elle ne l’aurait crut. Pendant ce temps-là, son téléphone vibrait silencieusement dans sa poche ; face à une angoisse qu’elle ignorait (et redouterait une fois découverte).

Elle passa le pan de la boutique, tout sourire, et tâcha de récupérer son bien en échangeant quelques commentaires avec la charmante vendeuse. Oui, c’était en effet pour un Mécha, de tel type. Elle avait bien préparé sa couverture (à tel point qu’elle hésitait à présent à réellement utiliser la pièce pour un super mécha miniature). Une fois les dûs échangés, Rinne s’autorisa à jeter quelques coups d’œil sur les étalages ; ayant lut sur internet que la boutique proposaient certaines cocasse et pièces vintage à des prix parfois très compétitifs. Ce fut à cet instant qu’une présence étrange pénétra les lieux. Un masque, et du jaune à n’en plus finir. La capuche était ample, la couleur criarde. Rinne ne put s’empêcher de lui jeter un regard en biais. Il y eu un contact. Une sorte d’échange momentané, qui marqua Rinne comme un coup de fouet. En un clignement d’yeux, tout évaporé. Elle se demanda si elle n’avait pas rêvé. N’y avait-l pas eu cette sensation étrange d’être pénétrée ? Sondée ? Et surtout — téléchargée. L’expression avait de quoi faire rire, mais pour une raison étrange, Rinne elle-même n’avait pas put s’empêcher de mémoriser, par réflexe, la dégaine générale du garçon dont elle ne voyait vraiment pas grand chose. Juste des yeux. Des yeux. Il attrapa son paquet, et sortit sans demander son reste. Akira, c’était ? Rinne se surpris à phaser quelques instants, assez pour sentir son téléphone vibrant. Ce qu’elle lut sur son écran lui glaça le sang. « Un intrus a déjoué les sections 1-5 du système BR##433. » Du charabia, dont elle comprenait bien le sens. Rinne pivota à moitié tremblante. Respirer, se calmer. D’abord, éteindre son téléphone — la parano était en train de totalement la submerger.

Sortit du magasin. Et tomba nez à nez avec ce dénommé Akira. Qui avait l’air bien vener. Un pot de fleur qui s’éclate, une atmosphère qui se rate.

    « ... Il y a un problème ? »

Ah. Putain. Oui. Oui mec ! Oui ! C’est LA MERDE. Ok, pas de casse, mais un taré, un fou, un malade des internets, a déjoué des normes de sécurité jusque là… Jamais attentées ? Comment lui dire ? Ça ne le concernait pas. Et il semblait vraiment peu opportun de dévaler des choses aussi confidentielles (bien qu’à moitié cryptées) à un mec commandant des pièces étranges (ou du moins, non étalées) à un magasin d’électronique, et arborant une énorme casquette en plein beau temps (le masque quand à lui, lui semblait anodin, sans doute causé par une maladie).

    « Pas vraiment. »

Répondit-elle agacée. Elle sentait que sa propre humeur ondulait franchement.

    « Vous par contre, on dirait bien. Vous avez besoin d’un dépanneur ? Je connais un bon parking. Ils vous feront peut-être un prix ? »

Et puis quoi, encore ?
Elle se pencha à son niveau, observa la roux, grimaça. Elle ne s’y connaissait pas beaucoup en bécane, mais pas besoin d’être Einstein de la mécanique pour piger que la roue avait clairement été percée. Elle fronça les sourcils.

    « On ne dirait pas vraiment un trou causé par un caillou… non ? »

À l’instant où sa phrase échouait, une voix puissante les alpaguait avec mécontentement.

    « Eh, vous là bas ! Mon pot de fleur ! Qui vous a appris à détruire les bien d’autrui ?!  Je vais appeler un agent ! »

Merde.
Journée, de, merde.

Au fond de son sac, son petit bébé patientait au chaud.
Rinne eu presque envie de briser à son tour quelque chose en se disant que tout avait si bien commencé.
Elle ne s’énervait pourtant pas si facilement.


