Holy Crap /2 rues + loin/ [Sunny]
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Holy crap, said.

        Routine étriquée.
        Goulot mal fermé.

Chercher à boire, faire les courses, grimper dans le métro, s’attacher la main à la barre de fer sans chaleur, fixer le paysage qui défile, être touchée — indifférente — à la glace qui dévoile la ville où tu rampe. Rentrer chez toi, poser tes trésors sans valeurs sur des meubles sans odeurs, te déshabiller tout en lenteur. S’affaisser dans la douche, fermer les yeux, frotter sa bouche. Savonner son corps fatigué, réchauffer son épiderme malmené. Sortir, se sécher, sauver des fringues, s’habiller, saisir son maquillage pour se préparer (à affronter une autre soirée). Sortir, à nouveau, glisser le long des rues, des caniveaux.

Rinne a une petite course à faire ce soir, avant d’aller au Kombini prendre son baito de nuit. Elle doit passer par un quartier qui ne tiens pas grande place dans son cœur. Parce qu’il est peuplé d’individus multiples aux attentions étranges, qu’elle s’y sent toute petite, aussi fragile qu’une mésange. L’argent y coule à flot dans des verres transparents, sous forme d’alcool ou de carte bleue qu’on tends. Nombreux sont les râteliers à vouloir vous attirer dans leur grange de débauche, où le prix à payer n’a jamais finit de s’étendre. Pour cela, ils vous offrent mille et unes promesses de prix attirants ; puis lorsque vous êtes ivres, vous poussent jusqu’à noyer votre sang (dans les relents et les degré déments). RInne y a but parfois ; et elle se félicite d’avoir toujours eu de quoi s’en sortir.

Là, elle s’y rends parce que son association le lui a demandé. « Rinne, le prochain tournoi, on aimerait bien l’exporter… Un peu plus loin qu’Ike et Ueno tu vois ? ». « Y’a une salle à Roppongi, on a encore jamais testé. ». Rinne soupire ; parce que les gamers à l’instar des gangs ont aussi cette notion territoriale assez ancrée. Certes, il ne s’agit que d’un tournoi, invitant toute une communauté (la leur, la sienne, la votre). Certes, donc, pas trop de raison de s’échauffer (les Japonais ne s’échauffent de toute façon jamais) /sauf là où tu traines/. Elle marche dans les rues qui respirent encore les erreurs de la veille. Croise des regards affables, comme la journée se meurt peu à peu, alors qu’il est à peine 18 heure.

Trouve finalement la Taito Station en question. Monte les marches, croise de vagues connaissances, d’event d’il y a quelque temps. Rencontre le gérant, discute, plus ou moins longuement. Ressort. Jauge la borne, sourit faiblement. Une petite partie avant le labeur, pourquoi pas. Elle s’assoit, saisit le stick, entre ses raccourcis, s’active, se bat, se démène, s’extrait du monde pendant un court instant.

    « Mais putain ! »

Un joueur s’est levé, vivement. Il a le regard contri, et ses potes rigole à demi autour de lui. C’est la borne que Rinne affrontait encore quelques secondes avant. Le match a été plutôt déroutant, d’une facilité déconcertante, avec cependant quelques combos plaisants. Rinne arque les sourcils, soupirant. Encore un qui finira à être exclus des locaux d’amusement. Mais le gérant est dans l’arrière boutique et le personnel semble s’affairer bien plus loin, bien trop loin, du petit recoin où se trouve leurs machines. Le garçon s’approche d’elle, toujours assise, et la toise d’un air mauvais. Sa mâchoire est crispée, ses cheveux teint en rouge rassemblés en une queue de cheval mal peignée. Il la pointe du doigt, révulsé.

    « T’as triché, salope ! »

Rinne ouvre la bouche(-bée). Il y va fort. Mais elle a l’habitude ; des joueurs salés, c’est presque une coutume. Elle se lève calmement, allume une clope, va récupérer un cendrier oublié sur une borne attenante. Fume paisiblement tandis que l’énergumène s’excite. C’est comme si sa fumée formait une bulle isolante. Ses yeux se fondent dans l’obscurité, un peu plus, elle dort. Mais le garçon a saisit l’ignorance, le mépris. Il laisse échapper un bruit de bouche, et s’avance brusquement. Surprise, Rinne recule, son mégot roule sur la borne. Elle le resaisit, essaye de le placer dans le receptacle rouge aux enseignes de la Taito. Son équilibre est préquère, arquée qu’elle est. Si le garçon la saisit par le col, elle est foutue : elle n’a clairement pas la force de se battre contre cet ingénu. Sourde à ses protestations, elle se saisit du cendrier, et lui balance au visage avant de se carapater.

Des pas lourds derrière elle dans l’escalier l’informe qu’on est en train de la pourchasser. Merde, c’est quoi ce délire ? Et pour l’association, ça se passe comment du coup ? Ça ne va rien changer ? Rinne rigolerait presque de son insouciance si l’angoisse ne triturait pas son ventre. Elle file dans la rue, alpaguée par son assaillant et sa bande. Elle non plus ne veut pas mêler la société à ces problèmes digne de gangs. Et surtout pas en sa qualité de civile. Elle vire dans une rue attenante, court le plus vite possible. Mais le choix est mauvais, il s’agit d’un carrefour menant à un cul de sac. Et les trainées de pieds se rapprochent terriblement. Elle peut le voir très nettement arriver d’un bout, rouge de colère. Putain mec, c’est qu’un jeu, pas la guerre.

    « J’vais t’pourrir ! Je vais t’apprendre à te foutre de ma gueule. »

Elle remarque que son teeshirt semble troué, et qu’un de ses oeils a du mal à rester éveillé. Merde. La clope. Encore allumée ? Elle se revoit lui projeter le cendrier, se mordille la lèvre. C’était con, t’as pas géré. Il arrive à son niveau, et bientôt son ombre engloutit toute la morphologie de Rinne. Il lui fait face, la coince.

Putain. Que le destin fasse quelque chose, parce que moi, j’y peut rien.


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Rinne

On se faisait jamais chier ici.
Roppongi c'était l'endroit rêver pour tirer des sacs à mains et bousculer deux trois personnes pour leurs taxer un peu de thune sans leurs consentement. Y'avait toujours un truc à faire ou un drame à vivre, suffisait d'attendre et d'être au mauvais endroit au mauvais moment. Assis dans la voiture, on attendait la fermeture d'un des commerces à proximité de la salle d'arcade, de l'argent facile, de l'argent rapide. Suffisais d'attendre un peu. On était beaucoup trop pour un si petit coup, mais fallait bien s'occuper de temps en temps. Tête contre la fenêtre, clope en bouche, je matais les passants comme une vache regardait passer les trains. C'est long les minutes quand on se contente de rien foutre. Une quinte de toux, une autre cigarettes, quelques remarques déplacé sur le culs des filles qui passaient, le temps ne semblait pas vouloir filer et le magasin restait éternellement bondé.  A ce rythme là on y était encore demain.
J'allais commencer à râler un peu. Leurs dire que ça m’emmerde de rester là à rien foute. Que ce plan il était pourrit ou qu'on avait cas y aller tout de suite. Rentrer dans le tas et puis basta. J'allais faire le con pour pas changer, mais quelque chose de plus intéressant déboula comme une furie au bout d'une ruelle. Les filles qui courent c'est courant. Mais les jolies filles qui s'enfuient alors qu'un troupeau de mâle en rûte la talonne de prés. J'avoue c'était déjà plus chaud. Pourtant ça inquiétait personne, simplement parce que tout le monde s'en fiche. C'est pas leurs problèmes, pourquoi ils iraient s'en mêler. Chacun ses soucis on a pas que ça a foutre de s'occuper des autres. Les gens sont assez grands pour gérer leurs problèmes tout seul de toute manière.
La vérité c'est que les gens sont des merdes.

« Sunny qu'est ce que tu branle putain ?!
« Nique toi, j'vais pisser.. »

Portière ouverte, j'écoutais même pas les protestations et les insultes. Planté les potes au dernier moment c'était pas dans mes habitudes mais là c'était important. C'était pour une jolie fille en détresse. Si elle l'était pas encore ça allait sûrement pas tarder. Le foulard sur le nez, et crans d’arrêt dans la poche, mon karma serait pas contre une ou deux bonnes actions histoire de dépoussiérer un peu la bonne conscience et la dignité qui restait planquée au fond de mon âme.
C'était quelle ruelle déjà ? Droite, gauche, il suffisait d'écouter gueuler pour le savoir. Je sais pas ce qu'elle avait fait mais il avait l'avait mauvaise. Lui et son troupeau se ruaient vers une jeune fille qu'avait eu l'idée de s'enfuir vers le seul cul de sac du coin. Franchement y'en a qu'on de la chance d'avoir une bonne étoile, même si cette étoile c'était moi. Ouais c'est peut être pas un cadeau finalement... mais faudra faire avec.
En face de moi le mec s'emballe tout seul. Il s'agite un peu en braillant après la demoiselle, s'il voulait pécho fallait vraiment qu'il revoit ses techniques de dragues, même moi j'étais pas aussi merdique. J'en soupirais presque, blasé par le spectacle un peu cliché qui aurait fait une super intro pour un mauvais film. La demoiselle en détresse et son chevalier servant. Une belle connerie. J'avais même pas de cheval blanc. Mais j'avais des couilles et un peu de temps à perdre.

