I was drunk when I said those things | ft.Pure la boté [Terminé]
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vu ta gueule montre plutôt ton cul.
Pure la boté

Si prêt du but. Quelques jours de plus et bingo. C'était le jackpot. Et quel jackpot ! Des longues jambes, une gueule d'ange et des courbes qui feraient décoller des fusées tellement ça fout un coup de chaud. Du moins c'est ce que je me suis souvent imaginé trouvé sous ses jupes affreuses et ses imperméables. Franchement, j'en aurais chialé si j'avais pas la tronche en sang à ramasser mes dents sur le trottoir crado d'un club de connards. Je venais de gaspiller ma seule chance de fricoter avec l'ennemie. L'ennemie le plus sexy de toute la ville ! Bon peut être pas quand même mais ça restait une nana pas trop dégeux.. et rien que pour le challenge ça valait le coup.
Mais c'était mort. Toutes ses semaines de dur labeur pour rien ! Le deal était simple, la dernière fois que miss force de l'ordre cul serrée m'avait ramassé à la sorti d'une boite, elle avait promis de me laisser tenter ma chance si j’arrêtais de la faire chier en me faisant arrêter. Elle devait maudire la vie et le reste pour m'avoir mis sur sa route, parce que depuis, c'est à elle qu'on laissait gérer ce merdier que j'étais. Dans le fond c'est comme ramasser les poubelles, j'imagine qu'elle en avait plein la raie de jouer les éboueurs. Qu'elle avait d'autre choses à foutre, tout ça. Mais ce soir encore, elle allait bien devoir se farcir ma présence, et pour une fois, je suis certain qu'elle allait s'en réjouir.
A trois jours prêt.
Mais ça comme le reste ça finissait dans l’échec.
J'ai pourtant été pro. Courir plus vite que les flics c'était ma spécialité, mais même avec de l'acharnement, la sale race que j'étais finissait toujours par triomphé, même avec un jolie petit fessier en récompense. Pourtant ça tenait à rien. Une soirée comme une autre dans ce Club que tout le monde fréquente. Beaucoup de bruit et d'alcool, encore plus de drogue et de testostérone. C'était l'endroit parfait pour déconner. Déraper si prêt du but, on sait jamais, des fois qu'il m'arriverais de faire quelque chose de bien, fallait arrêter ce scandale avant que ça arrive. Alors je suis resté là au bar avec les potes à siffler des gonzesses en même temps que les bières. Tout ce passait bien.. et puis elle est arrivé. Dans les 1m70, blonde, par-choc de rêve et une robe qui laissait plus trop de place à l'imagination. Elle est venue me coller ses nibards sous le nez pour un verre, elle aurait pu finir dans ma chambre, mais ce soir, j'avais un deal à tenir et beaucoup trop de gramme dans le sang, alors c'est sorti tout seul.

... Vu ta gueule montre plutôt ton cul.

Ce qui y'a de pire que d'insulter une gonzesse, c'est de le faire en présence de ses potes. La gifle est parti. L'insulte aussi. Un truc élégant bien entendu. Fringué comme elle l'était je l'avais prise pour une des putes de ces emmerdeurs d'Exodus. Mais non, c'était juste une crève la faim un peu trop susceptible venue mendier de l'attention à l'aide d'un décolleté. Pas de chance pour moi, insulter les demoiselles, ça excites ces beaux messieurs qui se sentent l'âme d'un chevalier. Il a pas fallut deux seconde pour que y'en ai un qui décide de voler au secours de la cagole. Peut être que lui il allait niquer ce soir. Rien que pour ça ça méritait un coup de boule. La suite avait rien de bien fameux. Un cocktail de phalange distribué à qui veux jusqu'à ce qu'on nous jette à la porte, les flics au bout de la rue.
C'est finit.
J'attendais mon bourreau sans résister, l’œil tuméfié et la lèvre fendu, j'y glissais une cigarette dans le plus grand des calmes. Sonné par l'alcool et soulé par cette défaite. Le seul réconfort c'était le claquement sonore des talons contre le bitume. Elle arrivait. Elle et sa victoire. La rrève était finit mais pour elle c'était un soulagement. Une bouffée, je m'étouffe et tourne la tête pour accueillir son arrivé d'un rictus douloureux, je suis presque sûr qu'elle est ravie d'être là.

« Avoue.. t'as flippé que j'y arrive... »

La fumée comme seul barrage, je soufflais bruyamment, crachant le sang encore frais qui coulait contre mes lèvres. L’élégance toujours. Mais j'oubliais pas d'être gentleman en lui proposant ma clop, à défaut de tirer un coup elle pouvait tirer une taffe.

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Le téléphone sonne. À cette heure-ci, c’est rien d’exceptionnel, mais ça suffit toujours à briser le silence tardif, à réveiller les oiseaux de jours, à émoustiller les plus ennuyés par ces nuits interminables. Un café dans la main, assise sur le bureau d’un collègue, vous discutez de tout et de rien. Soyons honnêtes, vous discutez de rien. Un magazine dans la main, vous commentez les pages, un autre est sur son téléphone. Si les autres sont constamment occupés, il est clair que pour toi, il n’y a pas foule à ta porte. Pour ça il faudrait des preuves. Il faudrait des gros poissons et non des miettes. C’est ainsi que tu as découvert les grattes papiers, ces personnes commise d’office à passer leur vie entre une chaise et un écran.

Mais la dernière sonnerie, elle est pour toi. On t’appelles, on crie ton nom et les épaules remontées jusqu’aux oreilles par les sons stridents, tu te tournes vers l’interlocuteur. Cette scène a des doux relents de déjà-vu. On s’attend à ce que tu soupirs, que celui-ci se transforme en un râle, que tu discutes les ordres en expliquant que ça ne relève pas de tes fonctions. Parce que tu négocies toujours la chose avant de finalement t’y résoudre. Mais ce soir, c’est un sourire qui accueille la nouvelle, un poids disparaît sur ta poitrine. Ahurissement général autour de toi, tu sautes du bureau, saisissant ta veste, tu serais presque pressée en balançant un « Je m’en occupe! ».

Arrivée sur place. Tu claques la portière, les basses résonnent dans la ruelle. Tu t’avances, il y a peu de monde alors, il est facile de reconnaître la silhouette tuméfiée qui a rejoint le sol pour ne faire qu’un avec. Tu passes ta man le long de ta jupe, faisant en sorte qu’elle reste bien en place lorsque tu t’accroupis, tout sourire. Habituellement, tu l’aurais probablement insulté, un coup de pied dans le bas du dos pour marquer ton agacement. Mais ce soir c’est différent, c’est de la fierté que l’on peut lire sur ton visage.

« Avoue.. t'as flippé que j'y arrive... »

Tu saisis la cigarette au filtre ensanglanté, tu tires dessus, lui soufflant la fumée en plein visage. Tu portes ton air taquin, il irradie. Sourcils haussés, lèvres étirées, œil rieur. « Oué. J’ai flippé oué. Mais je suis rassurée maintenant. » Ça pourrait t’étonner dans le fond, d’être ravie de voir sa gueule éclatée, d’en rire. Mais sur le moment, tu rejoins pas les deux bouts. Ton uniforme est voyant, il est criard parmi les civils, la scène est probablement surréaliste pour les gens vous entourant. Tu poses ta main sur le dessus de son crâne, soupirant.

« C’était évident que tu te ferais prendre avant. Mais si près du but, j’avoue que la défaite est d’autant plus cuisante. »

Tu lui rends sa cigarette, du bout des doigts, tu l’installes même dans le coin de ses lèvres. C’est dire que vu son état, t’estimes peu sa motricité. Tu te relèves, regardant autour de toi. Parmi les curieux, il y a un regard sévère, des bras croisés, probablement le gérant qui a passé le coup de fil. Tu lances un « Je reviens », tu t’éloignes sans crainte. Avec d’autres, t’aurais pas pris ce genre de risques. Mais Sunny, à force, tu sais bien qu’il ira jamais bien loin. Tu notes les dires, c’est jamais rien de bien nouveau. Alcoolisé, il a débuté une bagarre, il a foutu le bordel. Le gérant veut plus jamais le voir dans son établissement. Tu reviens sur tes pas.