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I GRADUALLY BECOME TRANSPARENT
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On lui a dit qu'on pouvait lire et déchiffrer toutes les émotions en un regard ; il y a cru dur comme fer, mais son insociabilité ne l'a jamais véritablement aider à les décrypter ; les signes. Et pourtant, en cet instant, il y a quelque chose de différent, il peut percevoir quelque chose, comme une lueur de frustration, mélangé avec une pointe de bienveillance, éveillant en lui d'innombrables soupçons. Crescendo n'est pas dupe et il n'a pas grandit dans un monde coloré et merveilleux, tout se paye, tout se monnaye, tout se subit... Ta voix est peut-être une douce tentation dans laquelle il pourrait se glisser ; mais ce n'est pas dans ses cordes. Crescendo observe sa roue en silence, le regard vissé sur le trou qui avait entraîné la crevaison, un acte délibéré ; une vengeance ? Aucune idée... Son cerveau entre alors en ébullition, à la recherche d'une solution et éventuellement d'un coupable. Personne n'avait rien vu, les rues étaient quasiment désertes, mais c'est en levant un peu le nez qu'il se rend compte qu'un œil de lynx avait sans doute tout filmer. Une caméra ornait un lampadaire et tournait pour visualiser chaque angle ; une minute d'arrêt pour un déplacement circulaire à cent quatre vingt degré en... une, deux, trois, quatre, cinq, six, sept secondes. Pas très pratique comme système, mais ce modèle n'était pas vraiment connu pour son "efficacité" de toute façon ; le quartier tranquille et la rue peu fréquentée ne donnait pas envie de débourser pour des futilités. Soupir lassé, le jeune homme sort son téléphone, cherche le numéro d'un "ami" qui pourrait le dépanner avant d'enfin, daigner te répondre. « J'ai d'quoi faire de mon côté, mais merci quand même. »

Les traits sont tirés
Le dos un poil courbé
Il n'y a aucun signe de sociabilté
Aucunement concerné


Massant ses genoux un peu endolori à force d'être rester dans une position accroupi bien éreintante pour ses articulations fatiguées. C'est sa nuque qu'il vient ensuite maltraiter en contemplant encore l'ampleur des dégâts sur sa bécane adorée. La haine ? Non. Même pas. Il n'arrivait pas à exprimer une quelconque émotion, si ce n'était de la lassitude. Il était blasé ; mais pas plus que d'habitude, non. L'envie d'une cigarette vient lui chatouiller la gorge, mais les lignes de sa nouvelle vie l'empêchait de retirer son masque et sa capuche en pleine rue ; hors de question de ne plus passer inaperçu. La voix d'une personne vient de nouveau défoncer le silence, le sortant de ses songes en une fraction de seconde. « Eh, vous là bas ! Mon pot de fleur ! Qui vous a appris à détruire les bien d’autrui ?!  Je vais appeler un agent ! » Un moment de battement, cinq, quatre, trois, deux, un ; c'est la chute en avant. Un agent ? Pour un pot de fleur ? C'était une blague ? Voilà pourquoi il déteste les vieux. Toujours à s'plaindre et à gueuler pour un rien... C'était comme ça qu'était son grand-père paternel également ; une raison pour ne pas le porter dans son cœur, même dix ans après sa mort. Nouveau soupir, le voilà qui hausse les épaules de dépit avant de gueuler à travers son masque noir. « J'me suis fait crever un pneu Papy, tu sais combien ça coûte un pneu comparé à ton p'tain de pot de fleur ? Non ? Bon ben ta gueule ! » Crescendo, ça monte, ça stagne, mais il est prêt à exploser ; comme la bombe à retardement qu'il est. « Ah, et vous avez rien vu j'imagine ? Bah ouais, ça se soucis de sa gueule et de ses affaires, mais quand ça concerne les autres, on s'en bas les steaks, hein papy ? »

La logique est morte
Tout comme le respect qu'on avorte
La colère gronde comme un moteur
Qu'il fait tourner pour calmer son cœur.


C'est dans un élan rapide qu'il sort de l'argent d'une de ses poches, le fourrant dans la boîte aux lettres avec fureur avant de continuer sur sa lancée de haineux blasé. « C'est bon, t'es content ? J'ai remboursé ta merde que j'ai brisé sans l'vouloir en shootant dans un caillou, t'es plus frustré ? Rentre chez toi maintenant. » Nouveau soupir, bien long, bien bruyant, démontrant très clairement sa colère et sa lassitude face à une telle situation. Crescendo est vénère, il ne sait pas trop quoi faire, si ce n'est attendre une réponse de son "pote mécano" et de sa dépanneuse pour embarquer sa merveille et sa carcasse désabusée. Et il se rappelle de nouveau qu'il n'est pas tout seul, il croise ton regard furtivement et c'est en s'adossant à un lampadaire que le jeune homme te lâche avec son ton un peu cassant. « Vous êtes encore là ? »

Que dire de plus ?
Il n'est pas doué pour communiquer
Ce n'est pourtant pas sorcier
Mais il préfère regarder un cumulus



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Holy shit.