« Oh les boloss ! Ça va allez ou vous voulez de l'aide ? »

C'est qu'ils avaient presque l'air méchants en faite. Une belle bande de frustrés qui devaient passer un peu trop de temps derrière leurs écran à se fantasmer une vie sur le net ou à toucher la queue devant les jeux vidéo. Comme si éclater quelques pixel leurs octroyait la virilité qu'ils avaient pas en vrais. Franchement y'avait de quoi en rire. Y'avait même de quoi s'en exploser les côtes et s'en rouler au sol.
Je les emmerde. Peut être qu'ils s'attendaient pas à ce que quelqu'un débarque comme ça sans gêne. Qu'ils s’imaginait déjà bousculer la demoiselle en paix histoire de se sentir pousser des couilles après. Mais voilà, j'étais là. J'étais seul mais ça c'était un détail. Ça se dégonfle un peu. Ça braille un « on fait que parler », comme si c'était une très bonne excuse pour justifier la situation, en faite c'était surtout une invitation à me casser. Moi j'étais bien là avec mes mains dans les poches et mon foulard sur le nez.

« Pourquoi elle aurait envie de parler à des merdes comme vous. Retournez tripoter vos manettes. Les vrais filles c'est pas encore de votre lvl visiblement. »

Quelques pas dans leurs direction. De provoque gratuite, c'est bon, c'est fin et ça se mange sans fin. Ils allaient peut être pas aimer ça, peut être même qu'ils allaient m'en coller une ou deux pour le spectacle, mais franchement, à moins qu'y'en ai un qui cache un flingue dans son froc, j'avais pas grand chose à craindre si ce n'est deux trois bleu. J'avais pris plus cher dans ma vie et c'était pas une bande de nerds en colère qui allait m’effrayer.

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Fucking Bonobos.

        Ça se passe super vite, peut-être parce que son cerveau surchauffe sous les BPMs qui se font ardents.

Y’a d’abord une voix masculine qui surgit du néant « Oh les boloss ! Ça va allez ou vous voulez de l'aide ? », et ses yeux qui s’écarquillent en se demandant si elle hallucine. Rinne est pourtant clean, en dépit des centre d’intérêts du Gang. Clairement, c’est pas le chichon qui lui fait croire à l’absolution, y’a bel et bien un con qui s’est laissé tenter tout seul par l’aventure virile. De son coté, Rinne est cependant plutôt dans la reconnaissance, la curiosité, la surprise. Elle ne méprise pas encore Sunny — c’est pourtant d’habitude fort bien son genre. (Les frappes douteuses, de la purée ou du vent). Mais là maintenant, c’est plutôt un chevalier servant, un prince inespéré. Parce que la situation, clairement, est pour elle désespérée.

Les voyous marmonnent des excuses inconsistantes pour le faire s’éloigner. Transcription : laisse nous tranquils, on a pas finit de gérer. Rinne essaye de décaler un peu sa tête du grand dadet qui la surplombe, parce qu’en vrai, elle se demande quand même quelle dégaine à l’inconscient qui a gentiment (ou très bêtement) décidé d’être là pour la sortir des décombres. Elle ne perçoit que le bas de son corps, des mains qui rentrent dans les poches d’un pantalon sobre. Une stature qui semble décontractée, tout l’opposé de Rinne tendue comme un linge sur une corde à sauter. (La figure de style qui vous donne l’indice essentiel : quelqu’un de pas du tout à sa place, qui va jamais sécher (s’en sortir) et qui risque de macérer dans de l’humidité.) Bon, en vrai, pleurer pour des coups, c’est pas le genre de Rinne. Elle a trop l’habitude d’avoir joué au loup, avec un gars qui sait manier les épines.

Pourquoi elle aurait envie de parler à des merdes comme vous. Retournez tripoter vos manettes. Les vrais filles c'est pas encore de votre lvl visiblement. » Putain ce mec a du level. Il sait même pas toute l’ironie de sa remarque (ou peut-être que si). Toujours est-il que c’est justement le palpé d’un JV l’origine de tout ce bordel. Rinne a presque envie de rigoler (tellement pas sa place), parce que le dialogue prends limite une tournure de drama. (bientôt le générique, petite note dramatique sur fond de déclarations épiques) De film d’action. Ou de fait divers. Du plus glam au plus glauque.

    — Qu’est-ce que t’as dis enculé ? On va t’saigner !

Des bruits de bouches qui lui répondent, et les mecs se chauffent directos. En même temps, ils sont déjà bouillants. Elle entends ses pieds qui tapent le sol tandis qu’il se rapproche sous les invectives de ces bolosses éco+. Ils se disent qu’ils sont cinq, que face à un pauvre type qui essaye de se la jouer soldat, ils auront pas de mal. Alors ils s’élancent, et balancent des coups anarchiques, agitent leurs bras et leurs poings dans les airs. Le grand dâdet s’est même détourné de Rinne pour participer — c’est pas tous les jours qu’on a un punching ball épidermique.

    — T’aimes ça, prendre des coups ?? T’inquiète pas que quand on en aura finit avec toi on s’occupera d’ta petite copine.

Rinne regarde la scène hallucinée. Sa p’tite quoi ? Non mais il va se calmer avec ses conclusions à la cons lui ? Et puis où est-ce qu’ils ont appris à tapper même ? Pour sûr que ça doit faire mal dans tous les cas, mais elle a surtout l’impression de voir un moshpit anarchique prendre place, le genre de mecs qui frappent sans savoir où vont leur poings (qui calquent même pas que ce qui prends, c’est le mur d’en face). Au milieu de la cohue déchainée (et ridicule, disons le), elle discerne un jeune homme masqué ; un foulard sur le nez. Son regard rippe sur lui, agrippe ses yeux une milliseconde. Elle perçoit sa tignasse de jet qui vole, drôle de feu follet, dans l’action chaotique. En vrai, Rinne déteste l’idée que quelqu’un prenne des coups pour elle ; Habituellement, elle se glisse volontier sous les torrents osseux, parce qu’on lui à appris à le faire. A avoir mal, et à n’en avoir que faire.

Mais là Rinne elle phase. En fait, elle sait pas si c’est parce qu’elle se croit pour de bon dans le générique du dernier drama policier sortit en date, ou si c’est parce que son cerveau fonctionne au ralentis. Mais tout ce qu’elle peut faire c’est fixer d’un œil torve le jeune homme prendre tarif. Un minuteur au fond de son cerveau lui dit qu’il faudra peut-être faire diversion avant que le beau gosse sauveteur finisse en écrasé de nippon défoncé.

Pendant ce temps-là ;
une armée de singe s'en prends à un tigre inconscient.


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Rinne

Pourquoi je faisais ça encore ?
La gloire ? Le karma ? Choper un numéro ? Sur le coup j'en venais vraiment à me demander pourquoi je continuais de me mettre inlassablement dans la merde même quand j'y suis pas obligé. Attirer les embrouilles h24 c'est un art, et un job à temps plein aussi. Dommage que ça rapporte que dalle sinon je serais déjà riche. Si encore j'étais sûr de  chopper ça en vaudrait la peine. Mais j'avais rien vu de cette fille si ce n'est ses cheveux et la détresse de la situation. J’imagine que ça suffit à la rendre sexy. J'essayais pourtant de l'apercevoir u  peu mieux mais un rideau de connard me faisait maintenant face.
Heureusement pour moi ils étaient aussi pitoyable qu'ils en avaient l'air. La seule chose qu'ils avaient pour eux c'est l'avantage du nombre. Le reste c'était de la grosse rigolade. Ils balançaient des coups aléatoirement, se gênant les uns les autres en essayant de me faire inutilement mal. Comme si ça avait pas déjà été fais un milliard de fois avant. Comme si j'en avait encore quelque chose à foutre. Comme si ça allait m’arrêter. Les mains dans les poche, je laissais le chef de cette leurs bande rouler des mécanique pour me décrocher une droite histoire de se chauffer un peu. Peut être qu'il se sentira un peu plus viril ce soir en se tripotant tout seul, je lui rendais service en faite.. Les bras levés devant mon visage pour me protéger un minimum de la ruade sauvage par ce troupeau de geek, cette diversion avait au moins eu l'avantage de leurs faire oublié la fille. Franchement, c’était presque trop facile. C'est susceptibles ces petites choses en faite. Au moins je replissais bien mon rôle de sauveur même si je m'en prenais plein la gueule.
Elle attendait quoi pour partir du coup ? N'importe qui aurait sauté sur l'occasion pour détaler rapidement. Prendre les jambes à son coup pour se casser de cette ruelle pendant que tout le monde était occupé avec ma petite personne. LA rue était pas si loin que ça et je suis certain qu'elle savait courir vite. Mais non elle restait là, du moins je crois, ça commençait à devenir difficile de distinguer quoi que ce soit avec la bande de primate qui s'excitait tout seul. La lèvre en sang et les avant bras niqués, la plaisanterie avait assez duré.
Première riposte de la bataille. J'étais peut être pas le plus baraqué du monde mais je savais comment cogner quelqu'un correctement et efficacement. C'était un peu l'histoire de ma vie jusqu'ici, et puis en face c'était pas vraiment du genre athlète ou boxer de compétition. Bloquer le coup du bras et envoyer son point en pleine face, là, juste sous la mâchoire. Autant dire qu'il s'y était pas vraiment attendu. C'est pour ça qu'il faut toujours les laisser frapper un peu avant de s'y mettre. Ça prend la confiance et puis ça ce chie dessus quand on riposte. Ils faisaient tout de suite moins les chaud en voyant leurs gros moue de « chef » avec le bouche éclaté. Il tituba vaguement de quelques pas en arrière, la main sur le visage en essayant de comprendre ce qui lui arrivait. Leurs mine outré et leurs petit air affligé, sérieusement je trouvais ça fendart.

« Alors.. c'est tout.. Va y viens.. qu'est ce que t'as fais de tes couilles hein ? »

Fallait déjà pas en avoir beaucoup dans le pantalon pour s'en prendre à une fille.. Cinq contre une, sérieusement à leurs place j'aurais plutôt honte, même moi j'étais pas aussi pathétique et minable pourtant je tenais pas mal de record dans ces domaines. Le dédain d'un rictus s'étira sur mes lèvres ensanglantées, j'en crachais un mollard rouge au sol juste à ses pieds, des fois qu'il ai pas compris à quel point je le méprisais. On sait jamais avec ces mecs la le message avait parfois du mal à passer. Avant que sa team de gros bras ne s’enflamme, j'avais également sorti ma lame. Le cran d’arrêt c'est obligatoire quand on traîne dans les caniveaux toute l'année. Ça faisait flipper les petites merdes et ça protégeait bien des embrouilles. Clair qu'un flingue ça aurait été plus efficace comme effet, mais je me connaissais, vus ma façon de m'emporter, c'était risquer de faire un deuxième trou du cul à la moindre personne me faisant trop chier.
Et eux ils avaient atteint un lvl impressionnant.