« État d’ébriété, violent… Ça change pas de d’habitude. Évidemment, t’es plus autorisé à revenir par ici, le patron connais ton visage maintenant. » Tu ranges le carnet dans ta poche, tu hausses les épaules. Ça n’a jamais été aussi agréable de faire le sale boulot. Toujours est-il que ce n’est pas ton job, quoiqu’il arrive. Il y a un instant de silence, ta main soutient ton menton, tu serais presque affalée, à regarder droit devant toi. Parce que tu te demandes si dans le fond, lui, ça l’amuse tant que ça, que les nuits se ressemblent.

« Hé dis, Sunny. » Tu lui voles à nouveau sa cigarette, pensive. « Avant qu’on monte et que je te ramène, dis moi. Ça te fatigue pas de toujours terminer dans cet état? »

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Elle savoura la cigarette autant que sa victoire. Elle était fière. La mine triomphante et le sourire moqueur. Évidemment qu'elle allait s'en réjouir, qu'elle allait me traîner à  un peu plus dans la boue de ce caniveau alors que j’étais déjà à terre. Tien prend ça en pleine gueule Sunny. Elle était comme ça miss force de l'ordre. Le genre pas de pitié, juste des coups de pieds. Mais ce soir elle était sympa avec moi. Parce que j'avais perdu au deal, parce qu'elle avait échappé au pire. Le pire que je pouvais lui donner. Dans le fond je savais même pas ce qu'on s'était promis. Pas grand choses. Du vent. Comme cette fumée qu'on se soufflait au visage. Ça sentait mauvais mais ça s'évaporait dans la nuit, comme ce deal à la con.

« T'en avais pas l'air mais t'es cruelle pour une si jolie fille. C'est sexy.  J'suis sur que t'as une cravache sous ton oreiller... dommage je le saurais jamais du coup. »


Un ricanement m'échappe.
Elle posa sa main au sommet de mon crâne comme si j'étais une bestiole qu'on avait choppé à pisser sur le plancher et qu'on avait muselé. C'était peut être le cas. C'est pour ça qu'elle était là. Pour me frapper sur le museau avec son journal, sachant parfaitement que j'irais de nouveau faire le con une fois détaché. Mais on était comme ça. C'était peut être le destin, le karma, une connerie de ce genre qui lie les gens les moins assorti. Elle remis la cigarette entre mes lèvres, laissant une trace vermeille sur les siennes. Assise à mes cotés, on partageait ce bout de trottoirs comme on l'avait jamais fais avant. Ce serait presque mignon si s'en était pas si pathétique.
Autour de nous le bruit des badauds venait tout gâcher. Le monde gâche toujours tout de toute manière. On était un peu l'attraction de la soirée. La belle et la bête, mais en version wild avec le trash en plus. Ça pouvait pas se passer sans spectacle, mais je m'en tapais bien de tout ces cons qui restaient aux aguets d'un peu de scandale en rab. Des vautours à l’affût, et elle s'y jetais sans broncher.
Reste là. Pas bouger. J'en avait même pas l'idée. Pour aller ou de toute manière ? Si je finissais pas la nuit à décuver dans une cellule, je la finirais là, pas loin dans une ruelle ou une poubelle. Dans le fond c'était pas si différent. Elle s'était éloigné sans un mot, m'abandonnant à mon trottoir pour aller régler cette histoire. J'étais le vilain encore une fois, je sentais les regards dans mon dos. Ceux qui me fusillaient en silence, ceux que j’accueillais avec arrogance. J'en crachais au sol, soufflant un nuage opaque autour de moi dans un dédain qui m'aurait valus quelques bleus supplémentaire. Mais j'allais pas tirer la tronche, j'allais pas faire comme si je regretter. Dire pardon ou m'excuser, je préférais encore leurs pisser sur les pieds.
J'étais banni des lieux. Une nouvelle qui m'arracha un autre rictus, un ricanement en bonus.

« Bah ils savent pas ce qui ratent. Au moins je met de l'ambiance. Qu'est ce que j'en ai à faire de ces con de toute manière... Tu crois que t'es le seul club dans la ville trou du cul ? »

Ça c'était pour le chieur qu'avait rameuté la cavalerie. Je lui levais mon doigt, braillant ma haine en profitant lâchement de la présence de la fliquette pour jouer les offusqué. Comme toutes les bonnes choses de la vie, j’abusais encore un peu trop.
Elle, elle avait retrouvé ce regard blasé. L'air soûlé de tout ça. Gavé par ces conneries et ces petit jeux de merdeux. C'était sûrement ce genre de fille qui s'imagine valoir plus que ça. C'était certainement le cas, mais pour le moment, elle avait que moi à se mettre sous la dent. Moi et mes sales manières.
Jusque là elle avait jamais demandé pourquoi.
Jusque là elle s'en battait complètement.
Pourquoi tu fais ça sunny ?
Je la regardais de mon oeil pas trop amoché. Je la fixais une seconde. Deux seconde. Le regard brillant. Perçant. Elle avait presque l'air trop sérieuse tout d'un coup. Elle avait presque l'air d'en avoir quelque chose à foutre.

« Tu rigole. Y'a que comme ça que je me sens bien. »

Une connerie de plus. Une vérité à moitié avoué. Difficile à distinguer. Les gens comme elles peuvent pas comprendre. C'est pas dans son sang. C'est pas dans ses gênes. Elle c'est la justice, elle vie pour quelque chose, elle compte pour quelqu'un. Elle sait ou elle va. Alors j'en ris encore un peu, me redressant dans un râle en titubant dangereusement.

« Tire pas cette gueule. Tu t'inquiète ou quoi ? Faut pas. J'suis comme les cafards. T'as beau m'écraser, je reviendrais toujours grouiller dans les parages.. le top de la vermine. Mais qui sait.. un jour p'tête qu'on arrivera à m’éclater comme il faut.. mais ce jour là.. ment pas. J'suis sur je te manquerais. »

Parce que j'étais indispensable à sa vie. C'est évident. Qui pouvait la tirer de son train train quotidien aussi bien que moi hein ? Malgré ma gueule défoncé, je lui faisais mon plus beau sourire, celui des compliments facile et de la drague pas subtile. La proximité comme allié, je tendis la main vers sa bouche que son sourire habillait si rarement pour y chasser le sang qui marquait toujours ses lèvres.

« T'y peut rien ma belle.. t'es accro à mon corps.. tu lutte mais c'est plus fort que toi ! »

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Il t’étonne toujours. En bien ou en mal, mais il est clair qu’il a le mérite de ne jamais répéter deux fois la même chose. Soit, si ses actions se ressemblent dans le fond, tu peux le remercier quelque part de changer le lieu, l’heure, la raison pour laquelle il a finit ainsi. C’est toujours une histoire différente avec Sunny. Si tu ignores la remarque sur la cravache, c’est pour mieux profiter du faux silence. Parce que le silence n’existe pas à cette heure-ci. Il y a des vautours qui rôdent, des basses qui résonnent, des éclats de rires alcoolisés cristallins accompagnés de voix rauques qui amadouent, qui raccourcissent les jupes les plus courtes. Et vous, vous êtes là, l’un affalé, l’autre accroupie à partager une cigarette. « C’est pas cruel, même toi tu devais t’en doutais. Me dis pas que t’y croyais une seule seconde? »

Parce que la réponse créerait la nuance. Tu jettes un regard en direction du gérant lorsqu’il lève son majeur en sa direction, ton regard se blase et tu secoues la tête en direction de l’homme déjà échauffé par les événements passés. Comme pour lui dire que ça sert à rien. Que ton insigne est pas un remède universel. Il fait pas décuver plus vite, il fait pas des miracles. Et toi non plus d’ailleurs, t’es pas une magical girl. Tu te demandes parfois si la culture leur fait pas croire aux miracles, à ces gens-là. Ils croient quoi? Que tu surgis dans les ruelles, mini-jupe et cheveux aux vents pour punir les vilains? Mais sa réponse, elle te tire soudainement, tu le fixes, surprise. Y a que comme ça que je me sens bien.