        Y’a de la violence chez ce garçon qui se fait discret
        capuchon vissé sur des cheveux dont tu ignores la couleur
        et y’a comme une rage que tu comprends pas,
        qui te parait démesurée, même à l’échelle de ses tracas.

        Ou alors tu sais pas, c’est sans doute parce que la colère,
        ça fait un moment que tu sais plus comment y faire.


Il décline ton offre, et tu te dis que chacun ses affaires. Tu te demandes même pourquoi t’es restée plantée à coté de ses misères ; alors que l’envie de rentrer chez toi te tirailles, que y’a une menace qui clignote de feux rouges qui t’obsèdent. Mentalement, c’est le chaos, et les invectivation du garçon (tu le déduis à la voix) semblent encourager l’anxiété et l’irritation qui te gagnent. Tu l’as regardé pianoter sur son téléphone. Ça a été l’histoire d’un regard en biais, d’une durée infime sur des minutes déjà maigres, mais tu as quand même pris le temps, par reflexe, de voir un peu son écran, de déduire la marque, l’OS, quelques micro-elements, vagues caractères sur l’enfilade de son répertoire. On ne se refait pas.

Puis y’a ce cri qui déchire l’air si calme, qui vient rajouter un peu de piment au drame. Le genre d’épice dont on se serait passé, qui déclenche un ras de marée. « Non ? Bon ben ta gueule ! « . Rinne, tu es toujours statique comme plantée sur un piquet : tu dévisage avec un étonnement celui qui prononce ces mots si impolis, et dont la rage grogne contre on ne sait pas trop qui. Est-ce vraiment l’affaire d’un pneu ? Peut-on être si enragé, si furieux ? «  Bah ouais, ça se soucis de sa gueule et de ses affaires, mais quand ça concerne les autres, on s'en bas les steaks, hein papy ? . Et là y’a autre chose, c’est plus le froid d’assister à une montée d’adrénaline ; c’est de voir derrière des paroles l’âme humaine qui se terre sous l’inconnu mutuel. C’est dans une phrase lancée avec hargne, retrouver une réalité amère, et dont on corrobore tout le caractère. Et se dire que l’individu en question l’a noté, l’a si bien noté, qu’il peut le re-balancer lorsqu’il est énervé. C’est gagner en curiosité ; alors même que c’est vraiment pas la journée.

Et il dégaine des billets, et Rinne se dit qu’ils vont lui bruler les doigts. Elle sait pas pourquoi (enfin, si, elle se l’imagine). Mais vraiment, que tendre ces liasses de papiers, c’est un peu comme confirmer un peu plus, clôturer à jamais, le fait qu’on est tous des connards égoïstes. Et c’est triste. Et Rinne se dit qu’elle aussi elle devrait « Rentrer chez elle, maintenant. ». Y’a le soupire qui s’est étendu jusqu’à ses oreilles. Et le temps qu’elle sorte de ses propres analyses, et surtout, de la contemplation du vieux qui s’éloigne en maugréant (triste confirmation d’une constatation de notre infinie dépravation), il lui dit d’un ton cassant : « Vous êtes encore là ? ». Oui, tiens, c’est vrai ça.

    « Les deux cotés ont leurs tords… »

C’est un murmure minuscule pour elle-même. Comme un genre de conclusion au débat qui s’est animé pendant toute la scène (à l’arrière de son crâne.). Elle se tourne vers lui pour répondre quelque chose quand un bruit caractéristique emplit ses oreilles. C’est une voiture de police qui file à leur rencontre. Et Rinne se dit que leur société a quelque chose de malade. Qu’on ne puisse plus communiquer autrement que par l’autorité ; institutionnalisation d’un manque de communication qui quelque part, lui fait mal.

Et meurt sous la surprise ce qui a éclôt sur ses lèvres.

« C’est bien difficile la vie. »


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