«  T'as intérêt à me mettre à terre parce que moi je te raterais pas. On verra si tu fais toujours le chaud les tripes à l'air...  »

La main crispée sur le manche de la lame. Je l'agitais devant l’assemblée comme pour leurs montrer que c'était bien une vrais, pas comme leurs virilité en mousse ou leurs faux air de racailles de seconde zone alors que c'est clairement que des merdeux venu traîner dans les salles de jeux. C'est impressionnant de voir à quel point une arme pouvait vite faire redescendre les ardeurs. Est ce qu'ils étaient tous prêt à suivre leurs idiot de pote au risque de se faire un peu tailler. Ils pouvait toujours venir, moi je les attendaient. Peut être même que j'espérais un peu qu'il se rebelle.
Juste pour voir.
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Fucking Evolution, Mr. Darwin.

Son poing atteint la mâchoire de l’assaillant dans un craquement peu ragoutant. Rinne analyse rapidement ce qu’elle voit, et pas besoin d’être une lumière pour comprendre : son sauveur à plus de bagage en baston que les cinq abrutis qui se déchainent comme des cons. Du sang qui coule, une lèvre fendue, des dents qui grincent. Rinne reste placide face à l’effusion, tandis que ceux qui quelque minute avant la prenait de haut, se décomposent littéralement. La voix du jeune homme la sort un peu de sa torpeur. Elle hausse les sourcils, parce qu’il s’amuse à les provoquer. Or à l’issue d’un coup méchant, il y a principalement deux types d’issues. La première est la peur panique qui vous pousse à courir, à prendre vos jambes à votre cou. Dans ces cas-là, si le but est effectivement de sauver une demoiselle en détresse, vous avez gagné, c’est Banco. La seconde en revanche, vient puiser dans l’égo humain, dans la fierté et l’orgueuil, dans ces sentiments qui font parfois de sombres merdes de dangereux connards.

Néanmoins, le chevalier servant ne semblait pas assez con pour ignorer cette possibilité. Rinne en déduisit que c’était quelqu’un qui avait l’habitude de ce genre de situation pourrie. Ses paroles s’étaient accompagné d’un crachin pourpre, et il avait ensuité dégainé un objet qui évoquait à l’Omega de vilains souvenir. La lame luisait sous les lumières du jour, perçant à peine l’ombre de la ruelle dans laquelle ils se trouvaient. Le regard de son principal assaillant, amoché mais encore bien vivant, ripa sur le couteau. Rinne put sentir pleinement que quelque chose venait de basculer dans l’ambiance ; quelque chose de pesant et qui ne laissait rien présager de plaisant.

    « Le chaud… Les tripes… À l’air. »

La voix avait mû, elle sifflait à présent. Le provocation atteignait le serpent.
Rinne recula instinctivement, et jeta un rapide coup d’œil au garçon secouriste, dont elle avait même put apercevoir le visage. Et qui ne lui disait vraiment rien. Pas un membre de ses petits papiers ; aucune inscription dans la base de données. Pendant que l’attention de tout le monde se concentrait sur la lame et la provocation attenante ; Rinne extirpa de sa poche son portable européen - celui qui ne faisait pas de bruit au déclenchement de la lentille. Une rapide photographie du visage de son sauveur — ça lui semblait le minimum.

    « Tu… TU TE FOUT DE NOTRE GUEULE HEIN ?! »

Elle soupira. Ces mecs étaient définitivement morts. Du bulbe. Ils allaient se lancer à corps perdu contre un gars qui, à l’aisance avec laquelle ses poignets faisaient voltiger l’objet par le manche, avait clairement l’habitude de taillader des peaux. Malgré l’humour qu’il distillait dans la plupart de ses provocations, Rinne n’était pas dupe. Le garçon venu à son aide connaissait quelque chose des affrontements où on joue un peu plus que notre fierté et notre enragement. Et elle n’avait vraiment pas envie que l’histoire évolue jusqu’au stade d’une morgue ou d’une policière entrevue.

Le plus amoché des cinqs, mais aussi le plus baraqué, s’élança d’un coup sec vers Sunny, pendant que deux de ses amis s’approchaient plus ou moins rassurés de ses bras pour en retenir le champ d’action. En vérité ; ils n’étaient pas si cons : parce que leur nombre pouvait effectivement constituer un avantage non négligeable. S’ils l’immobilisaient -ce qu’ils semblaient maintenant tenter de faire- ils gagneraient au moins pendant un temps. C’était l’anarchie de leur prestation qui avait poussé Rinne, et sans doute son garant, à croire qu’ils ne seraient pas un problème très long. S’ils se mettaient à présent à réfléchir - à l’instant où on les attendait le plus stupides car touchés au plus profond de leur sacro-sainte virilité - le problème risquait d’être légèrement différent. Plus problématique. Plus chiant.

Il s’agissait tout d’abord de voir comment s’en sortait le garçon. Rinne n’arrivait pas vraiment à s’inquiéter pour le moment. Sans doute parce que l’attention, la fébrilité colérique palpable, ne se focalisaient absolument plus sur ses jambons.

Elle serait libre de lui porter assistance au moment le plus opportun.

    « Tu vas moins faire le malin quand tu pourras plus utiliser tes phalanges… »

Et un rire sadique, un peu hystérique, s’extirpa de ses lèvres.
La peur a aussi cet effet-là : de rendre plus fou, plus hargneux et plus imprévisible ;
même la plus sombre des brutes apocalyptique.



_________________
        
Rinne a une identité multiple ; il faut au moins ça 
pour protéger son propre petit jardin secret s a c r é.
* rinne < civile >  ** riné < omega > 
*** rhyme < gérante du marché noir >
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Rinne

La joute pouvait commencer.
Un duel de force, de virilité, de supériorité. A celui qui aurait le plus de cran, à celui qu'allait montrer qu'il avait la plus grosse. Dans le fond c'était toujours ça le soucis. Un concours de bitte en face des dames en s'imaginant que c'est ce que le monde voulait qu'on fasse. Cette fille en avait certainement rien à foutre de nous voir nous foutre sur la tronche, elle voulait juste qu'on lui foute la paix. Peut être que lui et sa bande de merdeux s'imaginait l'intimider d'avantage en me lattant la gueule.  Mais pour ça fallait d'abord qu'il ose, et ensuite, qu'il y arrive.
Après quelques secondes à se jauger mutuellement comme des chiens de gardes, il estima que leurs nombre l'emportait sur le reste. C'est qu'il s'est sûrement senti poussé des couilles en présence de ses potes, même avec la face en sang.  C'est chiant, parce que j'avais pas que ça a faire de ma vie que d'embrouiller des gens pour une fois. Mais je le savais en descendant de la voiture, cette petite voix au fond de la tête qui nous murmures des conseils avisé, elle était bien là et elle m'avait bien dit de laisser tomber et de me concentrer sur ce que j'avais à faire. Mais comme à chaque fois qu'elle vient me m’emmerder avec ses conseils, je l'envoie chier et j'en fais qu'à ma tête.
Du coup je suis dans la merde.
Mais j'ai un plan de secours. J'ai toujours un plan de secours, du moins quand j'y pense, ce qui, on va pas se mentir, arrive rarement..... mais cette fois j'avais eu un peu de cervelle en décidant de m'en prendre à eux, à deux rue de la voiture qui n'avait certainement pas pris la peine de m'attendre. C'était qu'une question de temps maintenant. Ils pouvaient bien gueuler comme ils voulaient l'autre connard et ses sbires, ils allaient finir par se tirer.  Mais pas tout de suite. Là c'était la charge. Pire qu'un troupeau de mufle, ils s'étaient rué sur moi en m'encerclant pour tenter de m’immobiliser. Vus leurs nombre ça allait arrivé, mais non sans donner quelques coup bien mériter. La lame entailla ce qui me semblait être un bras. Une main. Tout ce qu'elle trouvait à sa porté. Ils gémissaient vaguement, me frappant en représailles en espérant me faire lâcher mon arme. Pas de chance j'allais pas leurs faire le plaisir de leurs laisser. Je finissais à genoux sous leurs ricanement, ils étaient un peu trop fier d'y être arrivé finalement, alors c'était le bon moment pour chasser cet air hautain de leurs sales tronches.

« Bravo. C'est un beau flag d'agression... vous allez avoir dû mal à le nier celui là.. Si tu crois que j'ai pas appeler les flics avant de vous sauter dessus c'est que t'es encore plus con que t'en a l'air putain. »

Un ricanement sonore accompagna les sirènes de polices qui s'étaient misent à hurler à l’horizon. Moins d'une minutes pour être sur les lieux. Ce qu'ils savaient pas c'est que j'avais pas vraiment appelé les flics et que les poulets venaient pour le casse qui avait lieux en ce moment même au kombini du coin, mais ça, y'avait aucuns moyen qu'ils le grillent. Après tout, quel genre de con venait délibérément provoquer un groupe de mecs sachant parfaitement qu'il se fera niqué la tête à la fin ? C'était tellement parfait que j'allais m'en venter toute la semaine de ce coup là.. même si j'avais rien programmé, je m'en sortait plutôt bien.
Leurs tête valait de l'or. Les yeux rond, la panique, les hurlements de gros flippés. Forcément on faisait moins les malins maintenant qu'on risquait de se faire chopper. Il a pas fallu plus de dix secondes aux premier de ses potes pour se tirer. Personne n'avait envie de se faire arrêter pour des conneries, même pas ce genre de mec. En voyant ses potes détaller un par un comme des lapins, le pseudo caïd ne tarda pas à en faire de même en s'enfuyant dans une dernière insulte à la fille et moi même avant de disparaître dans une ruelle.
Voilà. Ça c'est fait.
Déjà à genou, je me contentais de m’asseoir dans un soupir satisfait en sortant une cigarette pour fumer un coup et laisser le temps à la douleurs de mon nez de se tirer. La fille était toujours là. Elle avait pas bougé. Elle avait pas crier.. c'est à ce demandé si elle avait capté ce qui se passait vraiment. Je l'observais sans un mot avant de tousser la fumée qui avait envahis mes poumons malmené par les coups dans le thorax.

