errance absurde ; [Jest]
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FT : Hanmi / Unstoppable Siblings
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Des dédales de rues qui s'insèrent dans la cacophonie Tokyoïte. En parallèle des rues bondées d'Otaku et de business man en mal de compagnie — des maids attirantes à pertes de vue — , quelque chose d'un peu plus ingénu. Grouille, grouille, sous la croute bitumée. Une entrée insolite te mène à ce que tu prendras d'abord pour un cul de sac sans allure. Puis le murmure de l'humidité, un très léger filet d'air, t'indiqueras qu'une aération git ci-bas. Pourquoi ? Pour qui ? Tu te laisseras peut-être tenter. Mais ce serait idiot ; tu sentiras très vite que tu n'as rien à faire là. D'ailleurs, se glisse dans ton dos un frisson insondable. Ta chair te hurle qu'il va se passer un drame.
 Seulement ; tu as déjà été vu, des gens qui eux, ne t'ont jamais vus. Tu ne le sauras pas lorsque, saisit de ce reflexe abscon et étrange, tes jambes te pousseront à l'opposé de ce puit des enfers.



      Rinne ne va jamais au marché noir. C'est d'une rareté. Trop paranoiaque, trop associable, pas assez forte, peureuse éplorée. Son petit corps maigre, sec, bien que tonique — étonnant pour son activité physique — lui conseille toujours de rester distante. C'est d'ailleurs le fonctionnement le plus intelligent : avoir un acolyte sur le terrain, et pêcher numériquement les informations importantes. Mais les exceptions existent cependant. Il y a toujours des moments absurdes, qu'on ne s'explique pas bien à soit même, où nous dérogeons aux règles que nous nous sommes imposés. Par lassitude, parfois, curiosité, aussi, ou par accident, fortuit, cette étrange sérendipité dangereuse du destin : la découverte d'une violence par la force de nos actions stupides. Et aujourd'hui, Rinne était sortie. Habillée comme Rinne. Comme son identité si banale, celle d'une vendeuse de konbini, de petite japonaise dans les rangs, affiliée à un baito des plus commun (mais indispensable, se remémorait-elle toujours en imaginant le visage de Pure). Cheveux en bataille, regard vide, elle s'était trainée à Akihabara dans l'espoir de remplacer une pièce défaillante de son ordinateur, et d'acheter le nécessaire pour un nouveau serveur. Etait-ce la foule, si active, si dense, qui l'avait bêtement poussée à se rendre ici ? Là où toutes sortes de choses trouvaient vendeurs et acheteurs en demande ? Ou la curiosité ? En fait, elle avait rarement considéré la possibilité de se procurer de l'électronique de qualité à moindre coût (car volé, trafiqué, extorqué) au marché noir. (dont l'ordre des prix variait selon l'article et l'individu à des extrêmes faramineux. Elle le savait bien ; en sa qualité de gérante. Et les informations numériques, sa spécialité.)). Tête dans le cul, Rinne avait donc pénétré, capuche sur la figure et gros sweat bleu marine, le royaume des insanités. Elle se remémorait à peu près ce que son écran lui avait toujours indiqué. Le type d'individu qu'il lui fallait chercher. C'est perdue dans ses pensées (à moyenner ce qu'elle cherchait vraiment, en définitive), qu'elle butta sur le pied de quelqu'un et manqua de se ramasser de tout son long. Un bras néanmoins sembla intervenir contre la trajectoire à la con.







      • (ok. c. voilà. C JUSTE SI VOUS VOULEZ DU FUN (heu je suis pas sure en fait.))





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Le marché noir. S'il avait le choix, il ne mettrait jamais les pieds dans cet endroit rempli d'Oméga et Exodus qui grouille, de jour comme de nuit, en été comme en hiver, de prostituées, de drogues, d'organes d'origine douteuse,  et de prostituées défoncées avec un rein en moins. Le tout enveloppé dans une puanteur ambiante qu'on essaye de justifier trop souvent par le manque d'aération de l'ancienne station de métro.
Mais aussi écœurant que ce soit, cet endroit reste le meilleur moyen pour Jester de retrouver son contact, son fournisseur d'une part mais aussi et surtout la seule personne hormis lui-même à qui il fait confiance pour entretenir et réparer ses outils les plus précieux. L'homme en question était un expert dans le domaine des armes à feu ; du revolver au sniper, en passant par le sniper, il était incollable dessus. Mais il se fait très discret et c'est par pure chance qu'il a un jour croisé son chemin.
Et c'est pour cette raison que, vêtu de sa tenue la plus simple pour ne pas attirer l'attention, Jester enfile une casquette de baseball permettant de cacher en partie son visage et se rend en direction d'Akihabara, et plus précisément du dédale de ruelles menant à l'entrée du marché noir.