Tu avoueras facilement que tu t’y attendais pas à celle-là. Si ton visage paraît perplexe, que tu tires une drôle d’expression, c’est parce que tu comprends pas. C’est au-delà de tes capacités, c’est pas ton monde. Et d’un côté, même si ça l’était, tu sais pas si tu pourrais accepter la gratuité à ce point. « Je m’inquiète pas. Si je devais m’inquiéter pour tout ceux que je ramasse, j’en dormirais pas la nuit. » Tu tournes la tête, sourcils haussés. T’as un peu menti. Ça t’emmerderais. Parce qu’à force de toujours ramasser les mêmes, il est vrai que tu te fais une raison, à les voir au moins une fois par mois. Mais lorsque le décompte explose, que ça devient quotidien, tu peux pas nier en étant là à partager une cigarette, que ça te ferais ni chaud ni froid. T’en pleurerais pas, ça serait comme pleurer pour les chiens de la spa.

Mais tu devrais rajouter à ta liste des gens dont t’as rien pu faire un autre nom, ceux auxquels t’as crû capable de vieillir. « Je t’aurais bien dit que j’irais rafraichir ta tombe, mais t’en auras pas. Une cannette avec des fleurs séchées au coin d’une rue, tout au plus. » Et encore, tu te demandais si l’histoire des fleurs, c’était pas tiré par les cheveux. Le contact des doigts qui avaient frappés une gueule cassée un peu plus tôt sur tes lèvres, tu hausses un sourcil. Tu lèves le menton, un sourire fatigué plaqué sur ton visage. « Force pas trop non plus. » Que tu lances, t’humectant les lèvres pour rincer le reste, un arrière goût âcre venant picotait ton palais. « Franchement t’abuses. » Ton coude vient se loger dans l’une de ses côtes, tu lui lances un regard lourd de sens.

« Rappelle-toi que je suis flic, que je viens pour t’emmener au post. Je sais pas, fais comme les autres, crache sur mes pompes, balance une ou deux insultes. Essaie pas de rendre ça sympathique ou agréable. » À tes paroles, tu te relèves, tu passes tes mains sur ton uniforme pour défaire les plis et du bout de ta chaussure, tu tapotes dans son tibia, signa qu’il doit se lever. T’aimerais bien qu’il évite oui. De rendre tout ça trop habituel, que tu finisses par baisser bêtement ta garde. Parce que dans le fond, tu sais que ça arrivera. Un jour tu te diras que t’as rien à craindre de lui, qu’il est le seul à se faire du mal, tout seul comme un grand. Et ce jour-là, t’auras tort. Tu t’en mordras les doigts. Tu sais pas si ça vaut le coup de lui expliquer, alors tu dis rien, tu passes sous silence. Tu te demandes si à force, il sait que ton taff, c’est pas de ramener le moindre clodo au post, mais c’est de faire parler, par tout les moyens. Que ça se trouve, t’as déjà vu passé ces potes, ces proches. Et qu’ils ont pas un bon souvenir de votre entrevue.

Tu fais quelques pas en avant, tu jettes un coup d’œil par-dessus ton épaule voir s’il suit le mouvement. Mais tes propres pensées, elles sont urticantes, alors avant de parler, t’hésites. Tu te mordilles le bord de la langue. Mais tu te ravises. « Et monte pas à l’avant. C’est pas ta place. »

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Elle a la violence dans la bouche cette fille. Elle la dégaine sans prévenir et elle y va pas à moitié. Ça la gêne pas de frapper un mec à terre. Heureusement c'est que des mots. Quelques mots dans la bouche d'une fliquette sur la défensive, c'était son bouclier à elle quand les poings et les armes lui étaient pas accessible. Elle avait raison. J'y croyais pas une seconde. Croire en quelque chose c'est un truc que je fais pas. On attend rien. On espère pas. C'est plus simple comme ça. On fait juste semblant, du début à la fin mais tout ça c'est que du vent. Je prend ce qu'on me donne et je rage de ce que j'ai pas. Ce soir je m'en battais juste les couilles, c'est moins chiant d'assumer sa défaite quand on s'en branle.
J'étire un rictus à ses mots, une autre taffe, un autre souffle.

« Personne pour pisser sur ma tombe alors ? Merde c'est presque dommage du coup. »

Y'en aurait eu du monde sur ma tombe !
Je m'offrais cette illusion entre deux souffle rauque. Parce qu'on sait tous que j'étais plus proche du caniveau que du caveau. Une canette avec des fleurs. Bah. Au moins y'avait des fleures. Flétries et fanées, morte un peu trop vite, oublié après la pluie. Ça m'allait plutôt bien finalement. Quand t'es personne on t’oublie vite, alors elle pouvait pas m'en vouloir de forcer. Forcer le destin, forcer la main. C'est une habitude qui change pas, c'est même quelque chose qui marche de temps en temps, comme maintenant. Elle s'en offusque un peu. Elle râle. Pour la forme, pour le mur entre nous. Celui qui fallait pas ébrécher, celui qui fallait garder bien droit et froid des fois qu'on puisse s'entrevoir sans défense. Ce serait un drame. Mais les drame c'est ma vie et ce mur je l’emmerde.

« Faire comme tout le monde ? Tu déconne.. je fais jamais rien comme tout le monde, je le fais même super bien. C'est même le truc que j'fais le mieux ! »

Elle bouge, je la suis. Plus par réflexe que par envie. On était bien sur ce trottoirs. Elle, moi, et cette clope. Mais le monde venait gâcher ça encore une fois. Les ordres. Les règles. Les choses bien à faire. Les gens à coffrer, ceux à gronder et à relâcher. C'était son quotidien  et le mien. Elle passait sa vie à obéir aux ordre et je passais la mienne à les envoyer se faire foutre. On faisait rarement aussi mal assorti.
Un pas après l'autre. Encore quelques coups bas fusent de sa bouche. Elle me rappelle ma place. Celle des mauvais. A la traîne. Ce qui font face au dos des juste. Éternellement dans leurs ombre, à vaciller sur leurs sillages. La banquette arrière comme humiliation depuis des générations. Mais elle l'avait dit, je pouvais pas me contenté d'être comme tout le monde, même maintenant. Surtout maintenant.

« J'suis malade à l'arrière... je vais vomir partout tant pis pour toi. »

Une menace plus qu'un vérité. Quoi qu'avec tout ce que j'avais ingurgité ce soir, j'étais pas certain de tout garder pour moi. La menace d'exploser ce qui restais de dignité en gerbe nauséabond dans sa voiture de service devait l'achever pour ce soir. Pathétique au possible, c'est moi tout craché. Un ricanement plus tard, une quinte de toux passé, il m'a semblé voir un peu de sérieux au fond de ses yeux. Ça la faisait pas rire tout ça, peut être même que ça la faisait vraiment réfléchir. Elle est là une fois de plus. Elle me traîne, elle m’arrête. Pourquoi faire au final ? C'était comme un cd bugué qui répétait toujours le même morceau.
Le mégot brûlant s'envola dans un sourire.

« Franchement tu veux que je te dise.. t'es beaucoup trop bien pour ces conneries. Sérieux tu rapplique à la moindre emmerde.. au garde à vous pour mon petit cul.. soit t'es amoureuse, soit t'es trop gentille... j'hésite un peu. »

La voiture attendait, peut être qu'elle allait me claquer la porte au nez et se barrer en me laissant là. Me laisser à un autre, soûler de devoir ramasser les poubelles en fin de compte. Mais y'avait du vrais là dessous. Elle était là. Elle était toujours là.
On pouvait pas vraiment la forcé à l'être, pas à ce point.