« Flippe pas les flics c'était du vent.. Tu vas bien ? »

Normalement ils avaient pas spécialement eu le temps de la faire chier mais on sait jamais. Au bout de la ruelle on voyait les voitures de polices foncer à toute vitesse  pour freiner plus loin. Même s'ils venaient pas pour nous, peut être qu'il valait mieux pas trop traîner dans le coin.
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La violence avait escaladé plus rapidement que prévu.

En même temps, une lame rajoute rarement autre chose que des effusions de sang à une bagarre déjà bien entamée. Rinne avait reculé de quelques pas, histoire de bien se placer en retrait. Elle observait, procédait à un état des lieux passif mais attentif. Le garçon se démenait pour elle, et ça lui faisait tout drôle. Ça l’inquiétait presque. Elle se demandait ce qui l’avait poussé à être si bête. Et tout au fond, une partie d’elle était infiniment reconnaissante, désespérait que cet affrontement s’éternise autant. Parce qu’elle s’apercevait de l’étendue incroyable de la connerie de cette bande de bouffons, et qu’elle s’imaginait les scénarios vraiment pas glorieux qui aurait put se dérouler à son encontre. D’un autre coté, toujours aussi silencieux et froid, caché à la vue de tous sous les tissus protégeant sa peau, dormait son flingue. Toujours prêt à l’emploi. Une autorisation trainait quelque part dans leur système informatique ; glissé là par on ne sait quelle autorité (la sienne). Mais en tout honnêteté, tirer sur des gens, Rinne n’en avait jamais fait sa priorité. Loin de là son plaisir ; il fallait vraiment l’avoir cherché.

Enfin, eux, c’était vraisemblablement pas les derniers à mériter. À cette réflexion, un coup de poing acheva d’exploser le nez de son sauveur. Son beau nez. L’esprit de Rinne s’agita davantage à la vue du sang abondant, et face à ce déchainement de lâches. Cinq sur un. Ok le mec à une lame, et c’est presque du courage que d’oser s’approcher ; mais. Cinq sur un. Bande de merde. Cinq sur une nana, à l’origine. Méprisable. À vomir. Elle sortit son téléphone japonais ; prête à entonner l’éternelle sonnerie policière téléchargée et mise à niveau pour bluffer les trous du cul. Parfaitement adapté. Elle n’allait pas laisser cette belle gueule d’ange prendre davantage tarif en son nom. Elle se sentait déjà suffisamment mal de n’avoir servit à rien, clairement, à rien. C’est à l’instant où ses doigts effleurait l’écran que la voix du garçon s’extirpa de sa bouche ensanglantée, une voix un peu moqueuse, taquine, et assez fière d’elle-même.

Putain, le mec. Il avait déjà tout prévu ? Ou bien… Elle était assez bluffée. parce que totalement pas dans l’état d’esprit pour s’attendre à une intervention divine et logique de la part du garçon assez téméraire pour se coincer tout seul entre cinq bolosses bien bâti et une demoiselle maigrichonne, dont on savait pas bien ce qu’elle avait foutu pour se retrouver-là. Les keufs. Attends. Il avait VRAIMENT appelé les neufs ? Ses pupilles se dilatèrent un peu sous l’intérêt et la surprise que son acte avait fait remonter chez elle. Instinctivement, sa main se referma un peu. Elle rangea discrètement son téléphone tandis que les babouins attardés se ruaient pour fuir, paniqués qu’ils étaient. Bande - de - merdes.

Des insultes balbutiantes, et Rinne eut presque envie de sourire, de lui adresser un "fuck", de lui tirer la langue. Tellement il lui faisait pitié.

Une fois parti, l'informaticienne toisa le prince charmant — à l’allure de manant —, qui venait de s’affaler au sol et d’extirper une cigarette. Les voitures filaient à vive allure derrière le calme tout nouveau. Bien joué. Elle fronça les sourcils en détaillant les nombreuses contusions, et ses lèvres gercées de sang. Il allait s’en sortir, mais ce genre de bleus faisaient gémir au levé du second jour ; quand le corps avait accusé tous les coups, et les muscles contractés nous avertissait d’un « ne recommence plus, c’est moi qui prends tout ». Il toussa lorsque la fumée âcre emplit ses poumons. Son thorax avait dut prendre cher. Rinne s’approcha un peu soucieuse ; ses yeux voilés d’une inquiétude inhabituelle.

Derrière ses allures de blasée, Rinne ne supportait pas la souffrance ; la violence ; elle ne la supportait que dirigée vers elle-même (comme le prix de sa culpabilité, une échappatoire méprisable). Elle s’accroupit à son niveau, et saisit la clope qui échouait des valves blanches écumeuses depuis la bouche de son saint-sauveur.

    « Je devrai plutôt te poser la question… »

Elle éloigna la clope en tendant sa main droite en arrière, et souleva son poing gauche pour saisir les mèches plaquées sur le front du garçon. Un gel de mélasse entre sueur et sang. Rinne souleva légèrement les fibres de jet du bout de ses doigts, Contrit.

    « Ils ne t’ont pas ratés… »

Elle se releva, tira sur la clope de Sunny. Parce que elle, ses poumons allaient bien. Elle ne réalisait pas tout à fait que ce changement de propriétaire pouvait être mal vu ; trop occupée à s’inquiéter de la santé du pauvre inconnu.

    « Attends un peu avant de fumer, je crois vraiment que ça vaut mieux. »

Elle lui tendit la main, même si honnêtement, la moindre tension risquait de la faire s’exploser au sol vu le peu de force qu’elle détenait dans ses bras.

    « Je n’ai pas grand chose pour te soigner sur moi, mais je ne peut pas te laisser dans cet état-là. »

Elle détourna subrepticement le regard. Un peu embarrassée sans doute.

    « …Merci. »






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Rinne

Le cul par terre, ça s'était finit aussi vite que ça avait commencé.
Les loubars improvisés s'étaient tirés vite fait et on était pas prêt de les revoir dans le coins. Au moins ça s'était finit sans trop de casse, ils avaient même oublié la fille qu'ils avaient prit pour cible à la base. Mais à la base ces mecs devaient pas être très futés, la diversion avait marché. Moi par contre je m'étais bien mis dans la merde avec cette idée à la con. J'avais planté les gars sans rien dire, ils devaient être en train de fuir la police en ce moment même, j'imagine que me voir débarqué comme une fleure le nez en sang et le visage tuméfié allait pas les enchanter des masses. Mais je les emmerdes, et de toute manière, pour le moment, je me fichais bien qu'on vienne me chier une leçon de morale. C'est pas comme si c'était le coup du siècle et c'est pas comme s'ils avaient vraiment besoin de moi.
Moi j'étais presque bien ici. Assis au milieu de ma ruelle crado avec cette fille qui s'était finalement mise à parler. Elle a une langue ! Pendant une seconde je l'avais clairement imaginé se tirer de là en même temps que ses agresseurs. Pourquoi traîner dans le coin hein ? Mais non, elle s'était avancé, attrapant ma précieuse cigarette qui me provoquait une quinte de toux à chaque bouffé. Est ce qu'elle essayait d'être gentille ou chiante exactement ? Elle avait pas tellement l'air intimidé, ni même craintive. Pourtant j'avais pas spécialement l'allure des bon garçons qui volent au secours des dames en leurs servant des sourires étincelants et des cheveux au vents digne des pub capillaire. En faite j'étais même plutôt le contraire avec mon nez en sang et mes fringues débraillés, mais ça l’empêchait pas de s'approcher pour glisser sa main dans mes cheveux pour observer un peu mieux le désastre qu'était certainement devenu mon visage. C'est qu'un peu de sang. Une habitude qui teintait le quotidien pour les gens comme moi.
Mais elle s'en inquiète c'est presque trop mignon.
L'attention délicate étira un demis sourire sur mes lèvres fendues, bêtement fier pour la situation merdique qui s'était déroulé sous ses yeux. Comme tout héro qui se respectait, fallait bien bomber un peu le torse et jouer le modeste. Faire comme si c'était rien, comme si on voyait ça tout le temps et comme si elle le méritait mille fois. Dans mon cas, y'avait un peu de vérité dans les faux semblant.

« T'inquiète ..  c'est des égratignures. »

Je lui laissais la cigarette, épargnant mes poumons qui criaient grâce au fond de mon torse. Et puis ça lui allait bien la cigarette. Elle avait quelque chose d'un peu moins fragile maintenant qu'elle n'était plus entouré par un troupeau de mufles boostés à la testostérone. Si ça se trouve elle aurait géré la situation toute seule. Quoi que cette idée fit rapidement balayé au vus du petit gabarie de la fille. Mais il fallait pas s’arrêter au apparences. Elle cache peut être un gun sous sa jupe. L'idée de vérifier me tenta vaguement surtout qu'il me suffisait de baisser la tête mais si je venais de la sauver de ces lourds c'était un peu con de m'afficher comme tel trente secondes après. On va attendre cinq minutes hein.
Elle tendit une main vers moi visiblement soucieuse de mon état et envieuse de m'aider à aller mieux. Décidément c'était le cliché de la gentille fille. Elle m'avait même fais le coup du regard fuyant en me remerciant. Clairement, ces mec l'auraient bouffé toute crue.