Alors qu'il était juste venu pour récupérer le pistolet qu'il avait confié au spécialiste la semaine précédente et se procurer quelques munitions, leur échange prend plus de temps que prévu, trop de temps à son goût, le vieux marchand voulant le convaincre d'acheter un ancien revolver qui coûte trois fois le prix de son loyer. Le revolver en question était une véritable merveille, rien à dire dessus, mais il préférait pouvoir dormir sous un toit.
Il coupe court à cette conversation qui s'éternisait en demandant à essayer son pistolet, comme à chaque fois qu'il le récupérait, pour vérifier s'il a été correctement réparé. Alors il le charge d'une balle à blanc, tire la culasse en arrière et l'équipe d'un silencieux pour éviter d'effrayer la foule.

C'est à ce moment qu'il voit dans sa vision périphérique une personne sur le point de s'écraser contre le sol. Il la rattrape par le bras et la replace sur ses deux pieds, cette fille si frêle qu'elle lui rappelle une poupée de porcelaine risquant de se briser au moindre choc. Et ses premiers mots envers cette inconnue, ceux qui scelleront sa première impression de lui, n'étaient autre que :

« Alors ? Tombée sous mon charme ? »

Il n'est pas sérieux, évidemment, mais il beau plaisanter avec un sourire effronté, il a toujours son arme à la main, alors il se met à sa hauteur pour la regarder dans les yeux et lui ébouriffe les cheveux de son autre main pour essayer de la rassurer.

« Relax, relax. T'es toute crispée, on dirait presque un flic sous couverture– »
Un déclic. Et le cliquetis d'une sécurité retirée l'accompagne.
« Mais c'est pas le cas, pas vrai ? »

Son ton est glacial et son sourire carnassier ; c'est définitivement une menace mais il n'a levé la sécurité de son arme que par réflexe. Il n'a aucune intention de tirer sur elle, son pistolet étant seulement chargé à blanc ; s'il voulait s'en débarrasser, il aurait plus vite fait de lui briser le cou. Mais personne n'avouerait être de la police en étant tenu en joue par un criminel, alors il attendra de voir sa réaction avant de décider si cette jeune femme qui a vu son visage de trop près est bel et bien un danger en devenir.

Hors RP — Euh, du fun ? C'est pas super sorry


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      Une main qui se tends
      dans l’incertitude
      d’une foule de manants.

      Un contact épidermique
      un rapprochement automatique
      un rouage qui coule
      dans les réseaux idylliques
      roule, nourrie de la panique
      .

C’est une poigne gracile qui la touche et l’enserre, la retient de toucher la terre. Tandis que sa capuche glisse et dévoile ses traits, Rinne découvre un visage ingénu qui la toise — inconnu. Du tissu d’une casquette de baseball dépassent des cheveux de jets, fines esquisses encadrant une peau de diaphane. Sous l’obscurité de sa visière, l'Omega jure apercevoir une lueur qui fuse ; d’une couleur presque sanguine, aux accents hémoglobine. Ses pupilles s’écarquillent tandis que l’apparition quasi fantomatique lui dit :

    « Alors ? Tombée sous mon charme ? »

Charme. Garçon. Contact. Contact. Contact. Son cerveau vrille un très court instant ; si peu habituée aux avances — ou plaisanteries à
tendances—. Sa peau s’enflamme, ses joues vrombissent : une couleur toute aussi carminée vient dépeindre de Rinne un état de confusion gamine. Elle recule par instinct, d’un demi-pas ; mouvement de surprise, adulescente indécise. Pic ; Emotion — La main vient toucher son crâne, ébouriffer ses cheveux. Elle remarque à peine que l’autre détient un flingue / car des souvenirs affluent / sensations contradictoires ; esprit confus. La main de Kogo (avait une toute autre saveur). Le garçon plonge ses yeux dans les siens et elle se sent mise à nue. Son corps entier se crispe ; elle qui voulait passer inaperçue.