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Ce qui est bien lorsqu’on attend rien des gens, c’est qu’on est forcément surpris. Parce que toi, t’attends rien d’un mec surnommé Sunny. Encore moins d’une loque que tu viens ramasser régulièrement. Une fois par générosité, le reste par obligeance évidemment. D’habitude, t’aurais pas traîné en longueur. Tu l’aurais traîné, accompagné de quelques coups lorsque t’en avais assez. Mais entre ta violence parfois débordante, il y avait des séquences doucereuses qui sortaient de nulle part. Une cigarette partagée, une main dans le dos quand ça dégobille dans le caniveau. Pure, t’es simplement une indécise. Tiraillée par l’envie de bien faire selon les règles et celle d’être simplement humaine. Le voilà, le côté serviable, presque trop gentil pour ton propre bien qui ressurgit. Et ça t’agaces lorsqu’elle refait son apparition, cette Pure qui trouve qu’au fond, rien n’est grave. Tu pensais que la Citadine l’avait tuée et que toi, t’étais plus endeuillée. Mais il existait encore et toujours des personnalités improbables pour la faire resurgir de manière inopinée.

T’as aboyé un ordre au dernier instant et ses paroles suffisent à revenir sur ta décision. Tu soupires. Étrangement, la personne qui t’agaces le plus ce soir, c’est toi. « Monte à l’avant alors. » Ça te fais mal de devoir revenir sur tes mots, tu sens ta crédibilité glisser jusqu’à tes chevilles, comme un sous-vêtement sur une effarouchée. Tu claques la portière derrière toi, cherchant instinctivement les clefs. Tu tâtes instinctivement, tu les trouves pas. Mais tu peux pas ignorer les dernières paroles, elles t’ont faite sourire. Il est vrai que tu as caché l’étirement de tes commissures par tes cheveux noirs, parce que tu refuses de montrer que ça t’amuse, que dans le fond de tes yeux rieurs, y a de la sympathie.

« C’est peut-être les deux à la fois, qui sait? Ça expliquerait beaucoup de choses. » Tu continues de regarder autour de toi, t’allumes la lumière se trouvant près du rétroviseur central, ce genre de cache-cache ne t’as jamais amusée. Mais pour forcer ta patience, tu continues de converser. « Une flic amoureuse d’un voyou, une histoire passionnelle et dramatique. C’est digne d’un feuilleton. » Et à tes propres paroles, tu tires la langue, tu mimes quelqu’un qui dégobille.

Parce que dans le fond, la sympathie avait beau s’installer, celle-ci était factice. Parce qu’il était toujours alcoolisé et que toi, t’es une menteuse. Il sait pas vraiment ce que tu fais mais tu sais que sobre et de jour, les choses seraient différentes. C’est la nuit qui installe ce genre de moments. Tu pourrais rajouter que t’es serviable. Mais ça te ferais glousser avec amertume. Parce que ton taff, c’est de faire beugler les indolents, d’arracher le vice, de récolter.

Mais tu commences à pester, vous êtes toujours au point mort. Sans clefs, pas de retour possible. Tu tapotes les poches de ton uniforme, ouvre la boîte à gants, t’en es même au point où tu passes ta main sous le siège, dans le doute. « Et merde! » Que tu siffles, allumant une cigarette. T’as pas envie de perdre patience alors, au lieu de t’énerver à chercher l’invisible, tu décides que finalement, tu vas pas presser le retour. Enfoncée dans ton siège, tu finis par te tourner vers le concerné. « Je suis pas sûre de pouvoir prendre ça au sérieux de la part d’un mec ivre. » Ou simplement parce que c’était Sunny.

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La place de devant. Je pensais pas que ça passerait, parce qu’après tout c'était elle l'autorité. Moi j'étais plus du rang de cette tache sur une chemise propre ou la merde collé au semelles. Mais j'ai le droit à la place avant, alors je ferme ma gueule et y grimpe beaucoup trop content. Elle en revanche semblait plus contrariée. Frustrée. Énervée. Peut être un peu tout en même temps. Elle cherche ses clefs ou je sais pas quoi, moi j'étais calé sur mon siège je pouvais bien m'y endormir si elle se décidait pas. Je crois que ma petite supposition bidon l'avait fait marré, mais elle était trop fier pour le montrer, j'imagine que se décrisper le visage pour lâcher un sourire amicale c'était trop demandé ! Heureusement que j'attendais rien, rien sauf un : Ta gueule à la limite. Mais non, contre toute attente elle rentrait dans mon jeux.
Amoureuse et naïve. Je sais pas pourquoi mais ça m'avait fait éclaté de rire. Vraiment. Elle décrivait parfaitement ça en imitant une grosse gerbe parce que clairement c'était du niveau film à l'eau de rose joué avec les pieds. Elle avait rien de la demoiselle ingénue et délicate et j'avais définitivement rien du garçon charmant et prêt à tout pour conquérir son cœur délaissé et torturé. Y'avait une limite à la connerie dans ce monde, même si de ma part c'était assez ironique.
Elle cherche encore les clefs, à droite, à gauche, sur le tableau de bord, en dessous de son sièges, à ce rythme là on allait passer la nuit ici. Remarque ici c'était toujours plus confortable qu'un bout de trottoirs et c'était même plus intime alors.. j'allais finir par croire qu'elle l'avait fait exprès en faite, que la coïncidence était un peu trop grosse, mais je devais avouer que c'était plis original que le coup de la panne, et certainement tout aussi efficace.Mais cette réflexion restait au fond de ma tête, il n'en ressortait qu'un sourire lubrique et un ricanement discret.
Et elle renonçait à chercher ses clefs.
Un juron lâché et une clope plus tard, elle rendit les armes. Pourtant c'est pas moi qui lui avait volé ! Pour une fois que j'avais les mains dans mes poche et pas celles des autres, on allait pas me le reprocher. Puisqu'on était parti pour rester là un moment, je pris mes aises en me tortillant un peu plus sur le siège histoire de caler mes fesses correctement.
Voilà. Là on est bien. Là on peu parler. Même si on avait rien à se dire, l'avantage d'être ivre c'est qu'on a toujours la conversation et contrairement à ce que tout le monde pense, on sait aussi être super sérieux. Ou au moins un minimum.. le vrais problème c'est qu'on s'en souvient pas le lendemain.

« Bah t'as tort, chez moi on est ivre de père en fils depuis des générations, c'est un truc qu'on maîtrise grave, c'est comme une seconde nature tu vois. Et j'l'assume complètement .. »

Même si fatalement ça me mettait dans la merde, j'étais plus tellement à ça prêt. Puis c'est parce que je finissais toujours par vomir mon verre de trop dans le caniveau qu'on se voyait si souvent, forcer sur la boisson pour forcer le destin, y'a vraiment que ça de vrais.
L'odeur de sa cigarette réveilla mon besoin de nicotine quasi persistant et comme j'avais un peu trop la flemme de fouiller mes poches et qu'en plus de ça j'étais quasi certain que mon paquet était vide, je lorgnais sur la sienne dans l’espoir qu'elle partage un peu même si elle serait capable de tout garder pour elle histoire de me faire payer pour la disparition des clefs et sa soirée gâché.
Injustice.

« Alors qu'est ce qu'on fais.. on attend la cavalerie ? Si tu veux pour passer le temps on peu allez se tripoter sur la banquette arrière, j'suis peut être bourré mais je suis certain d'assurer... Le coup des clefs paumés c'était pas pour qu'on reste là à se raconter notre vie hein ? »

Finalement je l'avais dis, et avec le sourire en plus. Ça valait bien une claque ou deux, au moins un coup de coude dans les cotes historie de raviver la douleurs déjà présente et m’empêcher d’aligner plus de conneries.
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Se le coltiner, perdre ses clefs, avoir sous le nez des relents d’alcool.
Sous cet angle, d’un point de vue théorique, cette soirée était un fiasco. Rien de positif ne semble pouvoir en sortir. Mais Pure, dans sa malchance, elle croise plus poisseux, plus imbibé, plus insouciant. Et dans le fond, sûrement plus heureux. Parce qu’il a pas le temps de se poser des questions à la con. C’est comme avoir un chien galeux devant sa porte, passer son temps à le virer. Et finalement l’adopter. Ça devrait te heurter de savoir que tu finis par l’adopter au moins te remuer.