« Mais de rien.. je vais pas allez jusqu'à dire qu'c'était un plaisir.. Mais au moins t'as rien. »

Ma main se glissa dans la sienne pour trouver un peu d'aide afin que je puisse me relever, j'avais pris soins de pas y mettre toute ma force sinon je suis certain qu'elle aurait volé au sol un peu trop facilement. J'ai évité qu'elle se fasse éclaté le nez ce serait con que ça arrive par ma faute maintenant. Debout sur mes pieds, la douleur s'estompa lentement. En réalité c'est simplement mon corps qui s'y habituait, mais au final je pouvais marcher et parler sans que ça ne me foute en pls. D’ailleurs marcher faisait du bien. Sortir de la ruelle, faire quelques pas. Je m'étirais vaguement le dos et la nuque en souriant à la demoiselle plus vraiment en détresse.

« Alors.. je suis curieux.. qu'est ce que tu leurs avait fait pour qu'ils s’enflamment contre toi comme ça. Ils avaient l'air chaud putain, t'as du être violente.»

Pourtant elle en avait pas trop l'air. Elle avait même l'air d'être tout le contraire de la pétasse aux grands airs qui s'attire toujours des emmerdes quand elle croise des débiles qui se cherchent de la virilité. Peut être qu'elle était au mauvais endroit au mauvais moment, après tout, c'est comme ça que j'avais atterrie ici.

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La dernière musique de SPYAIR qui s'élève dans tes oreilles, fort bien fort. Sans doute trop fort mais tu n'en as que faire. Après tout, de l'extérieur qu'importe ce qui se fait dans l'intérieur de la limousine, rien n'est vu. Rien n'est entendu. Alors tu y fais ta vie, regardant avec fierté tous les différents achats que tu venais d'effectuer. La voiture ne ressemblait plus à rien, tous les vêtements qui y étaient totalement jetés. Plus aucun espace n'était visible. Un bazar inacceptable. Qui fini rapidement par te lasser, ton regard qui déambule dans la voiture pour observer tous tes nouvelles acquisition, la simple pensée que ces vêtements seraient d'autant plus beaux lorsqu'ils seront sur ta personne te fais jubiler. Mais bien peu parce que tu fini par te perdre, ce regard qui glisse à la fenêtre pour en observer le dehors. Ce monde qui te semble si loin bien qu'une seule portière t'en séparait. Quand tu exiges, soudainement et sans la moindre explication, que ton chauffeur s'arrête en plein milieu de la rue, près du trottoir.

La main qui s'élève délicatement pour indiquer ton souhait, un geste hautain et remplit de flemmardise. Ce simple signe qui est en vérité un ordre, l'ordre absolu. Celui de ton obligation, celui que le chauffeur baisse légèrement la vitre teintée. Elle qui s'abaisse faiblement, juste assez pour faire apparaître le haut de ta tête à l'extérieur. On aurait pu y apercevoir ton regard dédaigneux si tu ne l'avait pas habillé de ta nouvelle paire de lunette de soleil. Alors le coude qui glisse sur l'accoudoir de la porte, le fessier qui se lève légèrement pour apercevoir ce dont il s'agit.

Beaucoup trop fatiguée, beaucoup trop dans ton monde, dans ton intérieur avec ses sièges en cuirs des plus savoureux, pour te rendre compte de se dont il s'agit. Juste deux personnes, dont l'une que tu connais depuis tant d'année. Pourtant bien trop amochée pour que tu puisses le remarquer ou peut-être que c'était justement parce que tu savais de qui il s'agissait que tu avais exiger de t'arrêter un court instant en plein milieu de la route. Ils sortaient tout juste d'une ruelle en titubant, une manière plutôt difficile. L'un aux habits déchirés sur certaines coutures, le corps qui semblait chétif. Toute cette prestance en vérité, qui ne faisait qu'affirmer ce corps de fragile. Des saletés peut-être, de la violence aussi.

Dur vie qu'était la rue. Par moment il t'arrivait d'en rencontrer, voir même d'en côtoyer. D'ailleurs l'un deux était là devant toi, bien que tu ne semblais toujours pas l'avoir compris. Et par moment, il t’arrive de ressentir un peu de pitié. Un sentiment particulier qui t’habite sans réellement comprendre de quoi il s'agit. C'est sale. C'est moche. C'est hideux. Vulgaire et vomitif. En fait, c'est surtout un aspect pauvre que tu n'acceptais pas. Triste réalité. Toi qui venait de passer la totalité de la matinée à Omotesando pour y dépenser des sous que tu ne comptais même plus. Divers articles, principalement des vêtements et accessoires de luxe que tu ne mettrais en plus, qu'une seule fois dans ta vie.

Alors tu les observes tout deux silencieusement dans la faible ouverture de fenêtre, ils ne méritaient pas de te voir bien plus, exprimer totalement sa riche à des gens qui n'avaient rien était pourtant dans ta nature, mais le fait d'avoir pu mettre la main sur des articles en avant première t'avais décidément mis de bonne humeur. A tel point que tu finis par tapoter les rangements de ta portière à la recherche d'un éventuel bien. Un pièce de 500 yens, la seule richesse liquide que tu possédais ici-là, c'était même d'ailleurs bien étrange car peu dans tes habitudes. Cette même pièce que tu attrapes pour leur balancer, à eux pauvre gens de la rue.

Jour de bonté, ils devraient te percevoir comme un ange tombé du ciel, grâce à cette richesse ils pourraient sûrement s'acheter quelque chose à manger pour ce midi. Et d'un nouveau signe de la main, ta limousine qui s'était arrêtée repart au galop pour te déposer des rues plus loin, à ton appartement.
slt les kopains c'était mon intervention
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What the heck.


Il saisit sa main pour se redresser, et Rinne fut surprise de la légèreté du geste, et du poids qui s’offrait à elle : il avait dut prendre gare à ne pas propulser ton son poids dans la poignée de main, car son redressement, loin d’être aussi maladroit que le laissait présager ses blessures, ne la balança pas en avant. Elle apprécia cette supposition. En plus d’être serviable, il était attentif. Rinne ne supportait pas les gens distrait, en dehors du monde, ne se souciant que d’une chose : leur petite personne et son eco-système. Ils atteignirent bientôt l’artère principale, quittée pour le pire. Le garçon semblait se remettre sans trop de difficulté de ses contusions, mais l’inquiétude de l’informaticienne ne s’améliora pas pour autant. Il y avait du sang, des bleus prêt à éclore. Elle se sentait redevable, malgré son inaction précédente. Elle effleura du bout des doigts le téléphone glissé dans sa poche. Certitude d’avoir une trace de son identité, et de son existence.

Tandis qu’il s’étirait, Rinne put entendre le bruit d’une voiture qui ralentissait. C’était une sublime limousine, pas si rare dans ce quartier où l’argent claquait des mains, coulait à flot. C’était plus surprenant par contre qu’elle semble s’arrêter peu à peu à leur hauteur. Rinne venait de finir la cigarette du garçon, et l’avait laissé couler dans la chaussée. Elle observa les vitres fumées à l’instant où l’une d’entre elle s’abaissait légèrement. A peine eut-elle le temps d’apercevoir des verres de lunettes qu’une main se tendait, mystérieuse. Rinne décortiqua la scène dans son esprit, tant elle lui parut irréaliste. Un bruit de féraille claqua dans l’air et sur le sol, roulant à ses pieds comme une farce de mauvais goût. La jeune fille sembla se changer en marbre tandis qu’elle prenait peu à peu conscience des faits. On venait. De leur lancer. Une pièce de monnaie ?? Un pincement rapide à son cœur déclencha des remous intérieur, une sorte de rage instantannée, de vexation, puis ensuite, d’amusement irrité. La silhouette de la voiture disparaissait déjà à l’horizon quand son corps décida de se remettre en action. Elle s’abaissa machinalement, ramassa la pièce, la fixa, éclata d’un rire nerveux.

    « Ça ne va pas être suffisant. »

Se dit-elle a elle-même plus qu’au jeune homme à ses cotés. Suffisant pour payer les frais médicaux, s’entends. Elle se tourna vers lui, du rose au joue, un peu plus en phase avec la réalité. Faire comme si tout était absolument normal. Mais la monture des lunettes de marque flottait dans son esprit, comme une empreinte au fer rouge, un souvenir tenace.

    « Violente, c’est le mot. »

C’était une blague, en connaissance de cause. La violence avait été purement numérique, ou tout au mieux, de l’ordre moral, mental, psychologique. Elle repassa une de ses mèches derrière son oreille gauche. Leva la main dans laquelle se trouvait la pièce, qu’elle avait coincée entre son index et son majeur. Un peu de malice soulignait l’ombre de ses yeux bruns.

    « On va pouvoir s’offrir un véritable festin. »

Elle se dirigea un peu plus loin : un de ces éternels distributeurs semblait les attendre, telle la providence.

    « Tu bois sucré ? »

Tandis qu’elle commandait leur dû, penchée vers le bas de la machine, Rinne jugea qu’il était peut-être temps de se présenter. Elle se redressa avec leurs victuailles, déboucha sa bouteille de tonic à la pêche. Son préféré.

    « Rinne, enchantée. »

Elle ne put contenir une petite courbette, bien trop habituée à user de la politesse.

    « Tu te ballades souvent avec une lame à tes cotés ? »

Ce n’était pas tant de la curiosité qu’une remarque qui lui était venue, se rappelant la scène de bagarre écourtée. Il devait avoir confiance en ses capacités : on ne se trimballe jamais avec une arme si la possibilité qu’elle se retourne contre nous existe. Ou alors, on est stupide, inconscient. Bref, débile, ou trop confiant. Elle fouilla dans sa seconde poche, en extirpa son paquet de clope.

    « Je pense que maintenant, tu as bien mérité ton cancer du poumon. »

Elle tapota sur le fond du paquet souple, et une cigarette montra le bout de son filtre. Il suffisait de la prendre.