Et des mots fusent, et un bruit accompagne la question rhétorique. Rinne fronce les sourcils. Merde. Qu’est-ce que c’est ce délire ? Elle recule d’un coup plus franc, ressaisit sa capuche, anonymise à nouveau son visage. Un objet métallique est présent, et il n'a rien de tendre.

    « Une… policière ?! »

Elle hoquette un peu. Se rends-t-il compte qu’il insulte l’attention soigneuse apportée par les gangs pour la survie de ces lieux ? Mais comme sa voix a un peu raisonnée, et qu’on lui lance des regards en biais, elle soupire à demi. D’une voix plus hésitante, parce que la gène lui meurtrit les poignets :
    « Je… J’ai quelque chose à faire ici. Puisque tu as l’air d’être dans ton élément, peut-être pourrais-tu m’aider. »

En ces mots, elle lui saisit la manche, au niveau du coude, comme une enfant fragile qui cherche  de l’assurance. Elle aimerait surtout se dépêcher d’aller plus loin, de dissiper l’attention du coin. Faire peser sur leurs têtes un peu moins d'opportunité pour le malin.


Déso c'est court ; ^ ;" pourtant I swear tu m'inspires.
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FT : Kashuu Kiyomitsu (Touken Ranbu)
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Jester pensait qu'elle allait rester figée mais elle recule brusquement, comme pour échapper à son emprise, comme si elle savait qu'il fallait se méfier de sa proximité plus que de son arme. La voir replacer sa capuche avec hâte alors qu'il a déjà eu tout le temps d'observer son visage ne fait que le conforter dans son idée qu'elle a quelque chose à cacher.
Il s'apprête à prendre la situation en main quand une exclamation incrédule de l'inconnue vient  piquer curiosité de l'assassin. Si avoir peur de lui est plutôt banal, qu'elle se sente insultée d'avoir été confondue avec une policière, ça, c'est tout de suite plus intrigant. Sa suspicion remplacée par de l'intérêt, mille questions se bousculent dans son esprit.

Ses pensées sont interrompues par la jeune femme en question qui l'attrape par la manche, et s'exprime plus calmement :

« Je… J’ai quelque chose à faire ici. Puisque tu as l’air d’être dans ton élément, peut-être pourrais-tu m’aider. »

Un rapide coup d’œil en arrière révèle que son ancien interlocuteur a pris la fuite dès que le regard de la foule s'est braqué sur eux. Il n'a donc plus rien à faire ici et est totalement libre de l'accompagner. Alors il prend le temps de désarmer son flingue et de le ranger – il s'en occupera plus tard – et se retourne vers la jeune femme qui semble maintenant moins innocente qu'elle n'en avait l'air quelques minutes plus tôt.

« Comme tu voudras princesse,  pour m'excuser de t'avoir effrayée. Mais me compare pas avec ces gens, tu veux bien ? »

Il prend sa main dans la sienne, pour être sûr qu'elle le suive sans se perdre et sans tomber, et ajoute, plus pour lui-même que pour elle, que vraiment, s'il était dans son élément ici, il aurait plutôt rejoint les Omégas.

Il avance d'un pas assuré, comme s'il connaissait parfaitement le chemin à prendre. D'une part parce qu'ils commençaient à attirer trop d'attention ; et d'autre part parce qu'il pense savoir ce qu'elle est venue chercher, sans même qu'elle ait besoin de le lui dire.
À en croire ses réactions – il n'avait pas manqué de remarquer la manière dont elle a rougit innocemment alors qu'il ne faisait que la taquiner –, elle est trop pure pour être venue chercher la compagnie de prostituées. Alors, elle doit être là pour acheter de la drogue ; que ce soit par manque ou pour essayer, c'était sans importance à ses yeux, seul le résultat comptait. Il ne lui est jamais venu à l'idée qu'elle soit juste ici pour faire des économies sur des produits accessibles légalement.