À ses paroles, tu lèves les yeux au ciel avant de froncer les sourcils, la tête penchée sur le côté. Trop facile, déjà fait, déjà vu, pas original. Alors pour le faire taire, tu prends la cigarette, tu la coinces dans la lèvre fendue, pinçant la peau mortifiée du bout de l’ongle. C’est cruel, c’est vrai. « Attention, t’abuses encore. » Puis il faut l’avouer, avant d’être baby-sitter, t’es tortionnaire. Appuyer là où ça fait mal, c’est basique. Mais c’est ton job. Tu te vautres sur ton volant, parce qu’il marque un point mine de rien. Bourré mais pas con le gamin.

C’est vrai que rester dans un véhicule inutilisable, plantés là, c’était une drôle d’idée. Mais une fois de retour au poste, ce serait la même routine. Tu le sens Pure, que t’es en train de peser le pour et le contre? Tu glisses doucement mais sûrement, t’abonderais presque dans son sens. « Ça sert à rien de rester ici. » Tu râles, le visage dans tes bras, fixant à travers le pare-brise l’activité, le fourmillement. Tu regardes ton poignet, jetant un coup d’œil à l’heure.

« On va faire un tour. » Sur un coup de tête, tu coupes ta radio nette avant de sortir, claquant à nouveau la portière. De toute façon, si la cellule de dégrisement servait à quelque chose, t’aurais pas à le repêcher sans arrêt. Alors, dans le fond, c’est pas de la sympathie ni une erreur professionnelle. « Si tu viens pas, je te laisse moisir ici. Pique un somme si tu veux, c’vrai qu’après tout, tu t’es déjà bien amusé. » Sourire narquois plaqué aux lèvres, tu fais craquer tes doigts uns à uns. « Moi, à contrario… » T’avances, déboutonnant les trois boutons de ta veste d’uniforme laissant entrevoir ta chemise. « Je suis bloquée au poste depuis ce matin et autant te dire que j’ai pas envie d’y retourner. »

Dans le fond, tu ferais presque une fleur à tes collègues. Ils l’entendront pas beugler, ils auront pas à aller la voir comme si elle était son représentant légal dès qu’il fera une connerie. C’est gagnant-gagnant. Mais avouons-le, t’as un don. Pour te convaincre toi-même.

« Donne une adresse dans le coin où t’as pas encore été interdit et où la flicaille peut traîner. » Les bras croisés, tu te tournes en sa direction. « C’est à toi de décider. »

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Pure la boté

C'est vrais, j'abuse encore.
Elle est là pour me le rappeler, elle me rend ma cigarette en pinçant ma lèvre. Une piqûre de rappelle pour pas que j’oublie la situation. Pas que j’oublie qu'elle était flic et que j'étais dans la merde. Pourtant assis dans cette voiture, rien ne semblait habituel. Pas de menottes, pas de banquette arrière. J'aurais déjà dû finir sur le sol crade en dégrisement depuis un moment. Mais la voiture capricieuse avait changé la donne. A croire que c'était fait exprès. Juste pour ce soir, histoire de rendre ma défaite pas trop amère. J'allais pas me plaindre de pas être traîné en cellule, j'étais même curieux de savoir comment tout ça allait finir du coup. Elle allait se dédouaner, m'abandonner, ou peut être qu'elle allait simplement attendre que son absence se fasse remarqué, qu'on vienne la secourir de ma présence. L'alcool me faisait envisager tout un tas de dénouements un peu fou, mais elle arrivait tout de même à me surprendre une fois de plus.
Partir faire un tour.
C'est comme jeter les ordres par la fenêtre. Leurs dire qu'on les emmerdes et qu'on est trop fatigué pour ça. Elle aurait dû me ramener ou juste me laisser là jusqu'à ce que quelqu'un d'autre s'en charge. Y'avait assez d'éboueurs chez les flics pour ramasser un déchet comme moi un moment ou un autre. Mais non, ce soir elle me proposait une balade. J'en restais septique une seconde. Assis là à la fixé d'un air con, cherchant vaguement le piège ou le petit truc qui me ferait réalisé que je suis en plein délire. Peut être que j'avais fini par m'endormir et que tout ça c'était dans ma tête. Mais non, ça semblait beaucoup trop vrais. Le claquement de porte, son odeur, le bruit de ses doigts qu'elle faisait craquer. C'est vraiment en tain d'arriver.
La stupéfaction passée, mon corps s'était mis à bouger tout seul, comme guidé par un instinct qui lui hurlait de se lever pour sortir de cette voiture et de saisir cette occasion. Parce que j'aurais pas toujours autant de chance que ce soir. La chance se s'en sortir aussi bien malgré une énième bagarre, celle de se retrouver en rade dans une voiture, et de finir la nuit dans un bar avec l'ennemie. Le destin se fout bien de notre gueule quand il veux. Tout ça n'allait pas durer c'est certain, mais ce soir j'avais envie d'y croire. Juste cette nuit. Demain, elle recommencera à me botter le cul à la sorti des clubs, à me traîner par la peau des fesses en cellule et à cracher son mépris et son raz le bol à tout ceux ,qui voulaient l'entendre.
Un bar neutre. Un bar calme.
Ma cervelle tentait de se mettre en marche après s'être partiellement mise ne veille à cause du surplus d'alcool. Les yeux fermer pour plus de concentration, ma main massait ma tempe comme pour tenter d'aider mes méninges à trouver une réponse à cette question pourtant si simple. Parce qu'y'avait forcément une réponse.

« Ouais.. y'a.. Un bar.. T'inquiète il est réglo.. plus le genre .. pour vieux fonctionnaires qu'ont b'soins d'oublier que leurs vie c'est de la merde. ..»

Rien à voir avec les clubs comme celui qui venait de me virer. Là on parlait de gens respectable venu dépenser leurs salaire dans quelques verres pour tenter de trouver un sens à leurs vie au fond d'une bouteille et en compagnie de quelques âmes en peines aussi désespéré qu'eux. Un flic ça devait pas faire trop tache là dedans. Les flics aussi avaient leurs moments de mélancolie.. comme ce soir. Je lui indiquais la destination d'un geste approximatif de la main, alignant quelques pas sans trop tituber en finissant la cigarette qui n'avait que trop duré..
Un pas après l'autre, j'avais la sensation irréelle de m'enfoncer dans le bitume à chaque fois que je posais le pied par terre. A mes cotés l'agent Kogo Inoue qui m'accompagnait sans un mot. Irréel. J'étais obligé de la fixer juste pour m'assurer qu'elle était bien là, et que c'était bien vrais.

« Je suis pas en plein trip hein...  On est vraiment en train d'aller se prendre un verre tout les deux ? Ou c'est une nouvelle technique de flics un peu cruel pour me faire espérer la liberté avant de me coffrer au détour du carrefour...  Est ce que tu peux être aussi cruelle que ça ?... »

Peut être un peu méfiant même si j'avais très envie d'y croire.
Même si en y réfléchissant, on s'était jamais vraiment montré ignoble l'un envers l'autre, on peut pas vraiment dire qu'on entretenait des rapport amicaux. Loin de là. C'était définitivement chelou, mais j'avais pas envie de trop y réfléchir pour le moment, ou pire, de la faire changer d'avis. Ce serait sacrément con de gâcher une si belle occasion.  

«  Dire que j'pensais commencer à t'connaitre par coeur... »

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Je sais.
Première pensée suite à ce que tu as balancée. Tu les lis toutes aisément. Le désarroi, la surprise, le doute qu’il y ait pire derrière cette proposition que tu as faite. Tu sais bien que t’es une girouette, que t’en fais qu’à ta tête. Que tu cèdes avec facilité à tes caprices, à tes états d’âmes, que d’un claquement de doigts tu passes du rien au tout. C’est pas comme si tu savais faire de vrais choix. Mais là t’en as fais un, tu t’es dis, pourquoi pas. Et vous voilà. Tu hoches la tête à sa description, tu l’accompagnes d’un sourire, un allons-y t’échappes et tu mènes cette incursion interdite. Au cas où tu voudrais te perdre un peu plus, n’oublies pas de continuer de t’enfoncer Pure. Tu pourrais risquer gros, te pourrir toi même la vie et si le doute tambourine dans le fond de ton crâne, sa voix reste sourde.