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Rinne

Qu'est ce qui venait de se passer là ?
Debout dans la rue, l'esprit encore un peu sonné de la baston rangé avec ces débiles, voilà qu'on se met à nous caillasser avec de la petite monnaie à partir d'une voiture. Non, pas une voiture. Une limousine. Qu'est ce que putain de quoi ? La scène avait quelque chose de surréaliste.. au point que j'en étais resté planté là à me demander qu'est ce que le fuck venait de se passer. Parce que soyons honnête, il me semblait avoir déjà vus cette limousine quelque part... Petite impression familière, et même si Tokyo est une très grande ville, les prétentieux qui se baladaient en limo h24 étaient rares, surtout ceux qui portaient des lunettes qui valait certainement plus cher qu'un mois de salaire pour un citoyen normal.
Y'avait que Princesse pour avoir si peu de race dans un moment comme ça. Je sais pas pourquoi mais je la voyait parfaitement bien balancer sa petite monnaies aux pauvre de la plèbe du haut de son carrosse.. et se dire qu'elle faisait une bonne action en plus de ça. Les gens sont quand même bien éduqué en général.. Mais pas elle. Quelle connasse.Heureusement que c'est ce qui fait son charme, du coup on pourrait presque lui pardonner.
La mine septique, j'observais la jeune fille à mes cotés qui semblait quand même un peu plus vexé que moi qu'on la traite comme ça. Violent c'était le mot ouais. Mais c'est un mot qui allait décidément bien à mademoiselle la riche. Heureusement qu'elle connaissait pas Princesse, elle aurait certainement explosée de frustration et colère sinon.. Malgré la petite lueur passagère au fond de son regard, elle garda le sourire, ramassant la pièce pour prendre ça comme une plaisanterie. Clair que ça allait pas suffire à quoi que ce soit ce petit bout de métal mais c'était pas une raison pour rien en faire.

« Y'en a qui s'y croient un peu trop ouais.. et va pour le sucré.. »

Une boisson sucrée sans la moindre trace d'alcool.. ça me ressemblait pas mais je pouvais quand même pas demander de la bière ou je ne sais quoi.. déjà parce que j'ai à peine l'âge de boire normalement, ensuite parce que ça me ferait passé pour je sais pas quoi.. et pour finir si j'en prenait une m'en faudra dix de plus et Princesse nous avait pas lancé assez de fric pour ça.
Le sucré c'est parfait.
Attendant la bouteille, elle se présenta finalement, me rappelant qu'effectivement je ne savais même pas son nom alors que j'avais quasiment risqué ma vie pour elle. La petite courbette me laissa encore une fois septique, à force de traîner dans les rue à fréquenter des merdes ou la famille de dégénérés que formait Meiji, j'avais plus trop l'habitude de voir ce genre de civilités.

« .. Enchanté aussi. Moi c'est Sunny... »

Elle avait pas besoin d'un vrais nom, et de toute manière personne m'appelait vraiment Sun donc je vois pas pourquoi une inconnue le ferait.
Présentation faite, et boissons à la main, l'ambiance était moins tendu et dramatique qu'au fond de la ruelle, cette fois j'avais le droit à une cigarette, du moins c'est ce que Rinne, improvisée docteur le temps d'une seconde, m'autorisa à prendre. La cigarette était servie avec des questions bien entendu. C'est vrais que c'était peut être choquant pour elle de voir une arme si c'est une de ces filles gentille et rangé de bonne famille.
Mais ce genre de fille s'attirent rarement des ennuies avec des mec au fond d'une ruelle.. c'est qu'elle était pas si innocente que ça..

« Ouais. Toujours. C'est indispensable si tu veux t'en sortir un minimum là ou je traîne... Moins impressionnant qu'un flingue c'est clair mais tu prend moins cher si les flics te tombe dessus du coup... puis c'est utile pour sauver les jolies filles des emmerdes ! »

C'était une conversation étrange à avoir avec une inconnue mais soyons honnête j'avais pas tellement l'allure d'un bon garçon et elle avait pas tellement flipper de rester en ma présence alors je vois même pas pourquoi faudrait que je fasse gaffe à ce que je dis.
Puis elle avait l'air sympa cette fille en plus, y'avait quelque chose que j'arrivais pas à totalement cerner chez elle mais c'est ce qui la rendait intéressante.

« Tu devrais en prendre une aussi. Je serais pas toujours là pour te sauver tu sais, même si ça me ferait super plaisir de passer pour le héro encore une foi.»

Je me jetais des fleurs tranquillement dans un grand sourire. Mais j'étais un peu le héro du jour après tout, fallait bien que je m'en vante un peu et que j'en profite un minimum sinon à quoi ça sert ?

« D'ailleurs tu devrais pas être toute seule non plus. C'est presque trop triste pour une jolie fille de zoner toute seule. »


Celle là elle était facile comme drague, mais je venais de me faire péter le nez et j'avais encore mal au crâne alors fallait pas attendre grand chose d'autre de moi pour le moment. Puis elle avait du en voir d'autre de toute façon, c'est pas comme si les mecs passaient pas leurs vie à ça.

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What the heck.

Sunny, hein. Comme le soleil. Elle le toisa avec un sourire doux, décontracté. Si dans sa tête quelques pensées fusaient, rassemblant les quelques éléments en sa possession à son propos, l’informaticienne choisissait de se draper encore et toujours dans son rôle de nippone innocente. C’est ce qu’elle, contre toute attente, était en cette après-midi. Une japonaise qui n’avait pas eu de chance. Et qui avait sans doute un peu violemment réagit. Le coup du cendrier, c’était assez osé. Elle espérait vivement qu’on ne lui en tiendrait pas rigueur à la Taito, après le mal qu’elle s’était donnée pour organiser leur prochain tournoi de JV. Bon, en soit, rien n’avait été très compliqué : tout avait déjà été à peu près négocié à l’avance. Mais elle s’était déplacée, avait distillé les politesses, entretenu l’image de l’association auprès de leurs partenaires réguliers. Rinne aimait profondément son crew, et si ses agissements (malencontreux ou non) devait êtres payés, elle priait pour que ce ne soit pas avec (et contre) eux.

Il se baladait toujours avec une arme. Les quelques informations dont il agrémenta son explication firent un peu tiquer Rinne, qui n’en laissa rien paraître. « Là où je traine… ». Où trainait-il ? Enfin ; Tokyo n’était plus sûre depuis plusieurs années, c’était une certitude. Son sourire s’élargit naturellement quand il cita l’idée d’un flingue ; mais rien n’aurait put indiquer au garçon qu’il s’agissait d’une blague envers elle-même, et pas d’appuyer son opinion. En effet, un gun, c’était plutôt impressionnant. Y’avais l’idée d’une mort bien plus certaine que celle possiblement infligée par une lame dansante. Et en effet, tu prenais moins cher avec un schlass. Elle hocha donc la tête paisiblement, ses dents à peine dévoilées par l’étirement de ses lèvres. De temps en temps, Rinne ponctuait son écoute de petite lampée, qui ravivaient ses papilles édulcorées.

« Tu devrais en prendre une aussi. Je serais pas toujours là pour te sauver tu sais, même si ça me ferait super plaisir de passer pour le héro encore une foi.»

Il était drôle, décidemment. Et il n’avait pas tord. Si Rinne avait toujours glissée sous son pantalon en double couche l’arme froide et terrible ; c’était sans aucun doute pour ce type de raisons. Mais s’en servir était une limite qu’elle désirait ne jamais franchir. Même en règle, le prix à payer serait terrible. Rinne n’avait encore jamais tué ; et lorsqu’elle blessait, quelque chose en elle s’en allait pour toujours. Des fois, elle se demandait si le puzzle conformant son être en une existence viable, n’était pas destiné à finir en pièce.

Elle allait lui répondre lorsque, son drôle d’humour toujours plaqué au visage, le garçon lui lança une phrase qui la prit de court. Une sentence que Rinne n’entendait jamais — d’une part parce qu’elle ne laissait aucune occasion susceptible de les favoriser se produire, et d’autre part, parce qu’elle discutait rarement avec des inconnus. « D'ailleurs tu devrais pas être toute seule non plus. C'est presque trop triste pour une jolie fille de zoner toute seule. » Elle s’étouffa sur une de se staffs et manqua de se bruler avec le foyer de sa propre cigarette. Rinne but directement une gorge pour faire passer la toux, et essuya sa bouche d’où le liquide avait coulé, confusion oblige. Ses joues s’étaient teintées de rose, et sa maladresse menaçait son cœur battant à tout rompre.

    « Je je.. »

Rinne si constante et impavide : se décomposait littéralement.

    « Je ne suis pas jolie ! »

Ok. C’était pourri.

    « Enfin je veux dire, je sort rarement seule. »

Ok, pas mieux, vraiment.

    « Enfin, je veux dire que ce qui s’est passé aujourd’hui était fortuit. Et que je suis infiniment reconnaissante d’être tombée sur vous. »


Les formes de la cordialité, et l’espace distancié qu’elles savaient poser entre les gens, étaient revenues tout naturellement (ou plutôt, avec empressement). Rinne se remis à tirer sur sa cigarette, utilisant la fumée comme prétexte pour souffler.

    « Même si vous allez-mieux, je pense vraiment qu’il faut aller vous soigner… »

Se focaliser sur l’autre était une méthode assez commune pour oublier qu’on s’adressait en fait à elle depuis le début. Détourner l’objet de son trouble, pour se préoccuper de quelque chose de terre à terre et avec une finalité : la santé de son bienfaiteur. Ça éloignerait un temps toute discussion à propos de sa gêne – ou du moins, elle le croyait. Elle se rapprocha d’un pas peu décidé du garçon, et pris son bras dans sa main.