Il se dirigeait donc tranquillement vers le coin où se trouvaient les dealers de drogue. Il faut admettre que ce n'était pas si difficile à trouver,l'odeur des différentes drogues s'accentuant et le nombre de personnes visiblement en manque augmentant à chacun de ses pas.
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      Un étrange prince est venu,
      Est-ce un corbeau,
      un ingénu,
      la promesse
      d'un malentendu ?

Il lui saisit la main nonchalamment. C’est un geste qui semble si simple, si naturel pour lui, quand Rinne sent la quasi totalité de sa physionomie frémir. Ses joues brulent davantage que tout à l’heure encore, et elle se félicite d’avoir remis sa capuche. Rinne est ce qu’elle est, une adulescente encore mal assurée — lorsqu’il s’agit de relation sociale avec des corps attirants.

La poigne du jeune homme est forte mais douce, elle ne saurait trouver les mots pour décrire cette contradiction étrange. Peut-être est-ce qu’il y a de la fermeté empreinte de délicatesse. Qu’il ne s’agit pas de lui broyer la main, mais de s’assurer qu’elle suive. Quelque part, de protéger son chemin. Est-ce de l’attention ? (Tu te poses trop de questions) Elle devine aussi une certaine forme de dextérité dans les creux de la chair, des angles de ses phalanges. Un flash la ramène à l’objet métallique rangé sobrement. Elle-même fière tireuse, elle ne peut s’empêcher de penser à la façon dont il pratique l’arme à feu, de se demander quel calibre est son préféré, quelle sonorité expulse son arme lorsque la détente se presse et que la balle se libère (S'il n’y avait pas de silencieux). L’ayant à peine vu, elle est incapable de déterminer la nature de son flingue. Elle a beau se dire de ne pas y penser, qu’elle est là pour quelque chose qui n’a rien a voir avec le monde dans lequel elle s’est engouffrée, la curiosité la ronge. Et pourquoi ne pas le comparer avec les autochtones du marché noir ? Elle se demande ce qu’il a voulu entendre par là. Quelque part, elle crois le comprendre. Elle aussi, elle n’aime pas être ramenée à cette réalité. Mais c’est parce qu’elle, est réellement une de ces gens-là.

    « Vous faites du tir ?… »

Se risque-t-elle. Normalement, ce lieu est un des endroits où on ne parle pas. De soit, de ses hobby, de ses occupations. Certaines personnes se connaissent, soit par commodité, soit par business. Mais il est rare d’entendre d’autres rumeurs que des murmures, de saisir des mots, tant ils semblent se terrer dans les murs. Elle ne remarque pas tout de suite que les pas qu’ils empruntent, que l’odeur qui se rapproche, est familière, trop, familière. Rinne connait le marché noir des plans qu’elle a consulté et des très rares fois où elle y a mis les pieds. Sous d’autres identité. Il lui faut encore quelques mètres pour déterminer avec assurance l’odeur caractéristique, qu’elle a l’habitude de sentir en fumée. Même si elle fait tout pour le contrer, sa fébrilité s’accentue et sa petite main dans celle de l’inconnu se resserre brusquement. Elle la relâche automatiquement, mais le mal est fait : si il est attentif, il a automatiquement saisit qu’elle se crispait.

    « Je… Je crois que nous faisons fausse route. »

Et si il lui demandait pourquoi elle le sait ? Elle pointerait du doigt les camés étalés sur les quelques dalles de bétons. Elle trouverait autre chose, quelque chose d’évident, qui ne la ramènerait pas à son identité de gang. Même si elle sait qu’il est impossible qu’un compatriote la reconnaisse (elle n’a pas la même dégaine dans son Q.G et sa vie d’Omega), sa respiration est un peu plus difficile. C’est imperceptible, mais tout de même présent. Elle fouille dans sa veste, pour chercher une clope : se donner contenance. La dégaine. La met dans sa bouche. Cherche un briquet. N’en trouve pas.

    « Vous auriez du feu ? »

Est-ce qu’il est de coutume de se présenter ici ? La nature des échanges lui suggère qu’il est acceptable qu’elle n’ai pas pris le temps de décliner son prénom, ou à défaut, son pseudo. De toute façon, elle ne lui en donnerait aucun ; juste du faux.

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