Le regard ahuri qui te fixe, te pèse, tu le sens. Ça t’arraches de l’amusement, tu te dis qu’il est quelque part, le plus logique de vous deux. Et tu sais pourtant bien que tu parles de Sunny, que tu viens de te dire qu’il était logique, qu’il était celui possédant la meilleure réaction face à tout. Qu’il était le plus clairvoyant quelque part. « (…) Est ce que tu peux être aussi cruelle que ça ? » La phrase retient ton attention, tu te la répètes intérieurement, tu te la poses. Il y a un instant de vide, de silence. « Peut-être bien. » Tu laisses planer le doute. « Mais pas ce soir. » Et tu finis par le briser par ton sourire. T’as laissée ta veste, ton insigne, dans la voiture. Tu t’es débarrassée des fétiches qui font de toi quelqu’un en uniforme et même si l’air est frais, ta chemise seule suffit amplement au trajet. L’alcool sera là pour te réchauffer.

« Me connaître par cœur? Vraiment? » Tu hausses un sourcil, tu lui tires un regard en coin avec ton satané air taquin. « Tant que t’as pas vu quelqu’un le matin au réveil, tu peux pas connaître vraiment cette personne. » Parce que pour toi, le moment de vulnérabilité ultime de l’être humain, c’est lorsqu’il est encore dans les vapes, qu’il s’extirpe avec difficulté des bras de Morphée. Mais un détail t’arrêtes, tu changes de sujet. « J’viens de penser. T’es étonné par ce que je t’ai proposé, mais… j’devrais l’être aussi. Je sais pas, je connais pas beaucoup de gars dans ton genre qui accepteraient. Fais gaffe, sympathise pas trop avec l’ennemi. » C’est si ironique venant de toi, Pure. La remarque aurait pu se vouloir acerbe, comme un rappel à l’ordre. Mais à la place c’est une moquerie doucereuse, elle se moque de vous deux.

« Qu’est-ce que les autres diraient s’ils te voyaient… » On sait pas à qui tu t’adresses, à lui ou bien à toi-même. Qu’importe, les mots ont été lâchés, intelligibles.

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On est là au bar. Comme deux vieux potes. Comme deux soûlards. Des âmes en peine à la recherche d'un peu de vie au fond d'un verre. J'arrivais pas à me décider.. est ce que je trouve ça poétique ou pathétique ? C'était peut être un peu des deux. Elle avait laissé tout son attirail de flic dans la voiture, là, tout de suite, c'était simplement une personne comme une autre. Pas de misse force de l'ordre, juste elle et moi autour d'un verre et quelques questions qu'on se serait jamais permis de poser si toute cette soirée s'était déroulée comme d'habitude.
Ce soir c'était spécial.
J'essayais de l'imaginer au réveil. Selon elle on ne connaît quelqu'un que si on l'avais vus un matin au saut du lit. Un lit partagé sans doute. Assez ironique pour ma part puisque j'avais beaucoup de mal à me souvenir des gens à ce moment là. Du moins ceux qui restaient, abandonner les gens au saut du lit, c'est un truc que je faisais un peu trop, peut être que je ne connaissais pas grand monde au final. Cette réflexion s'éteignit au fond de mon esprit après le premier verre réclamé. Je pouvais me rattraper et la connaître un peu mieux même si on était pas au saut du lit, on était autour d'un verre et j'avais totalement désactivé le filtre déjà bien fin que j'avais entre mon cerveau et ma langue.
Copiner avec l'ennemie. Je l'avais même pas vus sous cet angle. Quand au autres, c'était une question intéressante, une question importante, une question que je ne m'étais donc pas posée. Le verre tournoyant entre mes doigts, je réfléchissais à quelques mots cohérents, quelque chose de vrais à dire.

« L’ennemie.. c'est assez relatif tu trouve pas ? Si j'écoutais les autres, la vielle entière s'rait l'ennemie.. et c'est ultra relou putain.. du coup je les écoutes pas, et je fais ce que je veux. L'avantage d'être moi c'est que je me fiche pas mal de ce qu'on va dire ou faire de moi. C'est pas comme si j'avais quelque chose à perdre ou à regretter.. quand on y pense c'est un peu le summum de la liberté en faite. »

Rien à perdre, tout à gagner. Évidement que ça n'allait pas plaire, évidement que ça finissait par me mettre dans la merde, mais au pire qu'est ce qui se passera ? Un jour je me ferais descendre. Fin de l'histoire. Je laisserais peut être deux trois dettes, quelques souvenir, pour le reste, j'avais personne à regretter, personne pour me pleurer, lors autant vivre à fond et sans conséquences.

« C'est plutôt toi qui d'vrait faire gaffe... traîner avec la racaille.. c'est pas ton boulot de.. comment ils disent ces cons... ah ouais.. Nettoyer les rue des gangs et de la violence. Putains les gens.. y'en a vraiment qui y croient à ces conneries ? »

C'était plutôt fendard. Presque hilarant mais j'avais mal au côtes de trop rire et mes lèvres venaient à peine d’arrêter de pisser le sang. Je me risquais quand même à un sourire sous le tapis d'ecchymoses qui me servait de visage.

« Ça arrange bien le monde de croire que c'est notre faute si le monde va mal. Le vrais c'est que c'est le monde entier qu'est pourrit. Dans la rue.. sous les projecteur.. c'est juste q'y'en a qui savent bien le cacher.. sinon.. c'est juste un gros tas de pourriture qu'on essai de pas trop regarder..  et ouais.. Les gangs sont pourris, la politique c'est pourrit.. la police c'est pourrit... moi j'suis pourris.. toi t'es pourris.. même lui là, il est pourrit. »

Doigt difficilement levé vers le barman qui se contentait de me fixer en haussant les sourcils, heureusement qu'il suivait pas la conversation et qu'il était successible sinon on se serait encore fait jeter dehors.. mais il était tard, fallait pas trop se préoccupé de ce qu'un mec ivre pouvait raconter.

« J'me suis toujours demandé ce que les gens comme toi cherchaient à faire... ça te soûle pas de voir que ça sert à rien ?.. regarde nous deux.. Je fais de la merde. Tu m'arrête.. je sors.. je fais de la merde.. tu m’arrête encore.. et encore et encore... T'en fous un en taule t'en a deux autres qui apparaissent.. Je sais pas. Les flics.. même si vous êtes des putain de casse burne, je crois que vous avez vachement de courage.. et ça c'est beau. »

Je lui levais mon verre. Un espèce de toast à sa dignité, sa bravoure et ses bonnes actions. Elle représentait tout ce que j'étais pas, rien que pour ça ça méritait des applaudissements.

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Ça t’étonnes à chaque fois.
Tu poses des questions et dans le fond, t’attends pas beaucoup de la réponse. C’est comme balancer un caillou dans un vieux puit, on attend, on compte les secondes pour savoir si ça va un jour percuter le fond. S’il reste quelque chose à remuer ou si tout n’est que sécheresse. Mais faut croire que ce soir, c’est la soirée des possibles. Quelque chose doit traîner dans l’air ou alors c’est la répétition lassante des événements qui te pousse à changer la cadence, faire autrement. Mais quoiqu’il arrive, ce qui te frappe, c’est qu’il te réponde qu’il est libre. Il a beau passer des nuits en cellules, c’est qu’une sorte de purgatoire, de salle d’attente pour retrouver ses habitudes. Il est pas engagé, il le sera jamais. Alors si dans ton esprit, tu te dis que c’est bien immature, y a une part qui l’envie. Qui croiserait bien les bras, boudeur, parce que ça l’énerve de devoir faire partie de ceux qui se disent adulte. Qui ont prit des décisions similaires aux tiennes. Si je fais une sorte de sacrifice, peut-être que je comprendrais mieux ce que c’est, ce que tout ça implique. Voilà ce que tu t’étais dis.

