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TO DROP BOMBS — Jester

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FT : Satsuki Kiryuin — Kill la Kill
Âge : 25 ans.
Habitation : IKEBUKURO
Présentation : LOST IN TRANSLATION
Messages : 147
D/2
T’es assise dans cette salle close dans laquelle la lumière même ne saurait passer. Il y a un néon qui grésille au-dessus de ta tête, il est blafard. La chaise sur laquelle t’es est froide et tu attends patiemment. Que le silence se brise, qu’il y ait une sorte de mouvement qui fasse débuter cette conversation. Les bras croisés sous ta poitrine, tu fixes la table, à croire que tu es celle qui a des choses à avouer. Parce que face à toi, c’est pas un con de plus, c’est pas pareil.

Un peu plus tôt dans la journée.
Les sirènes chantent dans les rues, deux voitures se suivent et sillonnent jusqu’à une adresse inconnue. Vous êtes sur les dents, parce que prendre sur le fait, c’est toujours une occasion dorée. Ça laisse rarement place aux doutes. Lorsque l’appel est arrivé, tu t’es levée dans une sorte de hâte, t’as croisé le regard d’un collègue. Ça brûlait d’excitation. Parce que la journée avait été calme, que vous étiez tous là à vous occupez de choses secondaires en espérant que quelque chose finirait par arriver. Vous vous êtes éparpillés autour de la ruelle, tandis que d’autres ont virés les civils traînant aux alentours, créant un périmètre de sécurité. Encerclés, vous les avez forcés à poser les armes, à lever les mains avant de poser celles-ci sur le sommet de leur crâne. Vous vous êtes refermé sur eux pour mieux les cueillir.

Une fois que ceux aux visages connus et aux casiers dégueulant furent embarqués les premiers, on t’interpella pour signifier la présence d’un dernier élément. Tu prends le temps de plaisanter quelques instants. Sur la tête qu’ils ont tirés en vous voyant débarquer, les insultés vociférées à votre égard. Parce qu’à force, vous avez appris à les éviter, les crachats. Que seuls les nouvelles recrues ont pas encore l’expérience pour les voir arriver, alors ça vous amuse toujours. Mais on te signal la présence d’un dernier élément, d’un civil qui aurait assisté à la scène, qui en aurait fait les frais. Mais que c’est pas tout à fait clair. Parce que t’es dans ton élément Pure, tu continues de t’en amuser, tu prends pas garde à ce qui risque d’arriver. T’es confiante dans ton rôle, tu sais bien que ça se différencie tout ça. T’arrives près de la silhouette, entourée par deux autres collègues, à qui l’on distribue quelques soins primaires.

Mais là tu t’arrêtes.
T’arrêtes de sourire, tes épaules se rabaissent et ton regard se plante sur ce visage familier. Tu le regardes avec une sorte de tristesse gênée, t’oses rien dire. Tu tournes presque aussitôt les talons, tu tournes à peine la tête pour t’adresser aux autres. « Dans le doute, amenez-le lui aussi. S’il est pas sur un brancard, il peut survivre à un aller-retour au poste. » Tu t’éloignes aussitôt, ta fierté est au sol, elle glisse dans le caniveau. À ton retour, ton humeur a changée, tu prétextes la sensibilité féminine. Personne y croit à ton excuse. Parce qu’on t’estimes pas comme étant un élément féminin, encore moins à ta sensibilité quand on sait ce que tu fais. Mais tu coupes court aux discussions alors c’est déjà ça.

Y a rien à dire, parce que t’as même pas osée le regarder. Que la seconde même où ça t’as heurtée, t’as préférée garder ça pour plus tard. Parce que maintenant vous y êtes en face à face. Vous allez le lieu et le temps pour parler. T’as explicitement demandée à être seule, à ne pas être dérangée et voilà que le temps te sembles infiniment long.

« Nom, prénom, âge, profession. » Que tu lances pour briser le silence. T’as rien trouvé de plus intelligent à dire, qu’à faire ton travail. Ça te met mal à l’aise, t’as pas envie d’être ici et ça se voit que t’aimerais être assez infime pour te glisser en-dehors de cette pièce bien trop intimiste. D’habitude t’enregistres les interrogatoires, t’as hésité avant d’entrer. Tu l’as quand même fait, dans le doute, te disant que tu pourrais toujours couper les moments gênants. « Qu’est-ce qui s’est passé exactement? » Pure, tu lèves enfin la tête, tu te caches derrière ta frange, mais tu le fixes. La question est loin d’être seulement rhétorique, elle a un double sens, celui qu’il voudra. Tu t’en fous, t’aimerais juste une réponse. De quoi remplir le dossier, mais aussi, de quoi satisfaire ton palpitant maladif.

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