    « Je ne suis pas médecin, mais vous avez des contusions plutôt vilaines à certains endroits. A défaut de l’hôpital, permettez-moi au moins de vous payer de la pommade. »

Les konbinis avaient pour Rinne quelque chose de rassurant : elle y travaillait, cela expliquait peut-être qu’elle les rattache à une familiarité presque apaisante.



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Rinne

Cette fille, Rinne, avait quelque chose s’intriguant. Elle s'embarquait dans des plans foireux avec une bande de mecs, elle fumait des cigarettes comme une pro, pourtant, elle rougissait en manquant de s'étouffer en entend qu'elle était jolie. Autant dire que c'était une dualité qu'on croisait pas toujours. J'avoue que ça m'avait assez surpris, peut être aussi parce que le genre de filles que j'avais l'habitude de draguer n'en étaient plus à rougir à ce genre de compliments un peu trop innocents. J'ai bien fais de pas parler de ses seins du coup. Elle en serait peut être morte de gêne.. Mais j'étais pas assez bourré pour ça et elle avait pas l'allure des filles faciles que je croise en général... Jolie restait approprié mais c'était visiblement déjà beaucoup pour elle.
J'avais du mal à cacher le sourire que l'inspirait la scène. Elle bafouillait quelques remarques complètement maladroites en essayant de se rattraper la seconde d’après. Je pensais pas que ce genre de fille existait vraiment ! Mais c'était un constat assez amusant ! Elle me servait du vous ce qui manqua cette fois de me faire étouffer moi. C'était toujours une claque. Parce que les politesses à outrance c'était pas tellement habituel dans mon quotidien. Ça me faisait presque sentir comme quelqu'un de vachement important. Autant en profiter parce que c'est clairement pas tout les jours que ça allait arriver. Je me contentais d'un sourire en hochant la tête à ses mots avant de finir la canette fraîchement quasi offerte par Princesse.
Je me sentais déjà mieux mais mon état avait tout de même l'air d’inquiéter la demoiselle plus en détresse. Franchement y'avait pas de quoi paniquer, quoi que pour les gens habituer à une vie plus « normal » ce genre de bleu et le sang ça pouvait être sacrément impressionnant à voir. Beaucoup plus de peur que de mal mais ça semblait quand même la travailler. La travailler un peu beaucoup puisqu'elle voulait me traîner pour aller chercher de la pommade. Bon. Au moins elle avait lâché l'idée de l’hôpital. Parce que c'était pas question que j'y foute les pieds, ça c'est certain. La pommade c'était envisageable, et puis elle avait l'air d'avoir besoin de soulager le poids de sa culpabilité. Puis je pouvais pas nier que la pommade me serait certainement utile plus d'une fois, en plus c'était demander si gentiment que c'est moi qui allait culpabiliser de dire non.

« Bon ok. Si ça te fais plaisir, puis j'adore qu'on me passe de la pommade de toute façon. »

J'en revenais toujours à cette légèreté sans rien de sérieux même avec un œil hors service et une lèvre fendu. Elle m'avait attrapé par le bras, direction le konbini le plus proche. Y'avait juste un détail que j'avais complètement zappé. Les flics en faction au bout de la rue, la ou la voiture de casseur avait fait son œuvres quelques minutes plus tôt. Voiture ou j'étais supposé m'être trouvé et méfait auquel j’étais supposé avoir participé également. Heureusement que c'était pas le cas et que j'avais un sérieux alibi.. mais quand même. La proximité de ces mecs ne me mettait pas spécialement à l'aise et ça se sentait peut être un peu trop. Une diversion était de rigueur, de l'humour par exemple, sur la situation qui justement me posait problème.

« Tu venais pas de par là ? Y'a l'air d'avoir de l'animation ici dis donc ! Vaudrait mieux pas rester dans la coin avec ma tête.. on sait jamais que j'ai l'air d'un bon coupable. »

Ou juste la tête de quelqu'un qui s'était fait cassé la gueule. Mais avec ma chance j'allais croisé des habitués qui me reconnaîtront et se feront un plaisir de déduire que ma présence ici en ce moment n'était pas une coïncidence, même avec un témoin...

« Remarque cette fois ce sera à toi de me sauver en leurs racontant mon sauvetage héroïque. »

Ni vu ni connu, je l'éloignais un peu de la rue principale déjà bondé de monde et de voitures épiant les forces de l'ordre à l’œuvre puisque ça semblait être l'attraction principal, et ça m'allait plutôt bien comme ça.
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What the heck.


« Bon ok. Si ça te fais plaisir, puis j'adore qu'on me passe de la pommade de toute façon. »

Tu ne sais pas si c’est un soulagement ou de la gêne qui te pique le cœur lorsqu’il prononce ces mots. Tu aimerais pouvoir en rire, lui taper sur l’épaule, être aussi détendue que lui — que rien ne semble déranger. Ses contusions multiples, l’action de cet après-midi… Tu te dis qu’il doit en voir des vertes et des pas mûres tous les jours. Ça pourrait t’intriguer, mais ton esprit est ailleurs, focalisé sur l’idée de soulager ses douleurs. La souffrance d’autrui a toujours chez toi cette empreinte invincible. Elle te saisit à la gorge. Tu ne sais pas pourquoi, l’idée du malheur d’autrui t’es insupportable. Ou peut-être (sans doute) est-ce autre chose. Mais tu es incapable de discerner encore très bien les raisons qui t’animent de certains sentiments.

Peut-être que son rire et sa nonchalance sont des parures pour le vrai.
Peut-être que tout ça, ce n’est qu’un jeu.

Et cette idée te presse davantage de l’aider ; ne serais-ce qu’un peu. En fait, au fond, tu entrevois peut-être chez ce garçon l’infime possibilité d’avoir un allié, un ami. Parce que s’il trempe dans des choses peu reluisantes ; il ne pourra pas te juger pour le mal dans lequel tu es baignée depuis deux ans. Et pour cette raison ; alors que tu conchies le plus vivement du monde les gangs et leurs attractions, l’idée que Sunny soit un malfrat de bas étages à quelque chose de réconfortant. Mais non. Trève d’élucubration. Tu ne livreras rien — et lui, sans doute, non plus.

Le konbini est à deux pas ; et son bras toujours dans ta paume. Poigne ridicule ; qui tiens juste parce qu’il veut bien te suivre. Tu en rougis presque, à chaque fois que le tissu chatouille la commissures de tes lignes chiromanciennes. Puis un bruit très caractéristique ; et le monde environnant qui reprends consistance. En fait, les flics sont vraiment là.

« Tu venais pas de par là ? Y'a l'air d'avoir de l'animation ici dis donc ! Vaudrait mieux pas rester dans la coin avec ma tête.. on sait jamais que j'ai l'air d'un bon coupable. »

Tu n’es coupable de rien, mais ça te fait une sueur froide ; Tu ne te l’expliques pas. Ou peut-être un peu, quand même. L’accumulation de brutalités et détails impromptus ; le quotidien qui flanche. Tous tes repères, toute ta tranquillité, mise à mal depuis plus d’une heure. L’impression de désordre omniprésente. L’absurdité du déroulement des évènements te gagne, Rinne, et tu ne résiste même pas (pas plus que tu n’analyses) quand il te guide à son tour, t’éloigne de l’attroupement des forces de l’ordre.

« Remarque cette fois ce sera à toi de me sauver en leurs racontant mon sauvetage héroïque. »

Tu l’écoutes continuer à bavasser ; et c’est un rire menu qui file d’entre tes lèvres, dans une légèreté que tu ne te connais pas. Peut-être que sa simplicité est contagieuse. La sonorité de ton ravissement aura duré quelques secondes ; juste assez pour te sentir papillonner un peu en deçà des limites de sociabilité que tu t’imposes (ou qui s’imposent) à toi depuis bientôt plus de deux années. Brusquement, tu décroches ta main de son bras. Qui es-t-il ? Qu’est-ce que tu fais là ? Ta méfiance naturelle revient au galop ; mais pour éviter de solliciter la sienne, tu remets ton masque de justesse en place.

    « Je vous dois au bien ça ! »

Dis-tu, d’une voix franche, en inclinant légèrement la tête. Tes cheveux tombent en cascade pour masquer une pensée plus lourde à laquelle tu ne donneras pas vie. Même les héros peuvent être des bourreaux.

Tu ne perds pas de vue ton objectif, et bientôt ton index pointe vers le Konbini laissé en arrière. Tant qu’il y a une cible ; même l’aura déconcertante des policiers est plus enviable que l’errance de questions sans réponses. Faire ami-ami, même avec des gens aussi avenants, tu ne sais plus vraiment. Peu à peu, l’adrénaline rendormie et l’ambiance en accalmie, ça te gêne.

    « Attendez ! Je n’ai pas beaucoup de signes de bagarre sur moi… »

Sa propre formulation lui semble bizarre ; mais bon, qu’importe. Elle y met tellement les formes, que ça ne peut passer que pour un trop plein de politesse.

    « Laissez-moi aller vous chercher de quoi réparer tout ça. »
((encore))
Elle n’attend pas que tu lui donnes l’autorisation, Rinne. Elle file déjà en trottinant vers le Konbini pas bien loin. Elle y va a telle vive allure, qu’à peine sept minutes se sont écoulées entre son départ et son retour. Sur le chemin, de vagues rumeurs des raisons de l’agitation sociétale lui parviennent ; mais elle n’y prends gare : il sera toujours temps une fois rentrée de se renseigner sur l’idée finalement l’obsède.

Un peu essoufflée, les cheveux en bataille d’avoir couru, Rinne réalise subitement pourquoi la proximité des flics était dérangeante. Son gun. Toujours bien en place. Est une éternelle épée de Damocles qui lui semble pourtant nécessaire. Elle ne sait toujours pas comment en justifier auprès des autorités, quand bien même son immatriculation est bien rentrée (et légalisée) dans la base de donnée. Attirer l’attention sur elle est trop pénible ; engage trop d’énergie, et trop de risques. Avoir ce genre de constat alors même qu’elle revient face à Sun n’est pas agréable. Elle a l’impression que des soucis d’acabits très divers se font face. Pour autant, son visage ne reflète qu’un l’exhaustion dut à la course, et son arme est bien cachée sous ses couches de vêtements amples.