« Hmm. » Tu étends le son guttural. Parce que tu comprends mais que ça te rend perplexe. Que parfois y a pas de mots pour décrire certains états. Ou alors c’est toi qui manque de vocabulaire, t’en sais rien. Mais c’est lui, cet idiot qui met le doigt où ça picote. Parce que là où tes pensées tournent en bourrique, lui il vient tout stopper pour dire à voix haute ce qui te fais frémir tout bas. C’est toi qui tend le bâton pour te faire battre, qui teste les limites, te demandant jusqu’où tu peux aller. « Mon travail c’est aussi de côtoyer… la racaille. Pas de cette manière évidemment mais.. » T’as hésité, butée sur les mots. T’as eu besoin de le regarder avant de le définir. En réalité t’as pas beaucoup d’arguments. Mais tu te reprends. « Toujours est-il que ça a beau paraître complètement con, ça fait pas de mal d’y croire. »

Et tu le vois qui s’emballe dans un discours. Un discours qui dit que tout est pourri autour de vous. Que vous êtes des pourris, assis sur votre tas d’ordures. Et ça te fais sourire, tu jettes un coup d’œil amusé au barman avant que celui-ci revienne à ton camarade du soir. Avec la paille, t’enfonces les glaçons au fond du verre, tu les noies dans l’alcool. Ce qu’il te dit, t’as l’impression qu’ont te l’as demandé des milliers de fois. Qu’on l’ait vocalisé ou non, parfois il a suffit d’un regard pour te demander ce que tu foutais là, pourquoi t’avais fais ce choix. Qu’est-ce qui te rendais complaisante dans ce bordel sans fin? Le bout de tes ongles tapent contre la double-paroi en verre, tu regardes le cocktail, l’oreille attentive, le sourire qui de temps à autre s’étire.

« Les gens comme moi? » Un coude sur la table, tu finis par retirer cette satanée paille qui capte bien trop ton attention, tu bois ton verre. « Je sais pas si je suis vraiment dans cette case.. » Parce que même toi t’aime bien faire le grand écart. Par principe ou par ennui, tu ne saurais dire. « Je sais pas, je pense qu’on croit au fait qu’il existe des règles. Des bonnes, des mauvaises, qu’importe. Mais que certaines valent le coup d’être respectées. Parce que si on en faisait tous qu’à notre tête, ça serait n’importe quoi. Ça serait le chaos en fait. » Du courage. T’as plissée tes lèvres, tu les as tricotées l’une dans l’autre pour cacher un sourire, parce que mine de rien, ça te fais plaisir. Compliment presque détonnant vu de qui il vient. Tu sais pas si c’est l’alcool qui parle, mais t’as pas envie de savoir. Pour ce soir, tu te dis que c’est sincère, tu le garderas en tête quelques heures. Pour voir si il sera mort demain, une fois le tout dissipé. « Parce que les règles sont pas seulement pour vous emmerder. Elles ont pas été seulement créées contre, mais pour. De toute façon soyons honnêtes, je te lâcherais une fois ce verre finit. Tu dormiras pas au poste ce soir. Ni les autres soirs. »

Parce que ce cercle vicieux, il t’amuse plus. Il t’a jamais amusé dans le fond. Vous perdez tout les deux votre temps. Que ce que t’es en train de faire, c’est le contraire de ce pourquoi on t’as fais rentrer au Shinsen. C’est comme ça que tu tortures maintenant, tortionnaire? Tu sors, tu prends des verres? « La prochaine que je t’arrêterais, ça sera pour une bonne raison, quelque chose de valable. » C’est un peu une promesse, davantage qu’une menace. Pour dire, la prochaine fois qu’on se verra toi et moi, on sera campés sur nos positions, plus personne voudra sympathiser. Pour dire, si tu dérapes, t’inquiètes pas, je serais là pour cette étape. Y aura plus de conditions à négocier, on sera deux forcenés.

« La prochaine fois que tu te fais virer d’une boîte, d’un bar. Casse leur téléphone. Ça sert à rien de nous appeler. » Parce que jouer au flic et au voleur, courir en ronde, c’est une drôle de caricature. Qu’après ce soir, si vous reprenez ce même rythme, tu finiras par trouver un peu trop de sympathie en lui. Mais tu sais bien Pure, qu’il se plie pas aux règles. Alors pourquoi le ferait-il face à celle-ci?

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Est ce que ça la faisait réfléchir ? Ce n'était que quelques mots de la part d'un mec un peu trop bourré. Mais c'est peut être ce qui les rendaient un peu trop vrais. Quand on est ivre on prend plus la peine de faire attention à ce qu'on dit, à ce qu'on fait ou à ce que nos mots peuvent provoquer. Un doute. Un sourire. Je crois qu'elle avait simplement apprécié le compliment à sa juste valeur même si elle ne se serait jamais permise de l'avouer. Les compliments d'un mec comme moi, qu'est ce que ça pouvait bien représenter ? Pas grand chose de plus que du vent. Un gros tas de conneries que j'aurais probablement oublié demain. Qu'elle allait oublier elle aussi si elle vidait plus de verres en ma compagnie. Mais il fallait savourer ce moment comme ce verre. Une trêve passagère de notre manège monotone. Demain tout s’effacerait. Il n'en restera plus que le souvenir brumeux pas bien plus net qu'un rêve étrange. Parce que rêver de faire la paix avec les flics c'était mon genre, tout comme rêver de prendre un verre avec cette fille, et fantasmer qu'elle aurait effectivement tenu sa promesse si j'avais réussit ce paris. Ce soir était une belle illusion. Une illusion qui n'avait pas lieux d'être et rapidement, c'est la réalité qui revenait à la charge. Une prise de conscience comme une bonne claque en plein visage.
Qu'est ce qu'on foutait au juste ?
Tout ça n'avait pas de sens,  pour elle comme pour moi. Mais si j'étais capable d’apprécier l'absurde de la situation et de m'en féliciter, ce n'était pas le cas de misse force de l'ordre et sa conscience qui semblait soudainement la rattraper après tout ce temps. Je pensais qu'elle voulait me faire une fleure. Une façon de me faire oublier ma défaite. Pas de nuit passé sur les banc froid d'une cellule du commissariat histoire de décuver. Non. J'étais libre de partir, de faire ce que je voulais, à croire qu'elle s'en fichait ou qu'elle avait décidé que tout ça devenait trop personnel. Ça l'était totalement et c'est peut être ce qui venait de balayer cette fin de soirée pourtant parfait. C'est toujours chiant quand les gens se mettaient à réfléchir...

Elle avait presque l'air menaçante. Un spectacle qui m'arracha un sourire à défaut d'un frisson. Elle voulait jouer la méchante. Arrêter de faire à moitié le travail et changer cette routine. Elle allait plus se contenter de me ramasser à la sortie des bars comme une petite amie honteuse et en colère. Nan. La prochaine fois ce sera pour de vrais. Pour quelque chose qui en valait la peine. Qu'on soit crédible dans nos rôles pour une fois. Cette idée me plaisait bien sans trop que je sache pourquoi. Peut être parce que j'avais envie de voir ce qu'elle avait vraiment dans le ventre. Si elle était capable de ça et me prouver à moi et au monde elle n'était pas qu'une jolie fille avec une plaque de flic. Depuis le début j'avais tendance à la voir comme ces bleus qu'on envoi ramasser les pochtrons et les putes après minuit, mais j'ai su en croisant son regard et cet éclat vif au fond de ses yeux qu'elle était plus que ça.
J'avais très envie de voir ça. Peut être un peu trop même.

« Tu m'abandonnerais ? T'oserais faire ça ? Je comprend... ouais ouais.. je comprend.. »

Un verre de plus pour retrouver des idées clairs.
Mon regard s'encra dans le sien et j'affichais mon air bien trop sûr de moi. La défiant presque de me mettre à l'épreuve encore une fois. Faire quelque chose digne d'elle. Cette fois j'allais pas échouer, juste pour lui prouver que moi aussi j'étais plus qu'un déchet de plus à ramasser au cours de ses gardes. Je pouvais être beaucoup plus. Suffisait de me donner de quoi me motiver. Quand c'était pas la drogue ou l'alcool, c'était ce genre de menaces à demis mots. Des promesses à la con que je m'imaginais tout seul.
Voilà. J'étais gonflé à bloc. Prêt à déclencher une guerre juste pour ses beaux yeux.

«Je te donnerais de quoi m’arrêter. Si t'y arrive et si tu m'attrape. Me ramasser à la sorti des bar c'était surtout pour avoir le plaisir de voir débarquer tes beaux yeux alors si faut que je mette cette ville à feu et à sang pour que ça continu...»

J'suis son homme.
Même si j'étais pas le plus beau poisson qu'elle pouvait chopé dans cet océan de criminel, j'étais certain de pouvoir attirer son attention autrement que quelque bagarres de pochetrons. Dans le fond, cette situation nous rendait service. J'avais une excuse toute trouver pour faire plus de bordel que j'en avais jamais causé.. et elle aura certainement une belle promotion si elle parvenait à me choper.
La parti de chasse ne faisait que commencer. Si elle comptait vraiment m'abandonner c'était raté.

« Toi qui passe ta vie à me courir après. J'adore l'idée. »

©️ ASHLING DE LIBRE GRAPH'



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Fuck that shit, let's start a riot!
 


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Turn your time
Remember this doesn't look alright!Please remember those words ...faces and.. So move away!

Duo mal-assorti dans un coin assombri, il y a des menaces et des promesses qui se font sur des airs de prouesses. Tu t’es renfermée pendant que l’alcool faisait son effet, comme si tu refusais qu’il s’insinue dans tes veines, qu’il joue avec ta volonté un peu vaine. L’adulte qu’il est censé être mais ne sera jamais, chouine, il prend des airs faussement blessés, il dit que tu vas l’abandonner. Mais toi Pure, tu souris, sourcils haussés et yeux baissés sur tes mains occupées à jouer avec ton briquet.

Et tu t’attendais sûrement à tout sauf à un accord, à ce qu’il accepte sans discuter. Comme s’il y voyait une occasion, quelque chose qui toi t’échappais, t’étais invisible. Il a fallut un instant pour que son regard reprenne vie, un nouvel objectif dans le fond de sa rétine. Quelques instants à méditer avant de comprendre ce que t’as provoqué, tu noies le reste de tes pensées dans le fond de ton verre éventé. Et pourtant ton sourire est étiré, ton rire à peine contenu dans le fond de ta gorge. T’as devant toi la silhouette molle qui est d’habitude étalée devant des boîtes, des bars, qui beugle ton nom à ton arrivée, qui provoque un bordel d’adolescent avec ces airs d’adulescent.

À croire qu’il attendait que ça, qu’une occasion de ce genre pour finalement s’attaquer à plus gros, à frapper plus fort. « Je t’ai pas demandé de réduire la ville en cendres… » Sourcil haussé, tu soupires, tu tentes de réduire l’impact, de calmer les ardeurs nouvelles qui semblait l’animer. Car quand bien même il use d’un prétexte, t’es assez douce pour culpabiliser dans le futur. Te dire que t’aurais mieux fais de te taire, comme les autres. Mais tu restes campée sur tes positions. Il choisira son crime, toi, ta manière de l’en empêcher. Et bien qu’il ne t’inspires aucun crainte, que ton imagination ne soit pas assez fertile pour l’imaginer autrement qu’en déchet alcoolisé, t’attends de voir.

Qu’est-ce qu’il a dans le ventre, qu’est-ce qui remue ces entrailles. « C’est bien, on finira par se croiser à nouveau alors. » Coude posé sur la table, visage étiré par la fatigue soutenue par ton poing, tu souris, ton verre est dorénavant vide. « Me déçois pas, hein? » Tu amorces alors ton départ, récupère les quelques maigres affaires que tu avais étalé sur la table à votre arrivée. Il y a de l’appréhension dans ton sourire, tu désires pas voir la foule en panique, le feu et encore moins le sang. T’as déjà les talons tournés, mais tu poses ta main sur le haut de son crâne, de la satisfaction et de la perplexité dans ton regard.

« Je règlerais pas la note. »

Et sur ces mots, large sourire aux lèvres, tu secoues ta main en signe d’au revoir, t’éclipsant. Il te devait au moins ça.

HRP — JE M'ATTENDAIS PAS À CE RETOURNEMENT DE SITUATION. Mais celui-ci était perf.


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vu ta gueule montre plutôt ton cul.
Pure la boté

L'éclat dans ses yeux, il vacille un peu, comme quand on souffle lentement sur une bougie. Ça tremble un peu. Est ce qu'elle se rendait compte de ses mots ? Encourager par la flicaille à mettre la ville a feu et à sang, on aura tout vus. Mais parce que c'était elle, c'était peut-être différent. Je prenais ce défi avec autant de sérieux qu'un mec bourré et lamentable pouvait le faire. Celui-là j'allais pas l'oublier demain, je ferais tout pour. Parce que j'avais quelque chose à prouver maintenant. Parce qu'elle allait s'en mordre les doigts ça, c'est clair. Elle voulait autre chose qu'un déchet à balayer devant les clubs, elle allait pas être déçue. Cette ville partait en vrille sans moi, suffisait de mettre un pied dans la spirale infernale et se laisser porter. Elle allait flipper. Au moindre bruit, au moindre appel. Peut-être que ce sera pour moi. J’aimerais avoir autant de classe et d’impacts sur le monde. Juste une fois, pour le plaisir de lui prouver que je pouvais gagner à ce petit jeu-là. Parce qu'au final, c'est juste pour ça. Gagner la partie.
Un sourire de plus, quelques mots de trop et tout s’enflammait.

C'est comme ça qu'on se quittait. Sur des belles promesses. Au moins c'était toujours mieux que des adieux. C'est un au revoir. On se reverra, enfermé ou enterré. D'une façon ou d'une autre, on était clairement amené à se revoir. Je lui levais me verre, le dernier pour ce soir, le premier d'une longue journée. Je l'avais vidé d'un trait, claquant contre le comptoir alors qu'elle partait pour de vrai. Pas de cellule pour moi. Décuver en paix dans un canapé plutôt que sur les baquettes froides du commissariat, moi ça m'allait plutôt bien, même si un part de moi regrettait nos coutumes et nos habitudes, parce que ça faisait parti de notre relation. Parce que me laisser là, c'était marqué la fin de quelque chose. Le commencement d'une autre.

Je pouvais pas m’empêcher de sourire au désastre, la laisser partir sans même chercher à la retenir. Parce que j'avais envie de ce renouveau. Sortir d'ici, faire quelque chose qui soit à sa hauteur... Du moins, quand j'aurais l'esprit plus clair, quand j'aurais une idée de ce que je suis en train de faire. Elle prend ses affaires, ses sourires et ses défis, elle s'en va sans moi. Définitivement. Elle m'abandonne là, tête haute et regard imbibé, me laissant un dernier cadeau avant de disparaître. Sa façon à elle de me rappeler qu'elle avait gagné jusqu'ici, et que j'étais toujours à la traîne.
Elle n'allait pas payer pour ça, elle payait déjà assez comme ça.

« Sérieux... »


Une belle vengeance. Je pouvais bien lui accorder ça. Avachi sur le comptoir. Je la regardais partir jusqu'à s’enfuir à travers la porte, la laissant se refermer dans un grincement sur ce moment particulier. Voilà, c'est la fin de l'histoire, celle qui nous avait réuni à ce comptoir, maintenant j'étais seul et fauché avec quelques verres à payer. C'est déjà trop pour quelqu'un qu'avait rien sur lui. Les yeux vitreux et la mine fatiguée, j'en lâchais même pas mon sourire en plantant mon regard dans celui du patron. Il pouvait bien me fusiller du regard avec ses yeux noir, j'avais pas un rond pour payer et les flics venaient de partir..
Finalement ça se finissait comme ça avait commencer.
Ma gueule fracassée sur le trottoir d'un bar.


©️ ASHLING DE LIBRE GRAPH'



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