Alors elle se raccroche à la crème.

    « Voi… Voilà ! »

C’est sortit en français. Rinne se sent super conne. Genre dandy anglais mal doublé dans les animes japonais. Vous savez. Mais si, vous savez. Le bouchon dévissé roule au sol, et un épais boudin blanc de crème s’en échappe, sans doute parce que sa main un peu trop sous pression agrippe le truc comme si c’était une bite d’amarrage et elle la corde du bateau. (oui je me barre en couille, pardon). Son index rattrape la coulée blanche, épaisse et compacte, et dans un geste de plus naturel, d’une démarche des plus assurées… Rinne applati son doigt sur le front de Sunny. Sauf que y’en a beaucoup trop. Et que le bouchon est toujours à terre.

    « Ah, désolée ! »

Du coup elle s’incline, ramasse le bouchon, pendant que la crème à peine étalée dégringole sur le nez du pauvre garçon.

    « Heu… »

Rinne a un petit rire nerveux, un peu bête vous savez. En fait, sa dextérité avoisine le 0 dès que son accabit de jeune fille en fleur reprends le dessus. Du coup elle inspire, et précise, trop tard :

    « Désolée si ça pique un peu, je vais essayer d’y aller doucement. »

Elle ne se doute pas que sortit de son contexte son script est digne d’un mauvais film de cul ; et tant mieux. La proximité de leur visage lui suffit déjà amplement. Reprenant sa contenance, elle finit par parvenir à étaler aux endroits nécessaires ledit pharmakon. Une fois finie, le doigt toujours luisant de l’onguent gras, Rinne fait mine de réfléchir.

    « Je… Pour… Le reste des coups… »

Torse ; coups de poings ; jambes ; poitrine…. Peu à peu, sa tête se transforme en véritable boucherie. L’anatomie du corps humain défile dans son esprit confus. La crème redevient une bitte d’amarrage. Les joues redeviennent roses. Et pour une raison qui restera inconnue jusqu’à ce jour, Rinne finit par balancer la crème sur Sunny (genre elle a cru c’était une pokéball le bordel) tout en s’inclinant brutalement.

    « Désolée, je ne peut pas ! »

Peut pas quoi ? Oulalaaaaa….
Toujours est-il que la demoiselle a littéralement pris ses jambes à son cou ; laissant le jeune homme la tête blanche d’une crème tartinée au rabais ; les contusions encore fraiches. À ses pieds, le tube de crème est associé à un paquet de pansements qu’elle a balancé sous le coup de l’émotion (quelle émotion ? Cherchez pas).

Sur le chemin du retour, Rinne a la tête rouge pivoine et les idées en vrac. Elle se prendra quelques murs ; hoquettera bêtement. Deux ans d’autarcie pour une adolescence haute en couleur… Le résultat est sans appel : Rinne a régressé au stade zéro de la sociabilité.



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Rinne

Loin des emmerdes. Je m'en sortais plutôt bien je crois, puis le courant passait bien avec cette fille vu qu'elle souriait à mes blagues nulles. Moi tant qu'on allait pas traîner vers chez les flics, tout m'allait. Je la suivais sans rouspéter, jetant quelques regards par dessus mon épaule en pressant un peu le pas ce qui devait peu être me donner l'air un peu plus suspect que souhaiter. Fallait se détendre.. parce que tout allait bien dans le fond.. j'avais rien fais de mal. Et le pire c'est que c'était vrai ! Je sais pas pourquoi je me foutais la pression tout seul... Ah. Oui.
Parce que j'étais supposé avoir fait ce casse et parce que ma tronche était un peu trop connue des uniformes et leurs culs serrés. Profil bas, c'est encore ce qu'il me restait de mieux, et puis elle avait l'air déterminer à me l'offrir ce soin ! Elle me désigna une enseigne plus loin dans la rue avant de proposer de s'y rendre elle même. Seule. J'eus une seconde d'incrédulité avant de comprendre ce qu’elle voulait dire. Oui. En effet contrairement à moi elle avait pas l'air de s'être pris une horde de chien sur la tronche. Elle ne risquait pas d'inquiéter ou d'alarmer qui que ce soit. De toute façon elle ne m'avait pas vraiment laissé le temps de répondre quoi que ce soit qu'elle s'était précipité à l’intérieur.
Elle était un peu bizarre cette fille mais elle était loin d'être méchante.
Planté à l’extérieur, je m'étais calé contre un mur histoire de ne pas trop attirer l'attention au milieu du trottoir, tournant bien le dos à la rue et au grabuge qui se faisait toujours entendre plus loin. J'avoue que j'étais pas serin pourtant on était bien à deux rues des flics et du reste. Mais quand même, je pouvais jamais me sentir vraiment innocent dans ce genre de moments de toute manière. Passant mon temps à jeter des petits coup d’œil par dessus mon épaule, j'essayais de me rassurer en me disant que j'avais fait le bon choix de toute manière. Que cette fille aurait pu avoir pas mal de problèmes sans moi et que donc, dans le fond, j'étais peut être un genre de héros ou un truc comme ça.
Je kiffais bien l'idée.
J'arrivais même à me convaincre que c'était une évidence et c'était plutôt bon pour mon ego. Les autres allaient en entendre parler ça c'est certain, une version remastérisée bien entendu histoire que ça ai l'air du sauvetage héroïque de l'année. Fallait bien que ces bleus sur mon visage servent un peu, à quoi ça sert de se faire casser la gueule sinon ? Peut être même que je pourrais choper le numéro de cette Rinne. J'avoue que ce serait parfait et j'aurais au moins la satisfaction de me dire que j'avais pas fait tout ça pour rien.
Pas si altruiste que ça au final.
Quelques minutes s'écoulèrent encore avant que la jeune fille ne réapparaisse. Le souffle court et le visage un peu rouge de la course folle qu'elle s'était infligée. L'image me fit sourire, je sais pas pourquoi mais elle avait l'air un peu troublé, peut être qu'elle avait peur que je me mette à fondre sur place si elle me soignait pas tout de suite, ou un truc du genre . C'était presque mignon de la voir maladroite et tendue comme ça. Elle avait brandi la crème sous mon nez en baragouinant quelque chose que je n'avais pas compris et qui ne devait même pas être japonais en fait.
Je sais pas ce que j'avais fait tout d'un coup mais elle avait l'air complètement stressé. Sa main s'était tellement crispé sur la crème qu'elle en avait vidé la moité d'un coup, laissant également le bouchon tomber au sol pour rendre ça encore un peu plus chelou. Pourtant j'avais rien dit cette fois ! Pas même un petit compliment lourdingue ou quoi que ce soit.
J'essayais de ne pas rire. Pinçant mes lèvres en face de la scène pour tenter de contenir le fou rire qui allait certainement finir par m'échapper. Mais elle avait quelque chose d'attendrissant à être aussi empoté pour si peu. Parce qu'elle avait pas fini.. non, devant sa bourde, elle ne trouva pas grand chose de mieux à faire que de m’étaler un pot et demis sur le front avant de se baisser pour ramasser le bouchon qui traînait au sol, laissant donc la moitié dégouliner sur mon nez. Cette fois c'était quand même plus fort que moi. J'en riais avec elle, essayant de limiter les dégâts à mon tour en enlevant ce qui m'était tombé sur le nez.
On y arrivait. Lentement mais sûrement hein.
Elle s'excusa, repris un peu contenance pour étaler le reste sur mon visage encore un peu endolorie. L'onguent picotait vachement mine de rien mais grâce à ça j'allais peut être pas me lever demain avec le visage noir d'ecchymoses. Je lui fis un sourire pour la remercier, plantant mon regard dans le sien alors qu'elle se mettait encore à rougir un peu. Peut être que la proximité la mettait mal à l'aise. Elle bafouillait encore quelques mots avant de prendre trois teintes de rouge supplémentaire.
Elle est mignonne mais elle est un peu étrange aussi ?
Je posais un regard curieux sur elle, prêt à lui demander si tout allait bien mais elle anticipa la question en me balançant sa réponse en pleine tête. Littéralement.
Mais ça fait mal ?

« Aouch.. mais.... »


Son pot de crème manqua de m’éborgner. Elle me l'avait carrément jeté dessus avant de s'incliner et de s’enfuir en courant. J'avais tellement rien compris à ce qui venait de se passer que j'étais incapable de faire autre chose que la regarder se casser en ouvrant grand les yeux. Pas même le temps de me plaindre de son indélicatesse et de son geste qui avait manqué de me crever un œil .

« .. D'accord ?.. Quoi ?! »

Elle peut pas ?
Elle peut pas de quoi ?
Qu'est ce que putain de quoi ?
Un bras vaguement levé pour tenter de l’interpeller, l'attraper ou juste traduire l'incompréhension de la chose. Je me retrouvais comme un con planté là sous le regard de quelques passants qui n’avaient vus qu'une jeune fille s'en allez en courant, le visage au moins aussi rouge que le sang qui tachait mon t-shirt. J'avais peut être l'air un peu con avec ma tête refaite et la crème qui faisait certainement luire tout mon visage comme si je m'y étais tartiné du beurre.
Bon. On va tenter de faire comme si tout ça était normal. Même si c'était le truc le plus chelou qui s'était passé depuis un moment. Pas vraiment la peine de tenter de la rattraper.. surtout que je sais pas de quoi j'aurais l'air à lui courir après comme ça. Alors je me contentais de me baisser pour ramasser les pansements et le reste, soupirant en crispant mon visage aux picotements encore présent. Je me retrouvais tout seul comme un gland et décida simplement de déguerpir d'ici, en plus, après tout ce que j'avais fait, elle m'avait même pas filé son numéro.
Parfait.
Cette journée est bien merdique.
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